J’ai l’habitude de me présenter comme un « citoyen du monde » … et bien j’ai trouvé quelqu’un qui me challenge ! 🌍

Clément a sillonné le monde pour le boulot, mais aussi, juste pour le visiter. A pied, mais aussi en vélo. 🚴🏼

Et puis il y a quelques années, il s’est posé aux USA, à New York pour être précis et il co-fondé CLIP … qui permet de transformer n’importe quel vélo en VAE.

Allons découvrir Clément et sa solution !

Bonne écoute !

Pour contacter notre invitée via Linkedin, c’est par ⁠ici⁠ ( https://www.linkedin.com/in/clementdealcala )  !

Ce podcast animé par ⁠Ermanno DI MICELI⁠ est proposé par l’ONG ⁠TwoWheelTuesday⁠ (⁠@2wteu⁠), et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique du Vélotaf.

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Full Trancript 

Ermanno : Salut à toutes et à tous, bienvenue pour un nouvel épisode du podcast Vélotaff. Je suis très heureux aujourd’hui de tendre le micro à Clément Alcala, De Alcala. Il faut que tu m’expliques tout parce que sur LinkedIn c’est De Alcala. Quand on échange c’est Alcala, je ne sais plus, je suis perdu. Raconte-moi tout. 

  

Clément : Donc c’est Clément De Alcala et merci beaucoup Ermanno. Alors je crois que c’est d’origine italienne, moi le nom est d’origine espagnole. Mais il y a eu beaucoup de migration entre l’Afrique, l’Espagne et la France. Et maintenant je vis aux Etats-Unis, à Brooklyn. 

  

Ermanno : Voilà, écoute, nous sommes des citoyens du monde. Moi je l’ai déjà dit, je suis franco-italien, j’ai grandi en Normandie, j’ai immigré au Luxembourg pendant 15 ans. Ma sœur est mariée avec un Espagnol, ils vivent à Boston. Yeah, c’est la fête, la famille de fous. Et mon épouse vient de Madagascar, donc voilà, tu vois, nous sommes des citoyens du monde. 

  

Clément : Fantastique, ouais, tout à fait. Je me sens comme ça et j’ai maintenant une petite fille. Et j’espère qu’elle se sentira aussi de la même manière. 

  

Ermanno : Bah écoute, c’est un peu pour ça tout ce qu’on fait pour nos enfants. Alors je t’ai présenté comme étant Clément De Alcala ou De Alcala. Mais Alcala, c’est pas la société que tu représentes, ça c’est ton nom de famille. Tu vas pouvoir nous en dire plus sur la société dont tu fais partie, que tu as cofondé. Mais juste avant, j’aimerais déjà en savoir plus sur toi. Donc dis-nous tout, qui est Clément De Alcala ? 

  

Clément : Je suis français. Je vis à Brooklyn. Comme je te l’ai dit, je suis aussi le papa d’une petite fille qui commence à découvrir le vélo. Je suis le cofondateur de Clip. On va parler de la boîte un peu plus tard, j’imagine. Et ouais, j’ai beaucoup voyagé en Espagne, aux Pays-Bas, en Afrique, aux Etats-Unis. Et je me suis posé depuis quelques années à Brooklyn. Et j’ai fondé Clip ici.  

  

Ermanno : Tu vas pouvoir justement nous en dire plus. Toi, de ton côté, quelle est ta relation avec le vélo ? 

  

Clément : Alors, je fais du vélo tous les jours pour aller au taf, au boulot, une douzaine de kilomètres. Un peu de vélo balade et maintenant beaucoup plus avec la petite. J’ai le permis B, mais je crois que je n’ai jamais eu de voiture. Je n’ai jamais acheté de voiture. J’ai eu la chance de faire du vélo. Partout où j’ai vécu. En Tanzanie et d’aller au travail en vélo en Tanzanie, d’aller au travail en vélo aux Pays-Bas, bien sûr. Et aujourd’hui aux Etats-Unis. Mais je crois qu’il y a vraiment deux moments qui ont un peu scellé mon destin au vélo et qui expliquent pourquoi j’ai fondé Clip. J’ai fait un Erasmus aux Pays-Bas. J’ai découvert le vélo outil. Le vélo comme l’option naturelle pour se déplacer en ville tous les jours, par tous les temps. Je me rappelle qu’on allait en boîte et qu’on revenait de boîte en vélo. C’était assez dingue. Pas de commentaire, mais ça a été vraiment un déclic pour moi. Ensuite, en Afrique, j’ai vu le vélo comme le seul moyen parfois de connecter des zones très reculées avec des villes un peu plus grandes. Et donc un formidable véhicule pour l’accès à d’autres opportunités. Et finalement, quand mon co-fondateur, Somme, grand ami, m’a montré ses premiers croquis pour Clip, qui est un moteur portable pour transformer n’importe quel vélo en vélo électrique, j’ai tout de suite pensé que c’était une idée géniale au niveau environnemental, au niveau social et puis surtout au niveau perso. J’ai trouvé ça juste parfait pour moi. 

  

Ermanno : Il y a plein de choses sur lesquelles je veux rebondir. Déjà, on le disait tout à l’heure en introduction, nous sommes des citoyens du monde. J’aimerais que tu me racontes comment c’est, alors non pas tous les pays que tu as visités, parce qu’on n’est pas là pour discuter pendant des jours et on va se concentrer sur le vélotaf, mais sur le vélo, comment sont ces pays pour le vélo ? Les Pays-Bas, évidemment, on ne les présente plus. C’est le pays du vélo dans le monde, en Europe, on va dire, parce que dans le monde, il y a quand même tous les pays asiatiques où le vélo, le deux-roues, le pousse-pousse, ça fait partie de la culture. Mais les Pays-Bas, c’est le pays du vélo en Europe. Mais la Tanzanie, l’Espagne, les Etats-Unis, on n’a pas forcément l’image du vélo, même si à ce micro, tu le sais, j’ai reçu Larry Jiquel, qui vit aussi à New York, qui est aussi un vélo tafeur. Pour moi, quand je pense aux Etats-Unis, ma soeur est à Boston, j’ai déjà visité plusieurs fois. On voit ses films avec ses gros SUV, ses gros 4×4, ses, comment dire, ses tueurs. De l’environnement, on ne pense pas forcément au vélo. Alors, raconte-nous comment c’est le vélo dans tous ces pays, la Tanzanie, l’Espagne, les Etats-Unis et ailleurs. 

  

Clément : Il y a un chiffre que j’utilise souvent. Il y a un milliard de voitures dans le monde. Il y a deux milliards de vélos. Donc, partout où je suis allé, là, je ne t’ai cité que les pays où j’avais vécu plusieurs années. J’ai aussi beaucoup voyagé en Asie, en Afrique, en Amérique latine. J’ai toujours vu des vélos, comme tu as certainement vu, comme tes auditeurs ont certainement vu. Partout. Et parfois, il n’y a que des vélos pour se déplacer. Dans les villes européennes, par rapport aux villes américaines, il y a une grosse différence de culture. Mais il y a un effet de rattrapage. Et Léry, tu en as parlé. À New York, notamment, qui porte le fer sur la reconquête, je dirais, des villes pour le vélo. Il y a des dizaines de pistes cyclables qui sont construites chaque année, avec des administrations qui changent, des maires qui changent, mais toujours cette même motivation pour rendre les villes plus accessibles aux vélos. Et moi, sur les cinq dernières années, là, à New York, j’ai vu, et à Brooklyn, notamment, j’ai vu les structures et donc les mentalités complètement changer. Moi, je suis très optimiste. Sur le fait que… Que le vélo va reconquérir… Pour moi, c’était une erreur de l’histoire, le tout voiture. Aujourd’hui, tu vois des villes… Alors, tu as cité Boston. Boston, il y a quand même un énorme campus au bord de Boston que je connais bien, moi, parce que c’est MIT. Et mon cofondateur est du MIT. Donc, on a fait pas mal de tests là-bas, qui est Cambridge, où il y a une densité de vélos hallucinante. Il n’y a plus de voitures là-bas. 

  

Ermanno : Oui, il n’y a pas que le MIT. Il y a aussi Harvard. Il y a quelques petites écoles. Il y a quelques petites universités un petit peu connues dans le monde. Non, mais évidemment, c’était ironique quand je disais que quand on pensait aux États-Unis, on voyait surtout les gros SUV. C’était bien entendu du second degré. Mais c’est vrai que ce qui est appréciable aux États-Unis, c’est cet esprit d’initiative et d’innovation. Et du moment où une certaine frange de la population a compris qu’il y avait un problème avec l’écologie, et d’autant plus que ce problème pouvait être résolu aussi par l’utilisation de la mobilité douce, et en particulier du vélo, il y a quand même des choses qui ont pas mal changé. Alors Boston, moi, je connais un petit peu, pas si bien que ça, mais je connais un petit peu. C’est vrai que c’est la plus européenne des villes américaines. Et il y a beaucoup de places, effectivement, pour le piéton, pour les vélos. Pas tant de places que ça pour les voitures. Et puis, je crois qu’on commence à voir aussi aux États-Unis, ce qu’on a commencé à voir à Paris il y a 20 ans ou 30 ans, c’est qu’on diminue les places de parking. On essaie de diminuer la place pour la voiture pour laisser plus de place aux mobilités douces. Bon. On a parlé de l’Europe, on a parlé des États-Unis. Moi, je voudrais revenir sur les autres pays que tu as visités, les choses un petit peu plus exotiques, comme la Tanzanie, par exemple. J’ai suivi le périple de Stephen Le Yarik, qui, si certains auditeurs connaissent et apprécient le vélo, et notamment les voyages en vélo, parle du continent africain en vélo. Alors lui, c’était la Namibie, c’était pas la Tanzanie. Mais comment est-ce que c’est la Tanzanie en vélo, quoi ? 

  

Clément : C’était juste hallucinant. Donc, je vivais dans le sud de la Tanzanie, au bord, pas très loin, du lac Malawi. Et c’est une zone qui est légèrement montagneuse, quoi. Donc, je pouvais aller déjà en vélo, au boulot en vélo, tous les jours. Et j’ai eu la chance aussi de faire quelques trajets un peu plus loin et donc faire plusieurs voyages en vélo en Tanzanie de deux, trois jours en camping. Et c’était juste magnifique. Faire réveiller le matin par des zèbres, prendre le vélo, pas voir une voiture, pour le coup, pendant des dizaines de kilomètres. Exceptionnel, ouais. 

  

Ermanno : Bon, mais tu nous as quand même pas dit, qu’est-ce qui t’a amené à visiter le monde comme ça ? Les études, le boulot, ta passion pour le vélo, c’était quoi ? 

  

Clément : Bon, Erasmus a joué, certainement. Donc, je suis parti en Erasmus comme cette génération, 18-20 ans. À la suite de ça, j’ai fait… de très bons copains, trop bons peut-être, en Espagne. Et du coup, je les ai rejoints juste après mon diplôme. J’étais diplômé de l’école de commerce de Montpellier. Et le diplôme en poche, je suis parti… Je dirais que j’ai pris un bus et je suis parti en Espagne. Et à partir de là, je ne suis plus jamais revenu en France. Donc, j’ai vécu une dizaine d’années en Espagne, puis cinq années aux États-Unis. Je suis parti après en Tanzanie et en Ouganda. Aussi en Ouganda, pendant plusieurs années. Et revenu finalement aux États-Unis, à New York. 

  

Ermanno : Bon, alors, pour ceux qui ne connaissent pas, parce qu’on en a parlé, mais on ne l’a pas forcément situé, la Tanzanie, c’est en dessous du Rwanda. En gros, si vous voyez l’Afrique, si vous voyez Madagascar, vous tirez plus ou moins une ligne horizontale qui part de la pointe de Madagascar et qui traverse l’Afrique. Et la Tanzanie est juste au-dessus. C’est ça, je ne me trompe pas ? 

  

Clément : Exactement, exactement, c’est ça. C’est les images de Safari. C’est le plus grand parc. C’est naturel, certainement. On voit les plus grandes migrations d’animaux. Enfin, une faune, une flore incroyable. 

  

Ermanno : Bon, on n’était quand même pas là pour parler de tes voyages. On était là aussi pour parler de vélo et en particulier de clips. Moi, ce qui m’intéresse aussi dans tout ça, c’est de comprendre un petit peu la personnalité de mes invités. Et tu parles de voyage. J’imagine que chacun des voyages ou plutôt chacun des endroits où tu t’es installé pour vivre ont eu aussi un impact chez toi sur ton utilisation du vélo. Peut-être sur ta conscience écologique, peut-être sur ta conscience des actions à mener pour sauvegarder ou pour essayer de faire mieux que nos aînés pour la planète. La question, c’est vraiment ça. C’est qu’est-ce que tous ces voyages, toutes ces rencontres de cultures, de peuples, de façons de vivre différentes, t’ont apporté dans ta pratique du vélo et en particulier du Vélotaf ? 

  

Clément : Je pense qu’il faut être clair sur le fait que la majorité des émissions proviennent en grande partie des transports, 30 %, et proviennent… des pays occidentaux, de l’Amérique du Nord. Mais il y a des endroits dans le monde où la pollution, les pollutions, sont plus visibles. Et je crois que d’avoir voyagé dans beaucoup d’endroits, on se rend compte vraiment… Et sur plusieurs années, c’est-à-dire des endroits où je revenais, en Asie, en Afrique, aux États-Unis même, en Alaska, je me… Je me rendais compte de la destruction, quoi, très rapide, de ces milieux naturels, des pollutions en ville. Donc je crois que pour moi, c’était vraiment très important d’utiliser l’expertise que j’avais pu gagner au travers de ces différents boulots pour les mettre à profit de la lutte contre le réchauffement climatique. 

  

Ermanno : Mais je reviens quand même à ma question, c’est qu’est-ce que ça t’a apporté, toi, dans ta pratique du vélo et en particulier du Vélotaf ? 

  

Clément : Ah ! Désolé, oui. Donc pour moi, c’est clair que je ne veux pas avoir de voiture, personnellement. Je ne veux pas construire de ville, tu vois, d’imaginer de ville. Je travaillais beaucoup sur des réflexions de Smart City, etc. La ville future, moi, je la vois sans aucune voiture. Pas de voiture électrique, pas de voiture du tout. Pour moi, c’était juste une erreur. Et attention, j’adore les voitures. Je trouve que c’est juste les formes. Enfin, j’ai un frère qui est mécanicien. J’ai grandi, tu vois, là-dedans avec beaucoup d’amour, je dirais, pour les voitures. Mais la voiture au quotidien, c’est juste une énorme erreur. Aujourd’hui, la majorité des déplacements, en ville, font moins de cinq kilomètres. Il y a 40 % au moins dans les grandes villes de tous ces déplacements en voiture, qui se font en voiture solo, qui pourraient être directement remplacés par des déplacements en vélo. Au-delà de l’aspect de la réduction des émissions, le vélo crée des sociétés différentes où l’empathie est beaucoup plus importante. Moi, je vois les gens que je ne connais pas du tout, hein. Avec qui je partage le même trajet en vélo, le matin, le soir. On se voit, je parle à certains, il y a un lien social qui est créé. Il est totalement inexistant, enfermé dans une caisse, quoi. 

  

Ermanno : Ouais, c’est pas vrai, c’est pas vrai, parce que dans une caisse, tu finis par faire des petits signes. Bon, en général, c’est un majeur levé avec un point fermé, mais bon, c’est peut-être pas forcément aussi amical. 

  

Clément : Ouais, non, je vois difficile de continuer à créer, tu vois, des communautés, surtout que ce lien, il manque, tu vois, à plein d’autres endroits de nos vies. Il faut que dans les transports, on arrive à recréer ce lien social. Et en vélo, tu peux pas rouler en vélo sans faire attention aux personnes qui sont autour de toi. 

  

Ermanno : C’est vrai, non seulement tu fais attention aux personnes qui sont autour de toi pour ne pas les blesser, mais tu dois aussi faire attention à celles qui sont autour de toi pour être sûr qu’elles ne vont pas te blesser. Mais ça, c’est autre chose et c’est pour ça que peut-être la ville du futur sans voiture, ça pourrait être pas mal. Mais bon, c’est pas forcément le sujet. Je voulais revenir avec toi véritablement sur tes convictions quant à l’utilisation du vélo. Donc, tu nous as parlé effectivement de ce lien qu’on arrive à créer, de ces communautés qu’on arrive à créer, de cette sympathie, de cette amabilité qu’il peut y avoir entre les différents utilisateurs. Mais toi, véritablement, quelles sont tes convictions quant à l’utilisation du vélo ? Est-ce que ce sont des convictions par rapport au climat ? Est-ce que ce sont des convictions par rapport à la planète ? Est-ce que ce sont des convictions par rapport au monde ? Par rapport au fait de bouger, d’avoir une activité physique ? Enfin, qu’est-ce qui fait que toi, tu utilises le vélo et tu imagines des villes sans voiture ? 

  

Clément  : Donc, on a parlé de la réduction d’émissions. On a fait une étude avec l’Institut de prévention de la pollution pour voir l’impact environnemental de CLIP. Par rapport à l’utilisation d’une voiture, les personnes qui passent de la voiture au vélo avec CLIP pourraient diminuer leurs émissions de 150, diviser leurs émissions par 150. Les personnes qui prennent le bus, 30. Les personnes qui prennent le métro, 25. Donc, il y a un vrai gain qui est totalement accessible à au moins, selon les chiffres, 30 à 40 % des gens qui se déplacent aujourd’hui en ville et en voiture. Le deuxième aspect, et ça, je l’ai vu, c’est l’aspect social. Le vélo crée des opportunités. Alors, au niveau individuel, il permet d’accéder, d’aller un peu plus loin et d’accéder à d’autres opportunités. Je vais te donner un exemple. Par exemple, en Afrique, je voyais des entrepreneurs aller vendre en vélo fruits et légumes au village à côté où le gain était un peu plus important. Et du coup, ils arrivaient à avoir une vie un peu meilleure parce qu’ils vendaient leurs produits, tout simplement parce qu’ils vendaient leurs produits et où ils vendaient leurs produits un peu plus cher. Ici, en ville, quant à New York, où c’est des quartiers qui sont souvent très isolés, très fermés, il y a vraiment une crise du transport à New York, avoir un vélo, avoir accès à un vélo, ça permet d’avoir accès à d’autres types de connaissances, d’autres types d’amis, d’autres opportunités au niveau travail. C’est vraiment indispensable. Et si on pense à la création, tu vois, si on est un peu dans l’imaginaire et on voit une société différente pour nos enfants, le vélo permet de passer à ça très rapidement. On n’a pas besoin de… On n’a pas besoin de réinventer, tu vois, une nouvelle voiture, un nouveau réseau, structure. On a ce vélo partout dans le monde qui est prêt à faire le job. 

  

Ermanno : Écoute, tu viens de me faire une transition de rêve pour pouvoir justement parler de Clip. Je pense que tu as bien compris où est-ce que j’essaie de t’emmener. Comme je le disais, j’essaie d’en savoir un petit peu plus sur mes invités, sur leur état d’esprit et puis de glisser doucement vers le projet. Le projet qu’ils défendent, vers la société qu’ils ont fondée. Tu nous parles de Clip. Tout à l’heure, tu nous as glissé très rapidement que clips, en fait, ça permettait de transformer n’importe quel vélo en vélo électrique. Et là, tu viens de nous dire que finalement, si on veut changer un petit peu notre monde, ce n’est pas nécessaire de réinventer une voiture, un véhicule avec un moteur à explosion ou même une voiture électrique, puisque le vélo est là. Donc, j’aimerais que tu nous en dises plus sur Clip, s’il te plaît. OK. 

  

Clément : Le vélo est là, mais il n’a pas beaucoup changé. Nous, on pense que le vélo a besoin certainement d’être upgradé, tu vois, mis à jour. Et il y a plein de choses qu’on peut clipper, tu vois, sans jeu de mots, sur cette incroyable plateforme accessible par beaucoup dans le monde. Il y a certainement quelque chose à faire au niveau de l’effort. Et notre premier produit, clips, est un moteur portable, que tu attaches en quelques secondes et sans outils à l’avant du vélo pour transformer, pour avoir une assistance électrique, en fait, pour transformer d’une certaine manière ton vélo en vélo électrique. Quand tu as fini, que tu es arrivé au boulot, tu détaches de la même manière, très facilement, en deux secondes, le moteur et tu le recharges en 60 minutes depuis le secteur au travail ou dans un bar ou à l’endroit où tu te trouves. Au niveau communication, communiquer entre différents véhicules, communiquer entre différents vélos, il y a énormément de choses à faire. Et de cette manière, nous, on pense qu’on peut greffer, installer de la technologie qui soit bien pensée, qui soit accessible à tous pour faire que le vélo soit adapté finalement à tous. Je ne pense pas que tout le monde ait besoin d’un vélo électrique. Pour être honnête, je ne suis pas trop pour les vélos full électrique. En tout cas, la manière dont c’est poussé aujourd’hui, si tu veux, on nous fait croire comme on a fait croire qu’on avait besoin de voiture, de SUV en ville, tu vois, qu’on a tous besoin d’un vélo électrique. Le vélo électrique est en train de devenir le SUV de la micro mobilité. Je pense que beaucoup d’entre nous sont OK. Je pense que beaucoup d’entre nous sont OK avec un vélo classique. De temps en temps, tu peux avoir besoin d’un petit boost parce que tu vas un peu plus loin ou parce que tu n’as pas envie d’arriver ou tu as envie d’arriver très, très frais à ta première réunion du matin. Et à ce moment-là, tu peux clipper un petit moteur électrique qui ne vaut pas cher, qui coûte beaucoup moins cher à l’environnement, en tout cas à produire. 

  

Ermanno : Et donc, le constat étant réalisé, vous en êtes arrivé à inventer clip pour pouvoir transformer n’importe quel vélo en vélo électrique. 

  

Clément : Voilà, c’est ça. Donc, le brevet qu’on a déposé dans 45 pays, c’est un moteur à friction. Donc, ça ressemble beaucoup au Solex dans le concept. Donc, ce petit rouleur entre en contact avec le pneu avant, détecte la vitesse du pneu avant pour ensuite propulser la roue avant et donc diminuer l’effort. Alors, ça marche très, très bien dans les montées. Dans les descentes, ça se recharge. Et donc, ça permet d’avoir un outil qui est très bien pensé pour le vélo en ville, mais qui est aussi pas mal pour le récréatif. On a pas mal de clients qui sont un peu plus âgés et qui continuent de faire du vélo avec leurs petits enfants et qui ont acheté clip juste pour être sûrs qu’ils vont pouvoir suivre, tu vois. 

  

Ermanno : Franchement, là, tu nous mets l’eau à la bouche. Pour celles et ceux qui voudraient voir un petit peu à quoi ça ressemble, je vous invite à aller faire un tour sur clip.bike. Alors, clip, c’est C-L-I-P comme les clips de musique à l’ancienne, pour ceux qui sont de la même génération que moi. Mais donc, clip.bike slash instruction avec un S et vous aurez les vidéos et puis vous pourrez voir un petit peu comment est-ce que ça fonctionne. Il vous a fallu combien de temps pour penser, imaginer, développer et commencer à commercialiser clip ? 

  

Clément  : Aux Etats-Unis, ils disent le hardware, c’est hard quoi. Et ça a été très très dur, très très long. On a commencé à la fin 2017 en parler avec Somme. On a fondé la société en 2018. On a passé les deux premières années à vraiment étudier la manière dont les gens utilisaient le vélo en ville, ce qu’ils adoraient, ce qu’ils aimaient beaucoup moins. On a fait nos premiers prototypes en 2019. Alors là, il faut imaginer quelque chose d’absolument monstrueux, tu sais, avec du scotch partout, monstrueux et dangereux. Et ensuite, on a eu le premier MVP, Minimum Viable Product, en 2020, qui n’était pas la meilleure année pour continuer de progresser. Toute l’équipe étant du MIT, ils sont tous passés sur le développement d’un ventilateur, tu sais, à l’époque. Donc, on a carrément arrêté les prototypes. Et on a redémarré ensuite en 2021. Fin 2021, on avait notre premier produit, je dirais, commercial. En 2022, on a commencé à prendre les premières commandes. Et aujourd’hui, on lance notre deuxième série, après le feedback reçu de la série lancée l’année dernière. 

  

Ermanno : Maintenant que tu nous as bien fait rêver, il faut que tu nous dises comment est-ce qu’on se le procure et combien ça coûte ? 

  

Clément : Donc, à l’heure actuelle, et notamment en Europe, il y a une liste d’attente. Donc, tu peux t’enregistrer sur le site avec, je crois que c’est un dépôt de 50 euros ou 50 dollars pour être dans cette liste d’attente. Le prix aujourd’hui aux États-Unis, c’est 549 dollars. Donc, le prix moyen d’un vélo électrique aux États-Unis, c’est toujours 1500 à 2000 dollars. Et ça… Ça ne semble pas baisser dans les mois ou les années à venir, vu la complexité, le chaos même de la supply chain. 

  

Ermanno : Écoute, ça, c’est super intéressant. J’avais cru voir sur le site que le produit était réservé uniquement aux résidents américains. Est-ce que vous distribuez aussi en Europe ou pour l’instant, c’est que pour les US ? 

  

Clément : À l’heure actuelle, c’est les US, mais on va lancer le produit en Europe cet été. Donc, on sera certainement en juin, en tournée, tu sais. Au Pays-Bas, en Allemagne et en France. 

  

Ermanno : Écoute, moi, en juin, je serai sur les routes en France, en train de traverser la France. Si tu veux faire un peu de pub, n’hésite pas à venir avec un vélo. Tu mets un clip dessus, puis tu viens me rejoindre. Ça peut être sympa. 

  

Clément  : Ok, ouais. Génial. 

  

Ermanno : Pour revenir à clip, tu m’as dit que la société, vous l’avez fondée en 2018. Après, vous avez commencé à commercialiser véritablement en 2022. Là, vous êtes sur la deuxième partie de commercialisation. Vous allez attaquer l’Europe. En dehors de proposer un outil qui permet justement à chacun de passer sur un mode de mobilité douce assisté et donc de faire plus, plus longtemps, plus vite, plus en sécurité, etc., etc. On connaît tous les avantages du vélo et en particulier du vélo électrique. Quelles actions clip mène au quotidien justement pour soutenir, pour défendre la mobilité douce et pour prendre soin de l’environnement ? 

  

Clément  : Nous, on pense qu’on peut gagner. Si on arrive à démocratiser la tech, si on arrive à faire un clip qui est accessible à la majorité des gens qui prennent aujourd’hui le bus, qui prennent leur voiture pour aller au travail, on est vraiment sur la bonne voie. Donc, l’idée, c’est de rendre un clip accessible financièrement. Donc, aujourd’hui, on est à 549, mais le produit a été designé. Pour un prix de 250 dollars, on est, on essaie d’avoir des programmes. Alors, on a, on a eu plusieurs programmes d’ambassadeurs ici à Brooklyn, où on s’associe avec des profs qui donnent des cours de vélo, des cours de vélo électrique. On s’est associé avec des gens qui remettent à neuf de vieux vélos. Pour, pour ensuite les revendre ou les donner à des communautés ici à Brooklyn. Donc, l’idée pour nous, c’est d’utiliser tout le parc qui est disponible aujourd’hui, le parc vélo disponible aujourd’hui, pour rendre le produit et le vélo en général super, super accessible. Clips, c’est notre premier produit. On est en train de travailler aussi sur un produit plutôt low cost qui s’attacherait de manière permanente, si tu veux, à l’avant des vélos et qui, c’est aujourd’hui très cher, si tu veux, d’avoir une flotte de vélos électriques, de vélos partagés électriques. On pense qu’on peut avoir un produit qui, qui nous permettrait d’avoir une offre de vélos partagés. 

  

Ermanno : Ok, écoute, c’est des, c’est des projets, c’est des idées de développement qui sont super intéressantes. Je voudrais revenir un petit peu à toi, Clément, et toi qui a vélotaffé un petit peu partout dans le monde. Pourrais-tu me parler de ton meilleur souvenir de vélotaff ? 

  

Clément De Alcala : Ah, je pense, je pense à la Tanzanie aller au boulot tous les jours. Bon, quand t’es, quand t’es en vélo, bien sûr, tu te rends vachement compte de tout ce qu’il y a autour de toi, les bruits, les odeurs. Quelle expérience, non, d’aller, d’aller au boulot tous les jours en Tanzanie, dans un endroit qui est vraiment très, très beau, hein, des, des, des montagnes, des vallons. Et, et de voir ces villes qui, qui se, qui se réveillent, quoi, toutes ces odeurs, tous ces, tous ces visuels incroyables. C’était juste, juste fantastique. Mais bon, Madagascar, hein, Madagascar, ça reste, ça reste le plus beau, quoi, le plus beau pays du monde. 

  

Ermanno : Ah, t’as, t’as eu l’occasion d’aller visiter Madagascar aussi ? 

  

Clément  : Ouais, ouais, bien sûr, ouais. Mayotte et, et du coup, Madagascar. Et, et, et donc, ouais, juste, juste halluciné, mais qu’une fois, quoi. C’est vraiment le, le pays qui est tout en haut de la liste pour, pour y retourner. 

  

Ermanno :  Écoute, tu me diras, si tu y vas, il faut qu’on y aille aussi, qu’on emmène les enfants. Tu me diras, j’ai, on essaiera de prendre un billet partagé. Parce qu’y aller en vélo, traverser l’océan, c’est un peu compliqué. 

  

Clément  : Ouais, ouais, là, ça fait loin, ouais. Tu vas, tu vas certainement, apprécier  et en faire un autre. 

  

Ermanno : Ouais, ne faut pas le dire trop fort à mon épouse, mais bon, on verra plus tard. Clément, à ton avis, comment est-ce qu’on pourrait encore plus promouvoir l’utilisation du Vélotaf, que ce soit aux États-Unis, que ce soit en Europe, que ce soit partout dans le monde ? 

  

Clément : Euh, ben moi, je, je crois beaucoup à la notion d’écosystème, en fait. Euh, d’avoir vraiment différents acteurs qui soient motivés par le même, le même but.  Je sais que les sociétés en France font, font beaucoup pour leurs employés. Euh, l’État, euh, bien sûr, avec des subventions, avec des aides à, à l’achat de, de vélo et de vélo électrique. L’industrie, euh, elle-même, euh, et je crois que c’est important aujourd’hui de se dire, OK, on va gagner. On va gagner parce que on voit les tendances et on voit que des milliers, des millions de gens dans le monde, euh, décident aujourd’hui, euh, de passer au vélo. OK ? Euh, la question pour nous, c’est vraiment de savoir quelle, quelle est la solution, vélo et vélo électrique, qui est la meilleure, euh, au niveau social, au niveau environnement. Et de pas retomber dans, dans les erreurs du passé. Tu vois, l’erreur SUV en ville, quoi. L’erreur, l’erreur voiture. Euh, de pas recréer des dépendances, de pas épuiser à nouveau, euh, nos, nos… nos ressources. Euh, si on passe tout au vélo électrique demain, tu vois, moi, ça me rend un peu fou quand je vois des, des enfants ici aux États-Unis, euh, j’en vois de plus en plus, en vélo électrique. Euh, je me dis que c’est quand même, c’est quand même dingue. On est en train, en train de, de, de se créer une, une dépendance et, et de se rendre moins capable à faire, à faire les choses. Euh, et, et en même, et en même temps, on, on épuise, on épuise des, des ressources qui, on le sait tous, sont, sont hyper, hyper limitées. Une, une batterie lithium, ça se recharge mille fois le cycle, c’est mille fois. Euh, t’es obligé de recharger le vélo pour faire du vélo. Euh, donc tu sais que au bout de, de trois ans, tu seras obligé de changer cette batterie, essayant de trouver d’autres solutions. Et, et c’est, c’est toute la réflexion de, de Clip pour nous. Euh, on, t’as pas besoin, enfin la majorité des gens n’ont pas besoin tous les jours d’avoir, d’avoir une assistance tout le temps, d’avoir une assistance électrique. Donc, s’ils en ont besoin, eh ben, ils ont ce petit moteur qui est plus accessible au niveau prix et qui représente un, un impact moindre sur l’environnement. 

  

Ermanno : Je suis d’accord avec toi sur la partie de créer des dépendances. Euh, et donc, effectivement, tout le monde n’a pas besoin d’un vélo électrique. Après, euh, je pense que tu vas, tu seras d’accord avec moi, on change pas des mentalités comme ça du jour au lendemain. Et quitte à changer des mentalités, je préfère me dire et je préfère voir des mentalités changer pour des mobilités douces, euh, mécaniques ou électriques soient-elles, plutôt que de changer des mentalités pour les mettre dans des plus grosses voitures, euh, qui vont être utilisées, euh, seules et, et pour le coup, qui vont consommer encore plus des ressources de la planète. Parce que même si on, on imagine un gros SUV électrique dans quelques années, euh, la batterie aura un impact tout autre que celle d’un petit vélo électrique ou d’un, euh, d’un appareil pour rendre un vélo, euh, mécanique électrique. Euh, voilà, je pense que, euh, quitte à, tu vois, quitte à choisir, euh, le moins pire, c’est quand même de passer tout le monde au vélo électrique. Quitte à revenir après au fur et à mesure sur le mécanique. Bon, bien sûr, le, le plus beau, le meilleur des mondes, ce serait que tout le monde se remette au mécanique. Tu sais, c’est un peu comme le dessin, en fait. Finalement, tout le monde s’est dessiné. Ouais. Mais on a arrêté de dessiner quand on, on estimait qu’on passait à l’âge adulte. Euh, mais en réalité, euh, on a toujours su dessiner. Bah, le vélo, on a presque tous toujours su faire du vélo. Il faut juste y revenir maintenant. 

  

Clément : Tout à fait, tout à fait. Et c’est, c’est à nous à, à porter ce, ce message. Tu vois, euh, alors je, moi, je suis vraiment pas un expert, tu vois, mais, euh, à l’industrie, en général, de porter, euh, de porter ce message. 

  

Ermanno : Toi, quel outil tu utilises pour vélotaffer ? Alors, euh, on parle pas forcément du vélo. J’imagine que tu utilises un clip aussi pour brancher sur ton vélo. Mais est-ce que t’aurais des petits, euh, des petits tips ? Tout à l’heure, tu nous disais que, euh, l’objectif, selon toi, ça va être de rendre la tech, euh, facile et accessible à tous. Est-ce que, justement, t’as des petits trucs pour pouvoir, euh, vélo taffé au quotidien? 

  

Clément : Bon, New York, c’est, euh, tu, tu connais l’hiver, quoi. Tu connais Boston. Euh, New York, moi, j’ai dû, euh, vraiment, euh, bien m’équiper pour tous, pour faire du vélo tous les jours à, à New York. C’est pas, c’est pas Marseille, quoi. Euh, mais j’ai pu faire, là, sur les trois dernières années, euh, du vélo absolument tous les jours. Par tous les, euh, tous les climats, tous les climats, toutes les températures. Et ça, c’est parce que, euh, ouais, j’ai un super, euh, blouson, j’ai un super pantalon pluie, euh, j’ai, euh, des super bottes. Tout ça, ça m’a permis, euh, ouais, de pouvoir faire du vélo confortablement tous les jours. Et c’est quand même génial, hein. Quand tu fais du vélo sur la neige à New York, c’est, c’est, c’est, c’est une aventure pour aller, euh, pour aller au, au boulot, tu vois. J’attends l’hiver, moi, pour faire du vélo. 

  

Ermanno : Ouais, écoute, c’est, c’est un concept. Chacun son truc. Moi, je, euh, j’attends le, le soleil pour faire du vélo, mais, euh, ok. C’est, c’est une aventure différente de celle de faire du vélo en Tanzanie, à Madagascar, en Asie ou autre. Mais, mais effectivement, c’est une aventure, hein. Je pense que faire du vélo dans certains endroits de la planète, c’est une aventure au quotidien, hein. 

  

Clément : Eh ouais, ouais. Non, il faut trouver un petit peu la… Et, et c’est ça aussi que, qui manque parfois, tu vois, dans nos, dans nos routines. C’est ce petit grain d’aventure. Moi, je, je l’ai parfois sur, sur le trajet parce que les conditions, parce que les, les gens avec qui je vais parler, euh… Et ça, c’est vraiment possible parce que je, je fais du vélo. 

  

Ermanno : Je, je te rejoins totalement. Et c’est vrai que ce sont pas, euh, la, la petite quarantaine d’invités que j’ai eu déjà sur le podcast qui, qui nous diront le contraire. Euh, toutes et tous me disent, en gros, le vélo, c’est, c’est la liberté. Et je pense que ça s’inscrit véritablement dans ce que tu viens de nous dire. 

  

Clément De Alcala : Ouais, ouais, ouais, tout à fait, ouais. 

  

Ermanno : Super. Euh, Clément, si tu devais clonclure cet épisode, qu’est-ce que tu en retiendrais ou qu’est-ce que tu pourrais nous dire, justement, pour finaliser un petit peu notre discussion ? 

  

Clément De Alcala : Ah bah, c’est, c’est, c’est difficile de, de pas te rendre le, le, le… le micro. Euh, de, de pas te souhaiter, on est à quinze jours, là, euh, dix-neuf jours. Euh, bonne chance. Euh, te dire que, bah, on est très, très jaloux aussi. Et, euh, et, ouais, d’essayer de, de nous faire partager cette, là, pour le coup, énorme aventure. Euh, autant que tu peux, parce que ça va être aussi, euh, difficile de partager. J’imagine que, euh, t’as aussi envie de te faire plaisir, euh, perso, et c’est pas toujours aussi facile de communiquer. Euh, mais, euh, mais voilà, quoi, ne nous oublie pas. 

  

Ermanno : Non, ça, ça risque pas, je ne vous oublierai pas. Euh, tu faisais référence, effectivement, à mon défi Agrippa. Je suis sur le point de relever, euh, la préparation se termine et on est à dix-neuf jours du départ où je partirai de Dunkerque pour traverser la France jusqu’à Menton. Euh, je t’en remercie de l’avoir, de l’avoir relevé, de l’avoir cité dans ce, dans cet épisode. Euh, Clément, merci beaucoup d’être, euh, d’avoir répondu à, à mon invitation. Euh, et puis, bah, si, euh, nos auditrices et nos auditeurs sont intéressés pour savoir ce que, euh, comment fonctionne Clip, comment se le procurer, euh, bah, on les renvoie encore une fois sur le site internet clip.bike au singulier. Et puis, vous aurez toutes les infos. N’hésitez pas à regarder un petit peu dans le menu et vous trouverez notamment les vidéos qui vous expliquent, qui vous montrent comment utiliser Clip. Et, euh, je suis sûr que ça vous donnera bien envie d’aller tester l’appareil. 

  

Clément  Merci beaucoup, Ermanno. 

  

Ermanno : Merci, Clément. Ciao. 

co-fondateur du podcast et co-auteur du livre DEVENIR TRIATHLÈTE
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Podcasts, SwimRun, UltraRunner et Papa x 4 enfants je cours après le temps, mes passions et mes petits amours.