Aujourd’hui, j’ai abordé la question du vélo de fonction sous un autre angle avec Alexandre Jomin, CTO (Directeur Technique) de Azflate..
Bonne écoute !
Pour contacter notre invité via Linkedin, c’est par ici ( https://www.linkedin.com/in/%F0%9F%9A%B4-alexandre-jomin-007309a7/ ) ou là ( https://twitter.com/alexandrejomin)!
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Ce podcast animé parErmanno DI MICELIest proposé par l’ONGTwoWheelTuesday(@2wteu), et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique duVélotaf.
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Ermanno : Bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour ce nouvel épisode du podcast Vélotaf. Aujourd’hui, j’ai la chance de recevoir un invité que j’ai croisé par hasard dans une autre vie en recherchant des profils pour mon métier de recruteur et je suis bien content de pouvoir mettre la main sur Alexandre Jomin. Bonjour Alexandre.
Alexandre : Bonjour, merci de m’accueillir dans ton podcast.
Ermanno : C’est un plaisir. Alexandre, on n’est pas forcément là aujourd’hui pour parler de mon métier de recruteur. Par contre, on va être là pour parler de ton métier à toi et puis de ta dernière actualité, de ta dernière activité depuis un petit peu plus d’un an dans une société, tu me disais en off tout à l’heure, qui te plaît et qui fait sens. Alors, j’aimerais bien qu’on en sache beaucoup plus sur cette boîte-là. Mais avant, j’ai une tradition dans ce podcast, c’est que je laisse le micro à mes invités pour se présenter. Donc, dis-nous tout, qui est Alexandre Jomin ?
Alexandre : Écoute, Alexandre Jomin, comme on vient de le dire, j’ai 42 ans. Je suis CTO, directeur technique chez Azfalte. Avant ça, j’ai un petit parcours dans l’informatique chez diverses entreprises, de l’hébergement cloud à l’IT dans l’automobile, la mobilité, toujours un petit peu, à des choses un peu plus variées. Et si on remonte au tout début, en fait, moi, j’ai fait un virage dans l’informatique parce que je ne suis pas issu d’une école d’informatique. J’étais ingénieur du son à la base. Je vous parle d’un temps qui commence à remonter, qui fait moins de 20 ans, etc. Puisque c’était en 2007 où j’ai quitté mon rôle d’ingénieur du son pour devenir développeur web. Donc, j’ai fait une reconversion à 27 ans, tout simplement. Et depuis, je gravite dans quelques entreprises du web et maintenant chez Azfalte en tant que directeur technique.
Alors, sur la partie ingé son, on pourra en reparler parce que mon fils produit de la musique électronique. Et je crois que c’est une formation qu’il aurait voulu faire, mais il faudra absolument qu’on garde le contact. Bon, après, toi, tu as commencé ton BTS quand lui est né. Donc, vous avez quelques années d’écart.
Alexandre : Oui, merci de souligner.
Ermanno : Bon, on a le même âge. On est marathonneurs tous les deux. Donc, pour ceux qui sont un peu sportifs, 42 ans, 42 kilos.
Alexandre : Exactement.
Ermanno : Excuse-moi, je t’ai coupé. Tu disais ingé son, je vois dans ton profil que tu as quand même fait une licence physique appliquée, option vidéo communication. Oui. Alors, tu m’expliques ça, la relation entre la physique appliquée et la formation d’ingé son qui, si je ne m’abuse, n’existe pas en soi. Enfin, le terme d’ingénieur du son est un peu… Il n’y a pas de diplôme d’ingénieur du son.
Alexandre : Enfin, en tout cas, c’était le cas quand j’ai fait ma formation à l’époque. Donc, comme tu l’as si gentiment souligné, ça commence à remonter.
Ermanno : Oh, ce n’était pas pour taquiner, c’était juste une constatation.
Alexandre : Je rigole. Je ne peux pas dire le contraire, c’est vrai que ça commence à dater. Donc, oui, j’ai fait un BTS aux jeux visuels, en fait, à l’époque et j’ai voulu continuer dans ce qui s’appelait un… Enfin, maintenant, on appelle ça… C’est un master à l’époque, ça s’appelait une MST. Bizarrement, ils ont changé de nom, je ne sais pas trop pourquoi. Je ne comprends pas pourquoi. C’était maîtrise de sciences et techniques. Et en fait, c’était à Brest. Et figure-toi que je n’ai pas été pris la première fois et je me suis retrouvé un petit peu le bec dans l’eau et il a fallu que je trouve une formation. Et je suis tombé sur cette petite licence qui était menée par un professeur à l’époque fort sympathique qui aimait bien, en fait, tout ce qui était traitement de signal. Et qui avait monté sa formation à lui. Et qui avait appelé ça… Option vidéocommunication. C’était très axé, si tu veux, traitement de signal. Et finalement, ça a été une année vraiment super parce que j’ai appris plein de trucs sur les… Peut-être ce qui me manquait un petit peu sur le traitement de signal, les mathématiques, la théorie du signal. Qui a fait vraiment le pont entre mon BTS et après mon master que j’ai fait derrière, en fait. Donc ça a été vraiment… Je garde un très très bon souvenir de cette licence. On était très peu. On était 9 ou 10, si tu veux, dans la promo. Et donc, vraiment, avec des profs qui étaient vraiment là pour nous. Et j’ai appris énormément de choses. Je garde un très très très bon souvenir de cette promo. Donc c’était en 2001, je crois. Pareil, ça commence à remonter. Maintenant là où il y a une convergence entre le traitement… Entre le son et cette licence, c’était vraiment l’aspect traitement de signal. Voilà. Tout ce qui est transformé de Fourier et compagnie. Savoir comment ça marche à l’intérieur des machines, c’était vraiment super intéressant. Suite à ça, en fait, je suis parti à Brest faire un master qui existe toujours aujourd’hui. Qui s’appelait MST à l’époque. Qui voulait dire maîtrise de sciences et techniques. Voilà. Pour finaliser ma formation. Et après, je suis revenu sur Lille. Enfin, je suis passé un peu par Bruxelles. Et je suis revenu sur Lille en tant qu’ingé son. Métier que j’ai exercé jusque mes 27 ans en 2007. Voilà. Et avant de partir dans le web. On sort un petit peu justement du podcast Vélotaf, là.
Ermanno : Mais j’aime bien en savoir plus sur mes invités. Est-ce que tu crois que la formation que tu as faite justement dans cette troisième année post-bac. Donc cette licence dont tu gardes beaucoup de souvenirs. Dans un environnement… J’imagine qui était plutôt agréable. Parce que vous étiez agréable dans le sens propice au travail. Vous n’étiez pas très nombreux. Le professeur avait l’air d’être quelqu’un de super passionné. Donc c’est cette formation où tu es vraiment rentré dans le détail. Notamment du travail sur les ondes, etc. Est-ce que tu crois qu’aujourd’hui, pour un jeune qui voudrait se lancer dans le métier. Ce serait vraiment encore nécessaire. Au-delà de la culture personnelle. Est-ce que ce serait vraiment nécessaire. Ou au contraire maintenant on dispose d’outils qui permettent finalement d’être un petit peu moins artisans. Des ondes et du son. Et beaucoup plus travailler sur la partie créativité.
Alexandre : Alors je pense qu’il y a un peu… Enfin tout dépend de ce que tu veux faire. Mais je pense qu’il y a quand même un… C’est jamais du temps perdu de comprendre les fondements de ce que tu manipules. Après pour revenir à mon expérience personnelle. Je pense que moi je n’ai pas assez pratiqué si tu veux. Je pense que pour être un gestion musique. Il faut vraiment avoir enregistré une batterie. Des cuivres, etc. Tu ne peux pas te prétendre un ingénieur du son. Tant que tu n’as pas vraiment mis les mains dans le cambouis. Mais par contre je pense que c’est vraiment une valeur ajoutée. De vraiment comprendre ce qui se passe derrière. En terme physique. J’ai eu des cours fantastiques sur comment fonctionnait un micro, etc. Et tu apprends énormément de choses. C’est-à-dire que tu mets un petit peu en perspective. C’est-à-dire que tu as vraiment l’aspect… Un peu recette de cuisine. C’est-à-dire d’un ingénieur du son qui va faire tel et tel réglage sur sa console. Sur ses pré-ampes, etc. Mais comprendre ce qui se passe derrière électroniquement. Je pense que vraiment ça ajoute du sens. Vraiment à tout ça. Et tu comprends certainement plus facilement pourquoi il faut faire ça. Dans tel et tel contexte. Je pense que c’est vraiment intéressant. Mais pour nuancer un peu mon propos. Ça n’exclut certainement pas de pratiquer énormément pour devenir… En tout cas je prenais l’exemple d’ingénieur du son pour la musique. Il faut avoir mangé de l’enregistrement. Savoir comment sonne un instrument. Comment placer un micro. Connaître ses micros. Connaître l’acoustique. Il y a énormément de choses. De choses qui rentrent à mon avis que par la pratique. Et c’est certainement quelque chose qui m’a manqué moi dans mon cursus, dans ma formation.
Ermanno : Pour refaire encore un parallèle vers moi. Je comprends mieux pourquoi mon fils s’éclate. Parce qu’en fait à la base il est batteur. Donc c’est peut-être pour ça que ça marche aussi bien. On va revenir justement sur le sujet qui nous occupe aujourd’hui. Tu nous disais que tu es CTO. Donc directeur technique d’une société qui s’appelle Asphalt. Alors on ne va pas revenir sur tes expériences passées. Même si je pense que justement ça donne un petit peu de… De contexte à nos échanges. Déjà qu’est-ce que c’est que CTO ? Ou directeur technique traduit en français. C’est un langage qu’on connaît quand on gravite un petit peu dans le monde des startups. Un petit peu moins quand on n’y est pas forcément. Donc est-ce que tu pourrais nous expliquer ce que c’est que CTO ? Et puis qu’est-ce que vient faire un CTO dans une société qui… Ne serait-ce que par le nom et le fait que je te reçoive dans mon podcast. Est plutôt censé être orienté autour du vélo.
Alexandre : Excellente question. En fait je pense qu’il y a autant de définitions de CTO. Qu’il peut y avoir de startup. Parce qu’en fonction de la typologie, du métier, de la dimension de l’entreprise. Je pense que le rôle de CTO est complètement différent. Et le CTO d’une entreprise A ne fera certainement pas du tout ce que fait le CTO d’une entreprise B. Néanmoins on peut esquisser peut-être un prototype. De ce qu’est censé faire un directeur technique ou un CTO dans une startup. Moi j’ai eu la chance d’arriver chez Azfalte à la toute création. Donc ça inclut… C’est-à-dire qu’on est parti de la feuille blanche. Voilà. Donc là il y a eu toute la partie de conception. Choix des outils. Des choix techniques de l’architecture. Quels outils on a utilisé. Comment on allait les mettre en place, etc. Donc ça, ça a été vraiment super intéressant. Et je suis en train de réfléchir. Mais c’est vraiment la première fois où je suis parti à la… Enfin j’ai accompagné le projet du tout début en fait. Généralement dans mes précédentes expériences professionnelles. Je suis arrivé… L’entreprise existait déjà. C’était déjà en place. Donc t’as pas cette partie de… De choix un peu structurant. Que tu vas assumer. J’ai envie de dire. Pendant quelques années derrière. Donc il faut faire des choix réfléchis. Et assez sensés. Donc au-delà de cet aspect conception. Voilà. Participation. Accompagnement du développement de l’entreprise. Il y a tout ce qui est finalement… Direction et responsabilité sur les outils qui sont en place aujourd’hui. Donc effectivement tu le soulignes. On pourrait croire que… Pour une boîte qui fait du vélo. Donc Azfalte met en place du vélo en entreprise. Pourquoi il y a un CTO ? Bah en fait on a pas mal d’outils. Pour accompagner nos clients. Que ce soit dans la mise en place des politiques. Qu’on appelle la Bike Policy finalement. Chez les employeurs. Pour les accompagner à mettre en place le vélo entreprise. Mais aussi les outils qui permettent de sélectionner le vélo. Finalement un petit peu une boutique en ligne. De sélection de vélo pour accompagner le vélo. Et aussi tout ce qui est cycle de vie du vélo. C’est à dire qu’une fois que le collaborateur a choisi son vélo. Il faut l’accompagner. Donc ça passe par des outils personnels. Pour avoir l’état de santé. Les maintenances, révisions du vélo. Les soucis éventuels de SAV. Donc on a des outils de support. Effectivement de création de tickets. Donc en gros voilà. C’est tout cet écosystème d’outils. Dont j’ai la responsabilité chez Azfalte. En plus d’avoir… On a une petite équipe technique. Nous sommes que deux chez Azfalte. Donc… Je pense qu’il y a aussi cet aspect. Dans d’autres entreprises. Où des équipes tech sont un peu plus grandes. Effectivement de management. Et de structuration. De mise en place de méthodologie. C’est un peu ça le rôle d’un CTO. En plus d’avoir normalement une certaine expertise technique. Sur les technologies. Sur les choix structurants. Ça je reviens là-dessus. Je pense que c’est super important pour un CTO. De choisir les bonnes technologies. De ne pas sombrer au champ des sirènes. Du hype driven development. D’aller tout de suite sur la nouvelle techno. Qu’elle voit en poupe. De bien choisir. Mettre en perspective le métier. Quel est le métier de l’entreprise. Quelle est la bonne technologie. Qui va répondre à cette problématique finalement. C’est vraiment ça je pense. Donc l’aspect technologie. L’aspect management. Et structuration d’une équipe. Faire monter en méthodologie. Tout ce qui est aspect effectivement. Tu parlais de product owner. D’agilité. Tout ce qui permet à une entreprise. L’équipe technique. De mener à bien ses missions. Donc ça aussi c’est un aspect important du CTO. Et oui comme je le disais tout à l’heure. Pour reboucler. Je pense qu’il y a autant de profils de poste. Qu’il y a de CTO en France. Parce qu’en fonction des entreprises. Je pense que tu fais des choses peut-être radicalement différentes.
Ermanno : Effectivement j’imagine que ça doit être super intéressant. Excitant. Et forcément engageant. D’être au démarrage. De l’activité. D’être au démarrage de l’histoire. On peut revenir un petit peu justement sur la genèse d’ Azfalte. Parce que des sociétés qui font de la location de vélo. Enfin du vélo de fonction entre guillemets. J’en ai déjà reçu dans ce podcast. Donc moi ce que j’aimerais comprendre. C’est ce qui vous différencie des autres. Et puis encore une fois. Faire le pont avec toi. Pourquoi est-ce qu’on a un directeur technique. Pour une telle activité. Alors je schématise. Je caricature au maximum. Mais en gros. Quand on veut faire de la location de vélo. On a un bon CRM. On a un site WordPress vitrine. Et puis on a 3-4 commerciaux qui se baladent à droite à gauche. Au début de la boîte. C’est éventuellement le CEO qui fait tout. Et puis on file des vélos en location aux boîtes. Et voilà c’est parti. En quoi justement Azfalte va être différent. De ce schéma très caricatural. Éventuellement différent de vos concurrents. Et puis oui. En premier lieu. Est-ce qu’on peut revenir sur la genèse d’ Azfalte.
Alexandre : Alors je vais essayer de répondre à toutes ces questions. Que tu viens de poser. J’en ai posé plusieurs. Mais vraiment. C’est un bloc quoi. En fait Azfalte. Il faut le dire. Ça a été créé par des gens. Qui sont essentiellement passionnés de vélo. On n’est pas là par hasard. Les cofondateurs en tout cas. Ce n’est pas là par hasard. C’est des gens qui gravitent dans le milieu du vélo depuis. Ou qui ont une sensibilité particulière pour le vélo. Depuis déjà un petit moment. J’en fais partie. Je pratique le VTT. Moi depuis le début des années 80. Un peu 90. Je crois que tu as souligné qu’on avait le même âge. Donc ça doit te parler. Donc en gros pareil. C’était le tout début du VTT. Voilà. Le vélo c’est quelque chose qui m’a accompagné toute ma vie. Et qui m’accompagne encore aujourd’hui. Peut-être dans une autre modalité. Un usage différent du vélo aujourd’hui. Que ce que je faisais dans les années 90. Voilà. Azfalte a été vraiment monté. Par des gens qui aiment le vélo. Qui font du vélo. Ça c’est important de le dire. Et sur ce constat là. Il est aussi peut-être important de souligner. Qu’on revendique une forme d’expertise autour du vélo. C’est-à-dire qu’on est là pour accompagner nos clients. On n’est pas juste là pour intermédier un client avec un magasin. Ce n’est pas du tout notre vision du vélo en entreprise. On est vraiment là pour accompagner les entreprises qui sont clients. Et les collaborateurs de ces entreprises. Ça c’est vraiment une volonté forte et structurante du projet Azfalte. Et quand je te dis accompagnement. L’accompagnement se veut être complet. C’est-à-dire comme je le disais tout à l’heure. C’est mettre en place une bike policy. C’est accompagner l’employeur. Parce qu’effectivement c’est un produit qui est assez nouveau. On a une phase d’évangélisation assez importante. Et des délais de contractualisation qui sont assez longs. Puisque c’est un produit qui est assez nouveau finalement en France. Les gens ne connaissent pas. Autant la voiture de fonction tout le monde dit bah oui je connais. Autant le vélo de fonction c’est un peu différent. Donc il y a plein de questions sur l’aspect sécurité qui arrivent etc. Et ça c’est vraiment un accompagnement qu’on propose. Sur toute la chaîne. Donc mise en place de la bike policy. Quand les collaborateurs veulent choisir leur vélo. On les accompagne également. Par rapport à tel ou tel usage. Ça c’est vachement important aussi. C’est quelque chose qu’on matraque chez Azfalte. Tout le monde n’a pas besoin du même vélo. Effectivement si quelqu’un va conduire ses enfants le matin. Comme c’est mon cas en vélo. Bah il faut plutôt un vélo long tail, cargo. Un City avec un siège enfant derrière. Quelqu’un qui a un peu plus de dénivelé. Ne va pas avoir le même vélo que quelqu’un qui habite au centre de Paris. Enfin voilà. Il y a cet aspect usage qui est super important. Et c’est quelque chose qu’on accompagne également. Qu’on conseille. Et après dans le cycle de vie du vélo. C’est aussi accompagner les utilisateurs. Par rapport aux révisions qu’on inclut. L’offre est packagée. Donc quand on met en place un vélo. C’est à dire qu’il arrive avec ses solos de révisions. Plusieurs fois par an. Le SAV qui va bien autour. L’aspect assurance. Casse et vol aussi. Comme tu le sais un fléau. Les vols de vélo c’est assez problématique. Donc voilà. Tout ça arrive avec une formule packagée.
Ermanno : Pas à Lille. Lille c’est une ville super agréable à vivre. Il y a beaucoup d’étudiants.
Alexandre : Oui c’est sûr.
Ermanno : Franchement l’image que j’ai de Lille. Pour avoir visité plusieurs fois la ville. C’est plutôt une ambiance très safe non ?
Alexandre : Oui Lille est une superbe ville. Mais n’empêche que si tu laisses un vélo dans le centre-ville. Je ne vous donne pas la journée quand même. Il faut quand même se méfier. Et pareil tu vois là. Blague à part. On sensibilise énormément les collaborateurs à l’aspect. Comment bien protéger son vélo du vol. C’est à dire par rapport. On met en place des cadenas qui sont homologués par les assurances. Il y a vraiment cet aspect qui est pris au sérieux. Parce qu’effectivement c’est une vraie problématique. Que celui du vol de vélo. Donc voilà l’accompagnement. Et pourquoi il y a une équipe technique au sein d’ Azfalte. Je réponds à ta question. C’est qu’en fait on a des outils qui accompagnent tout ce workflow. Tout ce cycle de vie du client qui n’a pas encore signé. Et ça nous permet d’être super réactifs. C’est à dire qu’on fait évoluer nos outils au quotidien. Et on n’a pas de prestataire si tu veux. On fait évoluer nos outils quotidiennement. Je parlais de méthodologie pour le CTO tout à l’heure. Je reboucle avec ce que je disais aussi. On a des techniques qu’on appelle CI-CD. C’est à dire qu’on est capable de livrer en flux continu. Des fonctionnalités sur nos outils. Et il y a aussi l’aspect qu’on aurait peut-être tendance à minimiser. Quand tu mets en place un ELD autour du vélo. C’est à dire qu’autour du vélo on gravite tout un tas de contrats à formaliser. Assurance, maintenance, le financement, le leasing. Et en fait c’est une partie qui est relativement complexe. A structurer dans nos outils. Et ça nécessite un vrai savoir-faire. Technique là pour le coup. Pour que ça fonctionne bien au quotidien. Qu’on soit capable de bien référencer les vélos. Qu’on ait tous les contrats associés. C’est assez complexe finalement. J’avoue que j’avais un petit peu en entrant chez Azfalte. Sous-estimé la tâche que ça pouvait représenter de mettre un vélo à la route. Parce qu’on va assembler 6 ou 7 contrats avant de pouvoir mettre le vélo à la route. Voilà l’aspect technique. Pourquoi on a fait le choix. Et ça, ça a été un choix de Jean-François. Le fondateur qu’on aura peut-être l’occasion d’évoquer après. D’intégrer directement dès le premier jour à la création d’ Azfalte. Quelqu’un qui s’occupe de la technique. Donc j’étais seul au début. Et comme je l’ai dit tout à l’heure. On est deux. Antoine qui m’accompagne sur l’aspect plutôt frontend. Donc interface. Moi j’ai plutôt un profil backend. S’il faut rentrer dans le détail. Donc voilà. On bosse à deux pour faire évoluer nos outils au quotidien. Et on s’ennuie pas. Et c’est vrai. Moi je suis tout à fait d’accord avec toi. On pourrait se demander pourquoi une boîte qui fait du vélo a besoin d’une équipe technique. Et il s’avère qu’en fait on a des outils. Et bon. Finalement l’informatique est partout. Je crois qu’il y a un dicton qui dit. Software is the world. C’est-à-dire que dans ta cafetière t’as de l’informatique. Dans ton lave-vaisselle tu as de l’informatique. Enfin l’informatique est partout. Et voilà. Nous on a la chance donc d’avoir une équipe technique. Qui nous permet de proposer des outils. Et d’être super réactifs par rapport aux demandes de nos clients. Et il faut savoir qu’on a une équipe technique. Enfin voilà. Ça fait deux ans qu’on existe à peine. Donc les outils sont quasiment tout neufs. Donc ils évoluent très rapidement par rapport aux demandes des clients. Alors je ne sais pas si j’ai coché toutes les cases de tes questions que tu viens de me poser.
Ermanno : Ouais ouais. Non tu as bien coché. Et du coup ça me permet de réagir. Alors on modifie un petit peu la structure des épisodes habituels. Parce qu’en général je m’attarde sur l’invité. Et puis après on passe à la société ou au projet que l’invité nous présente. Là. Volontairement. Je suis venu un petit peu plus sur Azfalte. Surtout qu’au début tu nous as dit que les cofondateurs avaient le vélo dans leur ADN. Dans le sang. Tout comme toi. Bon même si tu fais du VTT. Moi j’adore le VTT. J’ai des souvenirs. Quand j’étais gamin. On s’éclatait avec un pote dans la forêt à côté de chez nous. Et je rêve de revivre ces sensations là. Peut-être un jour avec mon grand-fils. Ou le plus jeune. Le plus jeune a deux ans. Donc j’ai encore le temps tu vois. Mais non. Je rêve de ça. Mais du coup. Ça me permet de transitionner et de revenir un petit peu plus sur toi, voir même, on va encore plus modifier le plan habituel. J’aimerais qu’on fasse le parallèle avec toi et avec les cofondateurs. Donc tu nous disais que. Ils ont vraiment le vélo. Dans leur gène. Dans leur ADN. Donc. La question que je pose en général à mes invités. C’est déjà : toi est-ce que tu pratiques le vélotaf ? Tu nous l’as dit tout à l’heure. Oui. Tu fais pas mal de vélo. Tu nous as dit aussi pendant ce long exposé. Où tu as répondu à toutes mes questions. Et je te remercie. Tu as coché toutes les cases. Que effectivement tu ramenais tes enfants à l’école le matin en vélo. Du coup, est-ce que toi. Ça fait. Vraiment partie. De tes habitudes. Depuis de nombreuses années. Ou c’est plutôt. Dès que tu as rejoint Azfalte. Que tu t’es mis. Un petit peu plus intensément. Au vélotaf. Et. Peut-être. Est-ce que tu as les mêmes infos. Pour les cofondateurs.
Alexandre : Oui. Alors, je pratiquais le vélotaf depuis peut-être cinq ans. De travailler dans une entreprise qui promeut le vélo en entreprise forcément que ça a allumé certaines lumières créé des caisses de résonance certainement sur certains de mes usages à moi. C’est vraiment un frein quand tu ne as pas mis en oeuvre, les choses qui te permettent de faciliter la prise du vélo parce qu’il manque toujours quelque chose donc du coup tu prends ta bagnole, les clés sont là et c’est parti il faut limiter le nombre de contraintes le nombre de freins à l’utilisation du vélo et ça ça permet de peut-être de permettre au fait que tu n’as pas besoin de la voiture tout le temps d’utiliser plus ton vélo comme véhicule principal entre guillemets que ce qu’était la voiture pour moi avant je mets tout en oeuvre des stratagèmes entre guillemets pour faciliter ça avant j’utilisais pas mal le vélo aussi mais plus dans l’utilisation sportive qui est très français, c’est vrai que quand on dit vélo on pense plus au sport que aux moyens de transport bizarrement, contrairement à des pays qui sont juste frontaliers comme la Belgique ou la Hollande voilà j’ai pas mal utilisé le vélo, j’ai fait beaucoup de vélo en étant, tu vois pareil j’ai les mêmes souvenirs que toi c’est à dire que j’ai eu un VTT je vais avoir 12-13 ans je vais pas faire le calcul mais ça fait un petit moment. Des très très bons souvenirs après j’ai compris que ça s’appelait le VTT et qu’il y avait que c’était un vrai sport et donc je me suis fait ma propre formation, il n’y avait pas internet à l’époque c’était des VTT magazine, des vélos verts etc et j’ai fait pas mal de vélo à cette époque là et je reviens aussi sur ce que je disais tout à l’heure qui est un petit peu contradictoire, ce que je disais c’est vrai que finalement il n’y avait pas de transport en commun, il y avait beaucoup de voitures la mobilité était forcément faite à base de voitures mais en tant qu’adolescent mon moyen de locomotion c’était le vélo, paradoxalement comme mon vélo coûtait le prix d’une mobilette, mes parents c’était pas question d’avoir un scooter ou une mobilette c’était juste pas possible et je les remercie là dessus donc je me suis beaucoup déplacé entre mes 10 et 16 ans en vélo finalement pour aller voir les copains les copines tout ça, c’était vraiment mon moyen de locomotion, principal quasiment avant d’avoir le permis peut-être ou là j’ai dû peut-être délaisser mon vélo et ne l’utiliser que pour le sport donc voilà, je fais du vélo depuis des années j’ai eu la chance de faire pas mal de disciplines différentes j’ai fait des compétitions de cross-country régionales, un petit peu nationales sans briller, t’as pas devant toi un absalon ou je ne sais pas quoi non mais voilà j’ai fait aussi un petit peu de descente, j’ai eu la chance de faire la méga-valanche, je crois que la première édition de la méga-valanche, alors la méga-valanche c’est une compétition de descente marathon qui part de l’Alpe d’Huez jusqu’à Bourdoisan où c’était la première ou la deuxième édition avec des vélos qui n’étaient vraiment pas faits pour ça c’était assez rock’n’roll de très très bon souvenir aussi je pense que c’était les tout débuts, tu vois les vélos tout suspendus coûtaient absolument un prix indécent pour quelqu’un qui habite à Lille c’était pas possible par rapport à l’usage qu’on en avait c’était complètement overkill on va dire et voilà et après j’ai fait beaucoup de trial aussi je suis tombé amoureux du trial et donc ça j’ai pratiqué le trial pendant des années un peu moins maintenant parce que je peux plus le monde m’a dit non, au bout d’un moment c’est plus possible et voilà donc je pratique toujours le VTT, j’ai fait aussi pas mal d’enduro, je suis tombé amoureux de l’enduro qui était un bon compromis finalement entre le plaisir de la descente un peu technique engagée et aller chercher le chemin qui va bien mais à coup de pédale ça c’était et c’est un peu la discipline que je pratique peut-être aujourd’hui où je m’éclate le plus c’est à dire tu vois pouvoir le bike park c’est drôle mais je préfère être seul dans les chemins en contact avec la nature et pouvoir profiter d’un bon chemin technique derrière c’est un peu ma pratique de prédilection on va dire et maintenant j’ai la chance d’avoir un VTT AE qui me permet quand je suis pas trop affûté de pouvoir quand même aller
Ermanno : VTT AE pour ceux qui n’auraient pas capté c’est juste un VTT à assistance électrique
Alexandre : à assistance électrique tout à fait ouais mais voilà tout à fait donc j’ai un c’est mon vélo de fonction d’ailleurs je souffre pas du syndrome du cordonnier le plus mal chaussé j’ai un VTT AE avec asphalte qui me permet donc comme je te disais quand je suis pas trop affûté physiquement de pouvoir quand même grimper quand je vais dans les Ardennes par exemple un lieu que j’adore que j’affectionne énormément parce qu’on peut faire pas mal de choses je fais une petite parenthèse là-dessus c’est un lieu que j’ai que m’ont fait découvert des belges alors bizarrement c’était l’Ardennes française pour autant et c’est un lieu où je vais très très souvent pour pratiquer l’escalade ou faire de la randonnée ou faire du VTT c’est un lieu, ça s’appelle la vallée de la Semois il y a un enduro qui est là il y a un trail aussi c’est un lieu qui est assez fantastique qui est sous côté, c’est pas forcément très connu mais c’est pour ceux qui aiment les grands espaces un peu avec du dénivelé et avec de la forêt c’est vraiment très très très joli bref la parenthèse est fermée. Donc oui le vélo et donc ça c’était pour moi et je pense que tu m’as parlé des collaborateurs aussi tous les cofondateurs de Azfalte pratiquent ou ont pratiqué le vélo diverses disciplines on a un triathlète le CFO est triathlète affûté pour le coup à mort on a un acheteur qui est d’autres acheteurs vélo donc il est responsable de la gamme qui est un ancien dans le tri pareil qui était compétiteur dans les années 90 en VTT le fondateur JF qui pratique le vélo aussi depuis longtemps enfin voilà tu vois on a tous comment dire un intérêt particulier pour le vélo et on n’est pas là par hasard quoi ce qui en a rejoint Azfalte c’était que le projet faisait sens était en adéquation avec soit nos passions et aussi il y a une histoire de valeur quoi je reviens à cette histoire de sens, mettre plus de vélo dans nos villes, mettre plus de vélo au quotidien, ça fait partie de nos valeurs et même si on n’est pas tu vois c’est pas une silver bullet le vélo on veut pas que tout le monde, on n’est pas non plus extrémiste du vélo, mais mettre plus de vélo ça fait certainement sens aujourd’hui sur plusieurs aspects, que ce soit problème d’environnement ou économique enfin il y a plein de bonnes raisons de se mettre au vélo aujourd’hui et ça oui c’est vraiment des valeurs qu’on a chez Azfalte quoi et sans être sans verser non aussi dans l’aspect extrémiste tu sais comme ça peut être le cas de certains vélos taffeurs 100% vélo non on n’est pas on n’est pas pour remplacer toutes les voitures par des vélos mais mettre plus de vélo certainement et d’autant plus que en jetant un oeil à votre site internet la dernière fois j’ai vu que vous aviez un service switch c’est à dire oui bon en gros pour t’aider encore plus à faire ça pour te convaincre encore plus à utiliser un vélo au quotidien on te propose même de temps en temps si tu as besoin d’une voiture je sais pas pour faire des plus longs trajets pour aller en famille ou des choses comme ça de te prêter une voiture c’est ça c’est en fait c’est un produit qu’on propose ça permet si tu veux d’utiliser ton vélo de fonction au quotidien et le jour où tu dois partir en vacances ou pour un week-end avec ta famille ou là bon bah c’est compliqué de mettre tout le monde sur le vélo bah là tu peux effectivement bénéficier d’un véhicule pour le week-end pour le pour une ça en fonction de la formule que tu as choisi une période un peu plus longue par exemple pour les vacances estivales ou là où tu peux ou là la voiture s’impose effectivement ou s’impose ça peut être challengé mais en tout cas où c’est plus facile de partir en voiture avec toute ta petite famille oui tout à fait c’est un produit qu’on propose
Ermanno : bon bah donc c’est indifférenciant par rapport à d’autres de vos concurrents alors je dirais pas que ça vient en confrontation avec certaines convictions mais au contraire ça vient en complément comme tu disais chez Azfalte vous êtes pas forcément des ayatollahs vous êtes pas forcément des extrémistes du tout vélo taf toi à ce niveau là parce que ça fait plusieurs fois que tu me dis que le projet d’Azfalte pour toi avant que tu les rejoignes faisait sens ça veut dire quoi faire sens et c’est quoi tes convictions personnelles sur l’utilisation du vélo ou du vélotaf de manière générale.
Alexandre : effectivement tu vois faire sens tu vois c’est se lever le matin et savoir pourquoi tu bosses tu vois, peut-être un truc que j’avais perdu il y a quelques années dans les entreprises dans lesquelles je bossais avant en tout cas là quand je me lève le matin je sais pourquoi je bosse et il y a une vision claire qui est en tout cas affirmée qui est celle de proposer de faciliter en tout cas c’est ça le terme faciliter la mise en place du vélo par les employeurs chez Azfalte on croit beaucoup si tu veux à la capacité au pouvoir de l’employeur à façonner les mobilités de demain et mettre en place le vélo voilà le rapport du GIEC est tombé entre temps il y a eu quand même pas mal de signaux forts qui nous laissent à penser et qui me laissent à penser et je pense que la parole serait identique pour les collaborateurs chez Azfalte qui nous laissent à penser donc que le vélo est une bonne chose ne serait-ce que pour l’environnement pour apaiser un petit peu nos villes t’as vite compris quand tu te balades en voiture en ville que c’est un milieu extrêmement hostile en tout cas c’est un milieu extrêmement hostile en tout cas c’est un milieu extrêmement hostile c’est vraiment ma sensation voilà ma conviction je pense que le vélo est une vraie réponse aujourd’hui aux enjeux auxquels on fait face quoi il y a plusieurs dimensions en fait ce qui est assez vraiment cool chez Azfalte ce qu’on a vécu c’était on a vécu plusieurs caisses de résonance si tu veux depuis qu’on a lancé le projet finalement il y a eu la pandémie on s’est lancé au moment tu vois de crise sanitaire où les gens se sont mis en vélo c’est là où Paris s’est métamorphosé où les gens enfin c’est pas devenu Amsterdam mais pas loin enfin quand tu moi qui ai vécu à Paris il y a 20 ans la vie s’est complètement transformée sur le terme de l’usage du vélo enfin c’est le jour et la nuit quand tu sors du métro que tu vois tous ces vélos il s’est vraiment passé quelque chose c’est évident ça c’était une première étape tu vois où tout le monde s’est remis à faire du vélo ou mis à faire du vélo après on a eu la deuxième étape qui était on a parlé du vélo avec le rapport du GIEC etc les enjeux climatiques qui font que bon bah je vais pas revenir là dessus mais la problématique est grave il va falloir qu’on réagisse et qu’on modifie nos comportements nos visages par rapport à ce qu’on a toujours fait on parlait de la voiture tu vois comme seul moyen de locomotion je pense que c’est plus possible aujourd’hui il faut qu’on réagisse et enfin là tu vois une troisième vague on a eu l’aspect économique c’est à dire que les carburants ont explosé et du coup là on a été contacté par pas mal d’entreprises pour le vélo comme réintroduction enfin augmentation du pouvoir d’achat tu vois l’aspect vraiment au delà des enjeux environnementaux qu’on a évoqué là maintenant il y a une nouvelle dimension qui s’ajoute une nouvelle facette qui est redonner du pouvoir d’achat à mes collaborateurs à travers le vélo et ça c’est super t’as vraiment l’impression quand tu participes à ça on revient à ce qu’on disait par rapport au sens c’est que t’as vraiment l’impression d’être au bon endroit au bon moment quand tu vis ça c’est à dire que t’as vraiment l’impression que voilà t’as le ventre en poupe et que voilà et ça c’est extrêmement agréable à vivre au quotidien ça doit être super énergisant et grisant voilà je cherchais un terme en rapport avec cette sensation quand tu es sur ton vélo et que tu as le vent soit de face soit le vent que tu génères toi même c’est bien grisant accessoirement au moment où on enregistre il y a quelques semaines il y a eu aussi le plan vélo 2.0 du gouvernement qui est sorti et qui finalement, alors même s’il n’est pas à la hauteur de la population, de tout ce que les institutions spécialisées espéraient et c’est quand même 250 millions d’euros qui vont être débloqués pour faciliter l’accès au vélo, l’utilisation du vélo, les infrastructures autour du vélo et donc ça aussi mine de rien je pense que ça devrait aider aussi pas mal les néo-cyclistes ou les néo-vélotaffeurs et vélotaffeuses et tu vois qu’aux plus hautes sphères du gouvernement on commence à parler vélo donc le message même si effectivement comme tu le dis on est un petit peu déçu par rapport à ce qui était proposé mais on parle vélo c’est ça qu’on retient c’est qu’on commence à parler vélo au gouvernement on est dans une bonne dynamique même si effectivement c’est un petit peu en deçà de ce qu’on voulait mais voilà la machine se met en route le vélo se met en route donc c’est un message qui est quand même intéressant c’est vrai qu’il y a quelques jours j’étais aux rencontres Vélo et Territoire à Bourges, alors pour ceux qui connaissent pas c’est une rencontre entre principalement collectivités puisque Vélo et Territoire c’est une association qui a été fondée par des collectivités pour justement promouvoir l’utilisation du vélo il y a plus d’une vingtaine d’années et la constatation qu’on a pu en faire c’est que oui ça parle vélo dans les plus hautes sphères du gouvernement avant c’était plutôt notamment d’un point de vue politique c’était plutôt les gens qui voulaient inclure ça un petit peu dans leur programme c’était un petit peu en mode greenwashing là maintenant c’est plus du tout le cas là maintenant on parle vélo parce qu’il faut parler vélo parce qu’il faut trouver des alternatives pour le climat relativement aux utilisations des énergies fossiles par rapport à l’augmentation de l’inflation etc etc donc on sent que là le vélo commence vraiment à prendre une place à part entière même dans le discours des politiques et c’est pas du greenwashing je te rejoins tout à fait là dessus et c’est quelque chose qu’on a senti aussi de la part des employeurs qui nous ont contactés peut-être au début de l’aventure d’ Azfalte qui mettaient en place le vélo pour mettre en place le vélo genre ça fait un peu bien, propre ça fait sympa tu vois pour la marque entreprise de mettre du vélo c’est un avantage en plus dans la politique RSE c’est pas mal et puis on l’a coché bon voilà hop on a fait le vélo tu vois maintenant en fait on sent l’implication elle est radicalement différente c’est à dire qu’on veut faire du vélo, on veut le faire bien on veut sécuriser les collaborateurs la prise de conscience autour du vélo en fait elle a un peu changé et ça c’est vraiment quelque chose qu’on a constaté, il y a eu un pivot alors j’aurais du mal à te dire quand mais il y a une prise de conscience il y a une volonté plus forte de faire les choses bien et correctement c’est vraiment manifeste
Ermanno : pour revenir un petit peu à Azfalte quand même j’ai deux questions la première elle est relativement à votre business model. Qui paye finalement pour l’utilisation de vos services, est-ce que c’est uniquement l’employeur est-ce que c’est l’employeur et les salariés est-ce que c’est l’employeur qui prend en charge et après qui refacture une partie aux salariés comme c’est peut-être le cas par exemple sur le modèle des tickets restaurant c’est l’employeur qui paye tout et puis après sur la fiche de paye il déduit la moitié ou les trois quarts du ticket ou un quart suivant la contribution qu’il veut apporter.
Alexandre : En fait qui paye pour Azfalte le modèle c’est l’employeur qui contractualise avec Azfalte et le financeur derrière parce qu’on ne finance pas nos vélos on utilise derrière des services de financement des boîtes qui sont en gros des émanations de banque dont le métier c’est de faire du leasing donc c’est bien l’employeur qui contractualise avec nous et le leaser après comme je te disais tout à l’heure la bike policy c’est là au moment où l’employeur va dire moi je vais prendre en charge 60, 80% de la mensualité, 100% aussi ça arrive tu vois de la mensualité pour dire voilà donc il va rester le pourcentage restant au collaborateur qui va prendre en charge enfin un 30% ce qui va représenter allez tu vois 30, 40 euros tu as un très très beau vélo par mois quoi donc le collaborateur va payer cette partie là c’est le cas le plus courant après il est possible que l’employeur dise je prends tout en charge et ça ça arrive on a quelques clients comme ça mais généralement le cas le plus fréquent il y a une répartition et dans une proportion qui est généralement de 70, 30 c’est le plus courant quoi voilà un peu comment ça fonctionne le modèle donc il y a toujours une
Ermanno : je te coupe mais est-ce que tu as remarqué que cette prise en charge elle était aussi corrélée au forfait mobilité durable c’est-à-dire en gros les employeurs peuvent prendre alors je ne sais plus à combien on est on est à 640 euros je crois par an par salarié pour un employeur et donc en gros ils capent à 640 euros et le reste c’est pour le salarié ou est-ce qu’il y a des entreprises qui jouent vraiment le jeu qui vont au-delà.
Alexandre : il y a des entreprises qui vont vraiment au-delà mais ça c’est une vraie question que tu soulignes les employeurs sont un peu perdus par rapport à tout ce qui est proposé aujourd’hui tu vois entre les FMD le vélo de fonction c’est-à-dire c’est pour ça aussi que les délais sont parfois un peu longs tant qu’on explique bien le processus comment l’employeur peut mettre en place du vélo dans son entreprise par quelle modalité le FMD est aussi une réponse et en fait il y a des employeurs des grandes entreprises qui panachent un petit peu entre le leasing, le FMD etc mais c’est vraiment pas simple et là on a aussi pareil une valeur d’accompagnement dans ces questions tu vois de mobilité interne de mobilité au sein d’une entreprise donc il n’y a pas de réponse unique clairement et je pense que en tout cas j’ai l’impression que les employeurs sont parfois un peu perdus par rapport à toutes ces nouvelles dispositions qui sont mises en place pour faire changer pour proposer un plan de mobilité à leurs salariés.
Ermanno : alors je sais pas si t’es le meilleur interlocuteur pour parler de ça mais est-ce que si je te demandais justement de dégrossir un petit peu, pas d’entendre les détails mais de dégrossir un petit peu les modes de financement qu’il peut y avoir pour les employeurs et l’éventuel impact fiscal qu’il peut y avoir pour les salariés, est-ce que tu pourrais m’en dire plus ? alors encore une fois, prenons l’exemple du ticket restaurant en France, je sais plus à combien c’est plafonné le ticket restaurant mais en gros, si l’employeur prend la totalité du montant du ticket restaurant qu’il donne à ses salariés il a un impact fiscal, il doit payer des impôts dessus s’il en prend qu’une partie, il a pas d’impact fiscal et puis il y a aussi un impact fiscal pour le salarié qui va avoir entre guillemets une part d’avantage en nature pour ce qui est des véhicules de fonction donc des voitures de fonction ça a toujours été plus ou moins le même système avec un pourcentage de la valeur résiduelle de la voiture qui est calculée en avantage en nature et donc ça vient impacter le montant imposable en fin d’année est-ce qu’il en est de même avec les vélos qu’on parle de vélos de fonction, qu’on parle de leasing qu’on parle de vélos qui vont être mis à disposition dans le cadre du FMD, donc du forfait mobilité durable est-ce qu’on peut dégrossir tout ça rapidement ?
Alexandre : alors je vais essayer, je suis loin d’être la personne la plus compétente sur ce sujet mais vu que tu as mis en place tout l’aspect technique tu vas le maîtriser un minimum c’est sûr, mais bon je mettrais quelques guillemets de réserve sur ce que je vais dire après mais effectivement il y a des avantages fiscaux on n’a pas eu l’occasion de l’évoquer dans notre discussion l’employeur peut défiscaliser 25% de la partie qu’il va prendre en charge pour son collaborateur donc ça c’est un avantage qui est assez intéressant pour l’employeur alors quand on dit défiscaliser ça veut dire tout simplement passer ça en charge qui vont venir en déduction des revenus et donc déduire le montant imposable de la société et tu disais aussi par rapport au véhicule de fonction à ma connaissance le vélo n’est pas c’est pas un avantage en nature le collaborateur n’est pas imposé sur le fait qu’il bénéficie d’un vélo donc ça c’est des mesures qui sont reconduites un peu d’année en année c’est un peu une zone pas de flou mais il n’y a pas j’ai l’impression de gros grosses mesures structurantes avec un cap à long terme par rapport à ça il y a un lobbying autour de ça on pousse pour que le gouvernement se prononce avec un acte peut-être plus à long terme mais aujourd’hui effectivement l’employeur peut bénéficier de cet avantage fiscal de 25% par rapport à la mensualité le collaborateur lui n’est pas imposé sur ce qu’il paye et l’avantage le vélo n’est pas considéré comme un avantage en nature voilà mes connaissances s’arrêtent un petit peu là le FMD c’est un produit que je connais pas très bien pour être tout à fait franc on on est en train de le proposer de le structurer avec des partenaires c’est pas notre coeur de métier et je me garderai bien d’aller d’avantage pour pas dire de bêtises mais effectivement en tout cas quand on parle avec des employeurs aujourd’hui se pose la question effectivement qu’est-ce que je vais proposer on a parlé du FMD il y a le vélo de fonction maintenant aujourd’hui comment je peux panacher un petit peu cela et il y a des gens beaucoup plus compétents chez Azfalte pour parler de ça avec les employeurs
Ermanno : de toute façon en toute fin d’épisode on redonnera les liens pour contacter Azfalte si c’est nécessaire
Alexandre : alors déjà pour aller voir vos services de travail éventuellement pour contracter avec vous et puis aussi dans ce cas là vous serez mis en relation avec les personnes adéquates pour parler de tous ces sujets là pour rester sur Azfalte au-delà de faciliter la mise au vélo vu par l’intermédiaire des employeurs c’est comme ça que je traduirai un petit peu l’idée Azfalte quelles actions vous menez au quotidien pour favoriser le vélo taf je vais faire une petite parenthèse par rapport à ce que ce que tu viens de dire par rapport au vélo taf en fait l’idée initiale effectivement de Azfalte c’était de mettre en place du vélo tu vois sous forme de vélo de fonction on appelle ça on a un peu changé le nom pour vélo collaborateur et en fait on s’est aperçu qu’il y avait pas mal d’autres usages qui étaient demandés par les employeurs tu vois c’est la flotte de vélo tu vois à partager ça c’est quelque chose qu’on a développé en lançant Azfalte aussi qu’on ne pensait pas trop trop développer mais bon il y a eu une demande assez forte là-dessus et aussi un truc qu’on n’avait pas du tout vu venir c’est l’aspect vélo de courtoisie tu vois et les premiers clients qu’on a eu pour ça c’était des garages des garages automobiles qui nous ont demandé de mettre en place des vélos et pas des moindres je crois que le premier donc en gros le vélo de courtoisie c’est tu vas faire réparer ta voiture et le temps que ta voiture est réparée on te prête un vélo pour aller au boulot et revenir chercher ta voiture le soir tout à fait et l’un des premiers garages qui nous a demandé ça c’était le garage Porsche à Paris donc c’est un truc qu’on avait absolument pas vu venir mais ouais pour répondre plus à ta question sur le vélotaf ça passe pas très bien c’est un truc qui nous a demandé ça c’était le garage Porsche à Paris ça passe aussi par un accompagnement si tu veux des employeurs parce qu’au delà de l’aspect purement matériel de mettre en place un vélo en fait on se rend compte qu’il y a plein de gens qui connaissent pas forcément bien le vélo et ça aussi bon on s’est structuré pour pouvoir répondre à cette demande là à ce type de public qui se met au vélo tout simplement ou qui se remet au vélo donc t’as tout l’aspect sécurité l’appareil qu’on accompagne on met en place des formations sur notamment avec la FFC tu sais pour faire des formations sur la FFC des formations pour remise en selle on appelle ça pour pouvoir dire bon voilà vous allez refaire du vélo dans un contexte certainement urbain il y a telle et telle chose à voir c’est un vélo à assistance électrique généralement que les gens prennent en tout cas c’est ce qu’on vend le plus bon on vend pas vraiment mais on met en place le plus et il y a aussi tout un aspect bon on comprend comment ça marche une assistance électrique des gens qui ne connaissent pas le vélo électrique s’attendent à avoir une poignée de gaz si tu veux pour mettre en place le vélo ne savent pas que c’est un vélo électrique juste un accompagnement du pédalage naturel en plus de ça bon c’est pas une mobilette ouais non mais on a ce genre de puits et c’est normal quoi tu vois des gens qui ne connaissent pas le vélo d’une part et encore moins le vélo assistance électrique et en plus chaque marque a ses petites subtilités donc il y a vraiment un accompagnement sur l’utilisation mais je reviens à ce que je disais tout à l’heure sur l’aspect sécurité ça aussi c’est quand je te dis que les employeurs veulent faire les choses bien maintenant il y a vraiment cet aspect là qui rentre en considération c’est comment je fais pour que mes salariés soient en sécurité quand ils utilisent leur vélo et c’est là effectivement où on propose des formations que ce soit avec la FFC ou par nous même pour effectivement que les collaborateurs quand ils ne se soient pas jetés en pâture avec leur vélo dans un contexte urbain alors qu’ils ne connaissent pas forcément bien enfin qu’ils n’ont pas l’habitude de faire du vélo tout simplement et c’est ça et aussi on est en train de mettre en place donc ça c’est un projet qu’on est en train de mener en ce moment pour accompagner peut-être les gens qui font déjà du vélotaf qui n’ont pas forcément besoin de vélo mais qui sont déjà en train de enfin qui utilisaient déjà le vélo pour venir au boulot pour leur proposer aussi des services comme les gens qui seront équipés de vélo pour réviser leur vélo pour des histoires d’assurance et de garantie sur leur vélo pour proposer juste la couche service pour les gens qui sont déjà en train de faire du vélo qu’on propose généralement autour du vélo mais pour les gens qui sont déjà équipés de leur vélo le but c’est vraiment d’arriver avec un package pour, on revient à ce qu’on disait tout à l’heure de faciliter la mise en place du vélo au sein d’une entreprise pour la mobilité
Ermanno : et pour rebondir sur ce que tu disais toi c’est à dire que tu es en train de mettre en place des petites routines, des petites habitudes pour pouvoir faciliter l’utilisation de ton vélo et plus te poser la question est-ce que mes affaires sont ici ou sont là ou est-ce que je prends la clé de la voiture et je pars supprimer tous ces irritants en fait parce que l’irritant autour du vélo c’est le matériel encore plus quand on est à Lille alors même si Lille est une très belle ville et à chaque fois que j’y suis allé j’avais du beau temps ça n’empêche que de temps en temps il pleut et finalement comme dit l’adage on n’a pas un mauvais temps on a juste un mauvais équipement mais encore faut-il l’avoir l’équipement sous la main donc voilà, il y a tous ces irritants là et puis tu viens d’en parler il y a l’irritant sécurité aussi on ne se lance pas dans la jungle de la rue de la route de l’environnement urbain quand on a l’habitude de faire du VTT enfin je veux dire tu peux très bien monter sur les voitures c’est plutôt du BMX mais à la limite tu peux slalomer entre les voitures aussi habile sois-tu avec ton VTT à mon avis dans des grandes villes comme Paris je ne donne pas cher de ta peau pendant très longtemps
Alexandre : c’est sûr c’est vraiment on passe de la pratique sportive à la pratique comme un moyen de déplacement avec une cohabitation avec des trottinettes, des passants des voitures, des bus il faut vraiment faire attention et je reviens effectivement sur ce que tu disais sur l’aspect équipement ça aussi c’est quelque chose qu’on propose généralement le vélo il est packagé et en fonction de la Bike Policy on peut aller un petit peu plus loin c’est à dire proposer des équipements des vestes, des pantalons pour faciliter le quotidien du collaborateur qui va se mettre au vélo et comme tu le dis surtout dans nos latitudes même si on a des clients dans toute la France il pleut parfois il faut être équipé en fonction et comme tu le disais aussi je crois que c’est un proverbe norvégien qui dit qu’il n’y a pas de mauvais temps il n’y a que des mauvais habits et il y a plein de si tu veux aussi on fait face à pas mal de préjugés autour du vélo c’est à dire qu’on peut faire du vélo que quand il fait beau et ça le contre-argument qu’on a c’est que ok très bien regardez les pays où on utilise le plus le vélo tu vois c’est pas le sud de l’Europe ouais voilà tu vois donc ça bon a priori tu peux comprendre que voilà on n’est pas en sucre et s’il pleut si tu es équipé en fonction bon forcément s’il tombe des cordes qu’il y a un orage et encore tu vois pareil on a des réponses quoi aujourd’hui avec le télétravail etc. tu peux peut-être commencer à bosser chez toi tu prends ton laptop tu bosses une heure chez toi tu attends que l’inverse passe et après tu pars bosser quoi donc des réponses il y en a plein quoi en fonction des cas de figure mais ouais c’est tout un tas de choses en fait qui permettent voilà de faciliter la mise en place du vélo et considérer le vélo comme un moyen de locomotion pas systématique mais l’utiliser plus souvent quoi et pour utiliser moins sa voiture par rapport aux enjeux qu’on a évoqué tout à l’heure quoi
pour rebondir sur ce que tu disais par rapport aux aléas climatiques au tout début de ce podcast j’avais reçu Alexandre un autre Alexandre Ricaud, qui travaille entre autres sur l’intégration de ce fameux FMD forfait mobilité durable pour les entreprises et qui lui est à Toulouse et c’est vrai qu’il nous faisait remarquer une chose et je mets au défi les gens qui te disent le vélo c’est pour en faire que quand il fait beau en fait je pense que c’est plus facile d’en faire quand il fait moins beau voire même quand il pleut ou même quand il fait froid que quand il fait super chaud parce que va t’en faire du vélo qui ne soit pas à assistance électrique donc du vélo musculaire en mode vélotaf avec ton costard les enfants devant ou derrière et il fait 30 ou 35 degrés tu fais 3 minutes de pédalage et tu finis bien plus en nage que si tu étais sous un nuage.
Alexandre : Carrément oui donc j’espère ne pas avoir dit de bêtises par rapport au FMD enfin j’en ai pas dit beaucoup ton invité pourra dire pour compléter mon propos voire même je pense qu’il faut se référer certainement
Ermanno : voilà Alexandre je te propose de prendre une petite inspiration oui on va rentrer dans la dernière partie du podcast ce sont souvent les questions de clôture on revient un petit peu sur toi et puis on baisse un petit peu le rythme cardiaque voilà on est dans la descente en mode VTT enfin pas dans la grosse descente tu vois dans le faux plat descendant on arrive près de la maison tout d’abord je voudrais te demander quel est ton meilleur souvenir de vélotaf
Alexandre : je ne sais pas un meilleur souvenir mais c’est un petit peu un rituel où je passe pour ne pas le citer en fait je prends j’ai la chance d’habiter un peu la campagne donc je traverse un peu la campagne et après je prends un chemin de halage qui me permet de rejoindre l’île tu vois les lieux de l’île pour être tout à fait précis et systématiquement je passe derrière une route qui est encombrée voire qui bouchonne à mort si tu veux donc je passe en dessous et c’est le petit rituel quand je vais bosser je me dis tu n’es pas dans les bouchons tu es tu fais partie du bouchon tu es le bouchon et il y a ça c’est à dire de me dire ouais en fait tu fais un ce que je veux souligner là c’est que tu fais un pas de côté quand tu changes ta mobilité ce que tu subissais de façon quotidienne en fait peut-être tu ne t’en rends même plus compte et là de prendre un peu de recul et de passer en vélo tu te dis ouais c’est vraiment contraignant de vivre ça et c’est un petit rituel si tu veux et en plus c’est un chemin qui est super agréable à passer et donc c’est vraiment un petit c’est assez récurrent ce petit moment où je me dis ouais c’est cool quand même de pouvoir venir en vélo. après chez Azfalte tu vois on est en télétravail majoritaire et on a des coworking en fait on n’en a pas parlé mais en fait on est entre Lyon Paris Nantes et Lille tu vois donc on est un petit peu distribué sur le territoire français et on a tous des coworking où on vient on se rejoint une fois par semaine. d’autant plus utiliser le vélo quand on va travailler au coworking c’est à dire qu’on n’a pas besoin d’utiliser tous les jours donc autant plus on a d’autant plus de raisons d’utiliser le vélo quand on se déplace et voilà donc pour revenir à ton souvenir de vélo taf ouais c’est plus cette petite habitude que j’ai systématiquement quand je passe sous ce pont de voir les gens agglutinés dans le bouchon à 8h du mat je me dis ouais c’est quand même sympa le vélotaf.
Ermanno : ouais je vois très bien ce que tu veux dire parce que pendant un moment je m’entraînais en zone frontalière du Luxembourg et c’est vrai que tu vois tous les frontaliers le matin qui vont au travail vers Luxembourg ou le soir qui rentrent au travail et quand tu t’entraînes à ces moments-là sur la nationale qui longe l’autoroute tu te dis ah ah ah en fait c’est jouissif de te dire là sur les 10 km de course à pied que je vais faire je vais aller plus vite que toi qui est dans ta voiture alors effectivement je suis en milieu de la nature je profite et voilà c’est juste le bonheur en fait ouais ça souligne le fait que c’est très agréable de pouvoir ne pas être dans un véhicule seul dans un véhicule de tonnes dans des bouchons il y a peut-être moyen de faire autrement Alexandre à ton avis comment est-ce qu’on pourrait encore plus promouvoir l’utilisation du vélotaf?
Alexandre : ça passe, on n’en a pas parlé non plus mais on pourrait parler des heures en même temps du vélotaf, mais ça passe je pense par les infrastructures, plus d’infrastructures amènent plus de vélos plus de vélos amènent plus d’infrastructures et je pense que si les gens se sentaient en sécurité moi typiquement voilà on ne parle pas de vélotaf mais du vélo école je ne vois pas dire à mes enfants aller à l’école en vélo parce que les routes sont un peu dangereuses clairement tu vois aujourd’hui pourtant on n’est pas très loin du collège mes grands sont au collège et la grande est encore au lycée mais je pense que l’adhésion au vélo au projet vélo c’est une infrastructure plus développée et plus sécurisante il y a un vrai débat par rapport aux usages français par rapport à ce qu’on trouve par exemple en Hollande ou au Danemark on n’a pas tout à fait le même cahier des charges quand on fait une piste cyclable par exemple on va juste mettre un coup de peinture en disant voilà là c’est le vélo quand tu te fais doubler par une voiture à 90 kmh tu as beau être sur une piste cyclable tu ne te sens pas forcément en sécurité je pense vraiment que l’aspect infrastructure est capitalisé dans cette adhésion au projet vélo comme outil de mobilité forcément je prêche pour ma paroisse mais que les employeurs mettent en place du vélo de fonction évidemment et qu’ils viennent chez Azfalte nombreux après ce podcast
Ermanno : alors moi quand mes invités me parlent d’infrastructure il y a systématiquement une chose une idée que je soumets ce serait de faire du naming d’infrastructures de pistes cyclables de la même manière qu’on fait du naming de stade de foot ou de gymnase pour favoriser un peu le sport est-ce que tu ne crois pas qu’une piste cyclable by Azfalte dans vos différentes implantations Lyon Lille Paris ou autre est-ce que ça ne pourrait pas justement favoriser à sécuriser et donc à utiliser encore plus le vélo alors peut-être pas forcément toute une piste cyclable mais au moins un tronçon toutes les entreprises toutes les industries toutes les sociétés et encore plus quand on est une startup se féderer à plusieurs j’imagine que vous devez vous devez faire partie d’un collectif de sociétés soit autour du vélo et même de loueurs de vélo pourquoi pas créer un collectif autour de ça qui va aménager une voie cyclable et donc mettre un peu de naming les dix premiers kilomètres c’est Azfalte ou les trois premiers kilomètres c’est Azfalte et puis les trois suivants c’est telle autre société et puis etc
Alexandre : je souscris tout à fait à cette idée c’est vrai que l’idée est très très bonne de pouvoir mettre du sponsoring du naming de sur les pistes cyclables l’idée est vraiment bonne mais ouais je pense vraiment que l’infrastructure elle est capitale là-dedans c’est à dire qu’on a encore énormément de progrès et aussi de maturité on doit vraiment progresser dans la dans le cahier des charges qu’on a pour faire une piste cyclable c’est à dire qu’un coup de peinture à terre marqué vélo d’une part ça glisse et en plus c’est juste en sécurité parce que parce qu’il y a juste un peu de peinture sur la route quoi t’es pas à l’abri d’un écart de voiture il y a quand même un monde là pour le coup entre entre ce qu’on peut voir moi je suis frontalier belge tu vois ne serait-ce que en face de chez moi c’est la Belgique voilà les pistes cyclables sont radicalement différentes et quand t’es sur une piste cyclable tu te sens en sécurité bon après voilà je veux pas non plus noircir le tableau on a énormément progressé aussi en France on est parti très loin j’entendais que je sais plus sur la radio ça partait de Chirac c’était des pistes de courtoisie je sais plus comment il avait appelé ça les premières pistes cyclables à Paris où c’était juste effectivement un peu de peinture à terre il y a quand même bon des équipements qui ont progressé et à Paris notamment pour y aller de temps en temps il faut constater que quand même il y a des efforts qui sont faits t’es sur une piste cyclable tu te sens vraiment en sécurité mais c’est pas encore le cas partout et c’est très très disparate sur le territoire français j’ai en tête là une carte qu’on voit souvent qui est placée qui est un petit peu tu sais une carte de l’Europe où tu vois les équipements de pistes cyclables en rouge tu sais sur une carte et tu vois très clairement que le baril centre il est vers les pays nordiques la Hollande Belgique etc et voilà en France on en a peu quoi à part dans les grandes villes dans l’ancienne du territoire et ça aussi j’y crois aussi beaucoup pour inciter les gens qui sont peut-être un peu plus à la campagne de pouvoir utiliser les vélos de façon sécurisée le vélo ne peut pas répondre à tout et tu vois à nouveau on n’est pas des extrémistes à dire voilà si tu habites à 2000 mètres d’altitude que tu dois descendre un col systématiquement pour aller faire tes courses voilà le vélo n’est pas une réponse mais il y a plein de cas ça peut l’être pour descendre le col ça peut l’être pour monter bon courage j’irai avoir un vélo bon courage j’espère que tu n’as pas oublié du sel bref tu n’as pas oublié quelque chose ouais voilà le vélo ne peut pas être une réponse partout mais les chiffres montrent que la plupart du temps quand on se déplace on fait des trajets qui sont relativement courts moins de 10 km je crois si je n’ai pas de bêtises et voilà le vélo est très certainement à sa place clairement dans la mobilité du quotidien c’est ça que je digresse peut-être un petit peu par rapport à ta question initiale mais voilà le vélo oui pour conquérir l’étude le vélo a très clairement sa place dans la mobilité du quotidien pour beaucoup des cas qu’on rencontre et ça passe à nouveau pour accrocher ce qu’on disait sur les équipements et pourquoi pas des équipements comme tu dis les noms je pense aussi tu vois je pratique un peu l’escalade et les voies ont toujours des noms aussi pareil dans les spéciales d’enduro il y a toujours un petit nom ça pourrait être intéressant d’avoir des noms pour se dire ah oui je suis passé sur telle piste cyclable c’est vrai qu’elle est pas mal tu vois et peut-être ouais au même titre tu vois je prolonge la réflexion mais avoir des sur l’aspect sécurité côté agréable tu vois pouvoir coter les pistes cyclables c’est là elle est vraiment sécurisante je sais pas je lui mets le label A il y a certaines en freindly
Ermanno : ouais voilà en freindly parce que c’est un sujet qu’on a aussi pas mal abordé sur le podcast c’est que finalement déjà il y a des gens qui se sentent pas forcément en sécurité en utilisant leur vélo dans un environnement plus ou moins urbain et je dis plus ou moins urbain parce que je pense aussi à ce que tu dis c’est-à-dire quand tu habites un peu à la campagne à 5-10 kilomètres d’une ville comment tu vas jusqu’à la ville parce que si t’as pas d’infrastructures qui sont prévues pour ça que ce soit pour faire du vélo ou pour courir ou autre finalement t’es un peu coincé alors soit t’es kamikaze soit tu fais pas et donc il y a ce côté-là mais il y a aussi le fait que encore plus les femmes de temps en temps ne se sentent pas en sécurité même sur des aménagements qui sont déjà existants parce que elles doivent prendre en hiver elles doivent prendre le vélo le matin quand il fait nuit les soirs quand il fait nuit et puis finalement s’il n’y a pas d’éclairage si c’est dans des zones un peu isolées elles se sentent pas forcément super en sécurité d’où aussi cette idée effectivement de cotation kids friendly
Alexandre : women friendly ça fait écho tu vois ma compagne aussi qui va bosser sur Lille on prend pas les mêmes itinéraires parce que tu vois elle se sent pas à l’aise tu vois le fameux chemin de halage le soir effectivement il n’y a pas de lumière c’est un peu un coup de gorge elle passe pas par là tu vois effectivement il y a vraiment un aspect au-delà ça rejoint la problématique de l’équipement mais ça va au-delà de l’aspect cyclable effectivement il y a l’éclairage l’aspect sécurité te sentir un peu en sécurité et je peux comprendre que ma compagne en l’occurrence n’ait pas envie de passer par là parce qu’en cas de problème tu peux crier personne ne t’entendra
Ermanno : effectivement toi quel outil tu utilises pour vélotaffer alors on parle pas forcément du vélo tu nous en as parlé tout à l’heure mais est-ce que t’as des petits des petits hacks des petits trucs et puis en tant que tech people tu dois forcément avoir des outils ou des petits gadgets que t’aimes bien que t’aimerais bien partager avec nous
Alexandre : ouais alors sur le point tech je t’avoue que comme c’est mon quotidien le moins il y a de tech sur mon vélo au mieux je me porte tu vois c’est assez paradoxal mais moi j’ai envie d’avoir tu vois mon canyon donc j’ai un petit canyon j’appuie sur le bouton il démarre très bien je veux pas de trucs compliqués débloqués avec mon mobile ça je réserve ça au quotidien et je me bagarre assez avec les ordinateurs au quotidien pour quand je vais faire du vélo je veux que ça soit simple bizarrement tu vois, par contre il y a un truc que je suis extrêmement fan je l’ai peut-être là mais j’ai un GPS tu vois Garmin de randonnée ça c’est génial quoi; j’adore cet outil pour parce qu’il me sert tu vois par exemple quand je me déplace en France je connais pas le coin je vais faire une trace et hop je vais suivre je vais découvrir et je suis sûr de revenir tu vois à l’endroit auquel je suis parti tu vois ça c’est vraiment un outil que j’adore pour le coup c’est vraiment super cool bon c’est pas pour le vélotaf tu vas me dire mais pareil je l’utilise aussi pour le vélotaf pour savoir combien de temps j’ai mis etc mais ouais j’essaye de m’écarter un peu de la tech sur l’aspect vélo par contre ouais le hack que je pourrais effectivement…on revient à ce qu’on disait tout à l’heure mais c’est vraiment que tes affaires soient toujours prêtes et ça c’est un petit peu bête et méchant ce que je dis mais vraiment ça change du tout ta relation au vélo c’est à dire que ça doit pas être contraignant les irritants dont tu parlais voilà tu dois limiter les irritants pour pouvoir te servir de ton vélo il faut aussi que ton vélo réponde à tes usages si tu dois aller faire tes courses si t’as un vélo de route ça va être compliqué après il faut le sac et tout ça c’est possible mais quand tu perds tes enfants tout ça enfin bref tu dois répondre à ton usage d’une part et avoir aussi tous les outils autour tes gants doivent toujours être au même endroit ton casque voilà ça c’est quelque chose que j’ai mis en place il y a pas très longtemps et que voilà qu’il me fasse vite tu vois la prise de décision quel véhicule je prends pour me déplacer pour faire ce que j’ai à faire mais oui pour en venir à la tête pure et dure j’apprécie le fait de ne pas trop être confronté à la technique réticente parfois sur un vélo j’aime bien quand c’est simple
Ermanno : ok et puis pour terminer si tu devais passer le micro est-ce qu’il y a une ou des personnes à qui tu penserais pour pouvoir s’exprimer sur le podcast Vélotaf il y a plein de gens qui sont autour du vélo j’ai plein de noms qui me viennent en tête
Alexandre : j’aime beaucoup ce que dit Jean-Marc Jancovici qui commence à parler de plus en plus de vélo je pense qu’aussi il s’est prononcé plusieurs fois en faveur du vélo et il a moi comme on a pu en discuter tout à l’heure j’ai un profil assez scientifique entre guillemets et son axe même s’il est décrié enfin voilà c’est pas je pense que c’est pas tout blanc non plus mais il y a j’aime son approche scientifique des problématiques qu’on a aujourd’hui et je pense que avec une compréhension peut-être plus scientifique qu’économique aujourd’hui on a certainement des clés de lecture différentes pour répondre aux enjeux qui sont les nôtres aujourd’hui et voilà c’est quelque chose en fait on anime un pas un podcast mais un rendez-vous tous les mois avec Azfalte avec un invité en fait on communique autour du vélo et on a et Jean-Covici c’est quelqu’un qu’on a voulu avoir et qu’on n’a pas réussi à avoir depuis je pense notamment aussi à une dont j’ai oublié le nom je pourrais te le retrouver mais quelqu’un qui a participé qui a contribué qui est au CEA à sa clé là qui a contribué au rapport du GIEC qui est très très très pro vélo son nom m’échappe je l’ai entendu récemment s’exprimer sur France Inter sur le vélo justement et elle est très très pertinente mais non mais tu nous donneras ça et puis je les mettrai dans les notes de l’épisode ouais ouais c’est quelqu’un qui utilise vraiment le vélo depuis un moment parce qu’elle est à sa clé donc le plateau de sa clé si j’ai bien compris c’est le RER B et c’est la catastrophe pour les usagers j’ai la chance de ne pas l’utiliser mais a priori c’est vraiment problématique depuis des années et donc c’est quelqu’un qui s’est mis au vélo et qui a participé et je crois qu’il a eu un rôle assez important dans le rapport du GIEC donc voilà il y a des échos qui sont assez vraiment intéressants entre son usage au quotidien et les enjeux qui sont les nôtres voilà
Ermanno : bah écoute c’est pas mal voilà de paroles de belles recommandations donc une qui est effectivement connue dans le milieu du vélo et de l’environnement et donc j’essaierai aussi d’aller tendre un micro à Jean-Marc Jancovici et puis sur cette personne dont tu parles qui a contribué au rapport du GIEC et bah tu me donneras les infos et je mettrai ça dans les notes de l’épisode Alexandre merci beaucoup pour le temps que tu nous as accordé pour terminer quand même où est-ce qu’on peut te retrouver toi pour continuer la discussion si on a vraiment apprécié ce que t’as dit et que les auditrices et les auditeurs trouvent que j’ai pas été assez dans le détail ou que j’ai raté quelques sujets et puis où est-ce qu’on retrouve Azfalte si on est une société et qu’on souhaite équiper ses employés
Alexandre : Azfalte c’est simple il y en a un site internet qui est Asphalt.com et donc on a un formulaire de contact on a un chat donc n’hésitez pas si vous voulez avoir des précisions sur ce qu’on propose chez Azfalte on a aussi une page LinkedIn donc n’hésitez pas
Ermanno : alors pour précision Azfalte ça s’écrit A-Z-F-A-L-T-E
Alexandre : tu fais bien de le dire parce qu’effectivement c’est pas instinctif donc voilà et quant à moi pareil j’ai une page LinkedIn j’ai aussi un compte Twitter auquel je suis disponible on peut me joindre publiquement
Ermanno : super bah écoute Alexandre merci encore pour ce bon moment je te souhaite une très bonne continuation et puis nous on se donne rendez-vous bientôt pour un nouvel épisode
Alexandre : merci à toi merci pour l’accueil.