🚴♀️ Dans cet épisode de Vélotaf, Madeleine Dembour nous partage son projet Happy Shifter, une initiative novatrice pour encourager les entreprises à promouvoir le vélo comme mode de transport domicile-travail.
Avec des tests d’un mois, des équipements adaptés, une formation à la conduite en ville, et une app collaborative, le projet vise à transformer les habitudes avec joie et simplicité.
Découvrez comment cette idée clé en main séduit entreprises et salariés tout en accélérant la transition écologique. 🌍✨
Bonne écoute !
🔗 Retrouvez Madeleine et ses initiatives : https://www.linkedin.com/in/mdembour et https://www.cyclolibre.be
Quelques citations pour vous mettre l’eau à la bouche !
« Le levier qu’on veut utiliser pour inciter les personnes à changer de mode, c’est bien sûr que c’est bon pour la planète, c’est bon pour leur santé, etc. Mais surtout, on veut arriver à convaincre les personnes, peut-être pas rationnellement, mais par le fait qu’elles peuvent y trouver du plaisir et de la joie, en fait. »
« Généralement, quand les gens testent le vélo, ils se rendent compte, qu’une série de freins qui s’étaient imaginés tombent les uns après les autres. »
« Il y a vraiment un gros potentiel. Et il y a des chiffres intéressants, en fait, qui ont été mis un peu en préface par le Service public fédéral, Mobilité et transport, en préface de l’appel à projet. »
« Oui, complètement. On remarque que les entreprises ou organisations avec lesquelles on va concrétiser un mois de test, à chaque fois, il y a comme interlocuteur une personne ultra motivée, en fait, qui elle-même va s’assurer du recrutement du petit peloton dont je parlais tout à l’heure, donc de ses propres collègues. »
« Est-ce que pour promouvoir le vélo, cette prime est le meilleur moyen ? Voilà, je ne sais pas. »
Grâce à Autoscript.fr, je vous propose de retrouver la transcription de notre échange.
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Ce podcast animé par Victor Blanchard est proposé par https://bleen.be, et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique du Vélotaf.
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Lire la transcription
Victor : Bonjour Madeleine et bienvenue de nouveau sur Vélotaf.
Madeleine DEMBOUR : Bonjour Victor.
Victor : Dans un premier épisode qu’on a enregistré avec toi, on a parlé de ta reconversion depuis le monde de la communication vers le monde de la mécanique vélo et de la création de ton atelier de vélo qui est situé à Liège et qui s’appelle CycloLibre. Pour nos auditrices et auditeurs qui veulent en savoir plus sur cette partie, de ton activité, je vous invite à écouter ce premier épisode qu’on avait enregistré avec Madeleine. Aujourd’hui, on va parler de projets que tu as lancés et notamment le premier, c’est un projet qui s’appelle Shift Your Mobility. Si je ne me trompe pas, c’était un appel à projet fédéral pour proposer aux entreprises de la région de Liège de tester un vélo électrique pendant un mois, c’est ça ? Et donc c’est toi qui as remporté cet appel à projet ?
Madeleine DEMBOUR : En fait, oui. Donc c’est le service public fédéral de la mobilité et du transport qui a lancé un appel à projet. Dont la thématique est Shift Your Mobility. Donc c’est un appel à projet pour tout projet qui encourage les personnes à changer de mode de transport. Et donc, il y a eu plusieurs projets. Donc c’est fédéral, ça veut dire en Belgique fédéral. Ça concerne aussi bien la Flandre que Bruxelles ou la Wallonie. Donc tous les acteurs qui avaient envie de poser un projet ont pu le faire. Et donc il y a eu une série de projets qui ont été retenus, dont effectivement le nôtre qui concerne la province de Liège et qu’on a appelé Happy Shifter. Donc ça consiste, c’est un mois pour tester une autre mobilité domicile-travail avec le vélo. Et donc on a appelé ça Happy Shifter parce que c’est un projet qui est en train de se faire. Parce que le levier qu’on veut utiliser pour inciter les personnes à changer de mode, c’est bien sûr que c’est bon pour la planète, c’est bon pour leur santé, etc. Mais surtout, on veut arriver à convaincre les personnes, peut-être pas rationnellement, mais par le fait qu’elles peuvent y trouver du plaisir et de la joie, en fait. Donc c’est pour ça qu’on a appelé ça Happy Shifter. Et donc pour resituer globalement, il y a plusieurs projets en cours pour le moment en Belgique qui ont émargé à cet appel à projets. Et dans la région de Liège, on est trois, mais je veux dire, les deux autres projets sont un petit peu différents en rapport avec le vélo, mais ils concernent des publics très, très précis. Et le nôtre concerne toute entreprise ou organisation qui est en train de se faire. Donc ça peut être une école ou un hôpital. Mais sur la thématique du déplacement domicile-travail, et donc l’idée, c’est de proposer à des petits pelotons, donc on appelle ça, c’est des groupes de collègues, de cinq à dix personnes, de tester pendant un mois la formule d’utiliser le vélo pour se rendre au boulot. Et notre projet fournit également toute une série d’accessoires donc assez vite, quand on fait du vélo pour aller au travail, on se rend compte qu’il faut évidemment un casque, des sacoches, pantalons de pluie, parce qu’en Belgique, il pleut quand même souvent, un porte-GSM ou un siège bébé, ce genre de choses. Donc qu’ils puissent avoir vraiment la panoplie d’accessoires assez indispensables pour avoir une bonne expérience. Et également, début de session, on propose une petite formation à vélo dans le trafic, parce que dans les pelotons qu’on réunit, il y a des personnes qui sont relativement aguerries au vélo, mais la plupart du temps, pas spécialement, et donc c’est de pouvoir avoir une première approche de comment circuler dans le trafic en étant un peu plus sûr de soi. Donc ça, c’est l’accompagnement qu’on propose, également pouvoir aider à la mise au point de trajets, d’itinéraires. Bien sûr, les personnes qui testent n’habitent pas à 50 kilomètres, généralement, elles habitent à quelques kilomètres de leur travail, mais n’ont jamais eu l’idée ou les yeux pour se dire, tiens, je vais d’un point A à un point B à vélo, comment je fais ? Généralement, c’est des automobilistes, et donc… Ils imaginent que le trajet à vélo est le même, et donc le même qu’en voiture, et ils se disent, ben non, ça c’est impossible, ça ne va pas le faire en vélo, donc notre rôle, c’est de pouvoir leur indiquer des itinéraires bis plus compatibles avec le vélo. Donc voilà un peu le spectre du projet. Généralement, quand les gens testent le vélo, ils se rendent compte, qu’une série de freins qui s’étaient imaginés tombent les uns après les autres.
Victor : Oui, effectivement, c’est top. Je n’avais pas pensé à toute la partie… Enfin, le vélo, c’est logique, je pense qu’on y pense toutes et tous, mais la partie équipement, formation pour aller voler dans le trafic, d’autant plus à Liège, qui, si j’ai bien compris, est une ville qui est quand même surtout faite pour la voiture, et cette histoire d’itinéraire, je n’y aurais jamais pensé. Donc oui, c’est vraiment une solution qui est en main.
Madeleine DEMBOUR : Oui, il y a encore un aspect, on n’en a pas parlé, c’est qu’avec Happy Shifter, on propose également une application. Donc, sur base volontaire, c’est les personnes où on vit. Donc, au sein du peloton, ils forment un groupe. Donc, il y a une petite application où ils peuvent échanger des conseils et des photos. Voilà, et c’est un petit côté challengeant, on va dire, une petite émulation au sein du peloton. De manière à un peu prendre l’expérience plus ludique. Alors, ils peuvent aussi décrocher certains petits cadeaux. Si, par exemple, ils ont une certaine fréquence d’utilisation du vélo. Donc, on ne veut pas du tout mettre l’accent sur la compétition. Donc, l’idée, ce n’est pas de dire le premier qui a atteint 1000 kilomètres, mais plus l’échange, le partage et la bonne humeur. On va dire, voilà.
Victor : OK. Quel succès ça a ? Parce que vos clients, c’est les entreprises, c’est ça ? Est-ce que tu as beaucoup de clients ? Est-ce que ça rend un succès ?
Madeleine DEMBOUR : Donc, concrètement, ce projet a démarré au mois de septembre. Et là, on est parti pour une année de septembre. Enfin, techniquement, normalement, de septembre à juin. Mais je pense qu’on va prolonger jusqu’au mois septembre ou octobre qui sont des bons mois, en fait. La rentrée, il fait bon souvent. Non, ça va bien. Évidemment, on a un écueil qui est que les mois de décembre et janvier. Donc, on a suspendu le projet parce qu’on s’adresse à un public qui n’est pas convaincu de base. Et donc, les entreprises sont un peu réticentes, et nous aussi d’ailleurs, à faire le forcing pour mettre des gens en selle au mois de décembre et au mois de janvier. Des gens non convaincus par le vélo, disons, ce ne sont pas les meilleures conditions pour les convaincre. Mais sinon, les prochains mois se remplissent, oui. Donc, c’est ça qu’on a allongé la période pour prolonger en septembre et octobre. Je dis que c’est une bonne période. C’est vrai que le mois de septembre, généralement, il fait quand même assez bon, septembre-octobre. C’est la rentrée, il y a l’effet semaine de la mobilité qui est quand même un événement qui se tient à la mi-septembre et qui gagne en notoriété vraiment d’année en année. Et beaucoup d’entreprises ont envie de proposer quelque chose de concret à leurs équipes. Et là, effectivement, nous, on arrive avec un projet clé sur porte nickel. Donc là, on ne va rencontrer aucune difficulté à trouver des candidats pour cette période-là. Donc voilà, on vient de commencer, j’ai envie de dire, mais on a beaucoup d’intérêt. Et on se rend compte qu’il y a beaucoup de choses à faire ici en ville encore. Donc, il y a un périmètre de gens qui habitent à 2, 3, 4 kilomètres et qui se déplacent en voiture, en fait. Donc là, il y a vraiment un gros potentiel. Il Il y a vraiment un gros potentiel. Et il y a des chiffres intéressants, en fait, qui ont été mis un peu en préface par le Service public fédéral, Mobilité et transport, en préface de l’appel à projet. Donc, en Belgique, 50 %, donc la moitié des trajets de moins de 5 kilomètres, se font en voiture. Donc, quand je parle de trajet, c’est domicile-travail. Donc, la moitié de moins de 5 kilomètres en voiture. Et si on prend un périmètre de 15 kilomètres, c’est 67 % des trajets se font en voiture. Donc, c’est ça vraiment le cœur de la cible, on va dire. C’est toutes ces personnes qui habitent vraiment à proximité de leur travail qui, parfois, se mettent des freins. Et bon, on peut les comprendre. Donc, avec notre projet Happy Shifter, on fait aussi une petite évaluation au terme du mois de test pour recueillir les impressions des personnes et voir aussi quels sont… quels sont les freins qu’ils avaient avant et après. Donc, pour le moment, ce n’est pas statistique encore, mais on remarque qu’il y a quand même des freins récurrents qui sont la place de la voiture en ville. Et ça, ça continue à effrayer beaucoup de personnes.
Victor : Selon toi, est-ce que les entreprises qui sont tes clients dans ce projet-là, est-ce qu’elles ont un gros rôle à jouer dans ce report modal, de la voiture vers le vélo ?
Madeleine DEMBOUR : Oui, complètement. On remarque que les entreprises ou organisations avec lesquelles on va concrétiser un mois de test, à chaque fois, il y a comme interlocuteur une personne ultra motivée, en fait, qui elle-même va s’assurer du recrutement du petit peloton dont je parlais tout à l’heure, donc de ses propres collègues. Donc là, on les aide aussi. On a des… Je veux dire, des outils de communication qui sont faits pour argumenter et aider l’ambassadeur qui est identifié à recruter des collègues. Mais c’est clair que si cette personne-là elle-même fait déjà du vélo et elle n’aura aucun mal à recruter des collègues. À l’inverse, il y a certaines organisations qui sont vraiment situées en centre-ville, qui ont des dizaines de collaborateurs et dont on se dit, inévitablement, il y a un potentiel encore à gagner. Mais là, si on n’arrive pas à trouver au sein du management une personne un petit peu sensible au vélo et au potentiel, en fait, ça ne démarre pas du tout. Et généralement, quand ça ne démarre pas, en fait, ce qu’on nous avance comme argument, c’est que tout le personnel qui doit déjà venir à vélo ou qui est susceptible de venir à vélo, le fait déjà et donc que notre projet est inutile, en fait. Or, on l’a vu avec toutes les entreprises avec lesquelles on va concrétiser le projet. Au départ, c’est le premier sentiment en disant, oui, nous, on a des convaincus, tous ceux qui viennent à vélo viennent déjà, mais on va quand même lancer un petit sondage. Et boum, on voit que beaucoup de gens sortent du bois quelque part et disent, ah, ben, moi, dans ces conditions-là, ça m’intéresse. Parce que tout seul, je me sens un petit peu perdue, je ne sais pas trop, mais dans ces conditions-là, ça m’intéresse. Et donc, assez vite, on arrive à trouver ni personne intéressée, quoi, alors qu’on pensait que le potentiel était atteint. Donc, clairement, oui, avoir au sein de l’organisation ou de l’entreprise, bon, un ambassadeur, ça, c’est un, je dirais, c’est quasi inévitable. Ça, ça ne marche pas. Et on rencontre, enfin, il y a un peu tout type d’organisation, mais on rencontre encore des organisations avec un discours du XXe siècle, quoi, vraiment. Ah, oui. Oui, disant, ben, non, oui, le vélo non, ce n’est pas possible. Oui, notre personnel habite, voilà, à tel endroit ou tel endroit, c’est inimaginable. Bon, et tel endroit, tel endroit, c’est à 4, 5 km. Mais, comme j’expliquais, donc, Liège est une ville très vallonnée, donc, assez vite, on est sur des hauteurs, etc. Donc, les gens font le trajet en voiture tous les jours et donc, ils visualisent le trajet en voiture qui est sans doute très dangereux, on est quasi sur des autoroutes urbaines. Donc, ils n’imaginent pas que ce soit faisable à vélo par d’autres chemins. Mais, donc, voilà, c’est ancré, et c’est difficile si on a ce genre de mentalité ou d’idée de venir avec un projet vélo. Là, on est vraiment perçus comme les bobos du coin. Mais, bon, à l’inverse, on a, je te rassure, Victor, on trouve quand même beaucoup d’intérêt. Voilà, donc, on remplit notre petit calendrier à part les mois d’hiver, mais, je veux dire, le fait de venir avec un projet complet comme ça, ça correspond quand même, en tout cas, pour beaucoup d’entreprises, à quelque chose auquel elles pensaient, mais ne savaient pas trop comment le mettre en œuvre. Et puis, boum, là, on arrive avec ce projet clé sur porte et là, on trouve tout de suite un dialogue et quelque chose à construire très vite ensemble.
Victor : Félicitations d’avoir conçu quelque chose d’aussi bien ficelé.
Madeleine DEMBOUR : Oui, c’est amusant.
Victor : J’avais des questions maintenant un petit peu plus générales parce que je sais que tu avais un œil intéressant là-dessus. Pour en revenir à ce dont on avait un petit peu parlé dans le premier épisode sur la formation en mécanique vélo, tu m’as expliqué, quand on s’était parlé avant ce podcast, qu’il y avait pas mal d’acteurs de la formation qui avaient identifié la mécanique vélo comme un créneau et donc, aujourd’hui, en fait, le secteur manquait de débouchés pour les jeunes qui cherchent, par exemple, des endroits de stage. Est-ce que c’est une situation qui est amené à perdurer, selon toi ?
Madeleine DEMBOUR : Oui, alors, c’est vrai que, oui, c’est un élément que j’avais partagé et que je partage. Maintenant, c’est assez empirique, je veux dire. C’est par rapport aux personnes que je vois défiler dans notre atelier, pour venir demander des heures de formation, de stage et autres. J’en vois défiler énormément. Oui, pour la capacité, je veux dire, de notre petit atelier. Donc, là, je me dis que ça coince un peu. Maintenant, je n’ai pas, voilà, de données scientifiques sur la question, mais j’ai l’impression, oui, parce qu’il y a différentes formations. Il y a des formations qualifiantes, en ce sens que, pour exercer la profession de réparateur de vélo, d’une manière professionnelle, il faut un accès à la profession. Donc, il y a quelques formations qualifiantes qui permettent d’avoir cet agrément. Et puis, il y a une série de formations, que ce soit, par exemple, dans les écoles secondaires, cours du soir. Là, dernièrement, oui, j’ai encore eu le vent d’une nouvelle formation que je ne connaissais pas, qui ont identifié, oui, un peu la mécanique vélo comme un peu la nouvelle formation à la mode, j’ai envie de dire. Mais, oui, ces formations nécessitent des heures de stage et je vois que c assez difficile, en fait, pour toutes ces personnes de trouver des stages de qualité. Donc, je ne sais pas à un moment donné, je me pose un petit peu la question de tous ces acteurs de formation, est-ce qu’il n’y aurait pas intérêt, en fait, à un peu se concerter mettre les moyens en commun pour offrir quelque chose de concret, mais qui tient la route aussi par rapport au marché, quoi. Donc, oui, en plus, avec la difficulté que c’est quand même un marché… Enfin, un marché, je veux dire, l’activité est tout de même saisonnière. Donc, c’est vrai que beaucoup de ces stagiaires recherchent des stages de qualité, et c’est vrai que beaucoup de ces stagiaires recherchent des stages tout au long de l’année. Et, bon, certaines enseignes vont prendre les stagiaires, je veux dire, au mois d’avril, mai, juin, par exemple, parce que ce sont la haute saison du vélo. Et puis, les mois d’octobre, novembre, décembre janvier, personne ne va prendre ses stagiaires. Donc, il y a aussi l’écueil de : est-ce que ces stagiaires sont considérés comme une main-d’œuvre à bon marché ou est-ce qu’on veut vraiment leur apprendre un métier, quoi. Donc, ça, c’est aussi un autre sujet de discussion, mais je veux dire, moi-même, je ne suis pas actrice de la formation, enfin, si, parce qu’on prend des stagiaires, mais ce n’est pas moi qui décide de qui fait quoi dans le paysage, mais il me semble qu’il y a quand même un petit peu pléthore de formations pour le moment, avec l’écueil de trouver des formateurs aussi, parce que toutes ces filières de formation pleurent pour trouver des formateurs, donc, voilà, problèmes de formateurs, problèmes de stages.
Victor : Et alors, j’ai une dernière question à te poser, qui était qu’il y a la prime en vigueur pour l’achat d’un vélo en Wallonie qui court jusqu’au 31 décembre 2024 et on n’a pas de nouvelles de son renouvellement. Comment t’expliques un peu ce manque de considération du gouvernement pour le secteur du vélo.
Madeleine DEMBOUR : Je ne suis pas dans les petits secrets du gouvernement, maintenant, je vois qu’en France, c’est la même chose. Donc, toutes les primes qui ont trait au vélo ont été stoppées nettes, si je ne m’abuse, ou elles vont stopper en février 2025. Donc, je suis assez, je ne vais pas dire étonnée, mais je constate que c’est la même chose ici en Wallonie. Moi, je dirais peut-être deux choses. D’une part, ça coûte quand même de l’argent et donc, c’est vrai que la conjoncture actuelle est plutôt à la baisse au niveau des budgets publics. Donc, on peut comprendre qu’on questionne peut-être l’allocation des moyens. Est-ce que pour promouvoir le vélo, cette prime est le meilleur moyen ? Voilà, je ne sais pas. Oui, et la deuxième chose que je voulais dire, c’est que cette prime a été et est toujours très peu connue, donc assez peu utilisée, en fait. Donc, les retours que j’en ai, c’est qu’il y a plus de budget que de primes demandées. Et donc, un des arguments du gouvernement, semble-t-il, est de dire, vous voyez, cette prime n’est pas utilisée, donc supprimons-la. Mais je pense que la communication n’a pas été à son maximum par rapport à cette prime. Je vois beaucoup, beaucoup de nos clients l’ignorent complètement. J’ai beaucoup de collègues vélocistes qui n’en connaissaient pas l’existence. Donc, voilà. Est-ce qu’elle n’a pas été utilisée puisque méconnue ? Voilà. Donc, c’est deux choses-là, quoi.
Victor : Écoute, Madeleine, merci beaucoup d’être venue de nouveau dans Vélotaf et de nous avoir donné un peu ton opinion sur ces sujets-là et de nous avoir expliqué comment faire bouger les entreprises, comment leur faire prendre leur… leur vraie part, leur vraie importance dans le repos modal dans nos sociétés et en Wallonie en particulier.
Madeleine DEMBOUR : Merci beaucoup de m’avoir donné la parole. Bonne continuation.
Victor : Merci, toi aussi. Salut.
Madeleine DEMBOUR : Salut.