#09 Des flottes de vélos en entreprise au lieu des flottes de voitures ?

« Mon avis est que très clairement, en centre ville, la voiture doit être réservée aux professionnels … » – Jan De Lobkowicz

Avec mon invité, nous sommes revenus cette semaine su son parcours, mais également sur ce qui a amené Skipr à exister.

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Ce podcast animé parErmanno DI MICELIest proposé par l’ONGTwoWheelTuesday(@2wteu), et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique duVélotaf.

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Full Transcript 

Ermanno : Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour un nouvel épisode du podcast Vélotaff. Aujourd’hui, je reçois une personne qui va pouvoir vous faciliter l’accès aux mobilités douces ou plutôt qui va permettre à votre employeur de faciliter l’utilisation à ses salariés de toutes les mobilités douces. Je reçois M. Jan De Lobkowicz. Bonjour Jan. Alors tu vois, je n’ai pas trébuché sur ton nom, j’ai bien révisé. 

  

Jan : Exactement, alors là on avait bien préparé le coup. 

  

Ermanno : Alors Jan, il y a une tradition sur ce podcast qui est de donner la parole quelques instants à notre invité. Pour en savoir un petit peu plus sur lui. Donc déjà, première question Jan, dis-nous tout sur toi. Qui es-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Et puis, dis-nous peut-être si tu es un adepte des mobilités douces et en particulier du vélotaf. 

  

Jan : Merci beaucoup Ermanno. Écoute, effectivement, enchantée d’être sur ces ondes, sur ces bonnes ondes même. Donc moi, je suis Jan De Lobkowicz. J’ai 33 ans, deux garçons, dont un petit de 5 mois. Donc on est en plein dans la période sympa. Félicitations. 

  

Ermanno : Mon quatrième à 14 mois, donc j’en suis sorti il n’y a pas très très longtemps. 

  

Jan : Voilà, chaque âge suffit sa peine comme on dit. 

  

Ermanno : Exactement. 

  

Jan : Et effectivement, je suis en charge de développer le marché français pour Skipr en France. Auparavant, j’ai déjà eu un passé d’entrepreneur. Et je dis ça parce que lancer un marché, c’est quand même aussi en partie être un entrepreneur. Il y a juste une différence sur le confort du produit, le confort financier que tu n’as pas quand tu démarres de zéro. Mais comme je disais avant, j’ai été entrepreneur, j’ai lancé ma propre société dans le domaine du paiement à table dans la restauration. Un sujet qui a fait pas mal parler ces derniers temps avec des grosses levées notamment. Donc ça s’est accéléré avec le Covid évidemment. Donc ça fait partie des bénéfices qu’apporte le Covid. Et auparavant, j’ai été salarié dans une autre vie d’une boîte de conseil en strat à Paris. 

  

Ermanno : Ok. Bon, peut-être on peut prendre quelques instants pour que tu nous en dises un petit peu plus sur ta vie d’avant. Ta vie d’entrepreneur, c’était donc dans le domaine du paiement à table. C’était quoi, on payait par mobile, on payait avec un QR code, comment ça fonctionnait ? 

  

Jan : Oui, c’est exactement ça. Ce qui aujourd’hui paraît parfaitement classique déjà et que tout le monde a déjà vu, c’est ce qu’on essayait de pousser en allant voir les restaurateurs. Donc, on installe un QR code qui a flashé par le téléphone. Maintenant, tous les téléphones peuvent lire des QR codes évidemment sur la table. On reçoit du coup son addition parce que le QR code est connecté à la caisse et permet plutôt de répliquer l’information qui est dans la caisse. J’ai mon addition, je la partage, je prends tout, je fais ce que je veux avec mes collègues qui sont autour de la table. J’ai mon addition, je la partage, je prends tout, je fais ce que je veux avec mes collègues qui sont autour de la table. Je paie directement avec ma carte de crédit et puis le règlement est envoyé sur la caisse et solde l’addition. Je peux donc partir, gagner dix minutes, accueillir plus de gens à la table. Enfin, tout ce parcours client qui est largement facilité. 

  

Ermanno : et puis j’imagine pour les restaurateurs on ne s’embête plus à faire des divisions pour la note ou moi je prends le champagne moi je prends le café, moi je prends le coca moi c’est les chips et puis au final on ne sait plus qui prend quoi et le restaurateur se trouve avec une addition qui n’est pas soldée donc ça facilite la vie pour tout le monde, pour les utilisateurs et pour les restaurateurs. 

  

Jan : oui c’est ça exactement, alors ça fait écho au sketch de Muriel Robin pour ceux qui connaissent sur le partage de l’édition, ceux qui ne connaissent pas je vous encourage à aller voir le sketch qui est assez drôle et assez symptomatique et effectivement maintenant ce problème de qui a pris quoi et qui veut payer quoi on le retrouve dans les mains directement des utilisateurs enfin des consommateurs, c’est eux qui choisissent ce qu’ils veulent payer et puis s’ils veulent partager à la romaine comme on dit, ils font directement le diviser par 2, 3, 4, 5 et puis s’ils veulent tout prendre et inviter les autres c’est encore plus simple, ça l’a toujours été cette partie-là. 

  

Ermanno : cette partie-là a toujours été plus simple sauf pour celui qui donne le numéro de la carte. En tout cas je note que tu étais déjà dans la simplification de l’utilisation de quelque chose qui est relativement simple puisque payer l’édition, qui n’a pas été au restaurant avant, à partir de 14, 15 ans, on commence déjà à aller un peu au resto, donc qui n’a jamais été au restaurant et qui n’a jamais été confronté à cette idée de payer une note d’édition maintenant tu es chez Skipper, tu es en charge de développer le marché français pour Skipr et Skipr finalement ce qu’ils font aussi c’est faciliter l’utilisation des mobilités douces, alors on revient un petit peu plus dans le détail après sur justement qu’est-ce que Skipr qu’est-ce que fait Skipr, j’aimerais qu’on reste un petit peu sur toi d’abord tout d’abord pour savoir, toi quelle est ton utilisation des mobilités douces et vu que le nom du podcast est quand même Vélotaf, est-ce que tu Vélotaf toi-même ? 

  

Jan : Alors oui, mais non. 

  

Ermanno : c’est mon épouse qui me répond comme ça d’habitude. 

  

Jan : alors je précise et je dis pourquoi j’ai fait cette réponse parce que je Vélotafais jusqu’il y a peu avant cet été jusqu’à ce qu’on me vole mon vélo, tout simplement donc ça fait écho à un autre problème qu’on rencontre pas mal j’habite à Paris et qui se retrouve partout en France, c’est évidemment la sécurité du vélo donc j’ai été négligent une fois on va dire et ça a suffit pour que bam le lendemain le vélo soit plus là. 

  

Ermanno : négligent ou trop confiant peut-être tu as trop fait confiance aux alentours et t’as pas forcément bien loqué ton vélo ? 

  

Jan :  Ouais, alors il était bien loqué mais manifestement j’avais pas bien, assez bien loqué puisque j’avais pas attaché le cadre et donc c’est le cadre qui a disparu, donc j’ai la roue en souvenir mais c’est un peu moins pratique quand même pour pédaler voilà c’est ça, donc j’ai encore un bout de vélo on va dire c’est vrai qu’aussi s’acheter un vélo c’est quand même avoir une capacité d’épargne maintenant les vélos, il y en a pour tous les prix mais bon si on veut s’acheter un bon vélo moi je faisais un petit peu de route  et de VTT donc j’avais un gravel en l’occurrence donc c’est plutôt quelque chose sur lequel il faut avoir quelques économies donc je vais m’en racheter un évidemment mais peut-être attendre Noël. 

  

Ermanno : alors tu vas t’en racheter un à temps peut-être que tu vas utiliser une des solutions de Skipr, encore une fois on reviendra sur skipper tout à l’heure mais donc tu vélo t’as fait avant d’être confronté à qu’est-ce qu’on pourrait appeler ça, du vandalisme un peu de méchanceté gratuite surtout qu’on t’a laissé une roue donc le gars a pas dû aller loin mais alors justement avant cette mésaventure comment est-ce que tu vélo t’as fait, est-ce que c’était régulier est-ce que c’était ton moyen de déplacement habituel et quelle conviction tu nourrissais à propos du vélotaf. 

  

Jan : conviction elle est très clairement qu’en centre-ville la voiture doit être réservée aux professionnels donc tout ce qui peut être livraison taxi, VTC ou transport familial évidemment ça existe évidemment aussi les usages qu’on appelle autosoliste ça devient des pratiques quand même 

 qui limitent véritablement la fluidité et la mobilité en centre-ville 

  

Ermanno : alors attends je me permets de te couper autosoliste c’est la première fois qu’on utilise ce mot dans le podcast donc tu veux parler par là bien sûr des personnes qui utilisent leur véhicule tout seul, qui ne covoiturent pas ou qui ne ne se déplacent pas à plusieurs dans un même véhicule. 

  

Jan : c’est ça et notamment pour se rendre sur son lieu de travail donc là on est sur des usages très réguliers la semaine en heure de pointe une personne par voiture je crois que la moyenne de remplissage d’une voiture en France ou à Paris, il faudrait que je revoie est de 1,06 donc ça veut dire que très concrètement. 

  

Ermanno : le 0,6 je ne sais pas où on le trouve mais ok c’est un bout de bébé qu’on a laissé dans la voiture 

  

Jan : ça veut quand même dire que la pratique du covoiturage est encore en loin d’être acquise et récurrente et puis qu’on utilise largement la voiture seul le matin pour, alors c’est certes confortable il n’y a pas de doute et puis c’est chaud quand il commence à faire froid mais c’est vrai que c’est un comportement qui n’est pas forcément pratique à la fois pour soi et pour les autres parce qu’on y passe tous du temps et ça en fait passer aussi de plus pour les autres donc moi depuis deux ans j’alternais un mix à pied et à vélo pour me rendre sur mon lieu de travail évidemment 

  

Ermanno : depuis cet été c’est que à pied maintenant 

  

Jan : depuis cet été j’utilise des mobilités alternatives dont les scooters électriques dont les vélos en libre-service je ne suis pas encore un adepte des trottinettes mais il faudrait que j’essaye à vrai dire mais donc voilà plutôt effectivement vélo et scooter électrique que je trouve que ce sont des moyens formidables pour se déplacer en ville et Paris franchement c’est quand même une ville toute petite quand on compare à des agglomérations comme Berlin, Londres ou autre donc franchement se déplacer avec ces moyens là c’est juste parfait quoi. 

  

Ermanno : oui et puis bon n’oublions pas que Paris c’est quand même une ville en Europe c’est pas les Etats-Unis avec des énormes avenues qui facilitent le transport alors ça a ses bons côtés et ses moins bons côtés effectivement aux Etats-Unis on a des grandes avenues on peut rouler avec des grosses voitures mais on pollue aussi beaucoup, en Europe on a des rues beaucoup plus petites et encore à Paris je trouve qu’on se débrouille pas trop mal mais donc l’utilisation des mobilités douces et en particulier du vélo est quand même assez pratique et facilitée à Paris depuis quelques années non ? 

  

Jan : bah oui oui on a surtout vu l’explosion des pistes qu’on appelle Corona pendant le confinement les confinements ont émergé un petit peu partout en France et à Paris qui ont été faits quelques fois un petit peu à toute hâte mais qui ont quand même permis par exemple j’ai en tête la piste cyclable qui a été établie sur le pont de Neuilly entre Neuilly et La Défense qui est un axe quand même extrêmement fréquenté que j’ai d’ailleurs fréquenté à une époque pas mal et plutôt en métro à cette époque mais qui dessert une grosse zone de travail et qui aujourd’hui explose en termes de mobilité douce vélo, trottinette et autres quand on s’y rend cette piste elle a juste libéré les mobilités et c’était un point névralgique parce que c’est celui qui reliait toute la passerelle de La Défense à Neuilly donc entre guillemets le reste de Paris donc depuis qu’elle a été mise en place je crois qu’elle ne désemplit pas et ça a été un vrai succès. 

  

Ermanno : bon alors ça fait longtemps que j’y suis pas passé mais j’espère que ça crée pas d’autres problèmes notamment la cohabitation entre les différents modes de mobilité douce. 

  

Jan : ouais ça forcément c’est le sous-jacent quand on déploie des nouvelles pistes à vélo et on le voit un petit peu partout en ville c’est vrai qu’il y a des tensions quand même qui peuvent être assez fortes entre cyclistes, personnes à trottinette et donc y a beaucoup d’éducation à faire en fait et ça fait partie du travail aussi quand on lance des flottes de vélo en entreprise que d’éduquer un petit peu les utilisateurs sur la manière de se conduire vis-à-vis des personnes à voiture notamment parce que c’est vraiment cette cible là avec laquelle il peut y avoir des frictions et puis on a tous vu effectivement des scènes où je pense qu’il y avait des problèmes de compréhension je vais à droite, je vais à gauche en fait faire du vélo en ville c’est bien, c’est simple et c’est utile mais c’est vrai qu’il y a quand même des précautions d’usage à avoir en tête de l’équipement au-delà de la sécurité en ce qui me concerne mais effectivement casque quelques fois même indicateur, je vais tourner à droite, je vais tourner à gauche il y a plein de casques dans ce sens là qui existent. 

  

Ermanno : ouais effectivement on aura l’occasion d’en reparler notamment dans la dernière partie de cet épisode où je pose souvent la question à mes invités de savoir quels outils ils utilisent pour se déplacer avec les mobilités douces mais je voulais revenir encore une dernière fois sur toi, donc quand tu disais que pour toi finalement les mobilités douces et en particulier vélo avant la mésaventure qui t’est arrivée c’est un moyen de déplacement au quotidien tu disais que tu alternais le vélo et la marche à pied pourquoi justement est-ce que tu alternais est-ce que c’était une question de praticité, une question climatique, une question peut-être aussi des fois tu devais ramener l’un des enfants ou les deux enfants à la crèche avec le vélo c’était pas forcément l’idéal, qu’est-ce qui fait que tu étais amené à alterner, c’était un choix ou c’était une obligation ? 

  

Jan : non ça restait toujours un choix la seule en tout cas obligation forte c’était en cas de neige ou d’averses fortes là effectivement j’évite le vélo et là j’ai privilégié d’ailleurs le métro tout simplement qui reste quand même le moyen le plus efficace mais il y avait beaucoup de monde du coup c’est vrai que c’était pas très agréable et après principalement je dirais que c’était un choix mais c’était aussi en fonction de la journée du jour c’est-à-dire beaucoup de déplacements il me faut un vélo parce que je vais à des rendez-vous clients à l’époque où il y avait des rendez-vous clients un peu plus systématiques c’est plus simple que de s’y rendre à pied effectivement en sortie de crèche évidemment ça rentre en compte et des journées peut-être plus tranquilles à ce moment-là je me rendais à pied sur le lieu de travail et c’était plus simple il y avait moins de déplacements donc plus il y a de déplacements c’était corrélé au nombre de déplacements à faire dans la journée. 

  

Ermanno : ok bon dans tous les cas le bilan carbone que ce soit à pied ou en vélo il n’y a pas mieux 

  

Jan : à priori ça va, les transports en commun sont assez il faut le souligner parce qu’on a souvent tendance à les oublier sont quand même assez forts aussi là-dessus. 

  

Ermanno : alors tu nous as parlé tout à l’heure de Skipr, l’organisation qui t’emploie enfin la société qui t’emploie est-ce qu’on peut parler un petit peu de Skipr qu’est-ce que Skipr, d’où ça vient depuis quand ça existe et quel est le service, le produit que propose Skipr. 

  

Jan : alors Skipr ça vient de Belgique ça existe depuis maintenant 3 ans, ça a été créé par une structure dédiée à l’innovation dans la mobilité qui est cette structure qui a été créée par un groupe côté belge qui s’appelle D’ieteren donc ce qui s’appelle Lab-BOX a créé plusieurs initiatives plusieurs start-up studio qui sont dans le domaine de la mobilité et qui aide aussi ce constructeur automobile à la base concessionnaire automobile aujourd’hui à se positionner sur le futur de la mobilité donc parmi les nombreux services dont Skipr il y a un service de trottinette en libre-service qui opère en Belgique, un service de VTC des services de gestion de flotte de véhicules donc il y a toute une série de services qui permettent aussi d’être complémentaires et de proposer un écosystème puisqu’on se renvoie la balle aussi entre membres de l’écosystème pour compléter l’offre de services aux entreprises. 

  

Ermanno : donc ce qui permet d’avoir une mobilité globale et ce fameux commute facilité en switchant d’un mode de déplacement à un autre d’où peut-être le nom Skipr où on skippe, on switch 

  

Jan : ou alors on a un capitaine qui est le skipper et qui mène la barque ou le bateau et c’est vrai que Skipr a pris cet angle au début de la mobilité dans le sens large, c’est-à-dire agréger toutes les mobilités plutôt urbaines qui sont accessibles pour les gens, pour les utilisateurs donc ça s’appelle, ce qu’on appelle en tout cas un mass mobility as a service on agrège les services de mobilité sur une plateforme unique pour pouvoir avoir un accès le plus exhaustif possible à l’offre de mobilité autour de moi aujourd’hui des masses on les connaît ils s’appellent Citymapper ça s’appelle Google Maps aussi qui le propose et maintenant des applications même comme Uber proposent différents services plus largement que juste le service de VTC donc nous ce service on l’a lancé pour le grand public et puis petit à petit on s’est rendu compte qu’en fait la demande elle venait plutôt des entreprises puisque chaque entreprise voulait un peu organiser la mobilité de ses salariés donc on s’est tourné en fait directement au bout de 6-9 mois vers les entreprises pour leur permettre d’adresser plus particulièrement ce sujet de la mobilité des salariés avec une vision de budget de gestion des budgets. Donc ça aboutit sur quoi ? en plus de l’application de masse, ça aboutit sur la possibilité d’émettre une carte de paiement donc ce qu’on appelle nous la carte mobilité skipper une carte un peu comme un ticket restaurant dans laquelle l’employeur va pouvoir financer un montant pour subventionner la mobilité des salariés de l’entreprise et donc ça c’est quelque chose de nouveau qui a commencé en Belgique puisque les montants consacrés sur la mobilité des salariés est plus conséquente qu’en France en tout cas mais le besoin en France aujourd’hui il y a un contexte légal que je pourrais rappeler après fait qu’aujourd’hui c’est particulièrement d’actualité et que beaucoup d’entreprises se posent la question et ont la possibilité de le faire mais cette carte mobilité aujourd’hui elle devient un avantage un petit peu comme le titre mobilité laid, comme le chèque cadeau laid comme toute une série de services au bénéfice du bien-être et de la qualité de vie au travail qu’on peut offrir aux salariés. 

  

Ermanno : ok donc effectivement le service que vous proposez c’est un service qui s’adresse principal enfin directement aux entreprises et qui par ruissellement après est délivré aux salariés est-ce que le mode de fonctionnement entre Skipr Belgique et Skipr France et Skipr France autre implantation en Europe est identique ou est-ce que chacun a sa spécificité tu nous as parlé tout à l’heure d’un contexte légal que tu pourrais rappeler qui évolue aussi en France moi je me souviens que à Paris il y avait une contribution des employeurs au transport des salariés, c’était pareil à Marseille, c’était pareil à Lyon, c’était pareil dans plusieurs grandes villes par contre dès qu’on était en province tu prenais ta voiture ton vélo ta trottinette qui n’existait pas encore forcément je suis plus si jeune que ça ou tes patins à roulettes c’était pour toi alors que dans les grandes dans les grandes villes l’employeur pouvait contribuer donc quand tu parles d’évolution du contexte légal est-ce que il y a une différence entre la France et la Belgique le pays originaire de Skipr et les autres implantations en Europe et est-ce que tu peux nous rappeler justement les spécificités en France 

  

Jan : oui effectivement il y a une différence réglementaire entre la France et la Belgique pour ce qui concerne le produit Skipr en soi c’est le même. On pourrait y revenir mais le principe du produit Skipr c’est que ce soit un produit qui puisse s’appliquer à tous les contextes différents et à tous les besoins particuliers d’une entreprise. en ce qui concerne le cadre réglementaire en France ce qui a eu lieu en 2019 décembre 2019 c’est la loi d’orientation des mobilités qui crée le forfait mobilité durable en fait ce forfait mobilité durable a comme vocation de permettre à l’employeur de financer jusque 600 euros par an par salarié au bénéfice de la mobilité douce et durable donc 600 euros en fait ces 600 euros sont exonérés de charge pour l’employeur et sont non soumis à impôts pour le salarié et font écho effectivement aux 50% que tu mentionnais qui étaient jusqu’ici la seule obligation on va dire pour la mobilité des salariés que l’employeur se devait de tenir et qui était aussi exonéré de charge. donc en fait la loi d’orientation des mobilités 2019 les décrets d’application mai 2020 là on est encore en premier confinement. donc il ne se passe pas grand chose mais à l’époque et dans la première mouture du texte c’était 400 euros par an par salarié ce qui s’est passé en fin d’année 2020 dans le projet de loi de finances 2021 c’est une augmentation pour le passer à 500 euros et là très récemment juillet 2021 la loi climat et résilience ce montant est passé à 600 euros. donc en fait on est passé de 400 à 500 à 600 euros assez rapidement. en un an en gros avec quelques confinements entre les deux donc c’est un sujet qui est absolument on va dire clé critique pour la mise en offre de mobilité douce et durable  par les employeurs. et je pourrais même citer le candidat écologiste à la présidentielle qui a proposé dans une de ses propositions de rendre ce forfait obligatoire pour les entreprises en le passant à 1000 euros par an par collaborateur. donc c’est pas quelque chose du tout qui est pris à la légère sauf qu’aujourd’hui ce dispositif effectivement il est facultatif il est facultatif par rapport au 50% de remboursement obligatoire mais ils peuvent être cumulés donc nous tout l’enjeu c’est d’essayer de présenter de parler, d’éduquer, de sensibiliser les entreprises à l’existence de ce forfait mobilité durable parce que derrière les mobilités auxquelles ça donne accès. ça concerne le vélo l’équipement des vélos la location des vélos l’équipement des vélos là ça m’intéresse moi 

  

Ermanno : bah oui puisqu’il te reste une roue donc il va falloir qu’il y ait le reste de la roue. 

  

Jan : et il y a aussi toutes les catégories des trottinettes, scooters électriques autopartage, covoiturage des transports publics pour les tickets à l’unité. 

  

Ermanno : oui donc en France en tout cas le contexte légal est assez favorable pour faire transiter les gens vers l’utilisation du véhicule. que ce soit l’utilisation en auto solo du véhicule vers justement des mobilités douces ou des mobilités partagées comme tu disais le covoiturage. donc on l’aura bien compris Skipr, l’objectif c’est de mettre tout ça en musique, de faciliter la vie aux entreprises pour que leurs salariés se mettent aux mobilités douces et puis puissent justement utiliser ce forfait mobilité. Skipr existe depuis 3 ans en Belgique c’est implanté depuis aussi longtemps en France ? 

  

Jan : en France on est présent depuis maintenant 1 an et demi c’est à dire depuis peu de temps après depuis le confinement depuis la fin des confinements donc juillet 2020. et le marché n’a pas le même niveau de maturité qu’en Belgique et quand je parle de niveau de maturité ça veut surtout dire qu’il n’y a pas les mêmes budgets qui sont consacrés dans les entreprises pour la mobilité des salariés. en fait en France le challenge est important parce que c’est carrément un nouveau métier une nouvelle fonction des métiers RH qu’on apporte. jusqu’ici la mobilité des salariés en dehors des gestionnaires de flotte de véhicules de fonction qui est un autre sujet en dehors de ça c’était quasiment pas géré c’est à dire c’est les 50% donc je demande un abonnement injustif et puis c’est bon je le mets dans un coin je verse les 50% correspondant aux salariés que ce soit par mois ou par an et puis ça roule quoi il n’y a pas de sujet. maintenant on se rend compte que si on donne accès potentiellement à l’acquisition d’un vélo à la location d’un vélo à l’achat d’équipement de vélo il va falloir mettre des process de revue de communication qui soit beaucoup plus costaud. donc c’est un nouveau métier qui s’opère et la manière de le traiter pour les entreprises c’est soit d’embaucher une personne à temps plein pour gérer ça schématiquement. soit d’avoir un service qui puisse permettre évidemment de gérer ça un peu en automatique. ça ne veut pas dire que personne ne s’en occupe dans l’entreprise mais d’avoir au moins une personne qui puisse s’appuyer sur cet outil et en devenir vraiment le responsable pour suivre comment ça se passe et puis marketer aussi l’offre de mobilité vis-à-vis des salariés. c’est vraiment là-dessus que Skipr se positionne donc un outil qui est en trois parties on va dire. une carte de paiement, une application mobile pour le salarié dans laquelle il va pouvoir suivre ses dépenses, attacher des justificatifs connecter son compte personnel s’il veut faire des locations aussi en perso, et le troisième outil c’est évidemment la plateforme de gestion de l’entreprise dans laquelle il va pouvoir gérer les mobilités affectées aux salariés, l’arrivée de nouveaux salariés, le départ de salariés etc etc 

  

Ermanno : Ok alors tu parlais justement des origines de Skipr qui vient de Belgique dans le cadre de nombreux échanges que j’ai eu et notamment des invités que j’ai eu pour ce podcast qui viennent de Belgique j’ai l’impression qu’il y a une autre prise de conscience en Belgique que cet attrait pour les mobilités douces ou plutôt cet attrait pour la protection de l’environnement de manière générale est beaucoup moins récent qu’en France ça fait beaucoup plus longtemps qu’il est installé les mentalités sont plus ouvertes à ce genre de choses. Même si on remet toujours souvent en cause le climat belge qui n’a pas grand-chose à voir avec le climat du nord de la France et pour certains le nord ça commence en dessous de Lyon. Quel est l’enjeu de Skipr justement en France ou des acteurs de la mobilité douce en France pour pouvoir faire adopter ça dans les mentalités pour faciliter l’utilisation des mobilités douces et en particulier du vélo taf ? 

  

Jan : En fait c’est vrai que ‘hui le salarié en tant qu’individu il n’a pas attendu l’entreprise pour changer son comportement de mobilité notamment avec le Covid, les confinements. Donc nous aussi ce qu’on se dit et ce sur quoi on s’appuie dans notre message c’est de dire en fait vous devez carrément et c’est votre responsabilité RSE en tant qu’entreprise finalement c’est de rendre les salariés maîtres et participants acteurs de cette transition écologique dont vous êtes responsable. Donc regardez comment se déplacent maintenant vos salariés faites un petit peu une update, une mise à jour de la mobilité de vos collaborateurs et on aide également les entreprises à faire des enquêtes collaborateurs là-dessus. mais c’est important de le faire parce que beaucoup d’entreprises pensent que c’est 50% voitures, 50% transports en commun non pas du tout, pas du tout ça s’est largement éclaté même si c’est loin d’être majoritaire par exemple le vélotaf il faut vraiment se rendre compte notamment dans les grandes villes mais pas qu’à Paris, il y a plein de grandes villes il faut regarder Lyon, il faut regarder Strasbourg dans laquelle les salariés viennent au travail à vélo. et donc c’est aussi ces comportements là qu’il faut encourager et finalement valoriser. donc quand il y a un budget à disposition jusqu’à 600 euros qui est à disposition des salariés qui ne coûte pas cher pour l’entreprise puisqu’elle  exonérée de charge, il faut l’utiliser, il faut la mettre à disposition ce sera encore plus valorisant que 100 euros d’augmentation ou 2% d’augmentation en fin d’année que les entreprises ne peuvent pas octroyer donc c’est un vrai outil effectivement de récompense, de valorisation des efforts du salarié et ça correspond aussi dans certains cas à l’image que veut renvoyer l’entreprise, à la fois pour attirer les talents pour garder les talents actuels et pour se positionner sur le futur dans son positionnement RSE. 

  

Ermanno : Alors tu le disais c’est un petit peu aux entreprises qu’on donne cette mission de faire passer ou de maintenir les salariés dans cet accès aux mobilités douces dans l’utilisation des mobilités douces comment est-ce que vous chez Skipr vous intervenez au quotidien quelles sont vos actions quotidiennes pour faciliter cet accès aux mobilités douces alors évidemment tu l’as dit vous avez l’application, vous avez la plateforme pour les entreprises mais par ruissellement jusqu’à l’utilisateur final comment est-ce que vous intervenez au quotidien est-ce que vous proposez des services complémentaires pour les salariés tu nous parlais tout à l’heure un petit peu de former les entreprises ou de former les salariés à l’utilisation, à la sécurité etc. moi je voudrais vraiment savoir quel est votre rôle et peut-être comment est-ce que vous pourriez aller plus loin encore. 

  

Jan : alors nous dans notre positionnement on est une solution, on est une fintech donc on propose un moyen d’attribuer les budgets et les dépenser. donc qu’est-ce que ça veut dire ça veut dire qu’il faut qu’on soit le plus exhaustif possible dans le recensement des mobilités accessibles aux salariés. y compris à l’achat de vélos ou d’équipements.  et donc ça on le fait à travers la valorisation des mobilités présentes dans le MAS autour du salarié et de son lieu de travail ou de son domicile. néanmoins ce qui est le plus demandé chez les entreprises c’est la formation, la sensibilisation au vélo. il n’y a vraiment pas de doute là-dessus c’est le vélo qui est demandé largement par les entreprises, c’est pas le covoiturage. mais c’est vrai que c’est le vélo qui largement sort dans les besoins des entreprises et des salariés donc sur ce volet vélo en particulier on s’attache nous à proposer des ateliers de formation sécurité en ville sécurité du vélo.  il faut la garder justement et des ateliers et aussi juste formation de roue dans le sens où peut-être qu’il y en a qui sont intéressés mais qui ne savent pas forcément faire du vélo et c’est très important de l’avoir en tête, tout le monde ne sait pas faire du vélo et donc ces ateliers là sont souvent demandés au lancement et donc nous on en profite puisque dans on va dire tout le process d’onboarding et de lancement de notre offre il y a une partie on va dire lancement physique sur site présentation etc et bien on en profite aussi pour greffer à ça des événements de sensibilisation de roue pour les salariés des entreprises. et donc ça sans que ça soit directement partie de notre offre puisqu’on le fait avec un partenaire. c’est important de systématiquement pouvoir le proposer et être sûr de valider que ce soit un besoin chez l’entreprise. 

  

Ermanno : ok alors je voulais revenir un petit peu plus sur le service de Skipr quand tu dis que vous êtes une Fintech que finalement vous proposez enfin vous facilitez la mise à disposition des mobilités douces en aidant à dépenser ce budget mobilité. comment ça se passe concrètement c’est à dire moi j’ai besoin d’acheter un vélo pour me déplacer pour aller au travail est-ce que vous proposez aussi un financement qu’après on va pouvoir étaler sur un an, deux ans, trois ans de fidélité à mon employeur et après mes forfaits mobilité seront utilisés pour les prochaines années ou est-ce que finalement toutes les dépenses que je vais avoir au fur et à mesure de l’année je vais pouvoir les déduire, par contre c’est moi qui vais devoir financer mon outil de mobilité douce dans un premier temps 

  

Jan : oui alors sur cette partie on va dire affectation du budget ça fait partie du paramétrage initial que doit faire l’employeur sur la plateforme et effectivement il lui est possible de dire que la somme dédiée au forfait mobilité durable peut être versée par petite tranche mensuellement versée d’un coup et utilisée toute l’année avec un report l’année suivante ou pas, tout ça est paramétrable et c’est vraiment dans les mains de l’employeur. concrètement c’est quelque chose qui doit être vu avec les élus et les représentants du personnel et qui doit être appliqué dans ce sens. donc on essaie vraiment on a toute la flexibilité pour permettre à l’entreprise de répliquer correctement et comme elle l’a décidé l’attribution et l’utilisation des budgets. ensuite lui le collaborateur sur son espace sur l’application dans son espace gestion il a le rappel des règles mais la carte aussi est bridée dans le sens qui a été paramétré évidemment. si je ne peux pas dépenser plus de x euros par mois la carte sera bloquée automatiquement pour qu’il n’y ait pas le dépassement comme prévu. 

  

Ermanno : ok et là on reboucle sur ta première expérience entrepreneuriale où on va aller acheter un produit ou un service chez son vélociste et on va devoir payer avec deux cartes la carte Skipr et la carte perso et toi tu vas arriver avec une solution qui permet d’englober le tout non ? 

  

Jan : oui exactement dans l’espace de gestion j’ai la possibilité d’ajouter ma carte personnelle pour en cas de dépassement ce qui arrive souvent quand on achète un vélo. de pouvoir compléter avec ses deniers personnels. le but c’est pas non plus que l’entreprise finance l’acquisition de vélo pour tous les salariés ce serait bien si on arrivait à ce montant là mais ça faciliterait la mise en oeuvre des vélos. acheter un vélo c’est juste le début ensuite c’est toute l’infrastructure les racks ou les systèmes d’accroche pour les vélos des parkings etc etc. c’est souvent un bon début mais c’est pas suffisant. 

  

Ermanno : alors justement tu parles du début moi je voulais te demander quels étaient à ton avis les freins à l’utilisation des mobilités douces et en particulier du vélotaf toi qui est parisien tu as certainement quelques idées en tête et je pense notamment aux infrastructures est-ce que tu penses qu’il y a des choses à faire à ce niveau-là. et question subsidiaire est-ce que Skipr peut faire quelque chose peut-être en faisant un peu de lobby au niveau des collectivités au niveau des grandes entreprises qui pourraient être vos clients ou même en construisant des pistes cyclables labellisées Skipr. 

  

Jan : waouh tu vas loin là  

  

Ermanno : j’essaie de filer un coup de main quand même à mon humble niveau. 

  

Jan : ce serait pas mal pour commencer mais c’est vrai que c’est un élément très important le sujet qu’ont la plupart des entreprises et pas les salariés pour le coup ils sont plutôt on va dire ils supportent plutôt ces changements là c’est l’installation de parking dédié à vélo tout simplement. si l’entreprise est en centre-ville etc la mairie peut mettre en place des parkings des stationnements de vélo etc .c’est bien mais on va dire que c’est encore mieux quand l’entreprise a fait des efforts il y a quelques années de mettre des parkings à voitures de convertir des places de voitures en parkings à vélo. 

  

Ermanno : sachant que sur une place de voitures on met facile 4-5 vélos en plus en terme d’emplacement ça ne représente pas la même chose. 

  

Jan : c’est clair et le but quand même de cette transition écologique dont on parle c’est d’essayer de faire passer des rouleurs en voiture à vélo. 

  

Jan : chaque voiture en moins c’est 4 à 5 vélos de plus donc c’est vrai que c’est là dessus qu’il faut commencer parce que j’ai pas de place d’accueil pour mon vélo j’ai vaguement une place dehors mais je ne suis pas sûr de l’avoir et en plus je sors tard ou j’en sais rien j’ai peur de ne pas retrouver mon vélo dans le bon état dans le même état que j’ai laissé il faut que l’entreprise mette des structures d’accueil pour qu’il n’y ait pas vraiment de questions là dessus. surtout qu’on voit qu’il y a des systèmes de stationnement hyper innovants je ne sais plus comment ça s’appelle dans lequel on peut vraiment on attache son vélo et le harnais monte et prend le vélo pour qu’il prenne le moins de place possible au sol. 

  

Ermanno : oui ce qui existe depuis 40 ans au Japon mais qui vient tout juste d’arriver en Europe. 

  

Jan : ça c’est clair exactement. c’est juste la roue arrière qui touche au sol et le reste c’est à hauteur. franchement quand on met ça en place on trouve toute la place du monde. donc ça c’est le premier point et je pense que ça vaut autant pour les entreprises en centre ville qui ne doivent pas chercher à se cacher derrière l’infrastructure publique parce qu’au contraire je pense qu’il faut libérer un peu de place dans l’espace public donc s’il faut prendre en charge chez elle quelques places de stationnement vélo ce serait pas plus mal. et évidemment les entreprises qui sont en région périurbaine évidemment en zone rurale je pense que la question est moins compliquée et aussi c’est moins facile de venir à vélo et ça il faut l’entendre parce qu’on ne peut pas faire du vélo partout quand on habite à 15 km, 20 km faire 30, 40 km par jour ça peut ne pas convenir à tout le monde sauf avec un vélo électrique mais ça je connais moins mais. c’est vrai que ça commence par l’accueil et la mise en place d’infrastructures solides et dédiées dans l’entreprise. 

  

Ermanno : Justement pour revenir sur la question que je te posais, est-ce que Skipr a l’intention d’appuyer sur ce point là, soit au niveau de ses clients soit au niveau peut-être des collectivités ou de faire un peu de lobby pour faciliter l’accès à certaines infrastructures ou pour engager les clients, les collectivités dans la construction d’infrastructures spécifiques ? 

  

Jan : On est nous engagés autour du sujet peut-être un peu plus large sur la mobilité durable notamment autour du forfait mobilité durable. on a co-créé un collectif qui s’appelle le collectif forfait mobilité durable qui a proposé… il y a fait trois propositions qui vont dans le sens du rehaussement du montant du forfait mobilité durable de sa possibilité de cumul avec le transport public de manière plus large et de sa mise en obligation. et ça dans le but que le montant alloué soit plus renforcé pour qu’il puisse permettre aussi aux salariés et donc à l’entreprise de financer une partie de ça. on est moins on va dire dans un lobbying spécifique sur telle ou telle infrastructure. mais évidemment ce qui est certain c’est ce qu’on voit c’est que si on veut ouvrir le plus vite les vannes possibles ça va être dans la mise en place d’infrastructures pour le vélo qu’on va réussir à débloquer les choses. notamment dans les métropoles et centres-villes ce qu’on voit par ailleurs par exemple près de Grenoble c’est la mise en place de voies routières dédiées au covoiturage donc ça pour faire gagner du temps t’as vraiment des voies qui sont réservées uniquement au covoiturage avec des radars qui viennent flasher pour être sur que ce soit bien di covoiturage. et donc ça c’est des infrastructures aussi très fortes pour le coup qui permettent à la mobilité partagée dans ce cas là d’exister et d’avoir un accès privilégié. donc nous on a une démarche plus large Skipper en tant que telle puisqu’on est un peu au service des mobilités durables dans le sens aussi où sait que les salariés ils ont mille besoins différents et que pour certains ce sera la trottinette ou le vélo. il faut que le salarié trouve ce qu’il préfère dans les alternatives à la voiture principalement tant que c’est pas de la voiture ça nous convient mais c’est sûr que c’est souvent le vélo qui revient. 

  

Ermanno : ok pour terminer je voudrais revenir un petit peu sur toi et déjà te poser la question que je pose à tous mes invités avant cet été et que tu ne récupères qu’une roue quel était ton meilleur souvenir de Vélotaf ? 

  

Jan : alors ça c’est un souvenir assez classique de rouler à Paris l’été à vélo quand il n’y a pas grand monde c’est à dire vers la deuxième moitié de juillet et encore plus au mois d’août on prend les grands axes c’est juste un bonheur intégral c’est vraiment un moment de grâce dans lequel on se sent libre on se sent aussi puissant parce qu’on peut faire des petites pointes qu’on ne fait pas habituellement dans les bouchons on a la chance pour ceux qui habitent à Paris et pour les autres villes en France on est dans des villes magnifiques et on en profite encore plus quand on est à vélo et peut-être encore plus quand il y a moins de monde et qu’il fait beau c’est sûr qu’on est moins la tête baissée que quand il pleut c’est vraiment un bonheur. C’est parmi les moments où on fait le plus de détours pour profiter d’autres paysages d’autres passages. 

  

Ermanno : c’est le moment où juste avant de partir tu décroches le téléphone et tu dis mon amour je vais chercher du pain avant de rentrer à la boulangerie qui est à 15 km de la maison 

  

Jan : je vais faire un petit détour mais ce n’est pas pour aller boire un coup c’est vraiment pour faire du vélo. 

  

Ermanno : quelle serait la meilleure façon de promouvoir l’utilisation du vélo taf on en a déjà  beaucoup parlé pendant cet épisode mais vraiment pour finir quelle serait une des grandes idées pour promouvoir l’utilisation du vélotaf. 

  

Jan : le c’est un travail commun je vais juste distinguer dans ma réponse ce que peut faire l’employeur et ce que peut faire l’employé ce qui est sûr c’est que l’employeur est largement moteur parce qu’il y a beaucoup de salariés qui sont prêts à passer au vélo taf mais qui se trouvent des bonnes excuses pour ne pas le faire ou voilà quelques fois c’est des bon;nes excuses je ne dis pas le contraire je pense que l’aimant déclencheur ça va venir de l’employeur mais ce qui peut vraiment être générateur de motivation et pour mesurer l’intérêt que ça a c’est de commencer par une enquête collaborateur en parlant du vélotaf et de ce que ça peut apporter et en essayant de prendre conscience des limites qui font que les salariés ne viennent pas assez en vélotaf typiquement un parking dédié donc en fait c’est souvent même une étape notamment en France avec des acteurs qui sont peut-être moins avancés qu’on initie qui est de dire ok on va vous aider peut-être à y voir plus clair sur ce dont ont besoin vos salariés ce qu’ils recherchent ce qu’ils font aujourd’hui mais aussi ce qu’ils recherchent pour que demain ils puissent continuer à venir comme ils le préfèrent et donc l’enquête collaborateur c’est finalement un outil pas coûteux qui permet d’avoir une vue très précise là je suis pragmatique je donne des solutions qui peuvent être mises en place. parce que je pourrais parler d’infrastructures donc c’est clair que si on met toutes les infrastructures en place demain comme ça d’un coup de baguette magique c’est génial et je pense que le moyen d’avoir ce déclic parce que c’est un cheminement par étape c’est pas non plus un changement qui se fait du jour au lendemain comme ça mais cette enquête collaborateur permet de mesurer l’intérêt que portent les salariés pour le vélotaf et donc de justifier aussi à l’entreprise les moyens qu’elle met en oeuvre pour que ce soit fait donc y compris les parkings ou alors la mise en place d’un forfait mobilité durable . d’une allocation pour que le salarié puisse s’acheter un vélo des équipements s’il en manque pour se rendre sur son autre travail c’est un bon élément déclencheur et le Skipr peut largement aider aussi là dessus on en a fait je pense une cinquantaine d’enquêtes collaborateurs en France donc on peut largement aider à en faire d’autres aujourd’hui 

  

Ermanno : vous êtes devenu l’institut BVA du sondage de l’enquête collaborateur des mobilités douces pour les entreprises. 

  

Jan : oui exactement en quelque sorte et en plus c’est gratuit.c’est pas ce qu’on vend c’est vraiment pour aider l’entreprise à y voir plus clair et on sait que c’est une étape qui est fondamentale 

  

Ermanno : ok alors encore une fois avant cet été quel outil tu utilisais pour vélotaffer alors pas uniquement le vélo puisque dans le vélo taff il y a vélo évidemment mais déjà est-ce que tu étais sur du vélo musculaire ou sur du vélo électrique et puis est-ce qu’il y avait des petits outils ou des petites astuces que tu pourrais nous donner. 

  

Jan : alors moi j’étais sur un gravel donc mécanique je suis pas encore passé au vélo électrique j’ai une culture qui est plutôt celle de… j’ai eu un scooter etc mais je suis pas encore passé au vélo électrique c’est encore autre chose. mais je trouve que c’est génial et je conçois ça largement mais je suis ravi de faire du vélo pour faire aussi un effort musclé. donc voilà en terme de tips moi j’avais un gravel donc voilà ça me permettait de l’utiliser dans pas mal de conditions et mine de rien à Paris quand même il y a pas mal de pavés les vélos de route purs et durs c’est classique dans le sens où j’avais un porte bagages avec un truc comme ça pour bébé un siège bébé donc on est pas sur de l’équipement de compétition.  

  

Ermanno : un siège bébé 

  

Ermanno : on mettra quand même dans la besace du vélotaffeur l’anti-vol on l’aura bien compris ça peut servir et puis on le rappelle le casque et les lumières qui sont des impondérables absolument nécessaires pour utiliser un vélo 

  

Jan : cadenas et tout donc faut vraiment pas négliger c’est vrai que ça part très vite 

  

Ermanno : et puis enfin si tu devais passer le micro est-ce qu’il y aurait une personne que tu aimerais entendre pour s’exprimer une personne pour s’exprimer sur le vélotaff 

  

Jan : c’est Jean-François Dinot qui est le CEO d’Asphalt qui propose des vélos de fonction aux entreprises donc je pense qu’il a une fanat vélo aussi je sais qu’il était au Paris-Roubaix cette année qui était un Paris-Roubaix d’exception une fois de plus et il a à mon avis des très très bonnes lumières à éclairer là-dessus. 

  

Ermanno : je le note, je le mets dans la to do list et puis j’irai lui poser quelques questions et si jamais j’arrive pas à rentrer en contact avec lui je te demanderai éventuellement une intro. écoute Jan, je te remercie encore une fois d’avoir participé à ce podcast vélo taff pour conclure est-ce que tu pourrais nous dire où est-ce qu’on peut retrouver des infos sur toi sur Skipper, comment on fait pour rentrer en contact poser des questions complémentaires. 

  

Jan : bon même si mon nom est compliqué mais voilà c’est ça exactement ça toujours avec plaisir je mettrai tout dans les notes de l’épisode comme ça les gens pourront retrouver facilement.  il ne faut pas hésiter et puis Skipr.co qui est notre site web dans lequel il y a des présentations d’études de cartes des démos pour montrer comment est-ce que notre carte fonctionne et évidemment la possibilité de nous contacter pour en parler un peu plus et ça on le fait avec plaisir 

  

Jan : et puis c’est à noter quand même 

  

Ermanno : très beau site internet, très bien fait, très fluide franchement félicitations 

  

Jan : on voit que ça se traduit bien aussi dans le design web 

  

Ermanno : ouais 

  

Ermanno : tout à fait, écoute Yann merci encore pour ta participation, je te souhaite une bonne continuation et puis alors je ne te dirai pas bon retour chez toi parce que j’imagine que là tu n’es pas au bureau mais tu es plutôt en télétravail mais bon, bonne-retrouvailles avec un prochain outil de vélotaff tu auras équipé ta roue qui reste accrochée au poteau. 

co-fondateur du podcast et co-auteur du livre DEVENIR TRIATHLÈTE
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Podcasts, SwimRun, UltraRunner et Papa x 4 enfants je cours après le temps, mes passions et mes petits amours.