Comme développer le vélotaf et l’utilisation du vélo au quotidien ?
C’est une question que je pose très régulièrement à mes invités !
Et l’une des choses qui ressort : si son employeur avait une politique vélo sincère et assumée ou mettait des vélos à disposition, ça faciliterait l’adoption.
Alors pour parler de ces sujets, j’ai invité Serge Devillers (https://www.linkedin.com/in/serge-devillers-0a058b10), le fondateur de Hooba (https://hooba.eu), une marque Belge qui veut mettre tous les salariés au vélo.
Bonne écoute de cette interview
Pour contacter notre invité via Linkedin, c’est par ici (https://www.linkedin.com/in/serge-devillers-0a058b10) !
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Ce podcast animé parErmanno DI MICELIest proposé par l’ONGTwoWheelTuesday(@2wteu), et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique duVélotaf.
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Ermanno : Bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour un nouvel épisode du podcast Vélotaf. Aujourd’hui, j’ai la chance de rencontrer un invité qui m’a été conseillé par Olivier De Schutter, très impliqué sur TwoWheelTuesday, et qui co-anime avec moi le podcast Vélotaf. Je veux parler de Serge Devillers. Salut Serge. Bonjour. Je te remercie en tout cas d’avoir accepté mon invitation pour répondre à mes questions sur le podcast Vélotaf. Ni une ni deux, ce que je te propose, c’est de te tendre le micro pour te laisser te présenter. Alors, dis-nous tout, qui est Serge Devillers ?
Serge : Ok, bien, bonjour et merci de m’avoir invité déjà dans ce podcast. Donc, je suis Serge Devillers, je suis Bruxellois d’origine, et je suis fondateur et CEO de HOOBA. HOOBA, c’est une jeune société bruxelloise qui a été fondée en janvier 2020, et en fait, qui accompagne les entreprises et aussi toute forme de collectivité à mettre en place des hubs de mobilité douces. Et donc, voilà, avant ça, j’ai travaillé dans d’autres sociétés, plutôt comme contrôleur de gestion. Et maintenant, depuis deux ans, je suis occupé sur ce projet. À côté de ça, je suis un passionné aussi de vélo. Je participe à une ligue, la ligue BCF, dans l’équipe HOOBA Quickstump.
Serge : Et au-delà de ça, je fais aussi d’autres sports, tels que du handball. Et je suis papa de deux petites filles qui me prennent pas mal de temps. Voilà.
Ermanno : Ah ouais, quand même. Alors, en général, moi, j’entends parler du vélo comme étant un moyen de faire du sport croisé quand on est coureur, quand on est trailer. Mais je n’avais jamais entendu de handballeur cycliste ou de cycliste handballeur. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur tout ça ?
Serge : Ah ben oui, c’est plus une reconversion, on va dire. Le handball, c’est ma passion depuis que j’ai 12 ans. J’ai joué très longtemps. Je me suis sectionné deux fois les croisés. Et donc, à un moment donné… Il a fallu prendre une décision, d’arrêter et de trouver un autre sport qui me permettait de continuer cette passion, on va dire, pour la compétition et pour l’entraînement. Et j’ai trouvé ça dans le vélo depuis 2013. Et plus récemment, j’ai vraiment rejoint une équipe, on va dire amateur, mais qui fait de la compétition et au sein de laquelle je retrouve ce plaisir.
Ermanno : Eh bien, écoute, en tout cas, j’espère que tu t’éclates dans cette partie un petit peu plus compétitive du sport cycliste. Malgré tout, ça reste un sport assez individuel. Par rapport au handball, on est bien d’accord, c’est un petit peu moins un sport d’équipe que le handball, le vélo.
Serge : Ça, c’est clair. C’est un côté qui me manque par rapport à ce que j’avais dans le passé, cet aspect social, en fait, de vivre non seulement le sport d’entraînement, mais aussi tout l’après. Après, voilà, on fait ici, dans le cadre de cette Ligue amateur, on fait partie d’une équipe. On essaye de rouler ensemble au niveau de l’entraînement. On essaye de mettre des stratégies en place. C’est pas toujours évident. Ça permet de comprendre encore mieux les réels cources cyclistes. Quand on entend parfois les commentateurs parler de toutes ces tactiques, c’est vraiment pas évident, en fait.
Ermanno : Écoute, je pense qu’on aura peut-être l’occasion, dans le courant de ce podcast, de revenir sur la stratégie que l’on met en place quand on est une équipe cycliste, tout aussi amateur ou professionnelle qu’elle soit. Moi, je voulais qu’on revienne un petit peu sur toi et sur tes premières amours du sport et du vélo en particulier. Dis-nous tout un petit peu à quand remontrent tes premières utilisations du vélo. À quand remontrent tes premières utilisations du vélo comme un mode de déplacement urbain ? À quand remontrent tes premières utilisations du vélo comme outil de vélotaf ?
Serge : En fait, je fais du vélo depuis que je suis tout jeune. Et ça a toujours été d’abord un moyen de transport. Avant mes 16 ans, j’étais par exemple dans une troupe scout vélo. Et c’était mon moyen de me déplacer, que ce soit pour aller d’ailleurs à mes entraînements de handball, comme j’en parlais. Que ce soit pour aller de temps en temps à l’école. Où qu’on aille, en fait, c’est une forme de liberté. Donc, j’ai toujours fait ça de cette manière-là. Ensuite, j’ai parlé plus de l’aspect sportif avec du vélo de route. Ça s’est venu plus tard, comme je le disais, à la recherche d’un nouveau sport plutôt pour remplacer celui qui était le mieux à le handball. Et alors, une fois que j’ai commencé à travailler, comme tu l’évoquais d’abord chez Danone, j’ai aussi utilisé à nouveau le vélo comme moyen de déplacement. Ça me permettait d’aller au siège de l’entreprise le matin, vélo, et prendre une douche là-bas, de me sentir vraiment bien avant de commencer la journée. Donc, voilà, la découverte du vélo, c’est vraiment quelque chose, quand j’étais enfant, et puis il y a eu différentes fonctionnalités, le déplacement, la liberté, avant d’avoir, on va dire, 16-18 ans, où on peut se déplacer autrement. Puis, l’aspect plutôt sportif. Comme je l’ai expliqué, et puis le déplacement même plus tard, quand je me suis mis à travailler.
Ermanno : Donc, comme Obélix est tombé dans la potion magique quand il était jeune, toi, tu es plutôt tombé dans le vélo. Qu’est-ce qui a fait que, justement, quand tu as commencé à devenir salarié, et je faisais un petit tour sur ton profil LinkedIn, tu as quand même intégré des belles boîtes, Danone, Bridgestone et autres. Qu’est-ce qui a fait que, chez toi, il y a eu cet attrait, cet intérêt pour le déplacement en vélo, et en particulier le vélotaf? Est-ce que c’est une question de conviction ? Une question personnelle ? Est-ce que c’est parce que, finalement, c’était pour toi le moyen de déplacement, le moyen de transport le plus pratique, parce que tu n’étais pas si loin que ça du bureau ? J’aimerais que tu reviennes avec nous, justement, sur ces épisodes-là.
Serge : J’ai commencé à accéder à une voiture de société. Donc, au départ, j’utilisais cette voiture pour me déplacer, forcément. Aussi parce que mon premier travail n’était pas tout prêt. Et donc, le faire à vélo, c’était compliqué. Mais dans un deuxième temps, quand je suis retourné sur Bruxelles, là ou il y a mon lieu de travail, là, j’ai rapidement…
Ermanno : Bon, donc, t’es plutôt de ces sportifs qui pratiquent le vélo-taff. Tu vas au bureau plutôt en mode vélo de route avec ta tenue de vélo et pas forcément avec un vieux vélo vintage avec des sacoches dans lesquelles tu mets ton ordinateur.
Serge : C’est facile de se parquer quand on arrive. On sait connaître son temps de trajet exact depuis le départ. Et donc, voilà, ce sont ces différentes formes de bénéfices de ce mode de transport qui m’a fait… L’adopter sans pour autant être radical. Je ne le prends pas tous les jours. Enfin, je ne le prenais pas tous les jours. Mais en fonction des… Voilà, des journées, éventuellement de la météo, etc. Voilà, mais ça, c’était… On va dire que ça, c’était à l’époque où je travaillais chez Danone. Après ça, j’ai changé de job. J’ai eu des enfants. Donc là, je prenais plutôt un vélo, un vieux vélo de ville avec un siège enfant derrière. J’ai déposé ma fille à la crèche et puis j’allais au travail. Donc, j’ai différentes vies, on va dire, avec le vélotaf. Et puis maintenant que je suis dans ma société à moi, dans mon projet, là, j’utilise plutôt un vélo, pour le coup, un vélo électrique, un vélo de ville électrique, pour aller rencontrer les différents clients et prospects qui sont souvent situés au centre de la ville. Et c’est beaucoup plus facile de pouvoir y accéder à vélo et puis de pouvoir aussi leur montrer… leur montrer notre produit, notre service. Donc voilà, j’ai en effet, au début, c’était plutôt sportif, mais ça a évolué en fonction des étapes de la vie.
Ermanno : Donc tu as vécu plusieurs sortes de vélotaf. Tu as vécu le vélotaf de manière assez différente. Maintenant qu’en plus, tu as ta propre société et tu fais la promotion de la mobilité douce et pas que, on va y revenir un petit peu après, forcément, tu montres aussi le bon exemple. Est-ce que… Est-ce que pour toi, le Covid a aussi changé pas mal de choses dans la prise de conscience des gens, dans les modes de déplacement, dans la façon, dans l’approche qu’on peut avoir vis-à-vis du vélo ou des mobilités douces de manière générale ?
Serge : C’est certain. Je pense, pour moi, le plus gros impact, ça va être la combinaison avec le télétravail, en fait. Jusqu’à présent, on ne se posait pas trop de questions. On allait tous les jours au travail. Certains avaient droit à un jour ou l’autre. Et donc, en Belgique, en tout cas, cette politique de voiture de société qui est très ancrée était adoptée par la plupart. Et je pense qu’avec cette crise ici et le fait de voir que, tiens, en fait, maintenant, on peut ne plus aller tous les jours au travail. On peut tant en temps bosser de chez soi et d’autres, à d’autres moments, aller au travail. Et donc, peut-être qu’on va laisser tomber cette voiture de société pour plutôt aller en train… en vélo, et donc réorienter, on va dire, sa manière de se rémunérer. Parce que, justement, suite à ce Covid, on a une nouvelle manière de travailler qui nécessite peut-être déjà de moins bouger. Donc, pour moi, clairement, ça a eu un impact majeur sur la prise de conscience des différents employés sur, tiens, comment je vais aller travailler.
Ermanno : Tu l’as dit, tu es bruxellois. Tu te déplaces avec ton vélo pour aller notamment voir les prospects, les clients dans Bruxelles. Petite ville, d’ailleurs. Enfin, petite ville. Ville charmante que j’ai eu l’occasion de visiter un petit peu. Et notamment, quand je suis passé voir Olivier De Schutter la dernière fois, dont je parlais en introduction de ce podcast. Il a fait beau. Donc, c’était super agréable. Là, je vois qu’à travers tes fenêtres, le soleil brille. Donc, c’est des moments assez sympas, notamment, pour prendre le vélo. Malgré tout, on est un petit peu au nord de… Alors, pas complètement au nord de l’Europe, mais dans la partie nord. On est souvent, comment dire, mouillé quand on veut prendre le vélo. Est-ce que c’est quelque chose qui, toi, te dérange ? Ou est-ce que c’est, au contraire, un aspect qui fait finalement que tu arrives à passer entre les gouttes ? Et si c’est le cas, il va falloir que tu nous partages tes astuces.
Serge : Là-dessus, je suis partagé. Parce que pour moi, en fait, je trouve que ça doit être… Il ne faut pas que ce soit une contrainte d’utiliser le vélo pour aller au travail ou pour se déplacer. On n’est pas là pour… Faire mal, pour se prouver, quoi que ce soit. Non, il faut que ça soit un plaisir. Et donc, c’est pour ça que je dis que je ne suis pas radical. Si jamais il y a une grosse douche, je pense que ce sera peut-être plus malin de prendre autre chose ou de partir plus tard. Ce qui, par exemple, peut être aujourd’hui permis avec le télétravail. On peut très bien commencer à travailler une heure chez soi, puis y partir quand l’averse est passé. Donc, ça, c’est un aspect. Après, moi, personnellement, quand j’ai mon rendez-vous, je dois y aller quoi qu’il arrive. Je dois aller avec mon vélo le montrer. Donc là, je me suis acheté simplement un pantalon étanche Kway, que j’enfile par-dessus, et je pars comme ça. Franchement, ce n’est pas tous les jours le plus agréable, mais ça marche très bien. Ce que je recommande davantage, c’est plutôt… Et c’est ce que nous, par exemple, on propose. On met des flottes de vélos à partager sur les lieux de travail. Et donc, ça permet de pouvoir éventuellement aller en transport en commun ou en covoiturage ou que sais-je. Si, par exemple, en plein hiver, il fait noir le matin, c’est un peu dangereux, il y a une pluie. Et si on doit se déplacer en journée, utiliser ces vélos-là, par exemple. Donc, pour moi… C’est essayer d’organiser sans se faire, entre guillemets, mal. S’organiser pour pouvoir trouver les manières de les utiliser dans des conditions agréables. Et puis, si ce n’est pas la meilleure solution, utiliser une autre solution pour se déplacer. Ça, c’est ce que je recommanderais.
Ermanno : En introduction, tu te présentais et tu nous disais qu’il y a deux ans, tu avais fondé HOOBA. Est-ce que tu peux nous en dire plus, justement, sur la société HOOBA? Qu’est-ce que vous proposez comme service ? Et en quoi vous êtes différent ? De certains confrères ou concurrents qui peuvent déjà proposer des services identiques ?
Serge : Oui, clairement. Donc, nous, ce qu’on propose avec HOOBA, c’est vraiment un accompagnement des collectivités, surtout les entreprises, aujourd’hui, pour mettre en place ces hubs de mobilité qui vont permettre aux employés d’adopter différentes mobilités, comme je l’expliquais. Et donc, concrètement, ce qu’on fait, c’est qu’on va proposer des véhicules. Quand je dis véhicules, ça va être vélo, vélo électrique, vélo cargo, trottinette. On peut même se mettre sur des vélos de services déjà existants. On va fournir tout ce qui est service pour maintenir ces véhicules en bon état de fonctionnement. Donc, l’entretien, les réparations, l’assurance en cas de vol ou l’assistance en cas de panne. Et alors, on fournit aussi une application mobile qui permet le partage, la réservation et la sécurisation de ces véhicules au sein des employés d’une société, par exemple. Et puis, outre ce service, de base, on va aussi accompagner les sociétés si elles veulent mettre, par exemple, en place une zone de parking pour mettre ces vélos. On va proposer de brander les vélos à l’effigie de la société si elles le souhaitent. On va livrer des accessoires liés aux vélos. Enfin, bref, on va fournir tout ce qu’il faut pour pouvoir réellement mettre en place ces hubs de mobilité partagée. Ça, c’est ce que nous, on propose avec HOOBA. Par exemple, ici, il y a la semaine de la mobilité qui arrive en septembre. On est sollicité par différentes entreprises aussi pour mettre à disposition notre service. Pour pouvoir laisser les employés tester ces modes de transport alternatifs. On va aussi, sur place, pour les aider sur une journée, par exemple, leur montrer, tiens, voilà, ça, c’est l’application, comment elle fonctionne, comment utiliser un vélo électrique, une trottinette électrique. Donc, voilà, vraiment tout ce qui est lié à cette mobilité-là. Nous, pour revenir à l’autre aspect de la question, la manière dont on se différencie des autres acteurs, c’est qu’on est vraiment focalisés sur ces vélos à partager. Donc, on ne fait pas, par exemple, du leasing de vélos individuels, mais on fait vraiment ça. Et parmi ceux qui font ça, et qui ont une application de partage comme la nôtre, on est les seuls à pouvoir fournir vraiment un large choix de véhicules. Comme je le disais, ça va du vélo électrique classique au vélo cargo en passant par la trottinette. Et également, on fournit aussi tous les services. Donc, on n’est pas juste une société de software ou… ou vélo, non, on va, comme je l’expliquais, fournir tous les services pour mettre réellement ça en place. On va aussi proposer du… comment dire, de la communication des supports digitaux pour pouvoir communiquer en interne. Tiens, voilà, ça, ça existe. On va aussi fournir les règles d’utilisation de la flotte. Donc, vraiment, on balaye tous les aspects pour que le client n’ait pas à investir trop de temps dans un des aspects pour mettre ça en place.
Ermanno : OK, tout à l’heure, tu parlais de hub de mobilité, qu’est-ce que tu veux dire par hub de mobilité ? C’est-à-dire le mélange des genres, la possibilité de disposer de plusieurs types d’outils pour la mobilité ou est-ce que vous vous intégrez aussi avec d’autres modes de transports comme par exemple les transports en commun, comme par exemple le train, le bus ou des voitures partagées ou autres ?
Serge : Donc ici, par hub de mobilité, j’entends le fait de mettre sur un lieu défini des vélos, des trottinettes, des vélos cargo, on ne fait pas les voitures, nous, pour que les membres de la collectivité puissent les utiliser, que ce soit en combinaison d’un transport public, s’ils sont venus en train, par exemple, et que durant la journée, ils doivent se déplacer pour un rendez-vous professionnel ou un rendez-vous même privé, ils peuvent les utiliser. Que ce soit également, pour temps en temps, rentrer chez eux et tester en conditions réelles, on va dire, ce trajet domicile-travail avec par exemple un vélo électrique, quitte à ce qu’après, ils aillent vers leur propre moyen âge. Donc voilà, c’est ça que j’entends par hub. C’est vraiment, on met des flottes de vélos sur les lieux de travail qui vont permettre de se déplacer d’un bâtiment à l’autre si c’est une entreprise multisite, qui vont permettre des déplacements pro, comme je le disais, ou que sais-je.
Ermanno : Ok. Et par rapport à ça, qui est-ce qui paye le service ? Est-ce que c’est uniquement vos clients, c’est-à-dire les entreprises, les collectivités, ou est-ce que les salariés ont aussi une contribution à verser ?
Serge : Non, donc aujourd’hui, nous, notre volonté, c’est vraiment d’encourager l’utilisation de ces vélos, et donc on a essayé de faire tomber un certain nombre de barrières. Par exemple, c’est pour ça qu’on met en place cette application de partage, ce qui permet, je suis devant mon poste de travail, j’ouvre l’application, je vois, tiens, il y a un vélo disponible, je descends, je le déverrouille, je pars, et donc je ne dois pas aller voir, tiens, il y a un vélo, ok, je vais chercher la clé, et puis j’ai déjà arrêté parce que c’est trop long comme process de nos jours. La deuxième barrière, c’est l’aspect évidemment coût. Aujourd’hui, comme je l’ai déjà expliqué, il y a beaucoup de gens qui ont accès à un véhicule de société qui est quelque part déjà payé, et donc s’ils doivent payer pour prendre un moyen de transport alternatif, ça sera de nouveau une barrière. Et donc là, c’est pour ça que nous aujourd’hui, on a choisi le modèle de dire, la personne qui paye, c’est notre client, donc c’est l’entreprise, c’est un frais fixe par vélo par mois, et pour l’utilisateur, c’est gratuit. Donc il va pouvoir l’utiliser pour faire ce qu’il veut, il ne va pas, par exemple, aujourd’hui, il existe aussi pas mal de solutions de free floating public, mais la difficulté, c’est que de un, l’employé, s’il veut utiliser ça, il ne sait pas s’il y aura un vélo disponible à son bureau quand il en aura besoin, et de deux, ça va être payant à la minute. Et donc s’il va à un rendez-vous pro, il aura deux solutions, soit il met fin à sa course, et donc à la fin de son rendez-vous, il n’est pas sûr de pouvoir revenir, soit il le laisse, on va dire, associé à son profil, et donc ça va, ça va commencer à coûter assez cher. Donc voilà, ça c’est la manière dont nous, aujourd’hui, on propose notre service. Après, comme j’expliquais, on est assez flexible, on peut envisager d’autres options, mais c’est ce qu’aujourd’hui nos clients aiment et qui fonctionne.
Ermanno : Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas, est-ce que tu peux rapidement nous expliquer ce que c’est que le free floating ?
Serge : Alors le free floating, ce sont, on va dire, ces vélo, trottinette qu’on peut voir principalement dans les grandes villes de marques bien connues, qu’on peut, en téléchargeant une application, à ce qu’on en a un compte, utiliser pour se déplacer d’un point A à un point B, et le laisser, on va dire, à ce point B, sans devoir toujours le ramener à un point de départ. Donc ce sont vraiment des véhicules qui sont disponibles pour tout le public, et qu’on peut utiliser quand on en a besoin. Aujourd’hui, il y a quand même pas mal de discussions là-dessus, parce que c’est vrai que ça, souvent malheureusement, ça traîne un peu sur la voie publique, sur les trottoirs, donc je pense que très prochainement, les villes, et d’ailleurs ça commence déjà, vont instaurer des lieux de parking, on va dire, imposés pour tous ces véhicules, pour remettre de l’ordre un peu sur la voie publique, je pense que c’est une bonne manière de pouvoir se déplacer. Nous, on fonctionne vraiment différemment, parce qu’on doit, dans la plupart des cas, revenir au point A, comme je l’expliquais, et également ce sont des flottes privées, donc c’est uniquement pour les membres, par exemple d’une entreprise, ou les membres de plusieurs entreprises, ce qui permet de garantir la disponibilité, ce qui n’est pas le cas, par exemple, avec le free-floating.
Ermanno : Oui, j’imagine que, comme tu dis, vous travaillez sur des flottes privées, pour chacun de vos clients, à moins que deux clients ne se parlent déjà, et éventuellement aient recommandé le service HOOBA, entre l’un et l’autre, il paraît difficile d’envisager un employé de Danone, qui va prendre un vélo, aller à un entretien, et puis après, rendez-vous client, et après le laisser dans une entreprise autre, allez, on va prendre Bridgestone, par exemple, pour revenir un petit peu sur ton profil, à moins qu’il puisse y avoir des connexions entre les deux entreprises, que sont Danone et Bridgestone, au niveau de HOOBA.
Serge : Oui, non, tout à fait, nous on ne permet pas ça, par contre, ce qu’on permet, c’est d’avoir différentes zones de parking, imaginons, pour venir sur l’entreprise Danone, s’il y a deux sites distants de 5 km, on peut définir deux zones de parking, et les employés peuvent commuter d’un endroit à l’autre, et les laisser là, ça c’est tout à fait faisable, maintenant, si on doit aller dans une autre entreprise, et le laisser là, on peut le faire, mais il faudra, à un moment donné, faire le trajet inverse.
Ermanno : Ok, pour revenir un petit peu sur HOOBA et sur votre engagement, sur votre implication, quelles sont les actions que vous menez au quotidien, en plus de tout ce que tu nous as déjà expliqué, pour finalement inciter à l’utilisation des mobilités douces, en particulier du vélotaf, c’est quand même l’objet du podcast, qu’est-ce que vous faites, vraiment, pour rendre cette utilisation déjà plus simple, et surtout inciter les gens à le faire, parce que quand une entreprise contracte avec HOOBA, elle vous commande une flotte de X vélos, ok, mais après, il faut encore donner envie aux employés d’utiliser ces vélos-là, leur montrer l’intérêt d’utiliser ces vélos-là, leur prouver que ça peut avoir aussi un intérêt pour leur bien-être, pour leur santé, pour tout un tas de choses, est-ce que vous, vous agissez à ce niveau-là ?
Serge : Alors, en effet, et on le constate, l’inciter de créer des moments où ils les utilisent, et nous, en mettant nos flottes, d’ailleurs, c’est ce qu’on constate, c’est que, au début, il y a peu de gens qui l’utilisent, mais une fois qu’ils ont souscrit une première fois l’application à l’utiliser, en général, ils le réutilisent systématiquement, et ça, pour nous, c’est vraiment plaisant à voir, et en fait, nous, on s’inscrit dans deux objectifs, le premier, c’est bien sûr d’utiliser nos vélos pour faire des déplacements durant la journée, comme je l’expliquais, mais le deuxième, c’est aussi de pouvoir laisser les personnes qui n’ont, par exemple, jamais utilisé un vélo pour se déplacer, on met surtout des vélos électriques, à la base, je n’étais pas du tout fan des vélos électriques, moi, venant du vélo de route, mais en commençant à les utiliser, je me suis rendu compte que dans le cadre professionnel, à Bruxelles, où il y a quand même pas mal de dénivelé, c’est super intéressant, parce que ça permet de se déplacer sans être en nage, on arrive facilement à du 25 à l’heure, alors que dans beaucoup de quartiers, on a des zones 30, enfin bref, c’est super intéressant, et donc, tout ça pour dire que le deuxième objectif pour nous, c’est d’avoir ces vélos qui peuvent être utilisés en conditions réelles, comme je l’ai dit, pour pouvoir rentrer chez eux, et puis, éventuellement, que les travailleurs aillent sur l’acquisition de leurs propres vélos, s’ils veulent le faire régulièrement, etc., mais c’est pour nous, là aussi, un objectif pour pouvoir vraiment inciter les gens à utiliser ce moyen de transport. Maintenant, ce qu’on fait, en plus, on propose de venir animer, on propose à notre client, à la mise en place, mais aussi, plus tard, de venir passer quelques heures sur le temps de midi, une demi-journée, pour pouvoir aider, donc à ce moment-là, on va mettre les vélos vraiment bien en évidence, que ce soit devant le bâtiment, ou voir dans le hall de réception, on va accompagner les collaborateurs pour pouvoir, télécharger l’application, comprendre comment fonctionnent les véhicules, et les mettre, quelque part, une première fois sur le vélo. Comme je l’expliquais ici, durant la semaine de la mobilité, on va avoir beaucoup aussi de momentum, où on va passer quelques heures dans différentes sociétés pour, ici, c’est vraiment accompagner souvent les mobility managers des sociétés qui veulent promouvoir ce type de mobilité. Donc, on a aussi cette, je ne vais pas dire que c’est au quotidien, parce qu’on a différentes activités, mais on a cet aspect animation pour pouvoir venir expliquer, avec nos vélos, mettre à disposition, et faire réellement tester, puisque c’est ce qu’on constate, c’est ça qui fait que c’est un déclenchement.
Ermanno : Alors, tu dis souvent on, vous êtes combien chez HOOBA, et ça a accru à quelle vitesse ces deux dernières années ?
Serge : On est une très petite société, on est deux à travailler, et en fait, on a lancé ça en janvier 2020, et si on remet ça un peu dans le temps, ça va rester principalement entreprise, et deux, trois mois après, il y a eu le Covid, tout le monde à la maison, et donc, pendant un an, un an et demi, on a semé des graines, on a laissé ça un peu de l’autre côté, et c’est vraiment que depuis début de cette année, qu’on est là-dedans à plein temps, et qu’on a des nouvelles flottes qu’on implémente, et que ça commence à décoller. Ici, on est occupé à se structurer pour pouvoir engager davantage de personnes, afin de pouvoir vraiment nous faire connaître davantage, et déployer l’activité.
Ermanno : OK, et vos objectifs à 5-10 ans, est-ce que c’est que HOOBA devienne une marque internationalement connue, ou est-ce que vous voulez rester un petit peu dans un champ d’action où vous avez toujours effectivement cette possibilité d’agir pour la promotion des mobilités douces, et en particulier du vélotaf, d’aller chez les clients, de faire ces actions de promotion du vélo, et en particulier des vélos HOOBA?
Serge : Aujourd’hui, on est en Bruxelles, et sa périphérie, nous à 5 ans, on aimerait pouvoir aller sur toute la Belgique. Éventuellement, pourquoi pas passer un peu la frontière, mais l’idée c’est de rester quand même assez local. Il y a pas mal de choses à faire, on travaille, comme je le disais, avec des revendeurs de cycles locaux, chez qui on va s’approvisionner, qui vont nous aider après à pouvoir couvrir les différentes régions. Donc voilà, ça c’est l’objectif, c’est de pouvoir atteindre une taille plus importante pour pouvoir exister dans la durée, mais c’est pas de devenir complètement international, on est un opérateur de mobilité, et donc après, pourquoi pas, on pourra avoir des partenariats avec d’autres sociétés ailleurs qui seraient intéressées, mais l’objectif c’est de rester quand même belge, voire Benelux, mais pas plus.
Ermanno : Ok. Serge, je te propose de prendre une grande inspiration. On arrive tout doucement sur la fin du podcast, et en général, je termine par des petites questions de clôture, où on revient un petit peu justement sur toi, sur le Vélotaf, sur ton expérience du Vélotaf, et pour parler d’expérience, je voudrais te demander un petit peu si tu te souviens, quel est ton meilleur souvenir de Vélotaf ou d’utilisation du vélo ?
Serge : Comme meilleur souvenir il y en a deux qui me vient à l’esprit, il y a ce moment où j’allais, c’était à l’époque chez Denon, je prenais mon vélo de course tôt le matin, il faisait noir, et j’arrivais encore avant que tout le monde soit là au bureau, parce qu’en fait, pour aller prendre la douche, il fallait monter au quatrième étage, en habit de cycliste, je préférais éviter de rentrer tous les jours, ça remonte à il y a quelques années, mais non, ça s’est quand même fortement, on va dire, quelque part banalisé, il y a beaucoup plus de cyclistes, mais à l’époque, il n’y avait vraiment pas grand monde, et donc, cette sensation de prendre la douche là avant tout le monde, aller chercher le café, d’avoir cet effet d’endorphine après le sport, ça, c’était un bon moment, et sinon, l’autre, c’est comme je le disais, d’aller déposer ma fille à vélo, de rigoler avant de commencer le boulot, ça, c’est les deux moments vélotaf qui me restent en mémoire.
Ermanno : Bon, j’espère que tu sauras partager ces moments-là aussi avec tes enfants, c’est un sujet qu’on n’a pas forcément abordé, mais comment est-ce que tu te vois, toi, en tant que papa, et eu égard à l’utilisation du vélo ou des mobilités douces de manière générale dans les prochaines années, comment est-ce que tu entends éduquer tes enfants par rapport à ça ?
Serge : En fait, pour moi, c’est vraiment ça, comme j’ai dit, je ne suis pas radical tout au vélo ou non, mais je pense que, par exemple, il y a eu l’effet inverse tout à la voiture, où l’industrie s’est quand même bien développée et c’est devenu vraiment une référence pour les enfants d’avoir ça voiture, etc. Et donc, moi, je pense qu’il faut retrouver une balance qui soit plus rationnelle, en fait, aussi simplement que ça. Il y a beaucoup de déplacements qui sont beaucoup plus efficaces à faire à vélo que en voiture. Et donc, la manière dont moi, je vois ça, c’est de, très jeune, en fait, leur montrer ça. Par exemple, tous les jours, moi ou mon épouse, on va les déposer en vélo. On a une charrette, ça se prête bien notre route pour aller à l’école, mais c’est simplement par l’exemple, pour moi. Si on utilise son vélo pour les déposer, si on fait des trajets en vélo, on leur donne, comme moi, en fait, quand j’ai commencé, c’est par cette vision que c’est un moyen de transport qu’on utilise dans certains cas. Après, ça devient automatique, quoi.
Ermanno : Ouais, c’est les éduquer par l’exemple, comme tu dis.
Serge : Ouais, en tout cas, c’est la manière dont je vois les choses. Et puis, ce qu’on voit aussi, c’est un effet boule de neige. Il n’y a pas beaucoup de gens qui s’y mettent. Et donc, les autorités investissent dans des infrastructures, parce que c’est aussi un problème. S’il n’y en a pas d’infrastructures, aller laisser ses enfants tout seuls aller à vélo, c’est dangereux. Donc, voilà, c’est un… Et puis, il y a beaucoup de débats après, les automobilistes contre les cyclistes, alors que pour moi, on est une personne, on utilise différents moyens de transport. Mais voilà, c’est un long processus, mais je pense que ça va dans le bon sens. Et puis, simplement, quand on l’utilise de temps en temps le vélo, on se rend compte que c’est beaucoup plus efficace parfois de prendre un vélo. On sait qu’on ne va pas payer de parking, on sait qu’on ne va pas chercher pendant une heure le parking, on sait qu’on ne sera pas coincé par choc contre par choc. Donc, voilà, il faut de temps en temps le tester et généralement, on l’adopte.
Ermanno : En parlant de promotion par l’exemple, d’éducation par l’exemple, comment est-ce que toi, tu imagines que l’on pourrait encore faire mieux pour promouvoir l’utilisation du vélotaf ?
Serge : Moi, je pense que ça va dans le bon sens. C’est-à-dire que les incitants, d’abord la Belgique, je ne connais pas comment ça se passe en France, mais les incitants changent. Par exemple, je vous ai beaucoup parlé de la voiture de société. Maintenant, il y a un budget mobilité qui est déployé et qui rend beaucoup plus attractif l’utilisation du vélo, l’investissement dans les infrastructures. Donc, je pense que ça va dans le bon sens et qu’il faut vraiment continuer là-dedans. Dans les écoles, il y a déjà ça, des journées vélo, mais apprendre, il faut que tout le monde puisse rouler à vélo parce qu’il y a encore, je regarde les statistiques, c’est pas le cas que tout le monde ait accès au vélo, que tout le monde sait rouler à vélo. Donc, pour moi, c’est vraiment, voilà, au niveau éducatif, au niveau politique, au niveau infrastructures, continuer à développer ça pour pouvoir donner envie aux gens de pouvoir l’utiliser et de manière assez sécurisée. Et il y a aussi tout l’aspect qui est pour le coup difficile, culturel. C’est encore, aujourd’hui, une voiture, une belle voiture, c’est quand même encore quelque chose qui est dans l’inconscient très important. On voit que les mentalités changent par rapport au vélo, mais c’est quand même encore considéré pas toujours comme un moyen de transport noble. Il faut arriver aussi à, et ça va prendre, je pense, des générations, mais à changer ça en voyant ça plutôt comme un moyen de transport qui est le plus efficace dans certains cas et non comme un petit prestige ou ce que c’est sur une certaine échelle sociale.
Ermanno : Ouais, et pour aller dans le sens de ce que tu dis, le vélo aussi peut devenir un objet de prestige, au même titre que la voiture. Bien sûr, j’avais à ce micro Alexis Mattei, qui est le fondateur de Saikle, société française qui permet justement de mettre en avant l’upcycling des vélos. Donc, c’est une place de marché pour les vélos d’occasion, mais une place de marché de confiance pour les vélos d’occasion. Et c’est vrai que si on va faire un petit tour sur leur site ou sur leur compte Instagram, on voit de magnifiques vélos vintage qui sont véritablement splendides, qui donnent envie de remonter sur une selle de ce type de vélo. Et pourtant, c’est du vélo d’occasion. Donc, ça reste un objet de mobilité, très douce. En plus, si c’est du vintage, encore plus. Mais en plus, qui peut être très beau, à l’inverse de certains vélos de service ou certains vélos partagés qui sont parfois très standards et un petit peu industriels, on va dire.
Serge : Oui, tout à fait. Juste l’autre aspect, pour rebondir sur ce que tu disais au niveau des vélos partagés. Parce que nous, en fait, on ne fait que ça. On fait des flottes de vélos à partager. Mais on n’utilise pas des vélos partagés de free floating. Donc, on utilise des vélos entre guillemets normaux qu’on vient rendre à partager en venant mettre des cadenas intelligents dessus. Donc, on a des vélos tout à fait confortables de tous types. Voilà, pour préciser notre activité.
Ermanno : Ok. Toi, pour vélotaffer, en dehors des vélos dont tu fais la promotion pour HOOBA, bien entendu. Mais tes propres outils, tes propres vélos, qu’est-ce que tu utilises ? Alors, je ne parle pas que de vélos, je parle d’outils en général pour vélotaffer. Est-ce que tu as un petit hack, un petit compteur ? Tout à l’heure, tu nous as parlé de ton pantalon de pluie. Voilà, quels outils semblent pour toi véritablement indispensables pour pouvoir utiliser son vélo au quotidien ?
Serge : Un petit accessoir pour attacher son téléphone. On peut attacher et faire GPS de manière très facile. Ça, c’est un petit accessoire qui n’est pas grand-chose et qui est super intéressant.
Serge : ‘est quand même toujours pas mal d’avoir soit une fonte, une sacoche sur le côté, soit un panier pour pouvoir déposer, par exemple, son ordinateur portable. Ce sont les petites choses qu’il faut avoir sur son vélo pour pouvoir vraiment… Vélo Taffé de manière efficace, je pense.
Ermanno : OK. Et puis, la petite question de clôture, c’est toujours, si toi, tu devais passer le micro à quelqu’un, est-ce que tu aurais une recommandation à nous faire, à quelqu’un ou à quelqu’une ? Nous, on est ouverts, bien sûr, à recevoir, à tendre le micro aux femmes.
Serge : Recommandation, c’est-à-dire quelqu’un d’autre qui pourrait prendre la place dans le podcast pour une… Oui, c’est ça. C’est ça ?
Serge : Ben, pourquoi pas discuter avec Ben de chez Monkey Donkey. C’est aussi une jeune société bruxelloise qui s’est lancée dans le monde. Les vélos cargo que j’ai rencontrés à travers un programme, le programme Forward pour les jeunes startups à impact, ils font quelque chose qui est sympa aussi. Et donc, ça pourrait être intéressant pour eux.
Ermanno : OK. Ben, écoute, j’irai le contacter. Et puis, éventuellement, n’hésite pas à me partager son contact, comme ça, ou à nous mettre en relation. Et je me ferai un plaisir de lui tendre le micro pour savoir un petit peu ce qu’il pense, justement, des mobilités douces, de l’impact à donner, et puis surtout, du vélotaf, de manière générale.
Serge : Ça marche. On fait comme ça.
Ermanno : Super. Écoute, merci beaucoup, Serge. Je te souhaite une très bonne continuation. Longue vie à HOOBA. Et puis, en espérant un jour croiser quelqu’un qui est sur un vélo HOOBA et qui se déplace d’un point A à un point B.
Serge : Ben oui, je l’espère sincèrement. Merci et bonne continuation à vous avec ce super podcast.
Ermanno : Super. Merci.
Serge : Salut.