#14 L’outil qui va aider les collectivités à comprendre l’usage du vélo sur le territoire.

« C’est par plaisir qu’est née l’envie du Vélo-school et du Vélotaf» – Antoine LAPORTE WEYWADA

À la demande générale, puisque nombre de mes invités m’ont cité GéoVélo qui était déjà dans la liste des invités potentiels, je suis allé tendre mon micro à un représentant de GeoVelo, à savoir Antoine LAPORTE WEYWADA.

Comme toujours, nous sommes revenus sur son histoire avec le sport et le vélo(taf) en particulier et sur GeoVelo qui, via la possibilité de tracer ses itinéraires, facilite la vie des cyclistes urbains … mais pas que !

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Ce podcast animé parErmanno DI MICELIest proposé par l’ONGTwoWheelTuesday(@2wteu), et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique duVélotaf.

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Ermanno : Après quelques épisodes déjà publiés, on revient sur une recommandation de l’un des tout premiers épisodes, à savoir celle d’Antoine du Teilleul de Bee to Green, qui m’avait conseillé d’aller voir du côté de chez GeoVelo. Et pour ce faire, je reçois Antoine Laporte Weywada de chez GeoVelo. Bonjour Antoine.  

Antoine : Bonjour Ermanno.  

Ermanno : Alors je dis après de nombreux échanges, parce qu’effectivement le rendez-vous était booké très vite, mais on a eu des petits imprévus chacun de notre côté. Donc voilà, ce sera chose faite et tu seras enfin dans le podcast Vélotaf. 

  

Antoine : Et c’est un grand plaisir. Merci de l’invitation. Et du coup, merci Antoine. Je salue Antoine de Bee To Green pour nous avoir chaudement recommandé. 

  

Ermanno : Je salue aussi Antoine, qui j’espère nous écoute avec assiduité. Je reviens vers toi, je reviens à toi surtout. J’aimerais déjà qu’on commence par une présentation de ta part. Donc Antoine, dis-nous tout. Qui est Antoine Laporte Weywada ? Quel âge as-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Et puis, est-ce que tu pratiques le Vélotaf ? 

  

Antoine : Bonjour, je m’appelle Antoine Laporte Weywada, j’ai 31 ans et je travaille dans une startup qui s’appelle GeoVelo. Et GeoVelo qui propose d’une part une application de calcul d’itinéraire et puis d’autre part des services aux collectivités pour les aider à développer le vélo. Donc, on aura peut-être l’occasion d’y revenir. De mon côté, alors oui, je pratique le Vélotaf. J’ai un parcours d’ingénieur, donc j’ai fait une école d’ingénieur à Lyon. Et dans le cadre de mon école, dans le cadre aussi de conscience écologique bâtie par mon cercle familial au fur et à mesure des années, depuis maintenant un certain nombre de temps, je me suis toujours intéressé au monde du transport. En fait. En me disant qu’il y avait vraiment des grosses, grosses économies à faire pour la planète sur le monde du transport, que ce soit sur nos transports individuels, mais aussi sur le transport de marchandises, logistiques, etc. Et donc, très tôt, c’est un sujet qui me bottait bien. Donc, du coup, en sortie d’école, j’ai fait, j’ai travaillé dans le conseil sur la partie transport. J’ai travaillé 4-5 ans dans le conseil sur ces sujets-là. Et puis, après, le conseil, ce n’était pas forcément là-dedans que je me projetais. Donc, j’ai rejoint une boîte qui s’appelle Autonomie, qui organise un salon dédié à la mobilité urbaine. Donc, là, on était vraiment sur la mobilité du quotidien, sur la mobilité active, donc le vélo, comment on utilise les données pour améliorer la mobilité, la mobilité électrique, la mobilité partagée, bref, tous ces sujets qui me passionnaient pas mal. Et donc, et puis après, j’ai rejoint Geovelo, que j’ai rencontré en particulier grâce à ce salon, même si je les avais dans mon radar depuis un petit bout de temps. Côté pratique du Vélotaf, du coup, moi, je suis un pratiquant du Vélotaf. Alors, même quand j’étais en école, du coup, l’école était dans la banlieue de Lyon. Pourtant, j’étais du genre à, de temps en temps, alors à l’époque, je n’étais pas presque extrémiste comme je le suis un peu maintenant, mais à l’époque, de temps en temps, quand il faisait beau, quand j’étais d’humeur, etc., je n’hésitais pas à marcher 3-4 kilomètres pour aller récupérer la station de Vélov la plus proche et de rentrer chez moi dans le centre de Lyon. Donc, c’est un peu comme ça que j’ai commencé à faire le vélo du quotidien. Après, quand je suis arrivé à Paris, je me suis beaucoup déplacé en Vélib. Donc, le Vélib a été vraiment mon tremplin, on va dire, pour être vraiment pratiquant du quotidien du vélo. Et maintenant, j’arrive à… J’arrive à un stade où ça fait 4-5 ans que je me déplace à vélo quotidiennement. Et je dis extrémiste parce que, voilà, même dans le cadre que ce soit dans ma vie privée ou dans le cadre de mon travail, même si j’ai un déplacement de 10-15 kilomètres à faire, je vais toujours regarder et souvent réaliser l’option vélo plutôt que de regarder ce qui se passe côté transport en commun. Donc, c’est en ça où parfois je me dis qu’il faudrait peut-être que je me calme un peu de temps en temps. 

  

Ermanno : Justement, on va revenir un petit peu sur ton côté un peu extrémiste du moment, sur ton côté militant. Alors, justement, la question principale qui… pourrait être, pourquoi le vélotaf ? Pourquoi est-ce que tu pratiques le vélotaf maintenant ? Pourquoi est-ce que tu pratiquais le vélo-school avant ? Et puis d’ailleurs, tu as parlé école d’ingé, Lyon, c’était quoi ? C’était l’INSA ou une autre école ? 

  

Antoine : Non, j’étais à Central Lyon. Du coup, tu es d’Ecully dans la banlieue ouest lyonnaise, pour ceux qui connaissent. 

  

Ermanno : Ok. Yes. Donc, du coup, ce côté militant, comment est-ce qu’il est né ? Et puis, pourquoi est-ce qu’avant tu faisais du vélo-school ? Et ça s’est transformé en… En vélotaf et maintenant, ça s’est transformé en cyclisme urbain, tout simplement ? 

  

Antoine : Ouais. Alors, du coup, c’est un peu par plaisir, en fait, vraiment, moi, qu’est née l’envie du vélo-school et du vélo-taf. Concrètement, alors, il y a peut-être certains des auditeurs qui connaissent Ecully. Concrètement, quand tu habites dans le centre de Lyon et que tu veux aller à Ecully, tu prends un métro et après, tu prends un bus. Alors, étant donné qu’il y avait Central Lyon et l’EM Lyon sur le même campus, du coup, le bus, il est toujours blindé. Tu prends du temps. Bref, ce n’est pas tip-top comme expérience. Et donc, quand il faisait beau, moi, ça m’arrivait de marcher. Voilà, il y avait le côté activité physique, il y avait le côté plaisir d’être dehors, etc., qui me bottait bien. Et puis, le trajet est assez sympa, finalement, parce que tu descends vite pour récupérer les quais de Saône. Tu descends les quais de Saône, tu traverses le centre-ville de Lyon, etc. Donc, moi, ça me plaisait bien. Et puis, en temps, je perdais un peu, mais c’était vraiment pour le côté plaisir. Donc, je ne le faisais jamais à l’aller, mais au retour, en revanche, ça m’arrivait souvent. De la même manière, quand j’ai commencé à le faire dans un cadre professionnel, donc là, c’était à Paris, j’ai commencé à me mettre au Vélib quotidiennement, pour le coup, et je le faisais aussi plus sur la partie retour que sur la partie aller. Alors, d’une part, parce que j’habitais à Montmartre et que les stations sont désespérément vides très, très souvent, étant donné que c’est un peu perché, mais aussi et surtout parce que, en fait, moi, je passais mes journées, alors j’avais le malheur de travailler dans une sorte de demi-sous-sol qui était à peine à la lumière du jour, etc. Et donc, la dernière chose que je voulais faire en sortant du boulot, c’était de me mettre dans les couloirs du métro et dans le métro. Donc, il y avait vraiment cette envie de rester à l’air extérieur. Et puis, toujours dans un coin de ma tête, même si ce n’était pas forcément ma motivation première, ce côté activité physique qui me dotait bien. Donc, tous les retours, pour les coups, je les faisais à Vélib et c’est là où j’ai commencé à le faire, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, tout ça. Donc, il y avait vraiment cette notion de plaisir. Et puis, globalement, comme je te disais, le sujet du transport, c’est quelque chose qui m’a toujours passionné, un peu, entre guillemets. C’est bizarre à le dire comme ça, mais c’est un peu le cas. Et du coup, en fait, moi, j’ai conscience, enfin, on a tous conscience, globalement, que faire du vélo, c’est quand même le moyen de transport le moins impactant pour la société actuellement. Alors, prendre le métro, c’est très bien, mais moi, étant donné que j’étais en condition pour faire du vélo, je préfère laisser ma place dans mon métro à quelqu’un d’autre qui en a plus besoin. Donc, j’ai toujours pensé un peu de manière indirecte à ces phénomènes de vases communicants. Moins il y a de monde dans le métro, plus il y aura de place, donc plus ce sera agréable à le prendre et plus des gens le prendront, peut-être des gens qui prenaient la voiture avant ou autre. Donc, voilà un peu mes motivations, un peu, pêle-mêles, pour faire du vélo de manière un peu plus régulière maintenant, très régulière. 

  

Ermanno : On sent bien qu’il y a quand même aussi ce côté un petit peu écolo d’utiliser le vélo plus que d’autres moyens de transport et aussi ce côté praticité, ce côté un peu logistique. 

  

Antoine : Oui, c’est clair, il y a le côté écolo. Et puis, comme tu dis, en fait, je pense que mes premières motivations, c’était le plaisir et l’écologie. Et en fait, ça, tous ceux qui font du vélo de manière régulière le disent. En fait, ça naît parfois par la contrainte, parfois par l’envie écologique, parfois par l’envie d’activité sportive, etc. Et puis, ça reste tout simplement parce que c’est non seulement agréable, mais surtout hyper pratique, en fait. Moi, je ne me prends jamais la tête pour aller à un rendez-vous, etc. Je sais exactement à quel moment je dois partir. Je ne dois pas m’inquiéter du rythme du bus, des bouchons en voiture ou des éventuels arrêts du métro ou du RER. Je sais exactement à quelle heure je dois partir. C’est agréable, c’est pratique. Alors, parfois, il y a des petites difficultés. Je me souviens d’une fois où j’avais dû traverser Paris. J’étais un peu en retard pour un rendez-vous à la Défense. Je n’avais pas pris de change. Je suis arrivé à mon rendez-vous. J’agirais un peu chaud, quoi. Mais bon, en fait, il faut juste se dire que ce n’est pas très grave. Les gens peuvent comprendre. Alors, bien sûr, il y a des limites. Il y a des rendez-vous où on se doit d’être au top du top, tout beau, tout propre, etc. Il y a parfois où on peut se dire, si je me mets dans l’exercice inverse, si je vois quelqu’un arriver et qu’il me dit, désolé, j’ai un peu chaud, je suis venu en vélo, ce n’est pas pour autant que je le considérerais moins crédible ou autre. Donc, c’est un peu ça. Je trouve que sociétalement, on doit un peu se transformer en disant, oui, en fait, parfois, quand tu fais du vélo, de même manière, quand tu marches, quand il fait chaud, etc. Et bien, la crédibilité des personnes qui se déplacent à vélo ne doit pas être impactée. Et là-dessus, j’ajoute qu’en France, je trouve qu’on manque vraiment d’incarnation sur le sujet vélo. On voit peu de politiciens, peu de gens connus, importants qui se déplacent à vélo. Et donc, il y a un petit manque de crédibilité qui est souvent encore lié à la pratique du vélo, qui est archi dommage parce que, alors, tout le monde prend l’exemple, l’exemple des Pays-Bas, mais il y en a plein d’autres avec des politiciens qui se déplacent à vélo. Alors, nous, on avait Christiane Taubira à une époque et c’était top, mais elle était un peu toute seule dans le paysage, malheureusement. Donc, il serait cool qu’il y ait d’autres personnes qui en parlent un peu du sujet. 

  

Ermanno : Bon, et puis, tu dis qu’effectivement, on manque parfois un petit peu de tolérance quand on voit quelqu’un arriver un petit peu débraillé et te dire, désolé, j’ai un peu chaud, je viens d’arriver en vélo. Bon, en même temps, quand on travaille pour une société qui promeut des choses autour du vélo, ça peut faire du sens quand même que tu te déplaces en vélo. 

  

Antoine : Moi, je n’ai pas le choix. Au contraire, si j’arrive en voiture, c’est là où je perds toute ma crédibilité. Donc, du coup, moi, je suis bloqué. 

  

Ermanno : Bon, et puis, je reviens aussi un petit peu sur ce que tu disais. Tu as parlé de Vélov à Lyon, tu as parlé de Vélib à Paris. Petit pin pour d’anciens invités que j’ai reçus sur le podcast. J’ai reçu le directeur du… Enfin, le patron de Smovengo qui opère Vélib maintenant. Et puis, l’un des patrons de JC Decaux qui a développé, c’est Vélov à Lyon et Vélib, première version à Paris. Donc, voilà, la boucle est bouclée. Pour revenir justement sur ton utilisation du vélo, tu dis que tu es maintenant presque extrémiste, militant. Est-ce que tu as aussi converti la famille à l’utilisation du vélo ou est-ce que le reste de la famille est plutôt voiture slash transport en commun ? 

  

Antoine : Alors, j’ai dit extrémiste dans la pratique. Je ne suis pas… Voilà, je suis extrémiste dans la pratique, certes. Après, j’aime bien parler avvec des gens qui se déplacent autrement, etc. Donc, c’est un sujet qui me passionne, en fait, depuis pas mal de temps. Donc, c’est tous ces sujets de multimodalité, d’intermodalité, de répartition de pare-modal, etc. Je comprends bien tous les enjeux qu’il y a derrière. Donc, je ne suis pas… Enfin, voilà, j’essaie d’être plutôt constructif dans mon propos. 

  

Ermanno : Oui, puis on se voit en visio. C’est vrai que tu n’es pas l’archétype du hippie bobo qui dit « Mon frère, vas-y, prends le vélo, quoi ! » 

  

Antoine : Non, non, mais c’est ça qui est chouette. Maintenant, quand on se déplace à Paris, finalement, il n’y a plus d’archétype, il n’y a plus de stéréotype sur les gens qui se déplacent à vélo. Donc, c’est vrai que ça a vachement évolué. Pour répondre à ta question, du coup, j’essaie quand même d’être, on va dire, un terme un peu plus noble. Peut-être, c’est ambassadeur, on va dire, du vélo, montrer à tout le monde que c’est chouette, que c’est faisable, que c’est agréable, que c’est utile, etc. Alors, c’est le cas avec mes proches, c’est le cas avec mes amis, c’est le cas avec ma famille, c’est le cas avec ma copine, etc. Pour la partie famille, par exemple, un exemple assez marquant, c’est que, alors, j’ai incité, en tout cas, accompagné ma mère dans l’achat d’un vélo électrique. Donc, maintenant, elle a un vélo électrique. Elle, elle habite en région parisienne, donc, du côté des Yvelines, à côté de Versailles, l’île de Jean-Joseph, pour ceux qui connaissent, enfin, bref, c’est tout petit. Et elle travaille à Vélizy, donc c’est un trajet de 10 km qu’elle a fait, je pense, pendant 10 ans, en voiture, tous les jours. Et en fait, donc, elle s’est achetée un vélo électrique. Moi, je l’ai accompagnée sur le choix, etc. Donc, première mini plus. Et puis, deuxième chose, forcément, quand tu te mets à faire un trajet en vélo que tu as l’habitude de faire en voiture, tu te demandes par où je vais passer, j’ai peur de faire le trajet, etc. 

  

Ermanno : Ping, Geovelo. 

  

Antoine : Ouais, alors, ping, Geovelo d’une part, mais même, en fait, c’est bien de trouver des itinéraires sécurisés, mais c’est hyper cool aussi d’être accompagnée, rassurée par des gens qui pratiquent régulièrement le vélo. Alors, moi, je ne connaissais pas le trajet en question, mais en tout cas, un dimanche après, je suis rentrée chez ma mère, j’ai pris mon vélo, elle a pris son vélo, on a fait son trajet pour aller au travail facilement, en fait, tous les deux, en disant, bon, ben voilà, là, c’est compliqué, il faut peut-être passer par là, etc. Et donc, je l’ai accompagnée vraiment main dans la main pour faire le trajet jusqu’à son travail, et j’ai encore la photo sur mon téléphone de elle arrivant devant le siège de chez Thalès, là où elle travaille, en levant les deux bras en mode j’ai réussi, et voilà, elle leur fait plein de fois par la suite. Et donc, pour moi, c’était hyper fort comme moment, et c’est très, très cool. Pareil, si maman, tu m’écoutes, un très beau souvenir de ce moment-là, et je suis très fier que tu aies réussi. Par la suite, à refaire ce trajet toute seule, plein de fois, voilà. 

  

Ermanno : J’espère que ta maman nous écoutera, et puis qu’elle partagera à tous ses amis. Justement, je parlais tout à l’heure d’un des directeurs de JC Decaux qui a développé, entre autres, VeloV et Vélib, dans sa première mouture à Paris, qui me disait que l’avantage pour lui du vélo, et en particulier du Vélotaf, c’est de pouvoir se perdre. C’est cette impression de liberté quand on est sur le vélo, et puis de pouvoir se perdre, parce que c’est vrai qu’en voiture, souvent, un trajet qui est assez récurrent et assez défini, et puis on n’ose pas forcément prendre une petite rue qui va à droite ou à gauche, et il est inenvisageable de prendre un sens interdit, ou ce genre de choses, qui sont des actions qu’on peut éventuellement faire en vélo, c’est-à-dire, tiens, aujourd’hui, la grosse artère a l’air bouchée, ou alors je ne me sens pas en sécurité, tiens, je vais essayer de prendre à droite et voir si ça ne m’amène pas au même endroit, plus vite, d’une autre manière, et autres. Est-ce que, justement, quand tu as partagé ce moment avec ta maman, ce sont des choses, pour lesquelles tu étais alerte, et tu as dit, tiens, on va passer par là, mais peut-être que finalement, si tu empruntes la route à côté, tu vas découvrir des choses différentes, et tu auras peut-être ce sentiment de liberté, ce sentiment de pouvoir te perdre, tout en arrivant toujours à bon port. 

  

Antoine : Oui, c’est clair qu’il y a souvent différentes options. Moi, ce que je trouve encore plus fort là-dessus, c’est, en fait, quand on parle, alors si on reste sur des cas de personnes comme ça, qui basculent de la voiture au vélo, en fait, dans ton imaginaire, quand tu imagines ton trajet domicile-travail, tu vas imaginer le trajet que tu fais en voiture, et tu t’imagines à vélo faire le même trajet, en fait. Et en fait, tu te rends compte que, pourquoi je ferais ça ? C’est horrible, je prends une cas de voie à un moment, c’est limité à 90, et puis après, je dois sortir par une bretelle, il y a un gros rond-point, etc. Donc, ça te paraît juste infaisable en vélo. En tout cas, pour des personnes qui débutent à vélo, c’est vrai que c’est des situations qui peuvent être assez anxiogènes, et légitimement. Et en fait, du coup, il y a tout cet imaginaire qu’il faut réinventer, parce qu’à partir du moment où tu refais ton trajet, alors, il faut se rendre compte que les trajets à vélo ne sont pas du tout les mêmes que les trajets à voiture, et comme tu dis, il y a d’une part cette notion de se perdre, il y a aussi accéder à des choses type voie verte, etc. Là, on parle de… Alors, si on revient sur la mer, entre les loges en Jansas et Vélizy, qui sont deux communes rurales ou périurbaines, on va dire, c’est pas non plus la campagne profonde, mais disons que pour rejoindre les deux, c’est une grande nationale limitée à 90, etc. C’est pas très agréable en voiture. Et en fait, du coup, quand tu es en vélo, tu passes par un petit chemin, que tu vois même pas, en fait, quand tu passes à 90, tu vois même pas le petit chemin partir, et t’es au milieu des arbres, etc. T’as un petit passage souterrain qui passe sous la nationale en question pour la traverser, alors que quand t’es en voiture, tu te dis, mais comment je vais faire pour traverser cette 4 voies, etc. C’est impossible. Ah si, en fait, il y a un petit chemin qui a été pensé. Alors, il y a plein d’améliorations, bien sûr, sur les infrastructures, on pourrait y revenir, parce que c’est quand même la clé pour inciter les gens à faire du vélo. Mais en tout cas, c’est vrai que se changer d’imaginaire un peu sur le côté, en voiture, globalement, je vais être toujours tout droit sur des grands axes, 

  

Antoine : très vite. En fait, du coup, il faut complètement inverser la logique, il faut prendre les chemins les plus petits, les moins fréquentés, etc. Donc c’est ça qui est rigolot dans le vélo, je rejoins le commentaire là-dessus. 

  

Ermanno : Ok. Et pour revenir sur la question que je te posais, est-ce que tu as déjà converti d’autres personnes de ton entourage, ton épouse, les enfants, les frères, les sœurs, les cousins, les cousines, ou ça c’est juste quand t’en es à ta maman ? 

  

Antoine : Ouais, il y en a eu d’autres, alors de manière plus ou moins régulière, mais pareil, j’ai offert un vélo électrique à ma conjointe à Noël, il y a maintenant deux ans, un vélo qu’elle utilise tous les jours, des amis aussi qui se déplaçaient plutôt en scooter ou en métro, qui se sont mis à faire du vélo de manière plus active. Après, moi, je n’étais pas le premier, j’ai des amis qui faisaient du vélo avant moi de manière très régulière aussi, mais ouais, en tout cas, disons que mes amis me charrient souvent en disant que je suis un peu l’ambassadeur vers la Aiatollah du vélo. 

  

Ermanno : Alors, tu parlais tout à l’heure de prendre le vélo maintenant, quel que soit le temps, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, ou qu’il fasse beau, parce que souvent, on l’oublie, mais le vélo, quand il fait chaud, ce n’est pas non plus forcément l’idéal. Quels sont tes petits tips là-dessus pour justement surmonter les aléas climatiques, parce qu’en hiver, on n’est pas à l’abri d’un beau jour ensoleillé où on va avoir un petit peu chaud, et en été, on n’est pas non plus à l’abri d’une belle averse qui va nous faire arriver au bureau dégoulinant.  

  

Antoine : C’est la technique de l’oignon, comme tout le monde dit, il faut plein de couches, il vaut mieux plusieurs petites couches qu’une grosse couche, parce que c’est plus facile à stocker, plus facile à adapter aussi, en fonction de la température. Le conseil que tout le monde donne aussi, et je suis mal passé pour le donner, parce que je ne le fais pas, mais c’est vrai que quand tu bascules à un mode sacoche, c’est tellement plus agréable, parce que ton dos est libéré, et c’est beaucoup plus facile à stocker des vêtements de pluie. Ma copine, elle a toujours sa cape de pluie, son pantalon, etc., au fond de sa sacoche, et qu’elle peut dégainer quand elle veut, été comme hiver. Et puis moi, après, je ne sais pas si on peut citer des marques, mais c’est vrai que j’ai un cache-cou Patagonia qui est incroyable, qui m’avait été recommandé par quelqu’un qui s’appelle Julien, et que j’ai acheté. En fait, tu achètes un petit cache-coupe, et c’est vrai que quand tu prends des trucs Descartes, alors j’ai des trucs Descartes aussi, mais quand tu prends des trucs Patagonia, ou il y a d’autres marques, je pense qu’ils font ça très bien. C’est incroyable, parce que ce cache-cou, l’hiver, il est juste essentiel. Donc voilà, j’ai adopté la mode du cache-cou, et je la recommande à tout le monde. Après, c’est vrai que, en été, parfois, alors l’autre conseil que je donne, et ce n’est pas vraiment un conseil, mais c’est juste une question de relativisation. Alors oui, je me suis déjà fait saucer l’été sans forcément l’avoir prévu, et puis finalement, tu te dis, ça fait maintenant plus de 5 ans que je fais du vélo tous les jours, le fait de me faire saucer vraiment méchamment un jour d’été sans trop l’avoir prévu, ça a dû m’arriver peut-être 2 fois, 2-3 fois, quoi. Donc finalement, le risque, il est tout relatif, et ça fait partie du charme du vélo aussi. 

  

Ermanno : Ouais, puis en été, l’avantage, c’est qu’on sèche vite, pour autant que l’averse ne dure pas trop longtemps. On rallouge un peu le parcours pour avoir un petit peu de vent de face, et puis sécher plus vite. Bon alors, on a parlé tout à l’heure de Géovélo, très rapidement, tu l’as présenté pendant ton introduction. On a aussi fait un petit ping, parce que justement, on se demandait quel allait être le meilleur chemin pour rejoindre un point et un autre. Si on revenait justement à cette organisation, Géovélo, d’où vient-elle ? Quel a été le point d’inflexion, enfin, ce qui a décidé les fondateurs à lancer Géovélo, et qu’est-ce que vous proposez au quotidien plus en détail que la présentation que tu en as faite tout à l’heure ? 

  

Antoine : Alors, Géovélo, c’est une boîte qui a été créée en 2010, après le projet remontait un peu avant, l’histoire c’est qu’il y a quelqu’un qui s’appelle Benoît Grimbert qui était fan de vélo, qui a monté une asso pour essayer de développer le vélo un peu, enfin, beaucoup en fait, et lui il était un peu précurseur aussi sur le sujet, et il s’est très vite rendu compte qu’il n’y avait pas de calculateur vélo, on parle d’une époque où Google Maps ne faisait pas de calculateur vélo, on parle d’une époque où c’est à peu près la même époque que Waze se lance par exemple, et donc du coup il est allé voir quelqu’un qui s’appelle Gaël Sauvanet et ensemble ils ont cofondé GeoVélo, avec cette idée de lancer un calculateur d’itinéraire vélo, chose qui n’existait nulle part ailleurs, donc à l’époque on les prenait un peu pour des fous, parce que le sujet vélo il n’était pas aussi prégnant et important qu’aujourd’hui, surtout post-Covid ouais, c’est clair, mais même enfin voilà, vraiment il y a 10 ans c’était vraiment inexistant ce sujet dans le débat public. Et puis surtout on les prenait aussi pour des fous, parce que c’est très compliqué à faire en fait un exemple concret, on parlait tout à l’heure des trajets voiture, un trajet voiture pour calculer le meilleur itinéraire, tu vas prendre tout simplement le plus rapide en fait, donc comme je te disais, tu vas prendre la route qui roule le plus vite qui est limitée à la plus haute vitesse et qui va le plus possible vers ton point, et globalement ça sera la route optimisée. A vélo c’est beaucoup plus délicat parce qu’on a tout un sujet de sécurisation, de pas mettre les gens sur des axes dangereux, etc, donc il y a beaucoup plus de paramètres à prendre en compte, et donc c’est des algorithmes de calcul d’itinéraire qui sont très très poussés, donc Gaël était le parent technique de la solution et donc ils ont ensemble commencé à bâtir cette entreprise qui s’appelle GeoVélo donc avec d’une part la solution technique de calcul d’itinéraire et puis après intégrée dans l’application sur le site internet, etc. Donc c’est vraiment ça l’idée, c’était proposer un calculateur d’itinéraire alors bien sûr depuis dans l’application il y a pas mal d’autres fonctionnalités qui sont intégrées mais il y a ce calcul d’itinéraire qui est basé sur les infrastructures cyclables, sur le dénivelé sur les limitations de vitesse voiture, etc. Donc il y a une multitude de critères qui sont pris en compte, est-ce que tu es en ville ou à la campagne etc, tout ça, notre algorithme il s’adapte à tout ça, donc il y a cette partie grand public qui commence à être un peu connue maintenant, on est à plus d’un million de téléchargements de l’application essentiellement en France et puis en fait ce qui est moins connu et ce qui est tout autant intéressant côté GeoVélo pour bien comprendre le domaine d’activité de l’entreprise c’est que l’application elle est entièrement gratuite et sans pub parce que en fait notre modèle d’affaires se base sur des partenaires avec les collectivités les collectivités en fait on les aide à mieux comprendre la pratique du vélo grâce au trajet enregistré avec GeoVélo donc concrètement quand tu utilises GeoVélo non seulement tu as des itinéraires sécurisés mais en plus quand tu enregistres tes trajets en fait tu vas aider ta ville, ta collectivité à mieux comprendre les déplacements, les besoins et les attentes des cyclistes pour faire des meilleurs aménagements à terme. 

  

Ermanno : Donc c’est tout ce qu’on peut trouver de mieux entre Waze, Google Maps et une application de signalisation des éventuels problèmes 

  

Antoine : Ouais c’est un peu ça, donc il y a le côté itinéraire hyper mieux pensé a priori que la moyenne c’est d’expérience et puis des retours qu’on en a, c’est vrai que le calculateur il est quand même très réputé il est recommandé par pas mal d’assos vélo dans les entreprises aussi, il y a pas mal d’entreprises qui parlent de GeoVélo à leurs salariés qui se mettent à vélo donc il y a ce côté tir de confiance pour le calcul d’itinéraire et puis après il y a le cercle vertueux quand tu utilises GeoVélo, plus globalement quand tu utilises une application gratuite il faut toujours se demander comment ils font de l’argent derrière c’est bizarre, est-ce que c’est avec mes données là en l’occurrence nous on est hyper fiers de ce modèle on utilise, alors les données sont utilisées mais d’une part elles sont anonymisées elles sont agrégées donc on n’a jamais étudié les trajets d’une personne en question, on parle vraiment de l’agrégation au niveau des différents axes au niveau des communes pour les origines de destination etc donc on a vraiment ce cercle vertueux qui est plus inspirant de mon point de vue que ce que peut proposer Google par exemple sur la réutilisation des données ou d’autres acteurs. 

  

Ermanno : on connait le principe, on connait l’adage si c’est gratuit c’est toi le produit 

  

Antoine : exactement, mais sauf que là le produit il aide les collectivités à améliorer les infrastructures cyclables et donc on peut être content de contribuer on veut d’ailleurs plus incarner dans l’application que ce qu’il y a actuellement pour l’instant quand on est dans l’application GeoVélo on n’a pas forcément conscience de tout le cercle vertueux qu’il y a derrière donc ça ça fait partie des sujets de réflexion qu’on a pour les prochains mois c’est comment mieux incarner ce sujet-là directement dans l’application pour que ce soit plus explicite. 

  

Ermanno : Ok super, ça tombe bien en plus comme on parle avec le directeur du développement je pense que tu as plein d’idées pour développer justement tout ça. 

  

Antoine : Directeur du développement du coup c’est pas que sur la partie technique moi je ne suis pas du tout développeur c’est toujours Gaël qui chapeaute toute la partie technique moi c’est plutôt développement avec les collectivités justement en lien avec les territoires sur les solutions qu’on leur propose sur la partie analyse de données sur la partie cartographie des zones cyclables mais j’ai aussi une casquette produit pour essayer de construire la feuille de route et de l’application GeoVélo et du tableau de bord qu’on a à disposition des collectivités en fonction des retours qu’on a des utilisateurs et des clients côté ville. 

  

Ermanno : Alors justement par rapport à cette utilisation qu’en font les collectivités est-ce que vous avez déjà eu des retours de mise en place suite aux retours que vous faites aux collectivités tu disais par exemple appréhender comment sont utilisées tels ou tels axes de circulation par où est-ce que la majorité des utilisateurs, des vélotaffeurs, des cyclistes urbains passent et puis est-ce que vous êtes aussi adapté à d’autres modes de transport de la mobilité douce je pense par exemple à des trottinettes. 

  

Antoine : Donc oui sur la partie qu’est-ce qui a été mise en place comment les villes réutilisent il n’y a pas forcément d’exemple concret en disant telle rue elle a été ménagée grâce à GeoVélo parce que concrètement nous notre solution elle vient s’inscrire dans des plans d’aménagement des collectivités et forcément ils y travaillent depuis pas mal de temps donc ça vient juste objectiver, justifier affirmer leurs hypothèses peut-être les réajuster etc mais c’est un outil qu’ils utilisent vraiment au quotidien on n’est pas encore et peut-être, alors ça fait partie de nos objectifs à terme mais on n’est pas encore la solution qui permet en un clic de comprendre comment faire le réseau cyclable de la ville de Valenciennes demain donc on est plutôt sur un outil d’aide à la décision mais on n’est pas forcément sur un outil de recommandation directe mais par exemple des statistiques qui sont intéressantes à regarder et qui peuvent être utilisées par les collectivités par exemple la ville de Paris nous avait demandé, elle avait regardé sur notre outil il y a quelques mois, surtout post-Covid de regarder en fait quelle est la proportion de trajets vélo dans Paris qui ont pour origine ou pour destination la petite couronne c’est un sujet qui revient souvent ah mais on développe le vélo dans Paris mais c’est pour les parisiens bobos du Marais et que globalement ça ne sert personne d’autre et en fait du coup en regardant les données GeoVélo on constate qu’on a entre 30 et 40% des trajets vélo qu’on voit dans Paris qui ont pour origine ou pour destination la petite couronne donc non le vélo c’est pas qu’un sujet parisien c’est un sujet francilien alors petite couronne essentiellement mais pas que on a aussi des trajets qui viennent de plus loin donc voilà c’est des indicateurs concrets comme ça qu’on arrive à diffuser donc ça c’est à des fins de communication même pour les élus parfois pour venir convaincre certaines personnes qui sont un peu plus réticentes sur le développement du vélo donc il y a des sujets comme ça, des indicateurs un peu macro qui sont intéressants à regarder, les pollutions de la vitesse moyenne dans les rues et puis aussi on a toute la partie du coup analyse un peu plus précise où effectivement quand tu vas réaménager telle rue tu vas regarder avant après les statistiques de fréquentation voir comment ça évolue, voir si ça a un impact sur les origines des destinations, donc là c’est des outils un peu plus précis qui sont à destination des techniciens donc on a vraiment ce double usage et puis après sur la notion des autres en genre de déplacement dont tu parlais trottinette etc, alors on sait qu’on a des utilisateurs et des utilisatrices qui utilisent GeoVélo en trottinette, ça on le sait pour l’instant on ne le quantifie pas trop mais on pourrait si on le voulait on s’appelle GeoVélo, on restera quand même pas mal axé sur le vélo mais en tout cas ce qui est intéressant c’est que pour les collectivités effectivement maintenant dans leur réflexion, dans leur logique quand elles parlent piste cyclable, elles ont aussi bien conscience que ça peut servir à d’autres personnes que simplement les cyclistes donc là dessus oui on est quand même dans cet univers des mobilités actives. 

  

Ermanno : Ok, donc on est d’accord pour que GeoVélo puisse fonctionner, enfin en tout cas pour que vous puissiez faire des remontées aux collectivités, il faut qu’il y ait des utilisateurs qui téléchargent l’application et qui l’utilisent aussi bien pour se diriger que pour remonter des données à GeoVélo qui vont être utilisées justement par les collectivités comment est-ce que, enfin si tu peux en parler comment est-ce que justement vous approchez les collectivités pour leur faire part des données que vous récupérez, est-ce que déjà vous attendez que ce soit elles qui viennent vers vous tu citais par exemple la mairie de Paris est-ce que vous avez attendu que la mairie de Paris vienne vers vous en vous disant voilà nous on a besoin de savoir d’avoir telle ou telle donnée ou telle ou telle statistique sur l’utilisation du vélo dans Paris ou est-ce qu’au contraire vous avez déjà collecté un certain nombre de données et vous êtes allé vers ces collectivités, en l’occurrence là on parle de la ville de Paris, pour leur proposer des retours d’expérience. 

  

Antoine : Nous on a l’avantage que l’application elle marche déjà partout en France enfin partout en Europe d’ailleurs demain partout dans le monde le calculateur sera étendu mais du coup ça veut dire que sur les 1 million de téléchargements dont je parlais on en a globalement, on couvre déjà tout le territoire donc sur n’importe quelle ville, en fait tu me cites n’importe quelle ville en France, je serais sans doute capable de sortir quelques données sur les déplacements vélo, donc encore une fois des données macro on parle pas de données personnelles, c’est important pour nous mais des données macro, des indicateurs qui peuvent être intéressants dans une première mesure à proposer aux villes donc c’est un peu comme ça effectivement que souvent naît l’intérêt côté collectivité historiquement c’est vrai que c’était souvent les collectivités, enfin en tout cas ces derniers mois les collectivités entendaient parler de géovélo et sont venues nous voir parfois spontanément, après on doit faire la démarche inverse forcément de temps en temps on est une entreprise donc il faut qu’on reste actif sur le sujet et donc c’est mon métier j’ai été rejoint par Lila maintenant récemment qui m’aide sur ces sujets de relations avec les territoires donc ça marche un peu il y a les deux qui arrivent les collectivités qui viennent nous voir ou nous qui allons les voir en tout cas partout en France on peut d’ores et déjà avoir des statistiques qui vont donner un indice sur la pratique et puis après ce qui est intéressant, tu parlais de représentativité parce que les données les statistiques, les outils qu’on va proposer aux collectivités seront d’autant plus fiables qu’il y aura d’utilisateurs géovélo forcément, ça tu l’as bien compris, tu l’as bien rappelé et c’est là où en fait les collectivités nous aident donc c’est aussi là le cercle vertueux pour nous c’est que pour que les indicateurs qu’on fournit aux collectivités soient fiables il faut qu’il y ait pas mal d’usages et d’utilisateurs localement et donc la collectivité va être amenée à parler de nous globalement pendant les grèves par exemple de 2019 là à Paris, tous les panneaux JC Decaux les affiches lumineuses, à un moment il y avait des pubs géovélo enfin des pubs, en tout cas parmi les recommandations sur le vélo quand il fait froid pensez à vous couvrir ayez toujours un kit de réparation pour les pneus sur vous, etc il y avait des petits conseils comme ça qui étaient disséminés un peu partout sur les panneaux d’affichage et ben il y avait un des conseils, c’était utiliser Géovélo, etc donc en fait on a un million de téléchargements on n’a jamais dépensé un seul euro en terme d’acquisition, en terme de pub et c’est en grande partie grâce à la fiabilité de notre application parce que le bouche à oreille marche mais c’est aussi grâce aux travaux des collectivités qui nous ont aidés pour promouvoir l’application et ainsi recueillir de la donnée en sortie . donc là dessus c’est hyper intéressant et d’ailleurs sur ce sujet acquisition c’est chouette quand même d’avoir ça en tête parce que là on est dans un contexte où on va bientôt finaliser une levée de fonds et ça va nous permettre d’une part de plancher sur les sujets techniques forcément il y a encore pas mal d’optimisation à faire et côté utilisateur et côté collectivité mais ça va aussi nous permettre d’accélérer un peu côté acquisition donc on peut se dire que Géovélo dans les prochains mois on va accélérer un peu notre croissance notamment en terme de nombre d’utilisateurs 

  

Ermanno : bah écoute c’est le pire qu’on vous souhaite en tout cas. Pour rester sur Géovélo mais pour partir sur un sujet un petit peu plus propre au Vélotaf justement est-ce que au sein de Géovélo c’est à dire en interne vous menez des actions au quotidien pour faciliter l’accès au vélo pour inciter les gens à utiliser leur vélo pour venir au travail et puis en externe justement est-ce que Géovélo intervient par ailleurs pour aider pour faciliter l’utilisation du Vélotaf. 

  

Antoine : alors du côté Géovélo on a l’avantage d’avoir pas trop trop d’actions à mettre en place pour inciter les salariés à venir au vélo on a quand même affaire à une équipe de passionnés en tout cas de cyclistes engagés et donc concrètement on doit être une quinzaine chez Géovélo je pense que sur la quinzaine t’en as plus des trois quarts qui se déplacent à vélo au quotidien donc en particulier pour le Vélotaf et puis le reste il y en a certains qui se déplacent à pied parce que la boîte a été fondée à Tours donc la plupart de l’équipe est à Tours donc il y en a qui sont à portée de marche du boulot donc voilà il n’y a pas trop d’actions à mettre en place donc là-dessus on n’a pas forcément de bons retours d’expérience parce qu’il y a un peu une sélection naturelle qui s’opère au recrutement mais sur la partie externe du coup nous l’application alors il y a ce côté itinéraire sécurisé on en parlait c’est vrai que quand tu te mets au Vélotaf la première question à se poser c’est par où je vais passer et donc nous on répond à ce besoin donc ça c’est le premier sujet après effectivement on propose aux entreprises gratuitement de venir créer des petits espaces dans GeoVélo donc concrètement n’importe quelle entreprise peut nous envoyer un petit message en fait c’est directement accessible sur notre site internet il y a un formulaire qui permet de créer une communauté pour son entreprise donc mettons l’entreprise je ne sais pas là je suis à Station Rêve donc je vois le logo de Microsoft en face de moi et cette communauté elle va pouvoir inviter tous les salariés Microsoft qui se déplacent à vélo et on va mettre tous les mois en place des petits challenges d’activité pour inciter les gens du coup à faire le plus de vélo possible on va voir les statistiques d’évolution du nombre de kilomètres et du nombre de trajets parcourus par les salariés Microsoft au fur et à mesure évoluer etc donc il y a ce petit côté animation qui est assez sympa à mettre en place qui est gratuit donc ça c’est assez intéressant on a plus en plus d’entreprises on en a maintenant 500 à peu près qui ont créé leur communauté pour certaines on est dans un partenariat payant là pour le coup on met en place des animations un peu plus personnalisées on met en place des challenges personnalisées on met des petites communications en place etc mais en tout cas ce format gratuit marche déjà pas mal et il a de très bons retours parmi les salariés qui sont inscrits. donc ça c’est le premier sujet et puis le deuxième sujet sur lequel on essaie d’agir c’est le côté anciennement indemnité kilométrique vélo nouvellement c’est intégré dans le forfait mobilité en fait il y a de plus en plus d’entreprises qui le mettent en place et puis soit côté entreprise ça bloque parce qu’on ne sait pas comment compter relever le nombre de kilomètres effectués par mes salariés ou alors côté salarié ça bloque parce que effectivement je ne sais pas comment déclarer je dois faire une déclaration sur l’honneur ou alors je dois mettre en place un mécanisme pour compter mes trajets à vélo mais comment faire ça et donc nous on a lancé une plateforme qui s’appelle indemnitevelo.fr et qui permet automatiquement comme ça via ton compte GeoVélo de récupérer tous les trajets que tu as fait entre ton domicile et ton travail et donc du coup à la fin du mois tu as juste à cliquer sur générer mon attestation ça te génère un pdf que tu envoies à tes RH et c’est directement indemnisé en fonction de des stats qui sont affichées donc ça, ça permet pas mal de faciliter l’usage et donc ça fait partie par exemple des actions qu’on a en place pour accompagner la pratique du vélo sur la partie Vélotaf. 

  

Ermanno : ok. on parle de l’application GeoVélo alors pour avoir pratiqué un petit peu de vélo et un peu de sport de manière générale je me suis essayé notamment au tout début des applications Strava des différentes applications des différents fournisseurs Polar, Garmin et autres qui proposaient en plus de leurs appareils éventuellement une application sur téléphone et on était souvent confrontés à une chose c’est que pour pouvoir récolter les données notamment des des entraînements que l’on faisait il fallait que le téléphone soit connecté tout le temps au GPS ou au réseau téléphonique et du coup la batterie ne tenait pas très longtemps comment est-ce que vous fonctionnez chez GeoVélo si tu peux en parler et si tu connais la solution ou est-ce que éventuellement vous avez des API qui permettent de se connecter avec les différents outils qu’on peut utiliser, je citais par exemple des montres Garmin, Polar, Apple Watch ou autres. 

  

Antoine : Alors actuellement tout passe par l’application GeoVélo et forcément c’est une application de guidage c’est une application GPS donc on a beaucoup de retours côté utilisateur sur le côté enfin en tout cas on veille beaucoup à optimiser la consommation de batterie donc c’est un sujet hyper fort chez nous il y a eu beaucoup d’améliorations, on a eu beaucoup d’utilisateurs qui nous ont dit ces derniers mois notamment que la consommation de batterie s’était nettement améliorée côté GeoVélo et enfin voilà nous on fait des points tous les jours avec les devs, avec toute l’équipe globalement on a des petites réunions d’équipe tous les jours, on en parle très très régulièrement de ce sujet batterie on en a encore parlé cette semaine etc donc voilà c’est une amélioration continue en fait sur le sujet, par définition oui on utilise le GPS du téléphone donc oui ça va pomper de la batterie, à voir si on utilise plus ou moins que certaines autres applications de localisation alors c’est vrai que ce qui est délicat quand tu travailles sur le monde des applications de guidage c’est que tout le monde va te comparer à Google Maps donc Google Maps a priori c’est vrai qu’en terme de optimisation de batterie ça va être l’état de l’art parce qu’ils ont des milliers d’ingénieurs qui travaillent sur le sujet enfin bref je ne sais pas combien ils sont à bosser sur l’application mobile mais j’imagine que ça fait quand même un sacré nombre en tout cas plus que chez nous donc forcément quand on compare à Google Maps oui ça consomme un peu plus de batterie mais honnêtement il y a eu beaucoup d’améliorations qui ont été faites ces derniers mois et ça va continuer à s’améliorer notamment suite à la levée de fonds je veux dire donc on a conscience que c’est la limitation de l’usage et nous on a tout intérêt à continuer à travailler sur ces sujets parce que c’est hyper important pour nous mais honnêtement franchement maintenant quand tu fais la comparaison la différence elle est quasiment pas perceptible en fait entre Google Maps et GeoVélo en tout cas à mon sens, il y a peut-être des gens qui ne seraient pas d’accord avec moi mais je suis preneur pour en discuter en tout cas là dessus j’en profite pour placer que on est une entreprise française et on est très très présent sur le support c’est hyper important pour nous aussi là aussi c’est la différence avec Google, tu as un problème sur GeoVélo tu as directement un petit bouton de chat ou un petit bouton par mail sur les réseaux sociaux aussi en général on répond, alors ça dépend mais l’objectif c’est quand même 24h c’est quand même une exception, normalement en moins de 2h quelqu’un va te répondre et va essayer de t’aider dans ton problème donc là dessus on est toujours preneur forcément des retours que ce soit sur des problèmes, que ce soit des messages d’encouragement ça fait toujours plaisir et puis sur des idées d’amélioration, des idées de nouvelles fonctionnalités qu’on pourrait développer donc là dessus la porte GeoVélo est toujours ouverte pour les utilisateurs. 

  

Ermanno : Bon bah je note parce que je ne fais plus de vélo en ce moment mais par contre je cours beaucoup et je me suis déjà perdu plusieurs fois grâce à Google Maps où je lui demandais un itinéraire plus rapide pour rentrer donc je pense que je vais télécharger GeoVélo juste pour rentrer en courant à la maison.Ok écoute je pense qu’on a fait un bon tour là non seulement sur toi mais aussi sur GeoVélo ce que je te propose c’est de te poser quelques dernières questions qui sont les questions habituelles que je pose à mes invités tout d’abord Antoine quel est ton meilleur souvenir de vélotaf ? 

  

Antoine : Mon meilleur souvenir de vélotaf bah je pense que c’était un matin ou typiquement ce genre de matin où je me dis j’aurais du prendre le train et mais en fait ça me choque de faire le trajet à vélo donc j’y vais concrètement j’avais pris mon vélo pour aller à une réunion à Paris-Saclay sachant que j’habite à Montreuil donc je me suis dit mais dans quoi je m’embarque encore etc et finalement alors bon sans pub mal placé mais j’ai utilisé l’itinéraire GeoVélo forcément et ça m’a fait passer par des petits coins hyper sympas archi bucoliques avec un lever de soleil fin de rosée etc matinale des couleurs super jolies et donc j’étais en mode c’est magnifique de se déplacer à vélo dans ces conditions là et j’étais trop content je suis arrivé à la réunion avec le petit air frais dans le visage j’étais hyper bien réveillé la réunion s’est hyper bien passée etc vraiment un souvenir assez marquant d’un trajet vélo qui se passe hyper bien qui est hyper agréable et qui me fait qui me rassure dans mon choix d’utiliser le vélo au quotidien. 

  

Ermanno : Tout à l’heure tu parlais justement de promouvoir le vélotaf par l’infrastructure globale qu’est-ce qui selon toi permettrait justement de promouvoir encore plus l’utilisation du vélotaf alors je parle pas forcément chez JeuVélo mais de manière générale peut-être aussi au niveau des collectivités vu que tu murmures à l’oreille des collectivités. 

  

Antoine : Bah il y a le côté infrastructure ça j’y reviens donc ta question porte sur ce qui est à côté mais j’insiste sur le côté infrastructure forcément. construisez des pistes cyclables et les cyclistes viendront c’est une évidence les gens vont pas se mettre au vélo en attendant que les pistes cyclables arrivent les gens attendent que les pistes cyclables arrivent pour se dire bah oui finalement ça m’a l’air sécurisé ça m’a l’air pas trop mal pensé ce sujet là alors à Paris on y arrive mais dans plein d’autres endroits en France et même en Ile-de-France on en est encore loin et il y a encore plein de gens qui ont peur de faire du vélo et qui ont légitimement peur parce que quand tu considères que l’infrastructure n’est pas sécurisante ça vaut pas le coup d’y aller parce que c’est dangereux donc ce côté infrastructure pour moi il est hyper important après il y a le deuxième sujet pour moi qui est un peu la notion de représentativité c’est vrai qu’on a souvent le parking vélo qui est reégué au sous-sol il faut descendre son vélo dans l’escalier etc donc on a encore un peu l’impression d’être mis au placard au sens propre qu’on veut figurer quand on arrive au vélo en tout cas dans certains grands groupes alors maintenant sur les grandes sur les nouveaux sites il y a quand même beaucoup de choses qui sont mises en place mais c’est vrai que le sujet du stationnement vélo au bureau il est quand même hyper important et certains qui utilisent, enfin certaines entreprises qui sont dans des sites pas forcément nouveaux doivent faire le nécessaire pour proposer des solutions de stationnement et puis moi il y a un sujet qui me tient à coeur mais tu l’auras compris c’est un peu le fil rouge de ma pratique du Vélotaf c’est la possibilité quand tu arrives au boulot de pouvoir prendre une douche parce qu’il y a forcément des fois où tu vas avoir un peu plus chaud que d’autres ou des personnes qui ont plus chaud que d’autres, je pense à moi en particulier donc c’est vrai que, et là on revient sur le côté ah mais oui mais c’est bizarre d’arriver au taf avec des fringues plus ou moins de sport etc bah en fait non enfin c’est pas bizarre on a le droit d’arriver au travail et de se changer j’aimerais bien que les mentalités changent un peu là dessus alors pour revenir toujours à l’exemple des Pays-Bas c’est vrai que les Pays-Bas ils sont dans un mode où bah en fait t’arrives au travail un peu comme tu veux alors tu te changes, tu te douches sur place si tu veux mais globalement les vêtements devraient être adaptés à ton mode de vie ton mode de vie c’est un peu ton mode de déplacement aussi donc voilà j’aimerais bien que maintenant on arrive à se dire que si les gens s’habillent comme ils sont et si ils ont besoin d’une douche en arrivant c’est parce qu’ils ont envie de faire du vélo, qu’ils considèrent que le vélo c’est leur moyen de de transport et là dessus je trouve qu’on y est pas encore même dans les mentalités pas seulement que dans les infrastructures pour les douches mais même dans les mentalités en France. 

  

Ermanno :  Bah espérons que déjà le forfait mobilité aide à ça et puis c’est vrai que post-Covid on a quand même vu une augmentation sérieuse et sincère du nombre d’utilisateurs de vélo 

  

Antoine : Ouais c’est clair bah ça on l’avait pas mal suivi côté GeoVélo alors avec notre petite lorgnette via l’application GeoVélo mais globalement il y a plein de statistiques qui ont été partagées partout donc c’est vrai que depuis le confinement il y a eu énormément de cyclistes en plus nous on a dû faire x2 en moins de 12 mois en terme de nombre d’utilisateurs voire plus donc c’était assez impressionnant à suivre et c’est ça s’était vu aussi un peu avant il y avait eu les municipales quand même sur lesquelles il y avait eu pas mal de débats autour des pistes cyclables un peu partout en France d’ailleurs dans les grandes villes mais pas que donc c’était intéressant à suivre de ce côté là mais le Covid a forcément mis ça sur le devant de la scène et je pense que les mentalités vont changer au fur et à mesure mais voilà le Covid n’a pas encore tourné sur le problème loin de là. 

  

Ermanno : Bon tout à l’heure on parlait un petit peu du matériel que tu utilises pour faire du vélo tu nous as dit que la sacoche même si tu ne tiens pas encore mis a priori c’est une solution miracle quel outil utilises-tu toi pour vélo taffé ? Alors déjà peut-être en termes de vélo électrique, musculaire ou pas et puis est-ce que tu as des petits outils indispensables dont tu ne pourrais pas te passer ? 

  

Antoine : J’ai déjà fait la pub pour mon cache-cou Patagonia donc ça c’est fait ça c’est fait alors les lumières c’est hyper important on ne peut que souligner l’importance de la lumière en particulier là comme ça au moment où l’hiver arrive et bien là d’ailleurs même en terme de vélo moi j’ai un vélo de route un peu vintage qui a un certain lien affectif avec moi ça fait 4-5 ans que je l’ai et j’ai vécu pas mal de choses avec donc j’ai très envie de le garder et il a l’avantage d’être alors moi je le trouve très joli je trouve que c’est le plus beau vélo du monde mais il est pas clinquant pour autant loin de là donc du coup je suis pas du tout inquiet quand je le laisse à Paris que ce soit pour une journée taf ou pour une soirée avec des copains où ça se finit un peu tard donc ça y’a pas de problème et puis après je me suis fait un petit plaisir récemment pour mes 30 ans avec l’aide de mes amis et de mon père je me suis acheté un joli vélo gravel du coup plus sur la partie loisirs ou sur les trajets un peu plus longs typiquement mon fameux souvenir enchanteur de Paris-Saclay que je citais là sur des trajets un peu plus longs comme ça j’avais pris mon petit gravel Lapierre ce sont mes deux vélos 

  

Ermanno : super pour rester un petit peu dans les outils qui peuvent servir à faire du vélo taff à quand le device géovélo qu’on pourrait directement poser ou laisser poser sur le vélo pour pouvoir se déplacer au mieux et éviter de tuer la batterie de son smartphone. 

  

Antoine : bah écoute c’est quelque chose qu’on a un peu en rêve je pense pas qu’on y arrive un jour mais concrètement pour te dire l’importance que ça aurait pour nous c’est que comme je le disais les données qu’on partage aux collectivités sont les données qui sont enregistrées librement par les utilisateurs donc le fait que certaines personnes n’enregistrent pas typiquement sur ton trajet vélotaff si tu connais le trajet il y a pas mal de gens qui vont pas avoir le réflexe de sortir l’application géovélo pour simplement enregistrer leur trajet parce qu’ils ont pas le réflexe et parce qu’il faut sortir le téléphone donc voilà c’est 5 secondes en plus dans sa routine du matin et donc je la supprime c’est vrai que s’il y avait un petit boitier qui te permet directement hop tu montes sur ton vélo tu cliques sur le bouton record ce serait d’autant plus fluide comme expérience donc ce serait le graal ultime malheureusement il y a déjà pas mal suffisamment de sujets on va dire pour développer une application telle que géovélo donc de là à ce qu’on arrive à faire du hardware etc je pense pas qu’on y soit là mais faut jamais dire jamais. 

  

Ermanno : bon en tout cas moi je tenais à vous féliciter chez géovélo parce qu’une bonne partie des personnes que j’ai interviewé ou avec qui j’ai échangé notamment lors du bike to work en septembre dernier et ben ils m’ont tous dit va voir géovélo et je leur ai à chaque fois dit oui oui mais on discute avec Antoine on arrive on arrive vous êtes connu quand même dans l’univers du vélo. 

  

Antoine : ouais ben c’est très cool de faire partie de ce petit monde du vélo en France là et qui commence à devenir un gros monde qui commence à se fédérer alors il y a les assos les entreprises les collectivités même côté politique il y a monsieur Gouffier Chat qui a lancé une mission maintenant pour vraiment créer une filiale vélo une filière vélo en France parce que on voit qu’il y a plein d’acteurs t’as des grands groupes t’as cité JC Decaux t’as Smooth et Zouf t’as Arcade côté constructeur enfin bref je vais pas faire une liste parce que sinon dès que tu commences à faire une liste longue t’en oublies donc voilà je fais juste un petit teasing mais il y a plein d’autres il y a nous du coup enfin voilà donc il y a plein de petites entreprises de grosses entreprises il y a les assos vélo etc et c’est rigolo parce que moi j’évolue dans ce monde professionnellement pas depuis longtemps enfin depuis deux ans et demi je suis chez Géovélo je commence quand même à connaître pas mal de monde à rencontrer pas mal de monde et on est ce qui est très agréable dans ce domaine contrairement à plein d’autres c’est que globalement tous les gens qui bossent là dedans ils sont sincères dans leurs démarches ils ont envie que le vélo se développe et donc globalement tu les rencontres à un événement à une réunion à un salon etc bah on parle le même langage quoi on a envie des mêmes choses on est inspiré par les mêmes choses on se partage des choses qui sont intéressantes et donc je suis très content de faire partie de ce petit monde et c’est vrai que c’est assez inspirant de travailler dans ce milieu ouais. 

  

Ermanno : bon bah justement tu parlais de liste tu parlais du milieu si tu devais passer le micro à quelqu’un pour venir s’exprimer dans le podcast alors de préférence une voix féminine parce qu’on manque cruellement de voix féminine est-ce que tu pourrais nous dire à qui tu penses 

  

Antoine : ouais alors moi j’ai eu le plaisir de rencontrer récemment à Toulouse justement dans un de ces événements où tu rencontres un peu toute la famille vélo Amira de Zouv qui est l’une des cofondatrices de Zouv et avec qui on a eu une super discussion sur le vélo mais pas que on a passé une chouette soirée ensemble donc coucou Amira si tu nous écoutes aussi mais pareil une super personne engagée qui a monté une boîte sur le vélo partagé qui a qui a explosé qui est maintenant dans pas mal de villes en France et donc et donc voilà ce serait intéressant d’écouter Amira lors de ce podcast donc voilà je dirais que ce serait ce serait ma recommandation pour toi. 

  

Ermanno : ok bah écoute je note et puis si tu peux me faire une petite mise en relation ce serait avec plaisir. 

  

Antoine : ouais carrément. 

  

Ermanno : et puis pour terminer si on veut en savoir plus sur GeoVélo ou si on veut continuer la discussion avec toi quel est le meilleur moyen où est-ce qu’on vous retrouve sur internet. 

  

Antoine : alors on est globalement sur tous les réseaux sociaux sans trop de difficultés parce que c’est notre nom GeoVélo donc c’est tout attaché donc ça c’est assez facile via l’application je disais il y a le chat le mail etc donc ça c’est aussi facile on est très réactif et puis de manière plus personnelle moi je suis sur Linkedin tout simplement avec mon nom aussi compliqué qu’il soit à écrire mais en tourne la porte a priori ça suffit je vous épargne la dernière part. 

  

Ermanno : je remettrai tout dans les notes de l’épisode comme ça on pourra juste cliquer sur un bouton et puis on arrivera directement là où tu te trouves et là où GeoVélo se trouve Antoine merci beaucoup pour le temps que tu nous as accordé merci beaucoup pour cette interview merci d’avoir enfin réussi à trouver un trou dans ton agenda et dans le mien pour enregistrer cet épisode je te souhaite une très bonne continuation et puis chères auditrices chers auditeurs je vous donne rendez-vous pour un nouvel épisode. 

  

Antoine : ouais merci Armando c’était très sympa et à bientôt à bientôt au revoir. 

co-fondateur du podcast et co-auteur du livre DEVENIR TRIATHLÈTE
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Podcasts, SwimRun, UltraRunner et Papa x 4 enfants je cours après le temps, mes passions et mes petits amours.