La voiture de fonction, vous connaissez forcément !

Et si on remplaçait ce mode de déplacement très carboné par des vélos de fonction ?

C’est ce à quoi je vous propose de réfléchir avec mon invité du jour Arthur de Jerphanion, le co-fondateur de Tandem.

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Ce podcast animé parErmanno DI MICELIest proposé par l’ONGTwoWheelTuesday(@2wteu), et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique duVélotaf.

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Ermanno : Bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour un nouvel épisode du podcast Vélotaf. Aujourd’hui, j’ai la chance de recevoir un invité avec qui, évidemment, on va parler vélo, mais pas que, on va aussi et surtout parler de lui dans un premier temps, et puis de la société qu’il a créée. Je veux parler d’Arthur de Jerphanion. Salut Arthur !  

Arthur : Salut Ermanno!  

Ermanno : Alors Arthur, on a une tradition dans ce podcast et dans tous les podcasts que j’anime, j’aime bien laisser la parole à nos invités pour qu’ils se présentent. Donc dis-nous tout, qui est Arthur ? Que fais-tu dans la vie ? Quel âge as-tu ? Et à ton avis, pourquoi est-ce qu’on se parle aujourd’hui ? 

Arthur : Comme tu l’as dit, je m’appelle Arthur, j’ai 32 ans, et aujourd’hui, je suis le cofondateur de Tandem, qui est une entreprise qui propose une solution de mobilité douce et de vélo pour les entreprises et leurs salariés. Je suis très content d’être avec toi. On se voit aujourd’hui parce qu’on a été présenté par Léry, avec lequel j’échange pas mal sur les sujets vélo. Et je pense que ça va être sympa. C’est sympa d’échanger autour du milieu du vélo de manière générale, du marché du vélo, de ses perspectives. Et moi, je suis très content de pouvoir discuter avec toi aujourd’hui. 

  

Ermanno : Merci. Et puis, effectivement, on va parler du vélo de manière générale. Et puis, on va parler de Tandem quand même, parce que je trouve que la success story est sympa. Déjà, on échangeait en off. Vous êtes dans un beau co-work. Je veux voir un joli ciel bleu, des jolis baies vitrées. Là, t’es où ? Votre co-work, il se situe où ? 

  

Arthur : On est dans un co-working qui s’appelle Remix. Et on est entre Saint-Lazare et Place de Clichy, en gros, à Paris. On cherche à bouger pour avoir nos propres bureaux et pour s’agrandir un peu, et notamment aussi pour avoir un espace de stockage pour stocker quelques vélos et avoir un petit atelier. Mais pour l’instant, ça fait très bien l’affaire. On est très contents. L’espace est plutôt sympa et assez intimiste. On ne voulait pas un truc assez informel, très grand, où personne ne se connaît. Là, l’avantage, c’est que tout le monde se connaît. Donc, on peut faire pas mal d’interactions et d’échanges avec les gens qui sont là. Donc, on est plutôt très contents. 

  

Ermanno : Bon, alors, on va y revenir un petit peu après. Mais là, Tandem, vous êtes combien ? Vous bossez comment ? Est-ce que c’est distribué, hybride ? Tu parlais tout à l’heure d’espace de stockage. Vous avez des ateliers. Comment ça marche ? 

  

Arthur : Oui. Alors, nous, aujourd’hui, on est sept. On sera une petite dizaine d’ici la fin d’année 2022 parce qu’on est toujours en phase de recrutement sur plusieurs postes. Et nous, non. Si tu veux, nous, on a deux ans. On a une commercialisation qui est vraiment effective depuis le 1er janvier 2021, en gros. Donc, on a une grosse année et demie de développement commercial et de développement de notre offre. Et je voulais, je parlais d’espace de stockage parce qu’en fait, si tu veux, nous, on a une flotte de vélos qui nous permet à la fois de faire des tests auprès des entreprises et à la fois de vélos de remplacement en cas de panne, de souci sur un vélo ou en cas de vol. De pouvoir être assez réactif et de pouvoir remplacer le vélo assez facilement. Et aussi, nous, d’avoir un espace de stockage pour tous les gens qui sont au bureau avec nous. De fait, tous les gens qui sont dans l’équipe, on leur propose évidemment de s’équiper d’un vélo. C’est le minimum. Donc, du coup, forcément, il faut avoir un peu de stockage pour stocker tout ça. 

  

Ermanno : Bon, on reviendra tout à l’heure un petit peu sur Tandem, un petit peu plus dans l’historique, la genèse du projet, etc. Concentrons-nous un petit peu sur toi. Tu nous as dit 32 ans. J’ai oui dire aussi en off que tu étais jeune papa. Félicitations. Qu’est-ce que ça représente pour toi, le vélo ? Est-ce que tu pratiques ? Et si oui, depuis combien de temps ? 

  

Arthur : Ouais, alors moi, je pratique le vélo en gros depuis 5 ou 6 ans quotidiennement. Et en fait, si tu veux, et sur la partie sportive, j’essaie de m’y mettre de plus en plus, on va dire. Et en fait, ouais. Le vélo, pour moi, ça a été un peu une révélation. À partir du moment où j’ai mis le pied dessus, je me suis dit, mais en fait, mais qu’est-ce que j’ai fait avant, quoi ? Comment est-ce que j’ai pu me déplacer autrement avant en ville ? Parce que moi, c’est aussi, on en reparlera après, mais c’est aussi un peu la genèse de tandem. Mais j’ai eu la chance ou la malchance, ça dépend de quel côté on se place, d’avoir des voitures de fonction dans mes jobs précédents. Et de fait, je les utilisais de temps en temps alors que ça n’avait aucun sens. Je perdais du temps, j’étais inefficace, j’étais stressé dans les bouchons. Et le jour où j’ai décidé de m’y mettre au vélo, ça a été un peu une révélation parce que j’allais plus vite, j’étais plus efficace, je me sentais plus libre, j’arrivais plus frais le matin. Enfin bref, voilà, tout ce dont je pourrais parler pendant des heures. Mais donc, pour moi, le vélo, ça a beaucoup de significations différentes. Il y a énormément de vertus qu’on peut mettre derrière ça. Je pourrais en parler, évidemment, pendant des heures, mais moi, je me bats un peu au quotidien pour qu’on arrête de considérer en France le vélo comme un truc un peu futile, soit de bobo, soit comme indépendant. Un objet de loisir un peu futile qui permette juste d’aller à la plage en tongs parce qu’on a cette culture-là, malheureusement, encore trop présente en France. Et moi, j’essaie de diffuser le fait que c’est un objet de mobilité formidable pour plein de raisons différentes 

  

Ermanno : Mais alors, je pense qu’on est tous très convaincus sur l’objet de mobilité qui a beaucoup d’avantages. On est convaincus aussi que… Il faut l’utiliser au quotidien, d’où aussi le nom de ce podcast, Vélotaf. Qu’est-ce qui a fait vraiment que toi, quand tu es monté sur un vélo, tu t’es dit, non, mais qu’est-ce que j’ai fait ces 20 dernières années, ces 20-25 dernières années ? Pourquoi je ne l’ai pas fait ? Et en fait, ma question sous-jacente, c’est pourquoi tu ne l’as pas fait ? Pourquoi tu n’as pas été converti au vélo plutôt ou au Vélotaf ? 

  

Arthur : Ce que ça m’a fait, moi, le premier truc, c’est le sentiment de liberté. Liberté parce que ton vélo, il est en bas de chez toi, tu le détaches, tu montes dessus. Tu n’es dépendant de personne, tu le rattaches, tu n’as pas besoin de parking. Voilà, donc c’est vraiment… Moi, c’est le premier truc. Pour moi, c’est vraiment un objet de liberté. À l’inverse, pour les autres moyens de transport que j’utilisais en ville, qui étaient les transports en commun ou parfois à la voiture, tu es complètement dépendant. Tu es dépendant des autres parce que tu es dépendant du trafic. Tu es dépendant de la qualité de service d’un métro, d’un train ou d’un RER. Donc voilà, il y a ce côté aussi enfermé. Tu es enfermé dans une voiture.. Tu es enfermé dans un train ou tu es enfermé dans un métro. À l’inverse de la liberté que tu as à vélo où tu es à l’air libre. Voilà, donc moi, c’est vraiment ce que ça a dégagé chez moi comme premier sentiment. Et après, pourquoi je ne l’ai pas fait avant ? Je pense sincèrement que c’est un peu… C’est culturel. C’est-à-dire que moi, petit, et c’est aussi un sujet dont on peut parler, petit, je n’allais pas à l’école à vélo. Mes parents, ils m’amenaient en bagnole alors qu’on n’était pas très loin de l’école. Ils m’amenaient, on était trois enfants. Ils nous amenaient en bagnole à l’école, ils nous déposaient et après, ils partaient au boulot. Et après, plus tard, quand j’étais, entre guillemets, plus autonome, j’ai pris les transports en commun. J’ai pris le métro pour aller à l’école et au lycée et au collège, etc. Donc, en fait, je ne me posais même pas la question parce que ça ne faisait pas partie du prisme qu’on m’avait présenté. Pas celui non plus de mes amis et de mes potes autour de moi. Donc, la question ne se posait même pas. J’ai commencé à me poser la question à partir du moment où je me suis dit, le métro, ça devient insupportable. La bagnole, ça devient insupportable. OK, qu’est-ce qu’on fait ? Donc, il a fallu rentrer dans une phase un peu chiante et délicate pour me dire, OK, il faut que je trouve un autre moyen pour me déplacer en ville parce qu’aujourd’hui, je n’y arrive plus. Et donc, je pense que c’est un problème culturel et je pense que c’est un problème de mise en avant de cet objet-là en France et dans les cultures et dans les mœurs qui n’étaient pas suffisamment mis en avant et développés jusque-là. 

  

Ermanno : Ce qui est impressionnant parce que quand on regarde l’histoire du vélo culturellement jusque dans les années… Ouais, 80, c’était un outil de déplacement au quotidien. Tout le monde l’utilisait. Et puis, après, la voiture est arrivée, la voiture a pris de la place, les transports en commun ont pris de la place. C’est vrai qu’on a eu un peu tendance à oublier le vélo, que le vélo, ça s’est boboisé, comme tu disais un petit peu tout à l’heure. Et maintenant, on est dans un espèce de flou culturel où on n’a pas été éduqué à ça, donc on ne sait pas trop comment l’utiliser. On n’a pas cette habitude, finalement, de l’utiliser. Et puis, en parallèle, il y a des gens comme toi qui essayent de vrai au quotidien. Non, le vélo, c’est bien, le vélo, c’est pratique, le vélo, c’est la liberté, le vélo, c’est écolo aussi, sans être forcément un militant. Et puis, ça permet de se déplacer au quotidien. Tu disais tout à l’heure que toi, tu l’utilises maintenant au quotidien. Alors, on aura compris que tu habites en région parisienne, enfin à Paris ou en région parisienne. C’est vrai que c’est facile de se déplacer en vélo quand on est dans les grandes villes, dans les grandes métropoles. Ça l’est un petit peu moins quand on habite un petit peu excentré des centres-villes, quand on habite un petit peu en campagne. Qu’est-ce que ça inspire chez toi comme réflexion, justement, le fait que finalement, le vélo, c’est bien quand tu habites en ville, mais quand tu habites un petit peu plus loin, c’est plus compliqué ou plus difficile ou encore moins culturel parce que tu habites à cinq bandes d’une ville et puis, des fois, il faut prendre des nationales, des départementales et c’est un peu compliqué. 

  

Arthur : Alors, oui. Moi, je suis arrivé effectivement aussi avec cet a priori en arrivant sur le marché du vélo, entre guillemets, en arrivant sur la partie professionnelle, en me disant, voilà, on va monter tandem et notre offre, elle se développera uniquement pour les grandes villes. Paris, Lyon, Bordeaux, Lille, etc. Et on ne touchera pas ni le milieu périurbain ni le milieu rural. Et dans les faits, jour après jour, je me rends compte que c’est faux dans le sens où quand tu regardes juste les stats le matin, tu as 50% des déplacements qui font moins de 5 km en France. Et donc, c’est sur tout le territoire français. Ce n’est pas uniquement à Paris. À Paris, c’est 75%. Dans la région parisienne, c’est 75% des déplacements. Mais donc, du coup, mon point, c’est de se dire qu’il y a plein de territoires où c’est déjà possible et les autres où ça ne l’est pas encore. Il faut qu’on puisse mettre en œuvre des aménagements cyclables pour que ça le soit. C’est-à-dire qu’en fait, hormis évidemment les gens qui font 30, 40 bornes le matin pour aller au boulot, pour emmener leurs enfants à l’école, ça, évidemment, ce n’est pas des gens, je ne vais pas, entre guillemets, on ne va pas les fouetter, les violenter pour se mettre au vélo et arriver tout transpirant ou que leur trajet du quotidien soit un calvaire. Pas du tout. Mais il y a plein de gens en zone périurbaine ou en zone rurale qui, là aussi, contrairement aux croyances un peu que l’on a sur le milieu, ont très peu de kilomètres pour venir le matin au boulot ou venir à l’école. Donc, soit il y a déjà des aménagements qui sont faisables et il faut juste les convertir et leur mettre le pied à l’étrier, leur mettre le pied sur un vélo pour qu’ils puissent se dire « Ok, c’est génial, ça change aussi ma vie ». Soit, et là, pour le coup, c’est côté pouvoir public, il faut qu’on ait des aménagements cyclables aussi dans ces zones-là, justement pour sortir du côté « Le vélo, c’est très bien en ville et ce n’est pas fait pour les zones périurbaines ou rurales Voilà. Donc, si déjà on arrive à les cibler… 50% de ces déplacements-là, je disais qu’ils font moins de 5 kilomètres, 5 kilomètres en vélo ou en vélo électrique, c’est 20-25 minutes, grand maximum. Donc, aujourd’hui, quoi qu’il arrive, quoi qu’on puisse en dire, ça n’a plus de sens de le faire en bagnole. Tous ces trajets-là, ça n’a plus de sens de les faire en bagnole. 

  

Ermanno : Ce que tu me dis, ça m’inspire deux réflexions. La première, c’est une question que je pose plutôt en fin d’épisode, normalement, mais tu dis que la question de l’infrastructure, c’est plutôt une question des pouvoirs publics pour qu’ils aménagent le territoire et qu’ils donnent la possibilité à des gens de pouvoir se déplacer en sécurité. Est-ce que c’est qu’une question de pouvoirs publics ? Est-ce qu’il n’y aurait pas des sociétés, par exemple Tandem, qui ne pourraient pas initier un petit peu la démarche, prendre le pas là-dessus et pourquoi pas proposer aux services publics des namings de pistes cyclables ? Par exemple, ça se fait pour des stades, ça se fait pour des grands monuments. Pourquoi est-ce qu’on ne dirait pas, tiens, entre Paris et Rambouillet, eh bien, Tandem voudrait sponsoriser une piste cyclable et donc, comment ça se passe ? Combien ça coûterait et quelles seraient les démarches à suivre ? 

  

Arthur : Alors, c’est une très bonne idée. Moi, je suis convaincu du fait, pour revenir sur la partie pouvoirs publics et secteur privé, que c’est le secteur privé et les entreprises comme nous qui doivent montrer le chemin aux pouvoirs publics pour les pousser, parfois les forcer à mettre en place des choses. Donc, ça, j’en suis convaincu. C’est-à-dire que c’est aussi pour ça qu’on a monté Tandem. C’est-à-dire qu’en fait, si on attend que les pouvoirs publics fassent le taf là-dessus, on peut revenir dans, pardon, mais dans 50 ou 100 ans, je ne suis pas sûr que ça ait beaucoup bougé, en tout cas suffisamment. Alors, je n’avais pas pensé au sponsoring de Piste Cyclable, mais c’est une bonne idée, c’est clair. C’est sûr que nous, dès qu’on pourra se le permettre d’un point de vue financier, c’est le genre de choses qu’on aimerait beaucoup faire. C’est aussi pour ça que récemment, nous, on essaye de rejoindre des mouvements qui font le lien entre le secteur privé et les pouvoirs publics, justement pour que les députés ou le gouvernement intègrent des propositions. C’est une problématique vélo dans les plans à venir. Voilà, donc en gros, en résumé, si, moi, je suis convaincu du fait que pouvoirs publics et secteurs privés doivent travailler ensemble sur ce sujet-là et que c’est le secteur privé qui va un peu donner le là et donner l’impulsion. 

  

Ermanno : On a parlé des avantages que tu trouves au Vélotaf. Tu l’as dit, c’est la liberté, c’est la possibilité d’aller où on veut, quand on veut, sans être… Enfermé soit dans un carcan horaire pour les transports en commun, soit avec les autres pour ce qui est du trafic. Est-ce que pour toi, ça revêt aussi certaines… Ça rejoint certaines convictions personnelles, notamment des convictions un peu écologiques quant à l’utilisation d’un moyen de transport plutôt qu’un autre ? 

  

Arthur : Clairement, définitivement. En fait, ça a aussi été, moi, un cheminement personnel qui m’a amené à faire ça et à dire ça. En fait, si tu veux, quand tu vois qu’aujourd’hui, tu as 30% des émissions, de CO2 en France qui viennent du secteur du transport et que la moitié de ces émissions viennent de la voiture personnelle, bon, pour moi, tu as résumé le truc. Une fois qu’on a dit ça, on disait OK, l’urgence, elle est là-dessus.  

Ermanno : Et quand on sait que 50 à 75% des déplacements font moins de 5 km, encore plus.  

Arthur : Exactement. Donc, en fait, moi, quand j’ai vu ça, je me suis dit OK, on a un moyen hyper simple, hyper pragmatique et hyper efficace pour faire changer les choses à ce niveau-là. Et encore une fois, c’est un souci, à mon sens, culturel. C’est-à-dire que les gens, ils ne se déplacent pas le matin en bagnole, en se disant je vais niquer la planète et je vais la polluer et je suis un pollueur. Pas du tout. C’est une habitude. C’est un truc culturel qu’on a toujours eu l’habitude de faire parce qu’ils n’ont jamais connu autre chose. Donc, l’idée, c’est comment on peut les amener à utiliser un autre moyen de transport. Mais donc oui, définitivement, moi, je suis convaincu du fait qu’il y a une urgence sur le sujet et qu’individuellement, en tant que salarié et collectivement en tant qu’entreprise, ils ont un moyen hyper fort, hyper efficace pour faire changer les choses là-dessus. Et encore une fois, on est toujours un peu tiraillé entre donner des chiffres comme je le fais là, mais du coup, pardon, un peu emmerder les gens parce que les gens, ils ne retiennent pas forcément les stats que je viens de donner et du coup, ne pas laisser ces chiffres-là et tomber dans le côté futile qui est je reviens sur ce truc-là, le vélo, c’est un truc de bobo et ça ne va pas changer ma vie ou ça ne va pas changer la vie de la planète si demain, j’arrête ma bagnole et je prends mon vélo. Mais dans les faits, si, une fois qu’on a dit que la première source d’émissions de CO2, c’était le transport et que 50% de ces émissions viennent de la voiture personnelle, tu sais définitivement que toi, en tant qu’individu, tu peux avoir un impact très fort sur cet aspect-là. Et c’est, et voilà, entre guillemets, tu n’as plus d’excuses. Pardon de dire ça, mais on n’a plus d’excuses. Une fois qu’on sait ça, on n’a plus d’excuses. Et donc, d’où l’urgence et d’où le fait qu’il faut, à mon sens, se prendre en main sur ce sujet-là. 

  

Ermanno : C’est un sujet qu’on a notamment abordé avec Stéphane Voland, le président de Smovengo qui opère Vélib à Paris, où effectivement, c’est la fameuse théorie du colibri. Si on fait tous notre petite action, l’un plus l’un plus l’un plus l’autre, on va arriver à faire quelque chose qui fait qu’effectivement, on diminuera l’utilisation de notre véhicule personnel, on diminuera l’impact des transports, etc. Avant de parler vraiment plus dans le détail de Tandem, j’avais une autre question qui est, finalement, je suis d’accord avec toi. Oui, si on diminue notre utilisation du véhicule personnel, on va pouvoir faire aussi à notre niveau, un geste pour la planète. Pourquoi avoir orienté Tandem sur le vélo et pas sur d’autres mobilités douces, la trottinette, le wheelie, des rollers ou autre chose ? 

  

Arthur : La trottinette et le wheelie, c’est-à-dire la roue typiquement, on ne l’a pas fait parce que nous, derrière le vélo ici, on y associe des valeurs liées à la mobilité, au fait de se bouger et le fait de faire un peu de sport. C’est ce qui aussi est intéressant pour nous et important. On en revient à un truc qui est un autre souci un peu en France qui est la sédentarité. Il y a 40 ans, je voyais ça comme stat, on avait 80 % des enfants qui venaient à l’école à pied ou à vélo. Aujourd’hui, en France, c’est 12 %. Donc, tu vois, c’est pour te dire. Et donc, demain, si on favorise que des objets de mobilité douce qui ne te permettent pas de te bouger et te déplacer, même faire marcher tes muscles sans que ce soit un effort sportif, on ne dit pas de monter le Ventoux le matin avant d’aller au boulot, le fait d’être assis dans le métro, le fait d’être assis dans sa voiture, pardon, mais stationner un peu sur une trottinette ou sur une roue giratoire, voilà, pour nous, ça n’a pas les mêmes vertus et les mêmes valeurs qu’un vélo. Ça nous arrive d’avoir la question sur les trottinettes, ce genre de choses-là. Ce n’est pas dans les valeurs aussi qu’on voulait mettre en avant. Il y a aussi une notion de sécurité. Aujourd’hui, à notre sens, c’était beaucoup plus en sécurité, pardon, sur un vélo que tu ne laisses sur une trottinette. Donc voilà, c’est les deux aspects qui ont fait qu’aujourd’hui, on se concentre uniquement sur le vélo. Et pas non plus sur la voiture électrique qui a un vaste débat, mais qui, à mon sens, n’est pas la solution pour plein de raisons. Aujourd’hui, je vois la voiture électrique se développer à fond pour remplacer complètement la voiture. À mon sens, c’est un non-sens, justement. Il faut diminuer l’usage de la voiture de manière générale. Évidemment, c’est toujours mieux d’utiliser une voiture électrique qu’une voiture thermique, mais si on remplace toutes les voitures thermiques par des voitures électriques, on n’aura rien compris, à mon sens, au problème lié à la voiture. 

  

Ermanno : Oui, on aura éventuellement réglé un petit problème sur l’aspect écologique. Et encore, parce que je rappelle que pour fabriquer des batteries et pour recycler les batteries, c’est une autre histoire. Mais par contre, on n’aura absolument pas réglé le problème de la sédentarité et le problème du trafic dans les zones denses. Pour revenir à Tandem, justement, parlons-en. D’où est venue l’idée ? Tu nous disais que tu es co-fondateur de Tandem. Donc, tu n’es pas tout seul. Donc, d’où vous est venue l’idée ? Oui. 

  

Arthur : Écoute, moi, j’ai monté Tandem avec Nicolas, mon associé. Et en fait, si tu veux, d’où nous est venue l’idée ? Moi, de mon côté, c’est ce que j’expliquais tout à l’heure. Dans mes jobs précédents, j’ai eu des voitures de fonction qui m’ont été un peu données par statut. En fait, quand tu montais un peu les échelons dans ce type de boîte-là, au bout d’un moment, c’était un peu un cadeau qui était fait. On te donnait une voiture de fonction que tu en veuilles ou que tu n’en veuilles pas. Ça fait partie du package que tu utilises, que tu n’utilises pas. On s’en foutait un peu. Ça fait partie du package. Donc, au début, un peu comme tout le monde, tu es content. Tu te dis, oh là là, c’est trop bien, j’ai une voiture de fonction, super. Et en fait, je me suis rendu compte au fur et à mesure qu’elle passait 80 % de son temps dans un parking. Pourquoi ? Parce qu’hormis des rendez-vous clients que je faisais en dehors de Paris où je me déplaçais un peu loin, je ne l’utilisais pas. Pour venir le matin, je ne l’utilisais pas. Pour le week-end, je n’avais qu’une envie, c’est de ne pas utiliser ma voiture. Et voilà. Donc, elle passait 80 % de son temps dans un parking. Pour moi, ça n’avait pas de sens. Je me suis mis au vélo à côté. Et pareil pour Nicolas, mon associé qui utilisait le vélo pour venir le matin. Et en fait, on s’est dit qu’il y avait un grand écart entre d’un côté la voiture de fonction qui était hyper statutaire et qui, à notre sens, n’avait plus trop justement de logique dans un monde urbain. Et de l’autre côté, tu avais l’abonnement de transport en commun qui est très bien, très efficace, économique, mais qui ne réglait pas le problème ni de sédentarité dont on parlait tout à l’heure, ni de prise de plaisir quand tu viens le matin au boulot. Et entre les deux, il y avait un grand écart. Il n’y avait rien qui existait. Il n’y avait rien qui était proposé aux entreprises pour les inciter à développer le vélo dans leur boîte. Il n’y avait rien qui était proposé aux salariés pour, financièrement et d’un point de vue opérationnel, les aider à s’équiper d’un vélo. Donc voilà, on a regardé ce qui se passait dans les pays où le vélo est très développé, où la culture vélo est très développée comme l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique. On a évidemment vu que la notion de vélo d’entreprise, vélo de fonction ça dépends comment on veut l’appeler, était très développée là-bas. L’Allemagne, c’est entre 800 000 et 1 million de vélos d’entreprise, pour te donner une idée. Quand c’est moins de 20 000… 

  

Ermanno : Après, tu nous donnes ce chiffre-là, mais il faut peut-être le mettre en parallèle de la population, enfin plutôt un pourcentage de la population plutôt qu’un nombre de vélos. 

  

Arthur : Je compare par rapport à la France, car je n’ai plus exactement en tête, mais entre 5 et 10 millions d’habitants de moins que l’Allemagne, on a un peu moins de 20 000 vélos d’entreprise en France, quand il y en a entre 800 et 1 million en Allemagne. La perspective de croissance est assez énorme. Typiquement, la Belgique, où je n’ai pas forcément l’idée en tête du nombre d’habitants, mais je ne sais pas, peut-être entre 10 et 15 millions, ils ont 200 000 vélos de fonction, quand on est à 70 millions en France. Bref, la perspective était de se dire que c’est un concept qui existait très peu en France et qui était très développé dans ces pays-là. Voilà comment on a commencé à travailler là-dessus et de travailler sur l’offre de tandem qui est celle qu’elle est aujourd’hui. 

  

Ermanno : Avant de nous dire plus ce que vous faites, vous avez fait ce constat que l’offre était quasi inexistante. Dans ce podcast, j’ai eu la chance d’interviewer d’autres personnes qui proposent aussi ce genre de service. Pourquoi est-ce que vous trouvez que l’offre est relativement inexistante ? Parce que finalement, il y a encore beaucoup de place pour beaucoup de monde parce que vos concurrents ou vos confrères, je ne sais pas comment vous les appelez entre vous, sont moins efficaces ou ils ne vont pas sur les mêmes marchés ou simplement, ce n’est tout simplement pas aussi rentré dans les mœurs, ce qui fait qu’il y a encore beaucoup de place à prendre. 

  

Arthur : Oui, alors apparemment, je parle de quand on a commencé à réfléchir et à penser à Tandem, qui était, tu vois, fin 2019. Il y avait très peu ou pas d’acteurs sur le domaine, en tout cas dédiés aux entreprises. Tu avais des choses publiques qui pouvaient éventuellement s’adresser aux entreprises et tu avais quelques acteurs qui existaient effectivement. Mais c’était, tu vois, quand je dis que tu avais moins de 10 000 ou 20 000 vélos de fonction à l’époque, c’était très peu développé. Donc, il y a une perspective énorme. Aujourd’hui, c’est imposé par la loi. Une entreprise doit rembourser 50 % de l’abonnement de transport en commun à ses salariés s’ils viennent en transport en commun. On voulait tout simplement que ce soit la même chose pour le vélo et que demain, quand le salarié arrive dans une entreprise, il ait le choix entre se faire rembourser son abonnement de transport en commun ou se faire rembourser un objet de mobilité douce comme le vélo. Et donc, si on se dit ça, c’est-à-dire qu’en gros, la perspective, elle est d’adresser toutes les entreprises de France. Donc, forcément, le marché, il est immense. Et donc, nous, on est au niveau… Enfin, tu parlais de ce qu’on voit concurrent ou confrère. On n’est pas du tout dans une perspective requin à aller vouloir écraser la concurrence. Au contraire, nous, on se dit que sur un marché aussi naissant et aussi à ses prémices, on a besoin de concurrence. On a besoin d’aide sur le sujet pour évangéliser, démocratiser l’usage et montrer la crédibilité de la chose. Donc, on est très contents qu’il y ait plusieurs personnes qui se soient lancées là-dedans aussi, des gens un peu avant nous, des gens un peu après nous. Donc, voilà. Donc, non, ce n’était pas complètement inexistant, mais c’était… Pardon, mais… Vraiment encore assez prémices quand on a commencé à regarder le sujet en 2019. 

  

Ermanno : OK. Bon, tout ça, on parle de Tandem. On a parlé de toi, on parle de Tandem, mais on n’en sait pas beaucoup plus sur Tandem. Donc, qu’est-ce que fait Tandem ? Et qu’est-ce que fait Tandem au quotidien pour la mobilité ? 

  

Arthur : Oui. Donc, nous, on a développé une solution clé en main de location de vélos pour les entreprises et leurs salariés. L’idée, c’est que le salarié puisse choisir le vélo de son choix parmi un catalogue de vélos qu’on a. On a construit, auquel on associe une assurance contre le vol, la casse, la responsabilité civile, l’entretien complet des vélos à minima deux fois par an au pied des bureaux. Et derrière, on y associe des accessoires un peu pour la sécurité du cycliste, à savoir un anti-vol en U et un casque. Voilà. Derrière, nous, on propose différents types de vélos. Ça va du vélo pliant au vélo urbain, au vélo long tail ou cargo, vélo mécanique aussi. L’idée, c’est de couvrir tous les besoins existants sur le marché du vélo pour que chaque profil puisse s’y retrouver sans avoir une multitude de modèles et sans avoir 100, 200 ou même 1000 modèles différents. On n’est pas une marketplace. Nous, on a sélectionné des marques et on a sélectionné des modèles parce qu’on considérait que c’était les meilleurs vélos adaptés à différents usages. Aussi, parce qu’on a une prestation de conseil. On conseille le salarié dans la sélection de son vélo. Parce qu’on s’adresse à des gens qui faisaient peu ou pas de vélo du tout, qui ne connaissent pas du tout l’univers. Et si je leur présente 100 modèles sous les yeux, ils ne vont rien comprendre, ils ne vont pas savoir comment choisir leur vélo et ils vont être complètement perdus. Ça a été un choix de notre part là-dessus. Ce qu’on fait au quotidien, c’est pousser les entreprises à intégrer un plan vélo et à intégrer le vélo dans leur politique de mobilité. Première étape. Ensuite, deuxième étape, c’est de convaincre les salariés derrière de se mettre au vélo et de soit ranger leur voiture au garage définitivement, soit peut-être la ranger au garage trois jours par semaine et venir deux jours par semaine à vélo. Et pareil pour les transports en commun. 

  

Ermanno : Et alors, comment est-ce que vous agissez un peu plus dans les détails ? C’est-à-dire que vous, vous négociez avec les entreprises. Une fois que c’est réglé, vous présentez un catalogue aux salariés en lui disant, voilà, ton package c’est 2000 euros par an. Tu choisis ce que tu veux dans telle catégorie de vélo. Et éventuellement, si tu veux quelque chose d’un peu plus évolué, c’est toi qui complète. Ou est-ce que finalement, c’est le salarié qui va avoir un petit peu plus la main ou c’est l’entreprise qui va dire, voilà, moi, j’ai besoin de… J’ai 50 salariés, je veux mettre 30 personnes au vélo. Enfin, voilà, je vais l’intégrer dans le package de 30 personnes. Vous me donnez 30 vélos comme ça et c’est tout. Et le salarié n’a pas le choix. Ok, ouais. 

  

Arthur : Alors en fait, si tu veux, donc nous, on a deux types d’offres. Le vélo, on va dire, individuel ou le vélo de fonction et le vélo en partage. Dans le premier cas de figure, ce qui se passe, c’est qu’effectivement, les premières personnes à convaincre, c’est l’entreprise. Donc, on se met d’accord avec l’entreprise sur le fait de lancer un plan vélo dans l’entreprise et sur une répartition budgétaire. En gros, nous, ce qu’on recommande fortement l’entreprise de faire, c’est un modèle où 70 % du loyer mensuel est pris en charge par l’entreprise et 30 % par le salarié. Pourquoi ce modèle-là ? Parce que c’est un modèle qui leur permet d’accéder à des déductions d’impôts. Ils vont pouvoir déduire 25 % du loyer de leur impôt sur les sociétes. Donc, basiquement, sur un loyer qui coûte 100, s’ils prennent 70, en fin d’année, ça va leur coûter 52,50 € parce qu’ils auront déduit 25 % des 70. Donc, ça coûte moins, entre guillemets, aussi cher ou aussi peu cher qu’un abonnement de transport en commun pour l’entreprise, mais c’est beaucoup plus incitatif pour le salarié. Et donc, derrière, effectivement, nous, on va présenter l’initiative aux salariés, leur proposer la sélection du vélo sur notre site, notre catalogue, et c’est lui qui va décider effectivement de quel vélo il a besoin de par le budget qui a été fixé par l’entreprise. Et dans le deuxième cas de figure où c’est des vélos en partage, souvent, c’est des vélos qui servent à des rendez-vous pendant la journée, typiquement, pour éviter aux gens d’avoir à prendre leur bagnole ou aller en métro à un rendez-vous pendant la journée. Il y a des vélos qui sont mis à disposition en partage en bas de l’entreprise. On a des cadenas connectés qui permettent de déverrouiller les vélos avec un smartphone et la personne peut prendre le vélo et se déplacer avec pendant la journée pour, la plupart du temps, le ramener au bureau le soir. Voilà. Et tu parlais de est-ce qu’on se dédie à un type de public et on vous prend 30 vélos et c’est tout. Nous, c’est vraiment un truc qu’on essaye de ne pas initier dans le sens où, tu vois, on disait au début, le vélo de fonction accessible à tous, c’est aussi une valeur forte qu’on a voulu mettre en avant pour aller un peu à l’inverse de la voiture de fonction qui était statutaire et réservée qu’à une partie de la population. Nous, quand on parle d’un plan vélo avec l’entreprise, on dit mettez-le à disposition de tout le monde, que ce soit des premiers salaires les plus bas ou au patron de la boîte, faites en sorte que ce soit un truc accessible à tous et que ce soit développé pour tout le monde et non pas justement statutaire comme c’est le cas de la voiture de fonction. C’est pour ça qu’on est entre guillemets un peu, pas mal à l’aise mais presque avec la notion de vélo de fonction parce que ça parle à tout le monde mais en même temps ça ramène tout de suite vers ce côté très statutaire et réservé à une partie de la population qui était la voiture de fonction. Alors que c’est l’inverse de ce qu’on veut véhiculer comme valeur. 

  

Ermanno : Comment est-ce que vous réglez vos comptes avec les entreprises ? Vous vendez un nombre de vélos pour l’entreprise. On aura bien compris que vous, vous essayez de mettre tous les salariés de l’entreprise au vélo. Prenons une boîte, éventuellement on fera un montage mais j’ai cru comprendre que vous aviez signé avec M6. Je ne sais pas combien il y a de salariés chez M6. Admettons 1000 salariés, même si ça doit être un peu plus. Vous vendez un package pour 1000 salariés ou vous venez, vous proposez aux salariés de regarder l’offre et puis ça va être au nombre de vélos qui sont loués par les salariés ? 

  

Arthur : Oui, ça va vraiment être au nombre de vélos qui sont loués par les salariés et c’est aussi pour ça qu’on a voulu construire des loyers les plus compétitifs possibles. Et si tu veux, hormis très très grosse commande, il n’y a pas aujourd’hui d’économie d’échelle très forte sur notre catalogue de prix. Qu’une TPE, PME me commande 5 vélos ou qu’une autre m’en commande 20, 30 ou 40, le loyer du vélo, il ne va pas bouger dans les faits. C’est aussi pour ça qu’on a voulu ne pas mettre de minimum de flotte et que même si demain avec M6, quand on les a signés, il y avait un salarié dans l’entreprise qui était intéressé et les 999 autres n’étaient pas intéressés, on l’aurait quand même fait, on aurait quand même équipé M6. Évidemment, on aurait été un peu déçu, forcément. Mais mon point, c’est de se dire que si on veut mettre le pied à l’étrier de l’entreprise et si on veut mettre le pied à l’étrier du salarié, il ne faut pas qu’on se mette dans une posture de dire, en tout cas, c’est notre conviction, nous, on ne fait pas moins de 20, 30 vélos, donc commandez-nous 20 vélos, on en rediscute après. Et encore une fois, là-dessus, on s’est inspiré de ce qui s’est passé en Allemagne pour avoir eu des échanges avec des gens qui ont lancé le marché là-bas et qui nous disaient que c’est toujours comme ça. Ça a été comme ça pour eux il y a 10 ans ou il y a 15 ans, quand ils ont lancé le marché, même pour des très grosses boîtes, il y a toujours un petit groupe d’early adopters qui sont, même si c’est une boîte de 2 000, 3 000 salariés, il y a 5, 10, 15 personnes max qui disent OK, je change mes habitudes, je lave ma main et ensuite, c’est un peu une traînée de poudre et ça se diffuse à la machine à café, bouche à oreille, ils disent il est bien ton vélo, comment ça se passe, etc. Et la flotte passe de 10 à 30 vélos, de 30 à 50 et de 50 à 100, voilà. Donc voilà comment on fonctionne en gros. 

  

Ermanno : Et comment est-ce qu’on repère les vélos de chez Tandem ? Est-ce qu’il y a un branding particulier ou ça va être le vélo de monsieur et madame tout le monde que finalement, seuls les salariés de l’entreprise en question savent que le prestataire est Tandem. Et est-ce qu’ils le savent d’ailleurs ? 

  

Arthur : Alors oui, oui, ils le savent. Tout le monde est bien au courant et nous, effectivement, c’est un point important pour nous aussi en termes de construction de marque et de branding parce qu’en gros, on veut aussi faire de nos salariés des ambassadeurs et faire en sorte qu’ils puissent convaincre forcément des amis autour d’eux, leur famille, l’entreprise de leur femme ou de leur mari. Donc si, si, on essaye d’être bien présents. Sur le vélo, on essaye d’être présents tout en étant assez discrets. Pourquoi ? Donc il y a le logo de Tandem sur chacun de nos vélos. En revanche, on dit vraiment aux salariés c’est votre vélo. Donc vous en faites ce que vous voulez pendant toute la durée du contrat. Si vous voulez l’utiliser le soir, le week-end, en vacances, le customiser, y ajouter des accessoires, un siège bébé, un panier à l’avant, entre guillemets, de votre côté, c’est tout à fait possible. C’est vraiment votre vélo. Évidemment, il faut qu’il revienne dans un état convenable, on va dire. Mais vraiment, on veut vraiment, on veut vraiment que les gens se l’approprient. Donc du coup, on n’a pas voulu faire, tu vois, un objet de marketing à part entière. Et comme, je ne sais pas, je prends le cliché de la voiture du commercial qui sillonnait la France dans une Clio blanche floquée au nom de son entreprise. Pardon, mais je ne suis pas sûr que le mec soit hyper content de rouler le week-end et en vacances avec sa Clio blanche floquée au nom de sa boîte quoi. Donc pour ça, il fallait être relativement discret sur le vélo pour que les gens en fassent aussi un outil, enfin un objet, pardon, qui leur fasse plaisir lorsqu’ils se déplacent avec. 

  

Ermanno : Alors, tu nous disais tout à l’heure que vous avez aussi une mission de conseil, principalement aussi au niveau des salariés pour les convertir au vélo. Il y a souvent dans les échanges avec des gens qui ne sont pas encore des vélotaffeurs ou alors qui se posent la question de s’y mettre, le sujet du climat, surtout entre guillemets à Paris plus qu’à Marseille. Quoique à Marseille, ça va plutôt être l’opposé. Oui. Mais comment est-ce que vous vous adressez ce point, même si moi j’ai déjà des tips, mais comment est-ce que vous adressez ce point aux salariés parisiens ou aux salariés lillois qui te disent ton histoire de vélo, c’est sympa, mais moi je n’ai pas envie d’arriver trempé comme une serpillière au bureau. En plus, on n’a pas de douche, les vestiaires, c’est compliqué. Tu imagines, je vais être trempé toute la journée. Comment est-ce que vous vous adressez cela ? 

  

Arthur : C’est un très bon point parce qu’on parlait de culture vélo. C’est un des premiers trucs qu’on nous donne comme excuse pour ne pas faire de vélo. Donc tu as soit effectivement la pluie, soit… Il fait trop chaud, donc je vais prendre les trucs les uns après les autres. Donc la pluie, en gros, le point, c’est un point d’équipement. Il y a des équipements très simples parce que toi, tu as évidemment déjà la réponse. Un pantalon de pluie et un K-way en haut imperméable et le tour est joué. Est-ce que c’est une question que vous vous posez au scooter aujourd’hui ? Est-ce que quand vous avez un ami autour de vous qui vient en scooter au boulot, vous vous dites tu vas arriver trempé, etc. C’est un truc qu’on n’entend jamais. Moi, je n’ai jamais entendu quelqu’un dire à un pote qui fait du scooter tu vas être trempé quand tu viens au boulot. Non, parce que le mec, il a acheté une jupe et il met un manteau et il arrive, il n’est pas trempé, il a un casque. Donc si à vélo, vous avez un casque, un pantalon de pluie et un K-way, terminé. Vous arrivez, vous êtes impeccable. Et le deuxième truc que je mets en avant, c’est comment font les gens aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique qui ne sont pas des climats connus particulièrement pour être Marseille ou Ibiza en termes de ces pays où il pleut deux fois plus qu’en France, même à Paris ou à Tourcoing. Et c’est des gens qui arrivent très bien et dans lequel la culture vélo est hyper développée. C’est juste des gens qui sont pragmatiques, qui se sont équipés. Donc en gros, ce qu’on essaie de dire, c’est pas de panique, un peu d’équipement et vous arriverez au sec. Et la notion de chaleur et j’arrive tout transpirant, c’est aussi pour ça que nous, on trouve que le vélo électrique, dans ce qu’on propose, est quand même un objet. Et là, pour le coup, on vient plutôt dans le côté utilitaire, hyper pratique pour du vélotaf parce que ça te permet de moduler le niveau de sport et d’intensité physique que tu veux mettre dans ton trajet quotidien. Donc effectivement, dans un jour comme ce matin, typiquement où il fait déjà 35 degrés à 9 heures, ayant des rendez-vous dans la journée, je ne vais pas venir en vélo de route pour venir au boulot. Et donc l’avantage d’un vélo électrique, c’est que si derrière, vous mettez de l’assistance, vous arrivez impeccable. Moi, là, aujourd’hui, je suis arrivé, il fait chaud et je suis très bien. Donc voilà les deux réponses qu’on essaie de donner. Et après, évidemment, si on peut aider l’entreprise à mettre en place quelques petits aménagements avec des casiers et une douche sur place pour que les gens puissent éventuellement se doucher s’ils le souhaitent, évidemment, c’est toujours mieux. Mais dans les deux cas de figure, avec un peu d’équipement et un peu de bon sens, lutter contre le climat, c’est hyper facile. 

 

 Ermanno :  Tu parles de vélo de route, justement. Tu disais que ce matin, tu es plutôt venu en vélo électrique plutôt qu’en vélo de route. Comment est-ce que vous adressez les sportifs des boîtes ? Parce que tu vois, moi, typiquement, j’ai fait 20 ans de triathlon. Un vélo électrique, c’est sympa éventuellement pour balader les enfants. Mais en fait, si dans la gamme, vous aviez du super beau vélo de route, carbone, prolongateur, triathlon, ça pourrait être sympa, quitte à payer un loyer bien plus important, évidemment. 

  

Arthur : Oui, oui. Écoute, en étant très honnête, c’est un truc sur lequel on veut s’améliorer et se développer. Dans les faits, aujourd’hui, on a très peu de demandes là-dessus. Parce que, encore une fois, le public auquel on s’adresse, c’est souvent un public qui faisait, je redis, peu ou pas de vélo ou qui avait déjà un vélo dans la pratique vélotaf et qui veut s’équiper avec un vélo un peu plus premium que celui qu’il avait avant. Et donc, par souci de priorisation, aujourd’hui, on en propose très peu, des vélos de route. Aussi parce que, et c’est un peu un challenge, et c’est des discussions notamment que j’avais eues avec Léry, aujourd’hui, on va dire que souvent, je trouve que la population cycliste sportive et la population cycliste vélo taf utilitaire n’est pas irréconciliable, mais presque. Alors, je caricature un peu, mais en gros, soit tu pratiques le vélo le week-end pour faire du sport et tu fais du vélo de route ou du triathlon, etc. Et limite, parfois, tu n’utilises pas le vélo dans ton quotidien. Soit tu es un vélo tafeur du quotidien et tu ne fais pas forcément de sport le week-end. Donc voilà. Ce sera peut-être un challenge à venir dans les mois ou années pour essayer de voir comment on peut un peu réconcilier les deux et initier le vélotafeur au sport et le sportif au vélotaf. Mais voilà. Aujourd’hui, ce sont des points qu’on n’adresse pas encore complètement parce que très clairement, on a très peu de demandes sur ce type de vélo-là. 

  

Ermanno : Et puis, votre offre, elle me fait aussi penser à l’offre mutuelle pour les entreprises. Quid, des gens qui ont des familles, typiquement, tu viens d’avoir des jumeaux. Est-ce que vous offrez la possibilité aux salariés, là, comme avec un système de prise en charge de mutuelle par l’employeur, d’upgrader et d’avoir deux ou trois ou quatre vélos de la part de tandem en payant évidemment un fee supplémentaire ? 

  

Arthur : Oui, c’est possible. Dans les faits, quand l’entreprise plafonne avec un budget, si tu veux, elle dit je prends tant en charge par an ou tant en charge par mois et le reste est pris en charge par le salarié. Donc oui, dans les faits, c’est possible. Ce qui est surtout fait aujourd’hui par les familles et ce qui fonctionne aujourd’hui vachement bien, c’est plutôt les vélos long tail ou en cargo. Nous, on est tous les jours impressionnés par le succès de ce type de vélo-là et moi, j’en suis forcément hyper content parce que souvent, c’est des vélos qui viennent remplacer une des deux voitures du couple ou même remplacer définitivement la voiture du couple qui est supprimée. Mais donc voilà, c’est plutôt ce genre de cas de figure-là qu’on a, qu’un salarié qui va prendre deux ou trois vélos différents. 

  

Ermanno : Arthur, je te propose de prendre une petite respiration. On est sur la fin de l’épisode et on va passer aux petites questions de clôture. C’est plus calme. C’est vraiment pour revenir un petit peu sur toi et pour clôturer tout ça. Je voudrais commencer par savoir quel est ton meilleur souvenir de Vélotaf ? 

  

Arthur : Si je prends un truc drôle qui est entre guillemets, c’était initialement mon pire souvenir mais c’est devenu entre guillemets un des meilleurs parce que ça me fait rire maintenant et ça s’est plutôt très bien passé. C’est lié à Tandem, une histoire un peu rigolote. Le premier test qu’on a fait vélo chez une entreprise en banlieue parisienne. On se déplace avec l’équipe avec 4-5 vélos pour les faire tester aux salariés avant qu’ils puissent choisir un peu le vélo de leur rêve. Et ce jour-là, il pleut mais tu n’imagines même pas. Il y a des gens qui disent que c’est impossible de faire du vélo parce qu’il pleut. Donc on arrive tant bien que mal sur le lieu de l’entreprise. Et là, les salariés sont en bas pour tester les vélos. Et on est dans un peu le ventre mou où les gens sont un peu timides avant d’essayer les vélos. Donc il faut que quelqu’un se lance. Et la personne qui se lance, c’est la chef de projet du sujet qui a vachement œuvré pour développer le plan vélo en interne. Elle, elle connaît déjà les vélos mais elle se dit que ça va un peu débloquer les gens. Je teste le premier vélo. Elle fait son premier tour de pâté de maison. Elle revient en disant, oh là là, c’est génial le vélo électrique. Et au moment où elle pose le pied au sol, je ne sais pas très bien ce qu’elle fait, elle tourne le guidon, son pied glisse et elle tombe avec le vélo sur elle dans une flaque d’eau en étant trempée du haut du crâne jusqu’au bout des pieds. Et donc forcément, un peu gênant, si tu veux premier trip qu’on fait dans une entreprise, la chef de projet qui tombe dans une flaque d’eau qui est complètement trempée devant le reste de sa boîte. Voilà, il s’avère qu’au final, on a signé la boîte et les gens ont pris des vélos. Et la chef de projet en question aussi. Et du coup, on en a bien ri et avec elle et plus tard. Donc voilà, c’est le souvenir qui me vient. Même si à la base, c’est plutôt le pire souvenir, mais qui s’est transformé en un truc un peu marrant et qui est une anecdote qu’on raconte assez souvent. 

  

Ermanno : Oui, ça devait être sympa à voir. Après que tout le monde ait ri un petit peu, il devait effectivement y avoir un certain malaise. Mais bon, en tout cas, l’histoire se termine bien puisque tu dis que vous avez signé le client. Donc, tout va bien. À ton avis, comment est-ce qu’on pourrait encore plus promouvoir l’utilisation du vélotaf ? En dehors de faire signer toutes les entreprises du monde à Tandem. 

  

Arthur : Oui, évidemment, ça, c’est une évidence. Non, je pense que tu vois là, pour le coup, tu parlais du fait que le secteur privé doit être un moteur. Je pense aussi que très clairement, il faut que ce soit un truc qui soit diffusé nationalement et remis dans la culture. Je vais te parler. En fait, pour moi, il faut parler du début de la chaîne. Un truc qui est plutôt l’enfance. Moi, demain, je veux qu’on puisse faire en sorte que les enfants puissent aller à vélo à l’école dès que c’est possible, comme encore une fois dans plein de pays européens. Et donc, à partir du moment où le vélo a fait partie de ta vie depuis que tu as 5-6 ans et que tu t’es toujours déplacé comme ça, le fait de faire du vélo TAF plus tard en tant qu’adulte, ça deviendra une évidence. Je ne veux pas que le vélo, enfin, je voudrais que le vélo n’arrive plus dans la vie des gens un peu comme un hasard, comme moi, c’est arrivé dans ma vie à un moment donné ou relativement tard. Il faut faire en sorte, et là, les pouvoirs publics, à mon avis, ont leur rôle à jouer, que le vélo redevienne un acteur majeur de la vie de tout le monde et des enfants et des familles pour que ce soit un truc culturellement implanté dans leur tête et dans leurs habitudes. 

  

Ermanno : Moi, je milite que pour les 1h, 1h30 de PS ou de sport scolaire qu’on fait subir à tous nos enfants. Et pourtant, je suis sportif, mais j’ai l’impression que parfois, c’est plus un sacrifice, quelque chose qui n’est pas très bien adapté. Et bien, je milite pour qu’au moins une fois par semaine, sur ces heures de PS, on leur montre ce que c’est qu’un vélo, pas on leur impose. Voilà, on a une flotte de vélos dans les écoles et puis on leur dit tiens, eh bien, on va se faire le parcours, le parcours côte de la route dans la cour de l’école. Et moi, je rêve de ça, que tous les enfants se mettent, si ce n’est à découvrir, au moins à apprécier ce que c’est que le vélo. Et en plus, quand c’est fait à plusieurs dans un cadre où tu as le copain, la copine, tu as 5, 6, 7 ans, 8 ans, 10 ans et tu fais ça en groupe, ça doit vraiment être génial. Exactement. C’est une très bonne idée. Alors, par rapport à ça, je ne sais pas si tu connais la marque WOM, W-O-M. Oui. J’avais reçu le représentant français de WOM dans le podcast et je trouve qu’eux aussi, ils oeuvrent pas mal pour les enfants. Donc, allez voir, va peut-être voir de son côté, imaginez quelque chose avec Tandem, ça pourrait être sympa. 

  

Arthur : Ok. Et je me permets de faire la pub aussi pour des gens que j’aime bien, qui est une marque française qui s’appelle J-Bus aussi. Donc, il y a un concurrent là-dessus, mais qui fait des vélos pour enfants et qui font des super vélos. Donc, c’est top aussi qu’il y ait des marques comme ça qui puissent se développer pour remettre en avant la pratique des enfants là-dessus. 

  

Ermanno : Yes, c’est clair. Toi, pour vélo taffé, à part ton vélo, quels outils tu utilises ? Quels petits tips tu pourrais nous donner pour des néo-vélo taffeurs ? 

  

Arthur : Alors, le premier point, et moi, j’ai mis du temps à le faire, c’est de se séparer du sac à dos. Moi, j’aimais bien venir à vélo avec un sac à dos. Dans les faits, on se rend compte que ce n’est pas pratique. Un, tu as de la charge sur le dos. Deux, tu n’es pas libre. Trois, quand il fait chaud, forcément, tu transpires. Donc, la sacoche à l’arrière amovible reste quand même hyper pratique. Donc, quelque chose que tu viens à clipser et enlever. Après, moi, je suis plutôt adepte du côté assez puriste là-dessus. Je trouve que si on rajoute plein de choses sur le vélo, ça devient un objet un peu lourd, encombrant et qui perd un peu sa notion de liberté. Mais après, évidemment, chacun fait un peu comme il peut. Si des gens ont plein de choses à transporter, forcément, le panier avant aide clairement à ça. Ce n’est pas très compliqué et pas très cher. Mais voilà, moi, je t’avoue que dans ma pratique quotidienne, j’aime bien que mon vélo reste assez épuré et pas trop encombré. 

  

Ermanno : Oui, c’est tout à fait compréhensible. Après, quand je parle des outils, ça peut être aussi, pour revenir sur ce qu’on disait tout à l’heure, la cape de pluie qui va bien, le pantalon de pluie qui va bien, l’outil, je ne sais pas, l’outil de guidage. Parce que quand on habite à Paris et qu’on connaît la ville depuis 20 ans, c’est bien. Mais quand tu arrives dans une nouvelle ville et que tu ne veux pas te séparer de ton vélo, tu as peut-être besoin d’un outil de guidage, le téléphone, une application ou un truc comme ça. Voilà, c’était dans ce sens-là que je pensais aux outils. Mais je prends la sacoche. Ça marche, ça marche bien. Je valide.  

  

Arthur : Mais non, tu as raison. Indispensable, pardon si je reviens là-dessus. Alors moi, j’utilise un quad lock, mais tu as raison. Un outil pour plugger son portable sur son guidon et pouvoir faire ses trajets, ça change considérablement la vie. Avant, comme tout le monde, j’avais mon portable dans les mains pour regarder s’il fallait tourner à droite, à gauche, prendre tel boulevard et tout. Et pourtant, j’habite depuis longtemps à Paris, mais je ne suis pas non plus chauffeur de taxi, donc je ne connais pas toutes les rues de Paris. Et donc ça, oui, c’est indispensable et ça te change clairement la vie. 

  

Ermanno : Il y a des solutions et c’est pareil, j’avais reçu des représentants de sociétés qui font ça dans le podcast Vélotaf. Il y a des solutions qui existent et qui marchent super bien. Je pense notamment à Géo Vélo qui permet un petit peu de faire le Waze du vélo et on évite le trafic. On évite les points noirs. On évite les… Les zones un petit peu compliquées. Pour certaines personnes qui ne se sentent pas forcément en sécurité le soir, on évite les zones d’ombre ou les zones un peu insécuritaires. Et donc, il y a des outils, je pense, qui méritent d’être mis en avant. Et enfin, Arthur, si tu devais passer le micro pour venir s’exprimer dans ce podcast, à qui est-ce que tu pourrais penser ? 

  

Arthur : Peut-être Grégoire de Voltaire, de la marque Voltaire les vélos, moi qui ai une marque que j’aime beaucoup. On aime beaucoup les valeurs dans l’entreprise et aussi les deux cofondateurs. Donc, voilà à qui je pense là comme ça d’instinct. Ouais, je crois. 

  

Ermanno : Ok. Ben écoute, en off, je te prendrai le contact. Et puis, tu parlais de Jibus qui est un concurrent à VOOM qui propose des vélos pour enfants. Ben, ça pourrait être sympa aussi de les avoir dans le podcast pour avoir un autre point de vue sur la pratique du vélo pour les jeunes. Carrément. Carrément. 

  

Arthur : Bien sûr, avec plaisir pour te passer un contact aussi chez eux. 

  

Ermanno : Super. Ben écoute, Arthur, je te remercie d’avoir répondu à notre invitation, d’avoir répondu à nos questions, de nous avoir consacré un petit peu de temps. Est-ce qu’il y avait des choses que tu voulais ajouter ou est-ce que tu penses qu’on a bien fait le tour pour aujourd’hui ? 

  

Arthur : Non, on a bien fait le tour. Non, je voulais juste aussi peut-être mettre en avant des contenus comme le tien et comme celui de Léry qui participent tous les deux beaucoup à l’évangélisation du vélo, à la démocratisation et surtout un peu à la… Je n’aime pas trop ce terme là, mais c’est à la vulgarisation du sujet. À la fois la vulgarisation et au fait de se dire que, ce que je disais un peu en début de point, c’est le vélo est définitivement un objet qu’il faut rendre un peu plus sérieux que ça ne l’est aujourd’hui en France. Et donc du coup, merci pour le boulot que vous faites parce que vous y participez grandement et c’est hyper agréable de voir qu’il y a des médias bien faits et intelligents qui peuvent mettre en avant cette pratique-là. 

  

Ermanno : Merci. Et puis pour Léry, c’est d’autant plus compliqué parce que lui, il n’est même pas en Europe. C’est ça. Il fait tout ça depuis les États-Unis. 

  

Arthur : Depuis New York, oui, clairement. À chaque fois, les gens sont hyper étonnés. C’est vrai que c’est quand même assez étonnant de faire ça depuis Brooklyn. 

  

Ermanno : Oui. Mais bon, écoute, je crois que ce qui nous guide, c’est effectivement la passion non seulement pour le vélo, mais aussi peut-être un petit peu des convictions personnelles sur l’écologie et le fait que, oui, c’est finalement dommage qu’il n’y ait pas suffisamment de gens qui soient informés, qui soient évangélisés sur ça. Et c’est un petit peu la conclusion que je voudrais donner aussi à ce sujet. Alors pour finir ce podcast et que j’essaie de toujours donner, c’est déjà si le contenu vous a plu, n’hésitez pas à en parler autour de vous. N’hésitez pas à aller mettre des commentaires sur Apple podcast, parce que ça nous permet de remonter. Et puis quand on est entre nous, c’est bien, mais quand on partage, c’est encore mieux. Et il faut faire découvrir ce podcast et ses idées et surtout ses invités au plus grand nombre. Donc n’hésitez pas à en parler autour de vous. Arthur, merci beaucoup encore une fois. Je te souhaite une très bonne continuation. Et puis on se croisera peut-être un jour sur un test event de tandem dans une boîte que vous avez prospecté. 

  

Arthur :  Carrément avec plaisir merci beaucoup Ermanno pour l’invitation et pour l’échange hyper sympa, merci beaucoup.  

Ermanno :  Merci à plus tard ! 

co-fondateur du podcast et co-auteur du livre DEVENIR TRIATHLÈTE
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