#15 Le vélo de fonction et les aménagements de parking

« J’ai toujours été un adepte des déplacements doux. Avant, j’étais marcheur mais depuis que j’ai découvert le vélo électrique, je découvre, je flanne, je profite !» – Arthur Hamot

Dans cet épisode, je vous propose l’interview de Arthur Hamot, responsable communication et marketing chez GreenOn.

Après une formation en France une expérience au Québec et un retour en France pour continuer ses études, GreenOn est la première vraie expérience professionnelle pour Arthur. Et le vélo a toujours fait partie de sa vie depuis sa plus tendre enfance ! Revenons avec lui sur son epérience du vélo, ses convictions sur les mobilités douce et sur la société GreenOn qui propose de développer l’usage et expérience du vélo en entreprise.

Créée en 2009, Green On est née de l’idée de développer la pratique du vélo en entreprise en opérant des flottes de vélos électriques à disposition des salariés pour leurs déplacements quotidiens. Afin de s’adapter aux besoins de ses clients, et proposer une offre globale et cohérente, la société a rapidement évolué pour devenir fournisseur de solutions vélo : opérateur de vélopartage, location longue durée de VAE, installation de mobilier vélo et expertise pour tous les projets vélo. Depuis 2018, avec le soutien de la Banque des Territoires, du groupe Caisse des Dépôts, une offre dédiée aux collectivités de petites et moyennes tailles est developpée.

Pour contacter notre invité via Linkedin, c’est par ici.

Ce podcast animé parErmanno DI MICELIest proposé par l’ONGTwoWheelTuesday(@2wteu), et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique duVélotaf.

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Ermanno : Salut à toutes et à tous, je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Vélotaf Ça faisait longtemps qu’on essayait de caler notre rendez-vous, mais aujourd’hui je suis avec mon invité Arthur Hamot. Bonjour Arthur. 

  

Arthur : Bonjour Ermanno 

  

Ermanno : Enchanté de t’avoir sur le podcast, comme je le disais en introduction, ça fait… On a mis longtemps à se caler entre les enfants d’un côté, les enfants de l’autre, un accident de vélo pour toi qui a ralenti un petit peu tout ça. D’ailleurs, comment vas-tu ? 

  

Arthur : Ça va, ça va, c’est un accent trop net pour être très précis. Il n’y aura pas de séquelles, mais bon, c’était un accident assez lourd Mais bon, évidemment, quelques mois après, ça va, un mois après, ça va, très bien. 

  

Ermanno : Bon, écoute, on aura peut-être l’occasion de revenir sur cette expérience malheureuse. Mais en tout cas, il y a une tradition sur ce podcast, comme sur tous les autres podcasts que j’anime. C’est que je laisse quelques minutes à mon invité pour se présenter. Donc dis-nous tout, qui est Arthur Hamot ? Quel âge as-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Quelle est ta relation avec les mobilités douces ? 

  

Arthur : Eh bien, bon, je m’appelle Arthur Hamot. Je suis responsable marketing pour la société Greenon, on en parlera un peu après, j’imagine Moi, Greenon, c’est ma première… Bon, j’ai 33 ans, je n’ai pas d’enfant. J’habite à Paris Greenod, c’est ma première véritable entreprise. Avant ça, j’ai souvent été plus étudiant, en fait, assez longtemps J’ai fait de la science politique au Québec, où j’ai habité pendant 3 ans J’ai continué à Strasbourg, où j’ai vécu 3 ans aussi Et puis, j’ai continué à Paris, où j’ai fait un peu une école de commerce en alternance. Où là, j’ai travaillé… Pour l’agence nationale pour la rénovation urbaine Et après ça, je suis arrivé chez Greenon. Donc, il y a maintenant un peu plus de 4 ans, j’entame la cinquième année. Donc, tu es un fou des études ? J’ai pas mal cherché, j’ai pas mal boulingué un peu avant, histoire de trouver ce qui m’intéressait Et au fond, en fait, ce qui m’intéressait, c’était plutôt d’avoir une entreprise à ma taille. Ou qui grandit en tant que moi, en fait C’était ça mon plaisir, en fait. 

  

Ermanno : Ouais, j’imagine… On va y revenir tout à l’heure, d’ailleurs, on va revenir aussi sur ton poste chez Greenon. J’aimerais bien vraiment qu’on s’attarde un petit peu dans un premier temps sur toi. Pour que tu nous dises vraiment qui tu es, en fait. Vraiment, peut-être une question assez simple, c’est Quelle a été ta première expérience avec le sport, ou le vélo, ou les mobilités douces d’aussi loin que tu t’en souviennes ? 

  

Arthur : Moi, je viens d’un petit village en France, du sud de la France. C’est un tout petit village appelé Sorez. Et tout petit… À Sorez, l’enjeu, c’était, enfin, pour tous les enfants, c’était d’avoir un vélo C’était le plus important Moi, j’avais un très très beau Gitane vert, vert pomme Très très beau, très très cool Il y avait 16 vitesses, on comptait le nombre de vitesses. Et plus tu l’avais de vitesse, plus le vélo allait vite. 

  

Ermanno : Ah, je me souviens de cette époque-là, ouais, effectivement. 

  

Arthur : Voilà, on faisait des tours de village, on faisait de village en village. On faisait des centres entre bandes d’amis On faisait des courses, on essayait de faire les virages les plus serrés possibles. En se penchant le maximum, en allant sur les chemins de terre, en allant un peu partout Évidemment, en évitant la route? Mais bon, on pouvait aller à la montagne, on pouvait faire un peu de VTT, un peu de cross. Ça, c’était les premiers trucs. D’ailleurs, ça reste toujours le cas là-bas Dès que je suis à Sorez, en général, le vélo, c’est quand même l’un des trucs les plus sympas à faire. C’est quand même plus sympa que d’aller en voiture d’un village à l’autre Et ça, c’était le premier enjeu de socialisation, d’ailleurs. Après ça, je suis arrivé à Paris À Québec, à Québec, bon, le vélo, beaucoup moins. Même si j’ai eu beaucoup de rollers, par exemple, à Montréal Il y a des très très belles pistes cyclables au long du Saint-Laurent. 

  

Ermanno : Il me semblait que le vélo était quand même assez développé au Canada et notamment à Québec. Alors, moins pendant les mois d’hiver Mais à partir du moment où les conditions climatiques sont un peu plus clémentes. Il me semblait que c’était assez développé quand même. 

  

Arthur : C’est juste que les mois d’hiver sont longs, quoi Jusqu’en mars, avril, il y a toujours un peu de sludge, comme ils disent. Donc de neige fondue un peu par le vent Mais à Québec, c’est très étendu. Donc effectivement, les vélos, ou même les transports en commun, d’ailleurs Sont assez développés Mais c’est vrai qu’ils sont très voitures, grosses voitures individuelles. Montréal, c’était quand même… Après, Montréal, franchement, ils ont développé des pistes magnifiques Je n’ai même pas encore vu ça en France. Des endroits immenses Où on peut vraiment faire des centaines de kilomètres à vélo Ou en roller, ou autre chose. Donc non, ça, c’est magnifique, franchement Ça, je pense que c’est très bien Ça change de Paris Après, par contre, j’ai eu Strasbourg .Strasbourg, le vélo, par contre, c’est une institution, quoi Là, tout le monde peut acheter son vélo On peut acheter un petit vélo. Un truc usagé, un truc… Il y a des brocantes de vélo Tu vas chercher un petit vélo Tu sais que tu ne vas pas le prendre pendant des années. Mais avec ça, moi, je peux aller en cours. On peut traverser toute la ville de façon à vélo ou à pied Tous les intérêts sont assez grands Les pistes cyclables sont assez belles aussi Donc là, il y a une belle culture vélo. 

  

Ermanno : Bon, mais tu es passé très rapidement sur Paris Pourquoi ? Pour toi, tu as l’impression qu’à Paris, la culture vélo, ce n’est pas vraiment ça ? 

  

Arthur : Non, non, je terminais sur Paris Puisque c’est ma dernière expérience. Mais ça a changé, en fait, très récemment Quand je suis arrivé, ce n’était pas encore… Enfin, le vélo, je me souviens que quand on était jeune Prendre un sens interdit à vélo Il y avait la police qui pouvait nous siffler, etc. Bon, depuis, ils ont inventé les double sens cyclables. Qui restent toujours un peu dangereux, je trouve Mais bon, il y a des pistes cyclables un peu partout. Et puis, il y a des pistes cyclables un peu partout Et là, maintenant, pour aller au bureau, on peut prendre des… On a tous vu ces coronapistes qui se sont développés On a tous vu les pistes cyclables Sur Rivoli, etc. Les compteurs vélo Il y a une grosse culture qui est en train de se mettre en place C’est super, d’ailleurs 

  

Ermanno : Merci le Covid, au moins Pour autant qu’on puisse remercier la pandémie Elle aura au moins servi à ça Dans le monde des mobilités douces. 

  

Arthur : C’est ça, il y a eu la pandémie, il y a eu un peu les grèves avant Juste avant, je ne sais pas si tu t’en souviens. En 2019, je crois Il y a eu des grosses grèves. Et là, le vélo A commencé à envahir un peu les rues. 

  

Ermanno : Ouais, mais Le vélo envahissait un peu les rues. Mais toujours avec Je ne dirais pas la cohabitation Mais vraiment la confrontation voiture-vélo. Alors qu’avec La pandémie qui est arrivée. Les pistes cyclables se sont quand même développées Les pouvoirs publics ont mis l’accent sur les pistes cyclables. Avec ces fameuses coronapistes Qui sont censées être temporaires. Mais ça a l’avantage quand même d’avoir laissé plus de place au vélo. 

  

Arthur : Très clairement, ce qui manquait C’était des grosses D’infrastructures. Quand on voit dans d’autres pays C’est facile de comparer avec les Pays-Bas Sans parler d’autoroute du vélo Mais au moins, ne serait-ce que d’avoir Un endroit où on peut s’arrêter au feu Où on peut se tenir J’ai vu des rembarres de feu rouge Pour que les cyclistes se tiennent C’est des petits détails qui font que ça a été pensé par un cycliste. Pour les cyclistes Là, aujourd’hui, il y a encore une marge de progression C’est bien d’étendre le nombre de pistes Mais il faut encore étendre aussi tous les petits services Tous les petits trucs. Et bon, on parlait de double sens cyclable. Bon, il y a encore un enjeu de sécurité là-dessus. 

  

Ermanno : Je pense qu’on pourra en discuter Un petit peu après Mais c’est vrai que c’est souvent ce qu’on reproche Aux différentes administrations. C’est que beaucoup d’évolutions sont pensées Par des technocrates En espérant que ça apportera quelque chose. Mais finalement, c’est peut-être pas ça la solution. La solution, c’est peut-être que Les innovations, les propositions soient faites par les utilisateurs Pour les utilisateurs. Je ne sais pas ce que tu en penses 

  

Arthur : Je pense que plus il y aura de cyclistes Plus les infrastructures seront Faites pour tous. Aujourd’hui, on a beaucoup de On a des cyclistes qui sont convaincus On a des jeunes cyclistes Qui ne savent pas exactement encore Comment utiliser le vélo au quotidien Et comment cohabiter avec les voitures Quelles sont les règles même tacites. Demain, il faudra, je pense Qu’il y ait une place beaucoup plus grande Pour le vélo et pour le cycliste en général Pour qu’ils connaissent Et qu’ils appréhendent beaucoup plus facilement les règles Et qu’ils les comprennent beaucoup plus facilement Sans qu’il y ait d’éléments tacites Attention, ce carrefour est dangereux 

  

Ermanno : Et puis c’est vrai qu’en tout cas sur Paris Il y a quelqu’un qui fait ça très bien C’est Altis Play Qui alerte justement sur les différents problèmes J’avais eu l’occasion de le recevoir sur ce podcast Et je trouve qu’il fait un magnifique travail là-dessus Donc Altice, si tu nous écoutes On te fait un petit coucou. Arthur, pour revenir à toi Justement, est-ce que tu as intégré Dans ton quotidien La pratique du vélotaf ? 

  

Arthur : Oui, j’ai eu la chance d’avoir une entreprise. Qui est très importante Qui est là pour le vélo taf. Bon, on en parlera après En tout cas, ils m’ont proposé un vélo depuis le début. Donc on a, en gros On est descendu dans le stock On a vu des vélos Il y avait plein de vélos électriques qui ont déjà presque 10 ans On a retapé un ensemble J’ai pris le vélo Et depuis je l’utilise Avant, c’était pas très très loin J’avais 10 minutes de vélo Bon, maintenant on a un montre-œil J’ai 20 minutes de vélo par jour C’est presque plus rapide C’est plus rapide que le métro Et c’est beaucoup plus agréable Donc oui, évidemment, je le prends Je le prends même pas pour que pour aller au bureau. Évidemment, toutes mes activités après Le week-end, sortir, aller au sport Là, le vélo, c’est quand même génial. Évidemment, quand je peux le garder. 

  

Ermanno : Oui, mais ça, c’est quand même Un moindre problème, en général Une bonne chaîne, un bon antivol Et puis on met un vélo à peu près partout Oui, oui, ça va Alors, tu nous dis que c’est ton employeur Qui t’a mis à disposition un vélo Est-ce qu’avant, malgré tout, tu étais Un vélotaffeur ou un vélo schooleur Comme on pourrait dire Puisque tu nous as dit que tu as passé Beaucoup d’années sur les bancs de la fac Ou est-ce que pour toi, le vélo C’était plutôt en dilettante Le week-end, quand tu allais voir Des amis de la famille, voire même Pendant les vacances, quand tu retournais dans le sud. 

  

Arthur : Moi, j’étais un marcheur avant. J’aimais beaucoup marcher, écouter des podcasts Révasser, même marcher plus ou moins lentement Même une demi-heure de marche Ça ne me faisait pas vraiment peur. Évidemment, ça n’a jamais été la voiture ou le scooter Ou les engins motorisés Mais déplacement doux à pied. Et le vélo, c’était une passion C’était une activité d’enfant pour moi D’enfance Ça me ramenait toujours à l’enfance À la compétition, à la vitesse Et ça n’a jamais vraiment été le plaisir D’avoir une conduite souple Et d’aller tranquillement au travail Alors qu’avec le vélo électrique, par contre Depuis, je ne suis plus trop dans la vitesse Je suis vraiment dans le Je ne suis plus dans le Je profite Je suis content, je suis en extérieur Ça change du métro Et à pied, c’est beaucoup plus compliqué Donc je suis devenu un vélotaffeur Grâce à l’opportunité, en fait. 

  

Ermanno : Alors, quand tu disais tout à l’heure Que tu étais plutôt un marcheur Mais pas trop les engins motorisés Pour te déplacer Pourquoi ? Parce que c’est une conviction personnelle chez toi ? Parce que tu n’as jamais passé le permis. Qu’est-ce qui fait que tu étais plutôt marcheur Ou cycliste occasionnel ?  

  

Arthur : Je ne sais pas trop Non, j’ai passé le permis J’avais une voiture, une BX Absolument atroce J’avais traversé J’avais fait Toulouse, Toulouse-Strasbourg Avec ma BX Et en fait, ce que je n’aimais pas trop. C’était la responsabilité d’avoir un véhicule Ça coûte cher à l’entretien C’est compliqué à garer en vide C’est vraiment pas agréable De devoir se garer un peu partout. C’est vraiment pas mon truc D’essayer de trouver des places Toujours trouver un parking De devoir faire le plein C’est bête, mais ça m’a toujours déranger Pour le scooter, Ça aurait pu Mais ce n’était pas vraiment la vitesse Qui m’intéressait C’était de pouvoir tranquillement Réfléchir et marcher. 

  

Ermanno : Quand tu nous dis que Tu es originaire d’un petit village Dans le sud de la France Mais que la voiture, ce n’est pas trop ton truc. Du coup, quand tu partais au Canada À Paris, à Strasbourg Dans tes pérégrinations, tu y allais comment ? À la force de tes pieds ? Ou là, tu utilisais des outils style covoiturage ? 

  

Arthur : J’ai fait beaucoup de covoiturage. Au début, Blablacar, je m’en souviens. Ce n’était pas encore très bien connu. On payait directement le chauffeur. Ce n’était pas encore via l’application Donc ça, j’avais fait J’avais fait les bus, évidemment Bon, l’avion, évidemment, pour le Canada Je n’ai pas tellement le choix Même si j’aurais préféré prendre le bateau. Et j’adore prendre le train. C’est quelque chose Mais ça ressemble un peu à la marche Dans le sens où c’est très calme C’est très reposant Je connais vraiment très bien toutes les gares en France. 

  

Ermanno : Tu t’es déjà fait des trips de gare à gare Juste pour le plaisir du voyage ? 

  

Arthur : Je me fais beaucoup de trips en train Non, pas pour le plaisir, pas pour rien Ça prend du temps Mais mon plaisir, c’est même d’arriver un peu plus tôt. Et de passer deux heures dans la gare Pour me manger tranquillement Pour me trouver un magazine. Pour traîner un peu. Pour être sûr de ne pas rater mon train Pour ne pas avoir le stress du départ Il est à telle heure, il faut trouver le quai, etc. Et le siffler du conducteur. 

  

Ermanno : Maintenant que ton employeur A mis un vélo à ta disposition Est-ce que tu te déplaces aussi avec ton vélo Dans le train ou tu le laisses à la maison Et tu t’arranges pour trouver un vélo Une fois que tu es arrivé à destination ? 

  

Arthur : Ça dépend des fois Ça m’est arrivé de prendre le train avec mon vélo. J’ai découvert les wagons dédiés au train Dans les trains de région Qui sont assez bien faits J’ai beaucoup aimé Il n’y en a pas assez Ceux que j’ai pu prendre C’était vraiment bien fait. Souvent quand je prends le vélo C’est pour le montrer, pour l’exposer. Quand je vais voir des salons Toujours dans un cadre professionnel .Dans un cadre privé Moi je retournerai à Toulouse. Je retournerai un peu ailleurs Ou je prendrai un vélo si je dois l’avoir En libre service. 

  

Ermanno : On a pas mal parlé de ton employeur. Ce que je te propose C’est de nous rappeler son nom. Nous dire ce que tu fais Chez lui Quelles solutions vous proposez. 

  

Arthur : C’est GreenOn en a un peu trop parlé Puisque j’ai ensuite le besoin de marketing. C’est une sorte de déformation professionnelle L’entreprise existe depuis 2009. Moi ça fait que 4 ans que j’y suis. Depuis 2009 Ce qu’elle faisait C’était proposer des vélos électriques Aux salariés des entreprises. C’était un peu après l’arrivée du Velib à Paris Et là le fondateur François s’est dit Que l’endroit le plus intéressant Pour apprendre Et commencer à pratiquer le vélo C’était dans l’entreprise Puisque là il y a le Vélotaf Puisque là ça devient un vrai trajet au quotidien Et donc il a proposé des flottes de vélos électriques D’abord avec des armoires Où il fallait recharger les batteries etc Et depuis avec une nouvelle technologie De station et de vélo en libre service Ca c’est la première offre De vélo partage. Et puis depuis on a augmenté D’autres offres qui sont un peu En cohérence avec les autres En développement dans le sens où On va mettre du vélo de fonction aussi On va mettre des vélos en location longue durée Et puis on va aussi installer du mobilier vélo Puisque si l’objectif C’est d’augmenter le nombre de cyclistes Dans la boîte in fine Il faut aussi pouvoir les accueillir correctement Et donc avoir plus d’arceaux, plus d’abris Et des meilleurs locaux pour sécuriser le vélo 

  

Ermanno : ‘accord Donc en fait c’est vraiment de la Prestation clé en main pour les entreprises Qui auraient besoin Qui ressentiraient le besoin Ou l’envie D’équiper leurs salariés avec des vélos Et là ils ont tout Ils ont non seulement le vélo mais Le système de recharge aussi Comment accueillir le vélo au niveau du travail Enfin du lieu de travail etc etc 

  

Arthur : C’est ça c’est du progressif en fait. L’objectif c’est d’être très concret Et de pas tout de suite leur dire Vous avez 500 collaborateurs Il vous faut sûrement 50 vélos Et plutôt dire Est-ce que vous ne voudriez pas faire tester à vos salariés Vos collaborateurs 5 vélos vraiment Vous avez vraiment mis 5 vélos en bas Les 5 vélos sont en libre service C’est à dire qu’ils sont sur une station qui va recharger le vélo Donc les vélos sont toujours disponibles Ils peuvent le prendre via une application L’intérêt c’est que l’entreprise n’ait pas à gérer le service. Donc c’est automatique Ils ont vraiment 5 vélos en bas Et les salariés ils peuvent essayer le vélo en fait Parce que pour moi l’enjeu Pour augmenter le nombre de cyclistes Véritablement donc convaincre des gens à Changer de mobilité C’est qu’il faut leur faire essayer le vélo Moi j’ai la chance de pouvoir faire plein d’inaugurations C’est ce que j’ai beaucoup aimé Quand je suis arrivé dans l’entreprise C’est que quand on a un nouveau client On va l’installer. Donc je vais voir les techniciens à côté Qui vont s’affairer à faire la station Puis à préparer les vélos On va recevoir les vélos chez nous On va les livrer chez le client Et je vais pour inaugurer le service Et là je vois des gens qui en fait Son grande majorité n’ont jamais vu de vélo électrique. Ils n’ont jamais pris de vélo électrique Ils ne sont pas vraiment sûrs. Si oui ou non ils vont vraiment l’utiliser Est-ce qu’il y a une piste cyclable Entre mon bureau et chez moi Je suis pas sûr Est-ce que j’ai encore un peu peur J’allais vraiment essayer Et bien là je les mets sur le vélo Je leur montre le vélo Je leur explique comment ça marche Ils font un petit tour avec Et ensuite ils regardent les pistes cyclables Ils font un essai Ils rentrent chez eux puis ils reviennent. C’est pas trop dérangé de partir de chez moi Lundi matin alors qu’il pleut Donc finalement le vélo ça marche Donc je peux les voir Je vois le bon côté aussi Je vois les gens qui sont plutôt contents De voir un vélo, de l’essayer C’est un beau vélo, il est tout neuf. Et puis après je peux voir les données Je peux suivre avec les clients peux leur dire vous avez 5 vélos Vous avez 100 personnes qui sont inscrites au service. Les vélos sortent 50 fois par mois. Peut-être qu’on pourrait mettre plus de vélos Ou si il n’y a pas de place Peut-être proposer des vélos Mais des vélos individuels Et des parkings vélo etc Donc à la fin vraiment il y a beaucoup plus de cyclistes dans l’entreprise En tout cas l’objectif c’est que ce soit Assez concret et progressif. 

  

Ermanno : Et quand tu parles D’avoir une première offre peut-être de test Avec les entreprises en installant 4, 5 vélos Ce qui veut dire que finalement les salariés vont pouvoir l’essayer Mais ils ne vont pas pouvoir s’attribuer Le vélo à Ad vitam Aeternam. Ils viennent, ils l’essayent Ils rentrent chez eux une fois, deux fois, trois fois Ils font le trajet quelques jours Et puis après l’entreprise va prendre une décision. Ou celui qui arrive est libre de s’attribuer le vélo S’il décide de se mettre au vélotaf. 

  

Arthur : C’est un vélo partagé Donc il ne peut pas être attribué. D’ailleurs le vélo ne peut pas être chargé chez soi Il ne se charge que sur la station. Donc par définition Par construction Il ne peut pas être privatisé par quelqu’un. Personne ne peut dire Le vélo 1 finalement c’est moi qui vais le garder tout le temps. C’est l’objectif C’est que ça peut être un peu frustrant Effectivement si quelqu’un prend le vélo Il n’est pas sûr de pouvoir le reprendre le soir. Mais en fait ils peuvent le réserver en avance. Ils ont une plateforme Ils peuvent réserver les vélos. Et s’il n’en reste plus qu’un Il clique sur réserver le vélo Il est pour eux pendant 2 heures Donc ils sont sûrs d’en avoir un Si vraiment ils en ont besoin. Mais l’objectif c’est plutôt que ça touche le maximum de monde. Et même s’il n’y a que 5 vélos Il y a plusieurs personnes pour différents usages. Parce que chaque jour Quelqu’un va venir le matin pour prendre un vélo. Pour aller en réunion Il fait sa réunion il revient Il repose sur la station. Quelqu’un à midi va prendre le vélo pour aller manger Il va s’acheter un sandwich ailleurs Ou aller dans un restaurant En tout cas il va faire sa pause méridienne. Et puis l’après midi Ou en tout cas le soir Une troisième personne peut prendre le vélo Et rentrer chez elle et revenir le lendemain. Donc 3 personnes pour un vélo c’est un bon ratio .S’il faut augmenter la flotte On l’augmente évidemment Mais c’est limité par la place Et là en fait c’est déjà gagné S’il nous faut plus de vélos C’est qu’on a déjà convaincu quelques uns A essayer des vélos Parce que s’ils prennent ces vélos là C’est qu’ils n’en avaient pas à eux même Donc déjà on a quelques cyclistes supplémentaires. Et c’est l’objectif. 

  

Ermanno : Et alors justement en terme de business model Comment est-ce que vous fonctionnez? Comment est-ce que vous vous rémunérez Sur cette prestation ? 

  

Arthur : On est en vente, on est en location. Même si la location c’est beaucoup plus utilisé C’est qu’en fait c’est un service tout compris On va mettre l’installation La fonction des vélos, la plateforme On va personnaliser les vélos avec un petit logo de l’entreprise Et on va leur créer une plateforme A leur image avec leur logo etc Et ça c’est un abonnement mensuel Par vélo et par mois. 

  

Ermanno : D’accord En fait vous avez un petit peu Transposé en entreprise Le système Vélib qui existe à Paris Ou d’autres systèmes mais qui sont plus Grand public. Vous leur rapportez dans chaque entreprise Qui souhaite en bénéficier. 

  

Arthur : La différence c’est que là c’est gratuit pour le salarié C’est l’entreprise qui va proposer à ses salariés un vélo gratuitement. 

  

Ermanno : Oui. Justement par rapport Aux dernières évolutions Et notamment aux avantages Qui peut y avoir Qui sont donnés par le gouvernement français En tout cas quant à l’utilisation Des mobilités douces. On parle souvent de ce fameux forfait mobilité. Est-ce que les entreprises qui mettent En disposition ce genre de vélo Ou de matériel de mobilité douce; Parce que j’imagine que Là on parle de vélo mais il n’y a pas forcément que les vélos Il peut y avoir aussi des trottinettes Des trottinettes électriques ou autres ; Est-ce que l’entreprise bénéficie de certains de ces avantages ? 

  

Arthur : Pour le vélo partage Il y a déjà un premier avantage qui est fiscal. C’est qu’une entreprise Si elle met à disposition de ses salariés gratuitement Des vélos électriques Pour les déplacements de travail Peut avoir Une réduction sur l’importance de l’entreprise Au niveau de la société A hauteur de 25% du coût du projet. Donc s’ils s’organisent sur 3 ans Et qu’ils le rendent gratuit pour un salarié Ils ont déjà un avantage Pour le forfait mobilité durable On en parle beaucoup Et on a beaucoup d’entreprises et clients Aujourd’hui qui réfléchissent à ça Et en fait c’est nos autres offres Qui sont vraiment en cohérence avec ça C’est qu’ils ont pris du vélo partage Qui est un produit d’appel Qui est un produit qu’il y a pour expérimenter Pour augmenter le nombre de cyclistes; pour augmenter la demande. Et une fois qu’ils ont essayé, le forfait mobilité durable va être là Pour avoir ou louer son propre vélo. Et là du coup on a l’offre Qui va avec évidemment De location longue durée. Où on a une petite plateforme. Où s’ils veulent louer un vélo Ils peuvent prendre un calcoche. Ils peuvent prendre un Stromer .On a des stocks de vélo On a un partenaire aussi On a des stocks de vélo qu’on va leur Sur 2 ou 3 ans Et là c’est par contre Une relation contractuelle entre nous Et le salarié Pas avec l’entreprise. Donc en fait le FMD Ca commence à prendre un peu partout On a beaucoup d’entreprises qui sont intéressées Moi je sais super Et je pense que ça va permettre D’avoir un vélo personnel qu’on peut louer. Et ça c’est encore assez nouveau. 

  

Ermanno : Alors attends je voulais revenir sur L’aspect réduction d’impôt. Enfin avantage fiscal Pour les entreprises qui font appel Justement à ce système De vélo partage Tu dis qu’ils peuvent déduire 25% Du coût De l’opération Sur leurs impôts. Mais si ça passe en charge Ca vient déjà en déduction Des revenus Ou c’est une déduction supplémentaire Sur le montant de l’impôt sur les sociétés à payer Une déduction supplémentaire sur le montant. 

  

Arthur : En gros ils vont défaler une partie du coût du projet Sur la société 

  

Ermanno : ‘accord Donc 1,25 fois Le coût du projet Qu’ils peuvent déduire De leurs charges slash impôts 

  

Arthur : C’est ça évidemment avec quelques contraintes 

  

Ermanno : Puisqu’il faut que ce soit sur 3 ans 

  

Arthur : La location ça fonctionne Jusqu’à récemment ça ne marchait pas Il fallait que ce soit de l’achat Là maintenant c’est de l’allocation Et évidemment il faut que ce soit gratuit Parce que souvent d’autres vont rendre le service En partie payante pour les salariés Et dans ce cas là Il me semble que ça ne fonctionne pas. 

  

Ermanno : Donc merci pour ces précisions. Je pense que nos auditrices et nos auditeurs Qui sont en France Qu’ils soient chefs d’entreprise ou employés Pourront éventuellement soumettre cette idée là Dans leur structure. Donc tu l’as dit vous avez plusieurs offres Des offres qui s’adressent aux entreprises. Des offres qui s’adressent aux particuliers En l’occurrence peut-être les salariés De ces entreprises Ou peut-être le bouche à oreille Qui a fait que certains autres particuliers Viennent vous voir Est-ce que justement Votre offre s’adresse aussi à des particuliers Qui ne font pas partie de certaines de vos entreprises clientes? Est-ce que moi si je veux louer un vélo Je peux venir chez Greenon Et prendre un vélo en location ? 

  

Arthur : On ne fait pas de B2C comme on l’appelle. Nous on ne fait pas individuellement Par contre on fait des services grand public. C’est-à-dire qu’on opère On installe Des services de vélo en libre-service. Un peu comme Velib Mais dans des plus petites villes. Dans des villes qui n’auront pas les moyens Et pas l’ambition Et pas l’utilité non plus De mettre un service un peu comme Velib Qui va quadriller Qui va mettre des centaines de stations. Mais de mettre à disposition D’une petite commune Et de relier plusieurs petites communes Avec ces stations de vélo électrique. Et donc on a installé par exemple Autour des grottes de Lascaux Dans les petits villages 4-5 vélos électriques Et 4 stations qui peuvent permettre De visiter les environs et de relier un point à un autre. En fait à notre capitale Il y a la banque des territoires Qui est entrée il y a déjà 2 ans 3 même depuis En 2018 je crois Et donc en fait la banque des territoires Nous a encouragé à proposer Pour le grand public Des services de vélo en libre-service électrique. Mais pour des petites villes moyennes Voire rurales même Donc voilà étendre l’offre Des vélos en libre-service. Mais pour revenir à ta première question:  Non on ne pourra pas faire De location individualisée. Là dessus les loueurs ou les vélocistes Seront bien mieux Bien mieux équipés que nous. 

  

Ermanno : D’accord. Alors tu dis que vous opérez Dans plusieurs communes de France Et notamment des communes même parfois rurales. Est-ce que le maillage Est vraiment sur tout le territoire. Ou c’est plutôt regroupé dans certains points? 

  

Arthur : Ben on a un peu de tout. Alors on est autour des grottes de Lascaux On est à Dreux D’ailleurs on a mis des vélos babos En libre-service. Je me souviens sur Twitter au début Les gens étaient un peu de fous De proposer ça pas très cher En tout cas dans la rue Enfin c’était un euro je crois. Bref de mettre des vélos cargos dans la rue. On est à L’orient, On est dans l’Est. On n’est pas beaucoup dans le Sud de la France Pour l’instant c’est vrai. C’est une zone qui n’est pas encore … jene sais pas pourquoi d’ailleurs. 

  

Ermanno : C’est dommage c’est pas comme si Le marketing était originaire du Sud 

  

Arthur : En plus quand je vois mon petit village. Moi il y a un lac à côté Un peu plus haut, il y a deux villages Il y a un marché qui est super dans la ville d’à côté. Elles sont toutes à peu près à 5 5-7 km de distance. Avec un super itinéraire touristique et tout Et une montagne. Et mettre des stations ce serait vraiment super sympa. Bon évidemment ils ont qu’à m’ appeler On pourra le faire. 

  

Ermanno : Bon ben écoute peut-être que le podcast Te donnera des idées, on va raccrocher Et puis tu vas aller contacter le maire de ta commune Et lui proposer votre solution Pour revenir là-dessus justement sur le business model Pour les communes, qui est-ce qui paye au final C’est un peu beaucoup les communes Et un tout petit peu les administrés Ou c’est un coût qui est partagé Aussi avec Green On ? 

  

Arthur : En général c’est nous on va proposer le service En expérimentation pendant un an Ou en vente à une communauté de communes Ou une communauté d’agglomération Donc pas seulement une seule ville mais Le regroupement des villes locales Qui vont ensemble choisir dans quelle ville Mettre les stations, le service est payant évidemment Parce que c’est un service grand public Mais on va reverser les recettes A la collectivité Donc ils vont supporter le coût. Et nous on va installer, opérer Et reverser les recettes. 

  

Ermanno : Alors tu nous as dit tout à l’heure Que par exemple à Dreux vous aviez équipé La ville avec certaines bornes Avec des vélos cargo. Quel est votre Quel est votre retour d’expérience Après quelques temps d’exploitation Justement sur des vélos un peu particuliers Euh Des vélos relativement onéreux quand même. Est-ce qu’ils sont toujours tous entiers Et puis qu’en est-il de la maintenance De manière générale. 

  

Arthur : La maintenance c’est l’un des gros gros gros sujets Vraiment vraiment vraiment important. Pour Dreux ça fonctionne Ca fonctionne assez bien Quand j’étais allé pour une inauguration Sur le centre-ville Il y avait un marché le jour même Qui se tenait lieu juste à côté A 100 mètres de la station Et il y a des gens qui sont venus en fait Qui m’ont demandé juste est-ce que je peux prendre Le vélo cargo pour ramener mes courses chez moi Et je vous le ramène tout de suite. Et en fait on s’est aperçu que le vélo cargo Il ne sert pas à aller d’un endroit à l’autre Il sert à déposer ses courses dans le bac avant. Je ramène chez moi mes courses. Et je reviens et puis je continue A prendre un café avec mes amis sur les places du village Enfin de la ville. Là-bas il y a une bonne utilisation. La maintenance évidemment c’est un sujet vraiment important Difficile qu’il faut encore améliorer je pense Surtout sur des vélos cargo Donc des vélos qui ne sont pas encore pensés Au grand public. Puisque c’est l’un des enjeux importants D’ailleurs en entreprise aussi Si on propose des vélos en libre-service En tout cas partagés Il faut que le véhicule soit dédié Et préparé pour ça. C’est-à-dire avec plein de petits détails Qui font qu’il ne va pas ressembler exactement A un vélo à mon calc-off Ou à mon deux-fils Ou à d’autres vélos perso En sens où on va faire en sorte que la selle Ne peut pas être volée On va mettre des pneus anti-crevaison. On va essayer de cacher les câbles dans des gaines pour pas qu’on puisse les couper. On va essayer de réduire au maximum Tout ce qu’on pourrait détruire sur le vélo. Parce que c’est malheureusement vrai Mais quand on installe des vélos dans une ville Au début il y a toujours Des gens qui vont essayer De tester les limites du système. Pour voir si oui ou non c’est fiable. Et bon quand ils se rendent compte Qu’ils n’arrivent pas à prendre des vélos finalement Ils abandonnent Et après ça se passe très bien Mais au début le vélo quand même Reçoit une assez forte pression De test. 

  

Ermanno : En parlant de cette pression De test. Je rebondis sur une émission Que j’ai vu la dernière fois En zappant un peu avec les enfants à la télé Pour ne pas la citer C’était E-M6 qui revenait sur les airbags Pour les cyclistes Et j’avais une image en tête On parle de dreux On parle des vélos qui sont mis à rude épreuve Notamment au début des installations Pour les équipements Qui sont proposés dans les villes Où il y a justement des cours d’eau Est-ce que vous avez imaginé Non pas des airbags mais peut-être des bouées Qui se gonflent dès que le vélo est jeté Par-dessus une balustrade ou dans un cours d’eau Pour pouvoir le retrouver plus facilement ? 

  

Arthur : Ça peut être une idée Mais pour être honnête Et ce n’est pas pour Parce qu’encore une fois je fais marketing Mais on n’a pas ce souci là en fait. 

  

Arthur : En fait c’est que le fonctionnement est assez différent Dans le sens où la location chez nous Se termine que quand on remet le vélo sur la station Oui Il y avait de l’overflow Je crois même si ça n’a pas beaucoup fonctionné. Mais il peut y avoir beaucoup de dégradations Et de façons de prendre le vélo. Chez nous en fait c’est vraiment une poutre métallique Dans laquelle on met le vélo Avec une mâchoire métallique qui retient le vélo. On ne peut pas le forcer Et le retirer de force de la station Et si on veut faire la location Il faut le remettre sur la station Il y a eu des vélos qui ont été Volés, dégradés ou jetés ailleurs. C’est un peu le problème du free floating Souvent. Je me souviens à Paris au début Quand il y avait 9 opérateurs de free floating Au début Et de trottinettes On retrouvait des vélos un peu partout Et dans la Seine il y avait une hécatombe de trottinettes et de vélos. C’est presque un jeu Mais avec le free floating C’est qu’il n’y a pas de station pour remettre le vélo Et chez nous on n’a pas encore besoin d’airbag Heureusement mais par contrel’airbag pour les accidents  C’est une autre question. 

  

Ermanno : Oui ça a l’air assez sympa Et notamment un certain type d’airbag Qui en fait remplace le casque. C’est simplement On met ça comme un collier Comme un gros coussin qu’on met autour du cou Et en cas de chute Le coussin se gonfle Et recouvre toute la tête. Ca peut apporter un sentiment de liberté Pour ceux qui ne veulent pas mettre de casque Mais on le rappelle Le casque est obligatoire en vélo Pas uniquement dans la loi Mais aussi parce que ça évite Beaucoup de séquelles. Et d’ailleurs On a commencé le podcast Quand je te demandais comment ça allait. Toi tu as eu une mauvaise expérience avec une trottinette. Est-ce que c’est quelque chose Que vous proposez ou que vous avez l’intention de proposer Chez Green On C’est à dire vous diversifier sur les mobilités douces Ou vous allez rester uniquement sur le vélo électrique. 

  

Arthur : Alors on propose déjà des trottinettes. Alors effectivement j’ai eu une mauvaise expérience Parce que c’était malheureux D’un accident un peu lourd Contre un trottoir sur un petit trottoir Sur une chaussée glissante avec une voiture Qui arrive en sens contraire Sans avoir d’espace pour me ranger C’est des contresens cyclables classiques Et puis des trottinettes Qui étaient en libre service Elles sont maniables Mais elles sont assez lourdes. Bon là dessus Un casque aurait tout changé. Mais pour l’entreprise Ce qu’on nous propose Ce n’est plus la trottinette pour le dernier kilomètre Ca peut être la trottinette pour faire 15 kilomètres Parce que de toute façon l’autonomie ne le permet pas. Mais par exemple Une entreprise Qui a un centre Qui est à peu près à 15-20 minutes de marche Du RER Ils ont à pied Ca dure à peu près 20 minutes de marche Ou parfois une demi heure. Et ils se sont dit Bon on peut peut être demander A avoir une navette pour nous Le RER Notre site Mais alors ça obligeait tout le monde A se voir le matin à 6h du matin Tout le monde dans le même bus Et d’être un peu transporté comme ça Et ça leur plaisait pas Et ils se sont dit finalement Des trottinettes en libre service Où on en met 10-15 trottinettes A un endroit. et comme ça ils peuvent La plier dans le RER Et rentrer chez eux ensuite Là par contre ça devient pertinent Effectivement pour des milliers de kilomètres Ca fonctionne assez bien. Et on a pas d’accident Puisqu’ils le prennent pas Dans les petites rues du centre de Paris Ils le prennent sur un itinéraire assez balisé. 

  

Ermanno : D’accord Bon bah écoute On aura bien compris Que GreenOn essaye d’agir au quotidien Pour multiplier Pour démultiplier Les mobilités douces Et pour inciter le plus grand nombre A utiliser ce type de De moyens de transport Justement est-ce qu’il y a D’autres choses que vous faites au quotidien En tout cas on sent bien que votre entreprise Elle est animée par ce désir De faire partager au plus grand nombre Le vélo, le vélotaf, les mobilités douces Mais est-ce qu’il y a d’autres choses Que vous faites au quotidien Justement pour les mobilités douces Ou pour le vélo taf en particulier 

  

Arthur : Pour le vélo taf nous on propose Toutes les solutions pour les entreprises Pour les collaborateurs. Pour nos salariés on a des vélos Où chacun peut avoir son vélo On va chacun retaper ensemble les vélos Pour qu’on puisse avoir un vélo de seconde main Pour avoir des D’une, demain peut-être réfléchir A Réparer les vélos qu’on peut avoir Pour les proposer ensuite à tout le monde Pour nos salariés on va chacun les faire essayer Les vélos, leur montrer un vélo, leur donner un vélo Pour qu’ils puissent venir en vélo Et puis on va essayer de fournir Tous les éléments de sécurité, casque, gilet Etc à tout le monde. Aux entreprises aussi On réfléchit même à des systèmes De casque partagé fait de la R&D pour voir Qu’est-ce qu’on pourrait faire niveau sécurité Et puis après évidemment Au quotidien Il s’agit de nous D’être partie prenante D’utiliser les services Qu’on va proposer Pour en parler le mieux possible. 

  

Ermanno : C’est sûr que ceux qui sont le mieux placés Pour parler d’outils ou de services C’est ceux qui les utilisent en général. Ce que je te propose C’est peut-être qu’on arrive doucement Sur la fin de l’épisode Je voudrais revenir avec toi Sur une double question Tout d’abord Quel serait ton meilleur souvenir de Vélotaf Et puis à l’inverse Ton pire souvenir de Vélotaf. 

  

Arthur : Alors le meilleur En fait moi C’est pas un grand souvenir Parce que j’en ai plein de petits Quand tu mets votre Vélotaf Moi ça me parle de Quand il faisait beau Et que j’allais au bureau Et que j’étais content Ou encore mieux Quand je partais du bureau Et que j’entrais chez moi Et que j’avais une grande petite cyclable vide Et que je pouvais traverser le rond-point Une fois un matin Sur ce rond-point Je me suis fait dépasser Au feu rouge J’étais arrêté à côté de moi A un monocycle Une roue qui m’arrivait au niveau Après je crois de l’épaule Un vrai truc Les vieux Mais lui était vraiment haut perché sur son monocycle L’air super nonchalant Assez content Et il m’avait complètement dépassé au feu rouge J’étais vraiment impressionné Ca m’avait juste dit Ca me fait penser un peu au dessin animé La poursuite infernale Quand il y a Satanas Et chacun qui a son petit véhicule Et chacun fait la course Un qui a la maison L’autre qui a la voiture Je vois chacun son véhicule Et il y a un peu de tout aujourd’hui J’aime beaucoup le fait qu’il y ait plein de véhicules Et que chacun ait le sien qui leur ressemble C’est la première fois que je vois un monocycle aussi grand A part dans un cirque. 

  

Ermanno : Peut-être que c’était une personne du cirque Qui s’était échappé Qui partait faire sa balade Pendant le confinement. 

  

Arthur : C’était courageux de faire le rond point Porte de Montreuil Avec le monocycle Mais heureusement qu’il y avait la couronapiste Sans ça franchement Je ne sais pas s’il aurait pu le faire 

  

Ermanno : Et peut-être ton pire souvenir Ou à moins que c’était celui-ci Ton pire souvenir de vélotaf Le pire 

  

Arthur : Le pire c’est cher Evidemment avoir un accident en trottinette C’est jamais agréable Mais en fait au quotidien Quand il pleut et qu’il fait froid Et qu’on a pas pris les bons équipements C’est l’enfer Quand j’ai pas pris mes gants Et que j’ai oublié et que je me maudis Parce que j’ai pas mes gants Et que mes chaussures sont trempées Mais bon C’est le lot de beaucoup de vélotafeur Quand au début on s’est pas encore bien équipé Et qu’on sait pas encore exactement ce qu’il faut Et sinon Sinon j’ai pas vraiment de mauvais souvenirs en vélotaf 

  

Ermanno : Bon bah écoute Je prends et c’est peut-être Une note d’espoir justement pour celles et ceux qui nous écoutent Comme quoi des fois Y’a pas de mauvais souvenirs On peut se créer que des bons souvenirs Et puis finalement c’est peut-être aussi synonyme du fait que Bah les mobilités douces et en particulier vélo C’est tout le temps du plaisir non ? 

  

Arthur : Bah en fait à chaque fois que j’y pense moi en vélotaf Je pense toujours à un petit sentiment de liberté Qui fait que je prends mon vélo à peu près J’ai pas vraiment de contraintes horaires où il faut que j’arrive vite Dans telle heure C’est que je sais à peu près à quelle heure je vais arriver Parce que c’est assez incompressible C’est pas qu’en métro il y aura des retards En voiture ou des bouchons En vélo à 2-3 minutes près je sais exactement à quelle heure je vais arriver Et que je me dépêche ou non Le vélo électrique ça revient à peu près au même Donc ça sert à rien de se dépêcher Et mes souvenirs en général c’est plutôt du bonheur J’arrive réveillé J’arrive un peu assez content au bureau Et quand il fait beau En plus je prends le soleil Et ça en sortant du bureau c’est quand même vraiment agréable. 

  

Ermanno : C’est ça le vélotaf puisque ce podcast s’appelle tout de même Vélotaf A ton avis comment promouvoir l’utilisation des mobilités douces Et en particulier du vélotaf 

  

Arthur : Pour moi il faut Il faut montrer que c’est faisable Il faut montrer que c’est facile Et que c’est du plaisir Comme on disait il n’y a pas de mauvais souvenir En vélotaf si Quand il pleut et quand il fait froid Parfois on ne peut pas le prendre Il ne faut pas non plus culpabiliser Et dire il faut être impur et dur à chaque fois C’est pas grave de ne pas prendre le vélo tous les matins Mais au moins d’avoir la possibilité De savoir que j’ai une piste cyclable De savoir que c’est faisable Et que c’est plaisant C’est vraiment important Donc les infrastructures il faut vraiment mettre en place Il faut montrer aux gens que le vélo il est là Donc évidemment je ramène ça un peu Au fait que nous on fait expérimenter le vélo Mais plus généralement Il faut essayer de dédramatiser Et de dire c’est vraiment simple Et c’est pas grave si vous prenez de temps en temps La voiture le plus important C’est qu’il y ait moins de voitures en ville globalement Vous en parliez aussi autour de vous Expérimenter vous voyez si c’est pour vous Et si c’est pas pour vous C’est pas grave on est pas là pour essayer de convaincre Absolument tout le monde Moi en entreprise je sais que je convainc à peu près 25% des salariés Puisqu’on parle à ceux qui habitent pas très très loin Et ceux qui habitent plus loin Bah à la limite on vous rend service On essaie de réduire les bouchons nous. Donc vous rentrerez plutôt chez vous Vous réduisez les bouchons sur le dernier kilomètre C’est ça Bah oui et puis les places de parking aussi évidemment Vous aurez plus de place de parking grâce à nous Donc même si vous habitez trop loin Pour vous c’est pas grave Prenez le vélo à midi Mais en tout cas on fait tout pour que Tout se passe au mieux même pour les voitures. 

  

Ermanno : Ouais parce qu’il faut le dire Même si à terme on va finir par adapter Les emplacements de stationnement des entreprises Pour y mettre des parkings à vélo Sur une place de parking pour voitures Là où on ne met qu’une voiture Et bah en l’occurrence là on peut mettre Peut-être une dizaine de vélo Donc on a déjà gagné 9 places De parking pour ceux qui n’ont pas D’autres solutions que de venir en voiture 

  

Arthur : Oui parce que ça peut faire même 9 voitures en moins Le matin dans le bouchon Ça peut faire gagner quelques minutes précieuses Et puis de la bonne humeur en général Pour tout le monde nous on arrive de meilleure humeur Parce qu’on a pris le vélo et puis eux Si ils n’ont pas le choix malheureusement Bah ils sont quand même de meilleure humeur Parce qu’ils ont moins de bouchons. Enfin j’espère en tout cas. 

  

Ermanno : C’est un peu la stratégie du colibri en fait Vous faites votre part dans la stratégie De protection de l’environnement. 

  

Arthur : Oui, chacun a son rôle, chacun a sa place et peut faire quelque chose à son échelle Et en fait. Ne serait-ce que de prendre le vélo De temps en temps Ça réduit nos voitures qui sont en circulation La voiture a beaucoup d’externités négatives Qu’on connait mais il y a le bruit Il y a les bouchons, il y a la pollution etc . Et il y a une grosse marge de progression En fait entre Sur le dernier kilomètre il y a quand même Je ne sais plus je crois 40% des personnes Qui n’habitent pas très très loin A peu près 5 km de la rue de Travail Qui sont en voiture. Et je crois encore 60% Des personnes qui habitent à Travail De moins de 5 km qui se font en voiture. Donc il y a une grosse marge de progression Et c’est ce trajet là Qu’on peut vraiment améliorer Pour tout le monde Si moi je réduis d’une voiture Le nombre de voitures qui sont dans les bouchons Alors un peu tout le monde y gagne À son échelle Et puis ça fait effet boule de neige. 

  

Ermanno : On parle de toi Et notamment de ton utilisation du vélo Pour le vélotaf Est-ce que tu pourrais nous donner quelques conseils Quelques trucs et astuces Sur les outils que tu utilises au quotidien Pour vélo taffer 

  

Arthur : Alors moi j’ai un petit stripe lumineux Aux épaules et aux jambes. Pour sauver le pantalon mais aussi pour être visible Je sais que c’est l’un des enjeux. J’ai un super casque avec une visière Ça parait bête comme ça Mais bon j’ai pas de lunettes Moi j’ai pas de lunettes Ma compagne a des lunettes Je l’ai converti au vélotaf Elle a un vélo électrique Elle a un casque aussi avec une visière Elle a des lunettes Et là quand on a des lunettes et un casque Il faut une visière parce que là ça change tout Et d’ailleurs pour moi aussi Donc le petit détail c’est franchement la visière. 

  

Ermanno : Bon et puis presque pour terminer Si tu devais passer le micro à une personne Une personne que t’aimerais entendre s’exprimer Sur le podcast vélotaf De préférence une voix féminine. A qui est-ce que tu souhaiterais tendre ce micro. 

  

Arthur : Je sais pas si tu connais Altinova Qui est une société intéressante qui est industrielle. 

  

Arthur : Et sinon Bon dans le vélo si tu as l’occasion De parler avec Olivier Razemont Journaliste du Monde Qui est quand même extrêmement pointu sur ce sujet là Et voilà en féminin après. 

  

Ermanno : Ecoute il n’y a pas de soucis Je prends déjà ces deux recommandations là Et puis j’essaierai de prendre contact avec elle Pour les inviter à venir s’exprimer sur le podcast vélotaf 

  

Arthur : Avec plaisir ouais 

  

Ermanno : Arthur je crois qu’on a bien fait le tour S’il y avait encore une chose à rajouter Pour clôturer cet épisode qu’est-ce que ce serait? 

  

Arthur : Bah moi je suis content de partager Pas seulement ce que je fais dans une reprise Mais ce que j’ai appris En fait moi-même en tant que vélotaffeur C’est-à-dire que j’étais pas forcément un vélotaffeur Je suis toujours pas un vélotaffeur pur et dur Je suis quelqu’un qui aime le vélo et qui aime bien le prendre Et s’il pleut bah je peux prendre les métros C’est pas grave Mais ce que j’ai envie de dire aux gens C’est essayez vous verrez c’est vraiment plaisant Et puis chacun à son échelle peut faire quelques trajets en vélo C’est déjà beaucoup plus qu’aujourd’hui 

  

Ermanno : Je te remercie encore une fois pour ta participation Au podcast vélo taff pour terminer Si on veut continuer la discussion avec toi Si on veut rentrer en contact avec toi Ou même si on veut en savoir plus sur GreenOn Où est-ce que ça se passe ? 

  

Arthur : Sur internet, sur Linkedin contactez-moi Je suis toujours disponible. Et sur le site internet GreenOn On a une page où c’est moi qui répondrai directement. 

  

Ermanno : Je te remercie pour ces précisions De toute façon je mettrai tout dans les notes de l’épisode. Je te remercie encore une fois pour avoir accepté notre invitation. Je te souhaite une bonne continuation. D’ordinaire je souhaite un bon retour A la maison en vélo à mes invités Mais si je ne m’abuse aujourd’hui tu es en télétravail. Je te souhaite encore une très bonne journée Et je te dis à bientôt. 

  

Arthur : Toi aussi merci pour l’invitation. 

co-fondateur du podcast et co-auteur du livre DEVENIR TRIATHLÈTE
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Podcasts, SwimRun, UltraRunner et Papa x 4 enfants je cours après le temps, mes passions et mes petits amours.