#77  –  Le conseil du vélo cargo avec la connaissance du terrain avec Chloé Bouilloux

Dans cet épisode, Victor reçoit Chloé Bouilloux, cofondatrice de Big Bikes Consulting et membre de la coopérative Cargonautes.

Chloé raconte son parcours dans le secteur du vélo-cargo et de la cyclo-logistique, depuis ses débuts dans le conseil jusqu’à la création de son entreprise innovante.

Elle partage ses réflexions sur les enjeux stratégiques et techniques de ce domaine en pleine croissance, tout en soulignant l’importance de l’expérience terrain.

Une conversation inspirante sur l’avenir de la mobilité urbaine durable. 

Bonne écoute ! 

📌 Retrouvez Chloé et ses initiatives : https://www.linkedin.com/in/chlo%C3%A9-bouilloux-8409903a

🎧 Prêts à pédaler vers un avenir meilleur ? Écoutez l’épisode dès maintenant et découvrez tous les bienfaits insoupçonnés du vélo !

Quelques citations pour vous mettre l’eau à la bouche !

« Mais il y a des acronymes et c’est vrai que tout le monde y trouve quelque chose derrière. »

« Je suis alignée sur le fait qu’effectivement, dans ma petite expérience du conseil, on ne conseille pas toujours en ayant soi-même une grosse expérience du sujet sur lequel on conseille. »

« Et après, il y a aussi tout un volet sur… Des boîtes qui veulent, on va dire, soit transformer leur business unit logistique en y intégrant du vélo cargo. »

« Ah, mais en fait, mon prochain vélo, ça, ça va devenir un critère déterminant d’avoir, par exemple, tel boîtier de pédalier, ou un truc comme ça. »

« Soit il y a des villes très embouteillées, où, du coup, la cyclo est efficace, parce qu’elle va se faufiler, elle est plus agile. »

« Mais… Les retours d’expérience sont qu’il y a encore plein de… Il y a encore de la casse parce que les usages qui sont créés par le vélo-cargo et encore plus par le vélo-cargo professionnel, ils mettent sous tension ces dispositifs-là. »

« Après, oui, la qualité des composants sur le frein, la transmission aussi. »

« Enfin, je pense que c’est ça, la… Enfin, tout le système de… Après, je suis pas experte en sociologie et recherche en politique… politique, on va dire, publique, liée au secteur du travail et de l’économie, mais… »

« Parce que c’est vrai que, par exemple, il y a des boîtes où c’est des gens, plutôt, qui ont envie de faire du vélo, qui vont venir rechercher l’effort physique. »

Grâce à ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Autoscript.fr⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠, je vous propose de retrouver la transcription de notre échange.

Ce podcast animé par ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Victor Blanchard⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ est proposé par ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://bleen.be⁠⁠⁠⁠, et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique du Vélotaf.

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Lire la transcription

Victor : Bonjour Chloé et bienvenue sur Vélotaf. 

Chloé BOUILLOUX : Bonjour Victor, merci pour l’invitation. 

Victor : Avec plaisir. Tu travailles chez Cargonautes, une coopérative de cyclo-logistique basée à Paris dans laquelle tu fais de la livraison, mais ce n’est pas un critère discriminant puisque tout le monde en fait chez Cargonautes, si j’ai bien compris. Ce qui te distingue en revanche un petit peu plus, c’est que tu as lancé Big Bikes Consulting. Pour, je cite, accompagner les acteurs privés et publics sur les aspects techniques et stratégiques de leurs projets dans le secteur du vélo-cargo et de la cyclo-logistique. Est-ce que cette présentation te convient ? Est-ce que tu veux rajouter, corriger des choses ? 

Chloé BOUILLOUX : Non, non, c’est très clair. Je note que c’est un titre compliqué à prononcer, c’est vrai. Mais il y a des acronymes et c’est vrai que tout le monde y trouve quelque chose derrière. Donc, au final, dans l’usage, on dit plutôt, les gens disent Big Bikes, au final, c’est rigolo. 

Victor : Ça me convient très bien. Comment est-ce que tu es arrivée chez Cargonautes et à quel moment est-ce que tu as décidé de lancer Big Bikes ? 

Chloé BOUILLOUX : En fait, un peu comme pour tout, ça a été un long cheminement. Les choses, elles se sont faites un peu de manière incrémentale sans que je me rende compte qu’elles se dessinaient. Puis, ça a été à un moment où il y a eu un peu un alignement des planètes. Mais en gros ma première expérience professionnelle, elle a été dans le milieu du conseil sur les sujets de transport et de mobilité. Et au bout de quatre ans, j’ai senti que j’avais besoin d’aller plutôt sur, entre guillemets, du terrain. En tout cas, des entreprises ayant une activité, une exploitation, pas juste du coup de la presta de conseil et d’accompagnement. Et donc, j’ai rejoint une boîte qui bossait dans la maintenance de vélos. Et donc, là, ça a été un peu le premier pied dans l’écosystème vélo français et surtout parisien. Et donc, rapidement, j’ai connu aussi un peu Cargonautes. Et au bout de quelques années, il y a eu un moment, j’ai été à mi-temps dans la boîte qui faisait de la réparation de vélos, pour lequel j’avais un boulot de responsable d’exploitation. Et je bossais à mi-temps chez Cargonautes parce qu’en fait, à la base, j’avais envie de faire sur le mi-temps des livraisons. Et rapidement, en fait, c’était au sortir du Covid, enfin, juste après le confinement. On avait lancé un projet de plateforme de commande alternative à Deliveroo, etc. Donc, j’ai un peu bossé là-dessus. Et donc, ça a été un peu ma première rencontre avec Olvo, qui est devenu Cargonautes. Et c’est là aussi où j’ai créé des relations assez fortes, des amitiés, enfin, et des relations professionnelles assez fortes. Mais c’était un peu intense d’avoir deux boulots à mi-temps. En fait, ça fait plutôt des grosses semaines, finalement. Donc, j’ai choisi d’arrêter Cargonautes et je suis retournée dans mon autre taf. Et quelques années ont passé avec aussi un cheminement où j’ai voulu aller sur plus du concret, mettre un peu les mains dans le cambouis, dans le domaine du vélo-cargo, en faisant un peu de réparation de vélo dans un shop de vélo-cargo avec une personne qui s’appelle Nicolas et que j’affectionne beaucoup. Enfin, donc, j’ai beaucoup appris aussi sur la partie terrain. Et au bout d’un moment, je me suis dit, bon, qu’est-ce que je fais ? Et je sentais que ça me manquait aussi la partie un peu intellectuelle. Donc, réflexion stratégique, réflexion projet, enfin, où on prend un peu de hauteur sur ce qu’on fait. Et en même temps, ça me nourrissait beaucoup et je sentais que je ne pouvais pas passer mes journées derrière un ordinateur. Et là, je me suis dit, en fait, ça peut être cool de faire du conseil sur le sujet du vélo-cargo et de la cyclo-logistique tout en pratiquant, en fait. Parce que moi, ça m’a toujours étonnée des gens qui font du conseil, par exemple, qui aident les gens à choisir des vélos-cargo, mais qui ne les roulent pas. Ou qui ne les ont pas roulés. Et je me dis, mais en fait, comment on peut conseiller des clients en pro ou particuliers en roulant pas au quotidien ces vélos-là ? Parce que finalement, les usages, c’est quand même quelque chose d’ancré dans le quotidien. Donc, bref, je trouve que ne pas avoir l’expérience, c’est difficile après d’en parler correctement. En tout cas, c’était ma vision. Et je parlais de ça avec des anciens amis, du coup, qui étaient toujours chez Cargonautes. Et ils m’ont dit, ah, mais nous aussi, en fait, on veut un peu, on se pose des questions sur le sujet de la formation et du conseil. Et donc, ils m’ont dit, viens lancer la marque avec Cargonautes. Donc, voilà, ça s’est fait comme ça. Je suis retournée chez Cargonautes. Et je pense que c’était vraiment le bon alliage parce que j’appréhendais aussi un peu de lancer quelque chose en solo. Je n’aime pas trop être solitaire. Donc là, c’est aussi revenir dans tout un écosystème avec des gens que j’apprécie, des valeurs que je partage. Avoir aussi la sécurité d’être en CDI. Et la liberté de pouvoir lancer un projet avec des gens avec qui je suis alignée. Et avoir un peu la carte blanche, quoi. Parce que, voilà, j’ai dit, moi, j’aimerais bien que ça s’appelle Big Bikes Consulting parce que ça me fait marrer. Et donc, voilà, on m’a un peu laissée faire. On s’est associée à des graphistes marseillais pour qu’ils fassent des identités graphiques un peu, justement, ludiques. Voilà. On voulait créer un peu du décalage entre ce milieu du conseil super sérieux et un peu académique. Et arriver aussi avec un truc un peu plus frais où on peut dire des choses intelligentes, mais aussi un peu se marrer, quoi. Parce que c’est un peu aussi l’écosystème vélo. Il y a un peu ce truc de culture alternative. Et on voulait un peu garder ça, quoi. Parce que c’est aussi un peu l’ADN de Cargonautes. Donc, voilà. 

Victor : Je suis alignée sur le fait qu’effectivement, dans ma petite expérience du conseil, on ne conseille pas toujours en ayant soi-même une grosse expérience du sujet sur lequel on conseille. 

Chloé BOUILLOUX : Oui. Après, peut-être que c’est idéaliste de vouloir… On ne peut pas avoir une expérience sur tout, mais c’était peut-être dans la démarche ou la posture, peut-être. 

Victor : Et est-ce que Big Bikes, c’est le seul cabinet, ou plutôt collectif d’experts, comme vous l’appelez, qui est spécialisé dans le vélo Cargo ? Ou est-ce que vous avez des concurrents sur le marché ? 

Chloé BOUILLOUX : Alors, oui, c’est un peu un marché de niche. Je dirais qu’on a des concurrents, au final. En fait, oui, à la toute base, comme je comptais lancer le truc seul, je voyais ça un peu comme un collectif d’experts et d’expertes sur des sujets qui se rassemblent sur des missions pour… pour prester des missions et avoir, justement, parfois des regards différents sur des sujets. Dans l’usage, là, c’est plutôt… Pour l’instant, on répond à certaines missions en partenariat avec d’autres bureaux d’études, ça arrive. Comme c’est, du coup, un secteur de niche, on a peu l’occasion de bosser encore en temps avec un collectif d’experts. Ça, ce serait peut-être la prochaine étape de développement que j’aimerais bien voir émerger parce que, je pense, c’est celle qui me tenait aussi à cœur. Mais, en fait, il y a peu de… Comme c’est un marché de niche, il y a peu de missions vraiment très spécifiques. Et donc, c’est un peu dur de répondre à dix personnes ou même trois parce que, parfois, il y a du boulot que pour une personne ou, en tout cas, une entreprise. Et donc, oui, on a des concurrents, je dirais pas directs, mais, en fait, c’est un secteur où il y a beaucoup, pour l’instant, de consultants, plutôt des hommes, d’ailleurs, mais plutôt des consultants indépendants, de gens qui ont eu un peu le même… Ce genre de parcours, qui ont eu une expérience dans la cyclo ou dans le milieu du vélo et qui, après, font du consulting sur le sujet, quoi, via leur réseau perso ou leur notoriété, entre guillemets, sur LinkedIn. Mais, oui, on est un petit écosystème concurrent, mais il y en a où ça peut être des partenaires, parfois des concurrents. 

Victor : Et c’est quoi, un peu, vos principales activités en tant qu’entreprise de conseil, finalement ? 

Chloé BOUILLOUX : Eh bien, alors, c’est assez varié parce que ça fait même pas un an qu’on s’est lancé, là, et la date d’anniversaire fin novembre. Pour l’instant, je dirais que… C’est vrai qu’on dit que, dans le conseil, souvent, le modèle économique, c’est de faire du copier-coller. Pour l’instant, on n’a pas encore pu faire du copier-coller. Ça peut rassurer des gens. Enfin, après, on espère quand même pouvoir répliquer un peu certaines méthodes. Mais disons qu’on a fait du test de produit pour des fournisseurs de vélos et de composants, du coup, construire avec eux la grille d’analyse, de test, de retour d’expérience et d’entretien un peu qualitatif. Et aussi, comment on traite la remontée de données pour un peu faire de l’analyse. Donc ça, c’est un type de prestation qu’on peut faire. Et après, c’est assez varié. Ça peut être de l’étude, par exemple, dans le cas de… Là, on bosse sur un projet de préfiguration avec… On va dire, sur un projet un peu innovant en matière de cyclologistique avec plusieurs acteurs du vélo parisien. Donc là, on est en mode vraiment comme un bureau d’études avec des entretiens qualitatifs, essayer de préfigurer les activités du site. Voilà, enfin, c’est… Comment dire ? Des choix des scénarios, etc. J’allais dire que c’est des missions classiques de conseil, mais appliquées à un sujet un peu nouveau, quoi. Enfin, qui nécessite quand même une connaissance fine du secteur. Voilà. Et après, il y a aussi tout un volet sur… Des boîtes qui veulent, on va dire, soit transformer leur business unit logistique en y intégrant du vélo cargo. Donc là, pareil, en fait, c’est assez marrant parce qu’on retrouve vraiment tous les trucs assez classiques du conseil. On va faire de l’analyse de process, réfléchir à comment on peut intégrer et créer des nouveaux process avec les équipes, toujours. Donc, ça demande de l’immersion métier. Moi, je trouve ça trop intéressant de découvrir d’autres métiers. On a fait une mission pour la RATP de… J’avais bossé pour eux à l’époque dans mon ancien boulot, mais découvrir un nouveau service avec ses problématiques. Les services qui ne se parlent pas entre eux, qui ont chacun leur liste infinie d’acronymes qu’on ne comprend pas. Et en même temps, des complexes. En fait, ça permet de toucher du doigt aussi qu’il y a de la complexité et que ce n’est pas en claquant des doigts qu’on va changer les pratiques d’un service logistique d’une grande boîte, qu’il faut y aller étape par étape. Donc, ça, c’est un type de mission qu’on fait et qui est super intéressante. Donc, plutôt sur la partie conduite du changement, analyse de process. Et après, on fait aussi des missions qui sont un peu dans la continuité sur le choix du matériel adapté à des activités. Parce que tu me parlais aussi de concurrents. Comment on se positionne, nous, sur l’écosystème un peu vélo-cargo ? Parfois, la limite, elle est assez floue entre des shops de vélo-cargo qui vont faire du conseil et en même temps, comment on peut conseiller si derrière, on vend ? Nous, par exemple, c’est vrai que Cargonautes vend du matériel, mais j’essaie vraiment, moi, quand je fais une mission de conseil, de dire quand je fais des missions de conseil sur la partie matériel, je précise bien que Cargonautes vend du matériel, mais que quand on organise des sessions de test, moi, je dialogue avec d’autres marques. On se fait prêter du matériel ou on le loue pour que les gens puissent tester toute la panoplie qui existe. Et j’essaie vraiment de dissocier. C’est la partie conseil de la partie vente. Voir, ça peut être gênant pour nous de conseiller après de vendre. Ça peut arriver, mais je précise bien aux clients en accroche que ce’est pas le but. Et par contre, du coup, c’est vrai que parfois, la frontière est assez ténue de certains acteurs qui vont faire du conseil et derrière, de la location et de la vente. Parce que je trouve que c’est compliqué. Comment le client peut être sûr qu’on va lui proposer le matériel adapté à son activité si derrière, il y a un acteur qui est en train de faire du conseil ? Il y a du surstock de Urban Arrow ou un surstock de 12 ou un surstock de Bullietics ou de Vuf. Du coup, nous, comme on n’a pas de stock, je pense que c’est un peu notre argument de vente de dire qu’on essaie de… Je ne dirais pas qu’on est objectif parce que le milieu du vélo, tu as l’air de bien connaître. Tout le monde a un peu son avis. Mais en tout cas, on essaie de le présenter de manière la plus objective possible pour que les gens aient les cartes pour faire les choix. 

Victor : Et c’est quel type de clients un peu qui s’adressent à vous ? Et est-ce que c’est eux-mêmes qui viennent vers vous ou vous devez vraiment, vous, pour l’instant, encore rechercher activement vos clients ? 

Chloé BOUILLOUX : Alors, les types de clients qui viennent vers nous, c’est assez varié. Il y a des métiers d’intervention. J’avoue que les JO ont pas mal aidé parce que ça fait un peu peur à tout le monde. Donc, on a des entreprises qui sont venues nous voir. Tu as des entreprises… Donc, on a fait une mission pour France Télévisions. Ça, c’était assez intéressant parce qu’il y avait une grosse dimension métier sur comment adapter leur métier et les caisses des vélos pour que les personnes puissent aller faire des tournages de direct. Et après, ça va plutôt être des entreprises, par exemple, qui vont faire de la distribution dans des entreprises de service. Et je dirais que jusqu’à présent, on avait plutôt des flux entrants via les réseaux personnels et la notoriété de Cargonautes. Donc, pour l’instant, c’est plutôt confortable. Mais sur la suite, je pense qu’effectivement, il faudra qu’on fasse un peu la prospection sortante. Mais c’est un peu dur d’aller toucher les acteurs puisqu’ils ne sont pas forcément toujours dispo. Ils ne sont pas nécessairement prompts à investir l’argent dans du conseil. Souvent, les gens arrivent… Après, peut-être que c’est la même chose dans d’autres secteurs, mais ils arrivent souvent avec des idées un peu préconçues. Là, par exemple, on échange beaucoup avec Baguette à bicyclette qui ont créé un truc qui s’appelle Transition à Bicyclette sur Lyon. Et typiquement, pour qu’on bosse en binôme, parfois sur des missions de conseil. Et là, elles avaient été sollicitées par un prospect, une boîte qui faisait du nettoyage et du ménage. Mais en fait, la personne, elle avait déjà, limite, acheté le matériel. Alors que le but de l’accompagnement, c’est justement de réfléchir en amont pour que les équipes, après, puissent s’approprier, le matos, et avoir envie d’être sur les vélos, quoi. Bref, mais ouais… Et par exemple, on a des clients, des fois, ils disent, ah non, nous, on veut des tricycles, pas de biporteurs. Et en fait, une fois qu’ils font les tests, ils partent sur du biporteur, ou alors ils vont dire oui, ils vont confirmer, mais c’est assez marrant de voir comment, parfois, le test du matériel, ça va un peu à l’encontre des idées reçues qu’ils peuvent avoir. 

Victor : Moi, parfois, ça me prend, je l’ai remarqué, des années d’utiliser un vélo pour qu’un beau jour, j’ai, par exemple, un ennui mécanique sur ce vélo, et que je me dise, ah, mais en fait, mon prochain vélo, ça, ça va devenir un critère déterminant d’avoir, par exemple, telle boîtier de pédalier, ou un truc comme ça, alors qu’à l’époque où j’avais acheté ce vélo, un boîtier de pédalier, je savais même pas ce que c’était, quoi. 

Chloé BOUILLOUX : Oui, petit à petit, tu relèves aussi ton niveau d’exigence ou de choix. 

Victor : Comment est-ce que, toi, tu vois la cyclo-logistique pour les 5 à 10 prochaines années ? Est-ce qu’il va y avoir un gros boom, selon toi ? Est-ce que vous allez crouler sous les demandes ? Ou alors, est-ce que c’est quelque chose qui croît petit à petit ? Ou alors, au contraire même, est-ce que ça va stagner, voire régresser ? Comment tu vois ça ? 

Chloé BOUILLOUX : Ça, c’est la question vertigineuse. Je vais pas répondre à Kaplon à cette question, parce que c’est pas trop mon style de répondre… Enfin, ouais, c’est pas… J’aime pas trop dire, ouais, ça va se passer comme ça, ou je suis sûre que c’est là l’innovation qui va révolutionner la planète. Je pense que ça va continuer à se développer, mais il y a quand même plein de paramètres sur lesquels on n’a pas la main. On se rend quand même compte qu’en tout cas, à Paris, ce qui permet le déploiement de la cyclo-logistique et de la garder et son efficience, c’est à la fois les infrastructures et les aménagements, mais aussi le fait qu’il y ait des bouchons qui empêchent les véhicules utilitaires et les voitures de circuler de manière fluide. Et c’est un peu le grand paradoxe des JO de l’été dernier, c’est-à-dire qu’en fait, ça a fait très peur en amont, parce que tout le monde s’est dit que ça va être horrible, qu’on va pas pouvoir circuler, et ça a été le cas pendant toute la phase d’installation. Et donc, on a été beaucoup sollicités, même d’autres acteurs ont été hyper sollicités. Ça a mis un peu la cyclo-logistique sur les devants de la scène, mais in fine, la conclusion, c’est que pendant les JO, ça a super bien circulé, parce que tout le monde avait fui la ville, et que tout le monde avait eu peur, du coup, en fait, même les voitures circulaient très bien. Et du coup, on avait notamment des clients qui nous avaient sollicités pour avoir… enfin, qui avaient loué des vélos via un autre acteur et tout, et ils nous ont dit, ben en fait, on les a quasiment pas utilisés, parce que, en fait, ça roulait super bien. Donc ça, c’était… Après, du coup, c’est intéressant d’avoir ces retours-là, mais… Et il y a aussi un peu le retour que, par exemple, à Londres, le péage urbain… Alors, j’en parle, mais j’ai pas… C’est sur ma to-do list, mais j’ai pas encore lu d’articles bien détaillés sur le sujet. Mais, donc, c’est un peu le… on dit, mais que, visiblement, l’effet du… Donc, c’est vrai qu’il y a un péage urbain, qu’en fait, le péage urbain a considérablement réduit la présence de véhicules, en ville, mais que la conséquence de ça, c’est que le trafic, pour les gens qui payent, à l’intérieur de la ville, est fluide. Donc, potentiellement, s’il y a des boîtes de logistique qui opèrent en véhicules utilitaires, ben, le trafic est fluide, ils peuvent opérer rapidement. En tout cas, après, je sais pas comment exactement c’est fait, mais s’il y a des aires de livraison pour les véhicules, que c’est facile, ben, ça va être plus difficile pour la cyclo-logistique d’être concurrent… Enfin, en tout cas, plus performante, d’un point de vue personnel. La plupart des clients, ce qu’ils cherchent, enfin, oui, bien sûr, il y a le rapport RSE, et là, avec les enjeux réglementaires, ça, il y aura peut-être un peu, ça va être poussé, mais ils font pas ça pour la planète. Les gens qui veulent passer à la cyclo, souvent, c’est aussi par la recherche de performances opérationnelles. Enfin, et c’est bien aussi que ce soit un des moteurs, parce que pour que l’entreprise fonctionne, il faut aussi qu’elle soit efficace. Donc, oui, je pense que ça peut continuer à se développer si il y a de la… Enfin, c’est ma vision, mais je pense qu’il y a de la contrainte sur l’utilisation des voitures et des véhicules utilitaires. En fait, il y a de la contrainte réglementaire, quoi. Enfin, je pense que sans ça, soit il y a des villes très embouteillées, où, du coup, la cyclo est efficace, parce qu’elle va se faufiler, elle est plus agile, soit sur des villes où il n’y a pas de gros problèmes de trafic. Dans ce cas-là, il faut des contraintes d’accès aux véhicules, au centre-ville, enfin, les zones de trafic limitées, les ADFE, tout ça, quoi. 

Victor : Je te souhaite, du coup, plutôt des contraintes réglementaires que des bouchons, j’imagine. 

Chloé BOUILLOUX : Oui, c’est plus agréable. 

Victor : Là, je ne vais pas parler d’avenir, mais plutôt du présent. Sur le site de Big Bikes, c’est dans un des articles que tu as écrits, il me semble. Non, pardon, c’est juste sur le site, c’est pas un article que tu as écrit. Il est noté, la filière du cycle est en pleine structuration et développement. Il est parfois difficile d’y voir clair et de faire la part des choses entre les acteurs de confiance et ceux qui surfent sur la vague, sans business model pérenne ni véritable engagement dans la transition énergétique. Donc, grosso modo, en fait, à quoi ressemble la filière cycle aujourd’hui ? Est-ce qu’on distingue des bons acteurs et des mauvais acteurs ? Enfin, j’imagine que c’est le cas, du coup. C’est quoi les caractéristiques un peu de chaque catégorie ? 

Chloé BOUILLOUX : La filière du cycle, elle se structure dans le sens où la vente de VAE a vraiment… En tout cas, ça a augmenté très fortement. Comment dire ? Comme c’est un marché, en tout cas, par exemple, si je parle plus spécifiquement du marché du vélo-cargo, c’est déjà un marché de niche. Donc, il y a peu de volume. Donc, ça reste des véhicules qui sont assez chers. Et en fait, surtout le secteur de la transmission et de la motorisation, enfin, plus de la motorisation à assistance électrique des vélos et des vélos-cargo, c’est un secteur sur lequel il y a peu de recul. C’est tout récent que des entreprises aussi connues que Bosch ou Shimano disent qu’elles sortent des moteurs spécifiques pour les vélos-cargo. Mais… Les retours d’expérience sont qu’il y a encore plein de… Il y a encore de la casse parce que les usages qui sont créés par le vélo-cargo et encore plus par le vélo-cargo professionnel, ils mettent sous tension ces dispositifs-là. Donc, ma position, c’est que c’est encore difficile. Il y a beaucoup d’acteurs qui disent, oui, on a trouvé la solution. C’est hyper innovant. On parle aussi beaucoup des moteurs, avec les boîtiers de vitesse intégrés. En fait, c’est intéressant. C’est assez florissant. Il y a beaucoup de marques de motorisation qui émergent, des nouveaux acteurs aussi au niveau des batteries reconditionnées, etc. Je trouve que ça va dans le bon sens, mais il y a peu de recul. Nous, à un moment, on a eu un vélo avec un moteur qui n’était pas présenté comme étant un prototype, mais un moteur un peu censé être innovant et, il y a eu plein de problèmes. Et en fait, la phrase qui est sur le site, c’est un peu dans ce sens de dire oui, il y a plein d’innovations. C’est bien de rester au courant, mais parfois, je trouve qu’il faut rester un peu humble et modeste face à un secteur qui évolue et pas foncer tête baissée sur un modèle en particulier parce que l’expérience qu’on fait, en tout cas, par exemple, chez Cargonautes, mais que j’ai pu constater aussi dans mes pressions, dans le boulot, toujours dans le domaine du vélo et avec pas mal de vélos Cargo, c’est qu’en fait, il n’y a pas de vélo parfait. Un coup, il y a certains modèles de transition qui marchent mieux que d’autres. Il va y avoir des problèmes sur certains moteurs Bafang au niveau du SAV. Le SAV, il marche mieux chez Shimano et chez Bosch, mais il y a aussi des problèmes techniques qu’on peut avoir sur du Brose. En fait, je pense qu’on saurait s’il y avait, un vélo Cargo parfait avec des composants parfaits. Ensuite, ce à quoi j’ai l’impression, enfin pareil, c’est un sentiment quand j’échange avec les gens, c’est qu’ils ne pensent pas trop non plus au coût de revient du vélo. Ils vont souvent vers des modèles mais qui en fait, coûtent super cher à maintenir ou les pièces ne sont pas toujours disponibles ou alors il faut pas mal de compétences pour faire l’entretien. Donc voilà, c’est un peu tous ces sujets là qui sont sous-jacents dans la phrase un peu du site de essayer de guider, d’aider à faire les choix. Moi, je dirais plutôt qu’en sachant, mais plutôt en connaissance de cause. C’est dans ce sens là et il y a aussi, après ça, c’est plutôt sur le vélo particulier, mais nous, on est plutôt quand même, on s’adresse plutôt aux professionnels, mais sur le vélo particulier, j’en parlais avec des gens qui sont vélocistes, qui ont vu le dernier rapport, par exemple de UFC que choisir sur le vélo, le classement des VAE, de l’assistance électrique, mais on n’a pas compris comment a été fait, par exemple, ce classement quoi. Enfin, quand on en parle entre professionnels, du coup, moi, je trouve qu’il y a un peu, il y a beaucoup de comms de certains acteurs qui font pas forcément, qui donnent pas les clés sur comment choisir un modèle même de VAE robuste, facile à entretenir. Il y a des acteurs, même des acteurs français qui vendent des vélos avec des kits d’assistance qui sont impossibles à maintenir, ou alors il y a peut-être un mainteneur sur la ville qui peut le faire. Pour moi, ça, ce n’est pas un produit durable. 

Victor : Et donc toi, pour choisir un VAE aujourd’hui, qu’est-ce que tu regardes un peu ? 

Chloé BOUILLOUX : Ce que je regarde comme point d’attention, c’est des trucs assez basiques, mais c’est déjà la marque de la motorisation. Après, encore une fois, j’ai conscience que ça engendre des coûts supplémentaires, mais je dis pas qu’il n’y a pas de SAV sur ces macs-là du tout, mais par la titre personnel, moi, si je dois acheter un vélo, je veux qu’il soit facilement gérable sur les sujets de SAV. Et aujourd’hui, les marques pour lesquelles il y a le SAV qui est géré facilement, c’est Shimano et Bosch. Ça va changer, je pense, dans les années à venir, mais pour l’instant, c’est pas le cas. Même Bros, c’est encore une marque plutôt confidentielle, pas tous les mainteneurs connaissent. Il y a Yamaha aussi, qui est pas mal, mais il faut pouvoir trouver quelqu’un qui va gérer le SAV. Et comme… Et Bafang, c’est pas du tout encore le cas non plus, même si ça se diffuse, et je sais qu’ils sont en train de restructurer ce point-là en Europe, mais… Donc ouais, vraiment, le kit d’assistance, c’est la première chose que je regarde. Après, oui, la qualité des composants sur le frein, la transmission aussi. Il y a certaines marques de transmission intégrées qui cassent beaucoup quand elles sont couplées avec la traction moteur. Voilà. Enfin, c’est ce genre de choses que je vais checker, quoi. Et après, le design quand même du vélo. Mais souvent, je trouve que les gens se font un peu avoir par la partie marketing, alors que… Je dis ça alors que je suis très attachée à l’esthétique et au design des objets, mais… 

Victor : Pour finir et pour en revenir un peu à la cyclologistique, comment faire en sorte de favoriser une cyclologistique éthique et durable et éviter les écueils comme par exemple la précarité des travailleurs, et éviter plus globalement ce que tu appelles dans un article les « mean logistics » ? 

Chloé BOUILLOUX : Légiférer ? 

Victor : Cela ressemblera à quoi, une législation favorable à une bonne cyclologistique ? 

Chloé BOUILLOUX : Non, mais c’est… Bah, ce n’est même pas que la psychologistique, c’est, je pense, le secteur du travail en général, mais surtout, il faudrait pouvoir encadrer le statut d’auto-entrepreneur. Enfin… Je pense que c’est ça, la… Enfin, tout le système de… Après, je ne suis pas experte en sociologie et recherche en politique… politique, on va dire, publique, liée au secteur du travail et de l’économie, mais… Clairement, l’intérim et le… et le statut d’auto-entrepreneur ont été quand même la porte ouverte à la précarisation, et à la… Bah, il y a eu… Très récemment, il y a eu des… Ce sujet, il a été traité quand même à l’échelle européenne, mais de la présomption de salariat, en fait. C’est… Je pense que si on n’encadre pas ça, le secteur, il restera précaire, parce que, comme c’est un secteur avec des faibles marges, bah, les… Pour pratiquer et tirer des prix vers le bas, il y a des plateformes qui se… qui se montent, qui proposent de la logistique, ou de la cyclo-logistique, alors, on va dire, tu peux commander ta course, mais en fait, c’est opéré par des auto-entrepreneurs, quoi, qui ont… Soit qui achètent leur propre matériel, et qui opèrent avec leur propre vélo, donc ils assurent aussi le coût de la maintenance de leur vélo, leur… son stockage, euh… S’ils n’y sont pas mis au courant, ils ont pas de mutuelle, ils cotisent pas pour le chômage, enfin voilà, enfin… Ils ne contribuent pas, mais ils ne bénéficient pas non plus du modèle social… français qu’on… qui, bon, qui est pas sur la bonne voie, mais euh… en tout cas, qui permettrait de… mutualiser les risques, d’un point de vue de la société, quoi. Voilà. Donc euh… ouais. Tant que, pour moi, y a pas d’encadrement, et qu’on contrôle pas, aussi, parce que… je vois aussi certaines boîtes, un peu de la logistique urbaine et de la cyclo, qui disent « Oui, nous, on a plein de salariés », quand tu regardes dans le détail, en fait, euh… c’est pas du tout la majorité de l’armée salariale qui est salariée, en fait, il y a un recours aussi beaucoup euh… et ça dépend aussi comment sont traitées les personnes en… qui sont en auto-entrepreneuriat, enfin… Si elles sont payées à la tâche, c’est compliqué, si elles sont payées à l’heure, euh… c’est aussi différent, enfin, y a… encore une fois, le statut d’auto-entrepreneur, y a pas tout qui est à jeter du tout, je sais pas ce que je veux dire, parce qu’il est utile pour certains métiers, certaines personnes, ou certains moments de vie, aussi, enfin… Moi, j’ai été auto-entrepreneuse pendant un an, ça m’a servi aussi à stabiliser certaines choses, mais il faudrait peut-être plus l’encadrer et réglementer aussi la manière dont… il est utilisé par les entreprises, quoi. Enfin, le peut-être que interdire le paiement à la tâche, euh… ce serait bien, par exemple. 

Victor : Et à ton avis, est-ce que des modèles coopératifs, comme Cargonautes, c’est… l’avenir le plus souhaitable ? 

Chloé BOUILLOUX : Euh… alors, la coopérative, euh… pareil, je vais faire un peu de l’ambiance, c’est pas une… c’est pas une fin en soi, la coopérative, parce que… on peut avoir… des scopes, euh… donc des sociétés coopératives, qui fonctionnent sur un modèle hyper classique d’entreprise, modèle descendant et des boîtes qui sont pas des scopes, qui fonctionnent de manière hyper horizontale, et qui ont très bien leurs salariés, et… voilà, enfin… ou qui ont de l’actionnariat salarié, enfin… y a plusieurs modèles, mais en l’occurrence, oui, la scope ouvre le… un boulevard, euh… enfin, la société coopérative ouvre un boulevard pour… bah, pour impliquer les gens, enfin, c’est… les travailleurs et les travailleuses qui détiennent aussi une partie du capital de la boîte, et moi, je trouve que ça a du sens, surtout sur des métiers physiques et ouvriers, de… de dire qu’on vend la force de travail, mais on détient aussi une part du capital, c’est un peu je trouve que ça limite un peu le côté… enfin… la vision un peu classique de l’exploitation de sa force de travail, mais je dis pas après que… on peut ne pas s’auto-exploiter non plus, hein, au travail, mais… voilà, en tout cas, je pense que c’est un outil qui peut être utile et qui peut aussi, sur un secteur où y a pas mal de turnover, peut-être impliquer les gens, parce qu’ils y trouvent aussi un autre avantage, quoi… euh… voilà, mais ça, après c’est pas moi qui maîtrise le mieux le sujet de la coopérative, là, chez… enfin, en tout cas, plutôt chez Cargonautes, mais y a aussi des enjeux de comment faire participer dans la gouvernance les personnes qui sont que sur un poste ouvrier, euh… qui participent moins, en fait, on se rend compte chez Cargonautes, par exemple, que les personnes qui sont 100% sur la course, elles participent moins, même en étant sociétaires, à la vie de la coopérative, que les personnes qui sont… vont être sur des postes hybrides ou des cadres qui roulent que 5 heures par semaine, par exemple. Donc ça, c’est des enjeux qui peuvent exister, aussi. Ce n’est pas un long fleuve, tranquille, mais c’est ça qui est intéressant, aussi, de tout le temps un peu re-questionner. Bah, en fait, ce qui est intéressant, c’est de voir aussi les… y a plusieurs types de cycles logistiques, parce que c’est vrai que, par exemple, y a des boîtes où c’est des gens, plutôt, qui ont envie de faire du vélo, qui vont venir rechercher l’effort physique, et à l’inverse, y a d’autres boîtes où c’est des gens qui, en fait, je comprends aussi, qui cherchent juste un taf, qui sont pas du tout passionnés de vélo, et qui, du coup, , en fait, vont pas vouloir des vélos, où faut forcer, qui vont être en demande, , d’avoir limite, en fait, des véhicules, quoi. Des vélos avec gâchettes, qui vont débrider leurs vélos pour pas avoir à pédaler. Je peux comprendre, hein, enfin, parce qu’il y a de la… En fait, faut jamais oublier qu’il y a de la pénibilité derrière ce taf, donc, euh… Et c’est juste qu’en fonction des personnes et de leurs horizons, bah, c’est pas le même rapport, non plus à l’objet vélo-cargo, et les mêmes attentes en termes de matériel, par exemple. 

Victor : Écoute, Chloé, merci beaucoup d’être venue sur le podcast Vélotaf. 

Chloé BOUILLOUX : Merci de m’avoir invitée. J’espère que ça intéressera des gens d’en savoir plus sur le sujet. 

Victor : Ouais, je pense. Merci, à la prochaine. 

Chloé BOUILLOUX : Ouais, à la prochaine ! 

co-fondateur du podcast et co-auteur du livre DEVENIR TRIATHLÈTE
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Podcasts, SwimRun, UltraRunner et Papa x 4 enfants je cours après le temps, mes passions et mes petits amours.