« Je parlais du sentiment de liberté à vélo, mais en VAE, on l’a encore plus ! C’est une vraie révolution, c’est extraordinaire » – Jérôme BLANCHEVOYE
Jérôme est un haut responsable dans le Groupe JC Decaux. Amené à participer à l’implantation de nombreux systèmes de vélos en libre service (comme Vel’OH à Luxembourg, Villo! à Bruxelles, Velo’v à Lyon, …), il en est l’un des premiers utilisateurs à titre privé. D’où lui vient cet amour du vélo, qu’est-ce que la pratique du vélo lui apporte, comment le groupe JC Decaux intervient au quotidien dans la mobilité douce, je vous laisse découvrir mon invité qui s’est confié à moi sous un magnifique soleil !
Pour contacter notre invité via Linkedin, c’est par ici :https://www.linkedin.com/in/j%C3%A9r%C3%B4me-blanchevoye-6622437
Les liens pour suivre le Groupe JC Decaux :
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Ce podcast animé parErmanno DI MICELIest proposé par l’ONGTwoWheelTuesday(@2wteu), et vous accompagne dans votre démarche pour vous mettre ou pérenniser votre pratique duVélotaf.
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Full Transcript
Ermanno : Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Vélotaf. Aujourd’hui, je reçois un intervenant qui me répond depuis la Belgique, même si je vois du beau soleil à travers la fenêtre. En tout cas, je vais laisser mon invité se présenter. Qui es-tu ? Que fais-tu dans la vie ?
Jérôme : Bonjour Ermanno, il y a souvent du soleil à Bruxelles, donc c’est tout à fait normal que tu voies au travers des vitres du soleil. En effet, je suis à Bruxelles, en Belgique. Je suis directeur général adjoint du groupe JC Decaux en Belgique et au Luxembourg. Je suis plus particulièrement en charge de tous les projets de développement. Dans ces projets de développement, il y a les projets de vélo, Villo ici à Bruxelles, vélo au Luxembourg. On a eu la chance récemment de lancer des flottes de vélos électriques et c’est un grand succès. Moi, je travaille pour le groupe Decaux depuis plus de 20 ans maintenant. Je suis originaire de Picardie, en France, j’ai 52 ans. Je fais du vélo depuis que je suis tout petit. Je crois que j’en ai déjà dit pas mal. Tu vas certainement me poser des questions.
Ermanno : Maintenant, je vais te poser des questions parce que tu as fait une présentation assez générale. On va rentrer un petit peu plus dans les détails. Je note qu’on a quelques points communs. Tu es au Benelux, moi aussi. Toi, tu es à Bruxelles, moi, je suis à Luxembourg. Il y a quoi ? 250 kilomètres qui nous séparent. Vous avez du soleil, moi, j’ai de la pluie. Bon, ça arrive. Et puis, tu es Picard, moi, je suis normand. Donc on est passSi éloignés que ça. Alors, Jérôme, je voulais revenir un petit peu sur toi dans un premier temps. Tu nous as dit que tu travailles depuis une vingtaine d’années dans le groupe JC Decaux. JC Decaux, déjà, on reviendra dessus tout à l’heure, mais en quelques mots, est-ce que tu peux nous présenter l’entreprise pour qu’on puisse voir un petit peu dans quel cadre tu évolues puisqu’on parle mobilité douce, on parle vélo taf. Tu nous as parlé des flottes Villo à Bruxelles et Vélo à Luxembourg. En quoi est-ce que l’entreprise JC Decaux intervient dans ces vélos ?
Jérôme : Il faut remonter à l’histoire de l’entreprise. Ce qui est une histoire assez dingue, en fait. Donc, il y a un fondateur qui est Jean-Claude Decaux qui, dans les années 60, faisait de la publicité, de l’affichage sur les bords d’autoroutes. Et puis, il y a une loi qui lui a interdit de faire de la publicité. Donc, ça a eu plusieurs conséquences. Mais la conséquence principale, c’est qu’il fallait qu’il se renouvelle et qu’il change son business model. Et son idée a été de financer un service public qui était à l’époque l’Abribus, par la publicité. Et il a installé les 40 premiers Abribus publicitaires du groupe. Je crois qu’on a plus de 300 000 maintenant dans le monde, du groupe et d’autres, puisqu’on a été un petit peu copiés, en 1964, donc un petit peu plus de 50 ans, dans la ville de Lyon. Et puis, de là, il a essaimé son modèle, qui était un modèle très vertueux, puisqu’il proposait gratuitement en collectivité ce service. Et puis, il a démultiplié son modèle avec la publicité, qui finance d’autres services. On connaît, par exemple, les sanitaires automatiques, les planimètres, qui aujourd’hui ne sont plus d’actualité, parce qu’on a souvent des GPS.
Ermanno : Attends, attends, attends. Planimètre, alors je voulais déjà revenir sur ce que tu me disais. Je ne voulais pas te couper, mais planimètre, tu nous expliques ce que c’est ?
Jérôme : C’est le même format que la fiche qu’on trouve dans un Abribus, mais dans les villes françaises, quand j’étais jeune, tu arrivais dans la ville et tu avais à l’entrée ce panneau et c’était marqué plan Odo. Tu te garais et tu allais voir et tu avais ton plan Odo. Donc maintenant, c’est l’immobilier qui existe toujours et l’espace de communication, il est partagé entre JC Decaux et les annonceurs et les communications que souhaitent faire les villes. Voilà, un exemple de planimètre. Et puis, le système, les systèmes de vélos en libre-service avec, encore une fois, Lyon, c’est assez marrant, où on a lancé en 2005 Vélo’v, qui a été un succès phénoménal, qui a été oda, très certainement, de ce qu’on pensait. Timing is key. Souvent, on dit, et là, il y a eu un concours, il y avait un vrai appétit pour le vélo, il y avait la ville qui avait fait un vrai travail de fond au niveau des pistes cyclables, il y avait très certainement aussi une météo assez clémente et ça a véritablement explosé. Et ça a donné ensuite, bien évidemment, l’envie à la ville de Paris de suivre, avec Vélib, qui a eu le succès qu’on connaît, Bruxelles aussi, avec Vélo ici. Voilà, un petit peu le modèle du groupe. Qu’est-ce que ça nous permet de faire la publicité ? En fait, la communication, j’ai envie de dire, la publicité, c’est de la communication, c’est des entreprises, c’est vous, c’est moi qui communiquons sur des produits, des concepts, des spectacles, des films que l’on a produits et on utilise le média affichage pour communiquer autour de ces produits. Et en ce faisant, on verse, bien évidemment, une somme d’argent et cette somme d’argent finance les services publics et permet, par exemple, que Vélo soit extrêmement accessible en termes de prix. Et ça, sans un seul coût, sans que la région ne mette un seul euro. Ni la région, ni les communes ne financent le service qui s’autofinance à la fois par les recettes qui proviennent des abonnements des utilisateurs d’un côté et puis, de l’autre côté, par la communication qui finance l’événement.
Ermanno : Alors, je rappelle que tu nous parles du lancement de l’entreprise J.C. Decaux, Jean-Claude Decaux, il y a 57 ans. Donc, un petit peu avant toi, tu nous as dit que tu avais 52 ans, mais on peut dire que c’est un peu plus tard. On parle d’un temps que les moins de quelques années ne peuvent pas connaître parce que tu nous parles de publicité sur les autoroutes. Moi, je n’en vois pas des publicités sur les autoroutes maintenant. Et en 1964, ça devait à peine commencer à se développer, les autoroutes.
Jérôme : Je pense qu’il y avait beaucoup plus vite au bord de nationales et d’autoroutes et que ça, ça a été fortement réglementé à l’époque. Donc, c’est ça qui a déclenché, en fait, cette modification de modèle. Et puis, il y a aussi une personnalité. Il faut être assez exceptionnel dans tous les sens du terme. J.C. Decaux était une personnalité exceptionnelle, très exigeante, très dure, mais extrêmement visionnaire qui s’est pratiquement installée à Lyon pour essayer les vélos tous les jours, voir comment le système fonctionnait. La même chose, bien évidemment, à Paris, qui a boulonné lui-même, installé lui-même les premiers abribus qu’il a installés dans la rue. Donc, c’est vraiment quelqu’un qui avait une vision, une vision de la ville, une vision du service, une vision de son business model, une exigence de qualité extrêmement forte qu’on retrouve dans les designs de l’immobilier, dans le fait de la qualité d’entretien, dans tout ce qu’on peut faire pour les collectivités, en fait. Donc, c’est un business model assez extraordinaire. On est devenu numéro un mondial de ce business model. Donc, on est parti de 41 abribus, on est devenu numéro un mondial, on est présent dans 80 pays. C’est assez exceptionnel, c’est une très belle histoire. Aujourd’hui, ce sont les trois fils de M. Decaux, qui continuent de gérer l’entreprise, et donc, qui sont les actionnaires principaux de ce groupe, qui est mondial.
Ermanno : Donc, ça reste une société familiale. C’était M. Decaux qui l’a lancé, et c’est Messieurs Decaux qui l’ont continué.
Jérôme : Il n’y a pas un projet de taille significatif qui ne se fasse dans le monde sans qu’il y ait un membre de la famille qui soit impliqué.
Ermanno : On y reviendra. Moi, je voudrais effectivement revenir sur toi. Donc, tu nous as dit qui tu es, Jérôme Blanchevoix, 52 ans. Tu nous as dit que là, tu es à Bruxelles, mais ça n’a pas toujours été le cas. Est-ce qu’on peut refaire un focus sur toi depuis ton plus jeune âge et peut-être déjà ta découverte du vélo ? Quelle est ta relation avec le vélo ?
Jérôme : Alors, moi, j’habitais une petite ville qui s’appelle Soissons. J’habitais un petit peu en bord de ville, et mes copains habitaient dans les villages autour. J’allais à l’école à Soissons, et donc, le vélo, c’était, encore une fois, c’est quelque chose qui viendra tout au long de l’histoire de mon utilisation des vélos. C’est la liberté. Ah, la fièreté, parce que mon premier vélo, il était orange. C’était un vélo de course. Ça ne rigolait pas. Finalement, quand je le revends en photo, il n’était pas très grand. Je ne le suis toujours pas. Mais bon, et donc, c’était la liberté. Je faisais tout à vélo. C’était le mercredi, le samedi, on rejoignait les copains, on allait jouer au foot. C’était l’outil. On allait en ville, on allait à l’école. C’était l’outil de déplacement essentiel. C’était le vélo, en fait, et c’était à la campagne ou dans une petite ville de province française, comme tu les connais certainement, assez calme et qui permet de se déplacer à vélo en toute sécurité, en toute quiétude. Mon papa fait beaucoup de vélo. Il en fait toujours beaucoup. Et mon grand-père, lui, il habitait dans une petite ville à côté qui s’appelle Lans. Il était président du vélo club lanois. Donc, tu vois que le vélo, c’est une histoire de famille. C’est normal aussi. Je crois qu’en France, beaucoup de gens pratiquent le vélo. Peut-être plus de façon sportive le week-end que pour se déplacer, bien qu’évidemment, les morts se changent. Et mon papa, qui lui était un cycliste du dimanche dans le monde, on sert mon sens du terme, parce que c’était assez sportif, il faisait beaucoup de kilomètres. Aujourd’hui, je vois, il utilise son vélo, dès qu’il peut aller faire une course, etc., il prend son vélo, il aime beaucoup. Donc, voilà, ce sentiment de liberté, cet effort physique, la performance aussi. Je me souviens, il y a quelques montées qui sont assez fortes. C’est une ville qui est dans une vallée, donc il y a plein de petites montées autour. Et nombre de fois, on a fait la course pour savoir celui qui serait le premier en haut, que ce soit avec mon père ou avec mes copains. J’en ai des souvenirs cuisants et des mal de cuisse, mais je me souviens encore. Donc, c’était quelque chose qui était vraiment, comment dire, très challengeant et qu’on a beaucoup aimé. Alors, après, j’ai fait mes études. Je me suis installé à Paris. Et c’est vrai qu’à Paris, là, j’ai un peu perdu de vue le vélo. Il y avait les transports en commun. Il y avait pas mal d’autres alternatives. Et c’est vrai qu’à l’époque aussi, il y avait très peu de gens qui osaient faire du vélo dans Paris. Il n’y avait pas non plus d’infrastructure. On parle de ça il y a 20, 25 ans. Moi, j’ai toujours l’impression que tout était hier. Donc, je ne sens pas quand tu me dis que c’était à notre époque. Non, c’était hier. Tout est hier.
Ermanno : C’est parce que tu es resté jeune dans ta tête, c’est pour ça.
Jérôme : Non, ça doit être un souci. Mais en tout cas, voilà, à Paris, je n’ai pas fait trop de vélo. Et puis, je me suis retrouvé à Bruxelles. Puis, il y a eu ces projets. Puis, j’étais à Lyon à essayer le vélo. Et puis, on a lancé ces projets ici à Bruxelles. Écoute, j’en suis très heureux. C’est en 2008 que Villo a démarré ici. Et c’était assez extraordinaire. Ça change la vie. Quand on lance un système de vélo en libre-service, ça change vraiment la physionomie de la ville. On voit que la physionomie de la ville a changé. Et aussi, maintenant, il y a beaucoup plus de gens qui font du vélo qu’auparavant. Donc, je crois que Villo a joué son rôle aussi de dynamisme. On le retrouve bien évidemment dans beaucoup d’autres villes en dynamisant ce mode de transport que j’aime beaucoup. J’utilise le plus souvent possible. Alors, on va être très honnête, j’ai du mal à l’utiliser quand il pleut. Parce que je ne peux pas tenir le parapluie et faire du vélo en même temps. Donc, plutôt tendance à me déplacer à pied quand il pleut. Je préfère la marche à pied aux autres modes de transport. J’aime beaucoup parce qu’il y a un côté aussi simple comme quand on le fait à vélo. Vélo, bien évidemment, beaucoup plus pratique, beaucoup plus rapide. Donc, je l’utilise dès que je peux. Le vélo électrique, je vous invite pour ceux, et il ne doit pas y en avoir beaucoup qui n’auraient pas encore essayé, une vraie révolution. C’est extraordinaire. Donc, je parlais de ce sentiment de liberté qu’on a quand on est à vélo. Mais quand on est en vélo électrique, on a aussi encore plus ce sentiment de liberté. Il faut être vigilant, ça va vite. Même si 25 km heure, ce n’est pas très vite par rapport à d’autres modes de transport. Mais sur le vélo quand même, ça donne vraiment un sentiment de liberté encore plus fort. On vole. La vie depuis un peu plus de 15 ans maintenant, on est très heureux de vivre en Belgique. Très heureux de vivre à Bruxelles. J’aime beaucoup la culture de ce pays, les gens qui y vivent. Même si c’est parfois un peu compliqué institutionnellement avec les problèmes linguistiques que l’on connaît. Mais je dois dire que je suis un petit peu tombé amoureux. Donc, je suis très heureux ici.
Ermanno : Alors, pour revenir un petit peu sur ta période avant Bruxelles, tu nous as dit qu’à Paris, tu avais un petit peu perdu de vue le vélo. Le vélo comme mode de déplacement au quotidien. Est-ce que malgré tout, tu pratiquais déjà le vélotaf ? Donc, le vélo urbain quand tu étais sur Paris?
Jérôme : Non, non, non. Vraiment, sur Paris à ce moment-là, c’était une autre époque. C’était donc il y a… Vous voyez, j’ai quitté Paris il y a 18 ans. Et franchement, il n’y avait pas beaucoup de monde qui faisait de vélo à l’époque. Il n’y avait pas d’infrastructure comme il y a aujourd’hui pour le vélo. Il y avait des deux-roues, qu’il y a toujours d’ailleurs beaucoup, des scooters, des choses comme ça. Toi, tu avouais que j’ai eu un scooter. Donc, tu vois, le deux-roues est resté dans mes gènes. Mais mon alternative au vélo à ce moment-là était le scooter à Paris.
Ermanno : Pour rentrer un petit peu plus dans le sujet du vélo taf et du pourquoi on en fait, pourquoi on n’en fait pas. À ton avis, qu’est-ce qui fait que justement à cette époque-là, à Paris, on ne pratiquait pas énormément le vélotaf ? Et qu’est-ce qui a changé depuis, puisqu’on voit de plus en plus de gens sur des vélos quand on se déplace en région parisienne ?
Jérôme : Je crois que l’infrastructure, il n’y avait pas d’infrastructure. Il n’y avait pas de piste cyclable, il n’y avait rien de tout ça. Et on pouvait… Je ne sais même pas si… C’était autorisé sur les voies de bus à l’époque. Peut-être que ça l’était déjà de faire du vélo sur les voies de bus. Mais globalement, c’était très, très peu développé, très peu dynamisé. Il n’y avait pas du tout de dynamique dans ce sens-là. Il n’y avait pas d’habitude des usagers de se déplacer à vélo. Et donc, puis aussi, il y a un flux qui se fait. C’est assez rare que les gens travaillent sur leur lieu de travail. Peut-être qu’on n’avait pas encore le réflexe à l’époque de se dire, bah oui, tiens, en fond, je le fais en métro. Si je le faisais à vélo, j’irais plus vite. J’irais aussi vite. Donc, je crois que c’est quelque chose qui ne rentrait pas dans la culture, qui n’était pas là. Il y a eu un moment, une grande grève. C’était, je crois, je ne dis pas de bêtises, en 95 ou quelque chose comme ça. Et là, les gens avaient ressorti leur vélo parce que Paris était juste à l’arrêt. Et il y avait plein de gens. Et là, il y avait une sorte d’effet de rareté, mais qui n’a pas duré longtemps. Il y a eu une rareté. Donc, tout le monde, les vendeurs de vélo, ont été dévalisés parce que la grève avait duré un mois. Enfin, c’était une grève très, très longue. Et donc, oui, très clairement, ce n’était pas dans les meurs, pas dans la culture. Ce n’était pas un moyen de transport. Pour moi, évidemment que j’utilisais avec plaisir quand j’allais en vacances, quand je rentrais en week-end chez mes parents ou avec mon père, évidemment, histoire d’aller à vélo, mais il n’y avait pas le déclic à ce moment-là.
Ermanno : Et alors maintenant, qu’est-ce qui a changé à ton avis ? Alors, on va laisser de côté pour l’instant la pandémie et la redécouverte, ce nouvel effet de rareté des rues vides et la facilité pour les vélos et toutes ces coronapistes, etc. On pourra y revenir après. Mais avant la pandémie, qu’est-ce qui, à ton avis, avait déjà changé dans l’esprit des gens ? Et pas uniquement parce que tu parlais d’infrastructures. Est-ce que tu crois que les infrastructures ont joué un rôle ? Alors, quand je parle des infrastructures, ce n’est pas uniquement des pistes cyclables, mais ça va être aussi de ces vélos en libre-service comme vous avez lancé à Lyon, à Paris, à Bruxelles, à Luxembourg et dans d’autres implantations à travers le monde. Est-ce que tout ça a joué un rôle pour faciliter l’accès aux mobilités douces, aux vélos, aux utilisateurs ?
Jérôme : Je pense qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César, je crois qu’il y avait une vision politique. Parce qu’au fond, nous, quand on développe des services, on le développe parce qu’il y a une demande. Donc, il y a eu une vision politique à un moment qui a été de dire qu’il faut qu’on arrive à déployer ce type de service avec des gens, comme Gérard Collomb à Lyon, qui y ont cru en fait et de la nourrir après à Paris. Donc, ils ont vu cette vision. Et ça correspond à un moment, à un momentum où il y a eu une véritable adhésion autour de ce mode de transport. Alors, te dire pourquoi peut-être on avait commencé à parler du climat à ce moment-là, peut-être aussi pour être clair, je pense qu’il faut bien revenir sur ce sujet, parce que c’est un sujet très important : il y a eu une saturation à Paris des modes de transport, une saturation certainement à Lyon aussi. Donc, en fait, tu rajoutes un mode de transport qui est super pratique. Évidemment, ça va fonctionner. Et donc, quelque part, ce n’était pas dans le screen des gens. Et donc, en faisant ça, on se disait toujours à Lyon, à chaque fois qu’on mettait un Vélib en service, en fait, il y avait deux, trois personnes cachées des vélos à côté parce que ça a remis le vélo au gout du jour. Et on voit aussi à Paris, bien sûr, il y a toujours les Vélibs, mais il y a aussi beaucoup de gens qui ont aujourd’hui leurs vélos qu’ils n’avaient pas à l’époque. Et donc, voilà, ça a relancé ce phénomène. Mais c’est avant tout une vision politique. Il y a eu des gens qui ont senti que le temps était venu de mettre à disposition ou de revaloriser ou de faciliter ce moyen de transport. Et ils l’ont fait. Et nous, évidemment, on a joué notre rôle avec beaucoup de plaisir et le plus consciencieusement possible et le mieux possible.
Ermanno : Alors maintenant, on en parlait brièvement tout à l’heure, il y a la pandémie qui est passée par là. À ton avis, quel est l’impact de cette pandémie sur les mobilités douces ? Alors, on peut parler du vélo, mais on peut aussi parler des trottinettes électriques ou d’autres moyens de déplacement. Peut-être des scooters, des overboards. Peut-être qu’il y a des choses dans les cartons dans le groupe Decaux, va savoir.
Jérôme : En tout cas, s’il y a des choses, je n’en parlerai pas bien évidemment. Mais oui, évidemment, la pandémie. Et on a vu, il y a eu un boom post-pandémie de location et d’abonnement sur Villo, mais aussi d’utilisation du vélo par les citoyens. Les gens ont vraiment ressorti leur vélo. Il y a eu au courant, évidemment, une pénurie d’offres de vélo parce que, quelque part, peut-être que cette pandémie a fait redécouvrir une autre façon de vivre le temps. Puisqu’on a été tous bloqués, tous à l’arrêt, on s’est peut-être rendu compte qu’on courait beaucoup et qu’au fond, on pouvait courir, mais de façon plus agréable, de façon plus saine et aussi de façon plus efficace. Je pense, je suis intimement convaincu que si jamais on ne va pas rencontrer, si on ne va pas satisfaire une attente, un besoin, pour dire le mot, on ne va pas réussir, en fait. J’aime beaucoup cette phrase et j’en suis… et vraiment, il faut en être convaincu, il n’y a pas d’offres s’il n’y a pas de demandes. On ne peut pas faire une offre s’il n’y a pas une demande, alors que cette demande, elle se soit exprimée, qu’elle a été vue, qu’elle a été pressentie, je parlais tout à l’heure des politiciens, mais pour qu’on fabrique une offre et qu’elle fonctionne, il faut qu’il y ait une demande qui soit forte. Et s’il y a une demande qui est forte, c’est qu’on répond à un besoin et à quel besoin on répond. A celui de se déplacer, simplement, efficacement, sportivement, sainement, ça vient aussi. Et avec un sentiment de liberté pour tous ceux qui n’utilisent pas encore le vélo en ville, je vous invite à le faire, c’est extraordinaire. Vous vous sentez libre, soyez prudents évidemment, il ne faut pas faire le fou, mais vous vous sentez libre, vous redécouvrez la ville comme jamais vous ne l’avez peut-être oubliée, vous voyez plein de choses, et puis vous respirez. Les vies ne sont pas si polluées que ça, et donc dans la plupart du temps, sauf si vous vous mettez juste derrière le pot d’échappement d’une voiture, mais vous arrivez vraiment à respirer, c’est sain, c’est bon, c’est vivifiant. Parfois un peu vivifiant, en hiver, je vous l’accorde, ça peut être très frais, mais c’est vivifiant, et on se réchauffe assez vite. Et puis le vélo électrique est une deuxième révolution par rapport à ça, parce qu’en plus, vous montez les pentes, mais avec une facilité déconcertante. Et en plus, alors là je vais vous faire une petite annonce, on est en train d’améliorer nos algorithmes de l’assistance électrique, et là ça devient insolent, comment on va pouvoir monter les pentes de Luxembourg, ça c’est déjà le cas, et de Bruxelles, c’est très chouette. Donc je ne peux que vous inviter à le faire si vous ne l’avez pas encore fait, parce que c’est chouette, et surtout ça répond à votre besoin. De vous déplacer rapidement, simplement, sympathiquement, en plus on discute entre cyclistes au feu rouge, et donc voilà, il y a un petit truc social qui est très sympa, qui se passe, on part nos vélos, nos statistiques, alors moi je ne dis pas que je m’occupe de vélos, je suis bien évidemment sur un vélo, et donc je papote pour avoir les avis des utilisateurs de Villos, ou d’autres systèmes qui sont déployés, je vois beaucoup de swap fits aussi, donc voilà, c’est très chouette, très intéressant.
Ermanno : Alors tu nous dis que tu vois beaucoup de vélos qui sont déployés, aussi beaucoup de concurrents, ce qui veut dire que toi tu pratiques abondamment le vélotaf, en dehors des jours où il pleut, comme tu nous as dit en introduction ?
Jérôme : Alors en fait, dès que j’ai besoin de me déplacer pour un rendez-vous qui n’est pas trop loin, qui est dans le périmètre urbain de Bruxelles, je me déplace à vélo.
Ermanno : Alors c’est uniquement pour tes rendez-vous, ou même le matin pour aller au bureau, le soir pour rentrer à la maison ?
Jérôme : J’ai vécu dans Bruxelles, mais je ne vis plus dans Bruxelles, j’ai fait le choix de vivre à la campagne, et je suis trop loin pour venir à vélo.
Ermanno : Malgré tout, lorsque tu es au bureau, tu utilises abondamment les systèmes de vélo partagés, et donc ce qu’on pourrait assimiler à du vélotaf.
Jérôme : Oui, oui, bien sûr, oui, et je le recommande vivement, et tous nos employés peuvent l’utiliser, tout le monde l’utilise en fait. Ici, tous ne le font pas, on n’oblige pas les gens à prendre le vélo, mais je ne mens pas d’inviter les uns les autres à le faire, parce que c’est juste pratique, c’est tout simple, c’est pratique.
Ermanno : Est-ce que vous avez justement des statistiques d’utilisation du vélo au sein du groupe JC2 ? Je sais qu’à ce micro, j’avais le directeur du développement de chez BTwin Monde, et qui nous disait qu’il y avait une explosion de vélotaffeurs chez Decathlon, surtout depuis qu’il leur avait donné la possibilité de se changer, de prendre une douche avant de travailler. Est-ce que vous avez ce genre de statistiques qui ne soient pas nominatives dans le groupe Decaux, et est-ce que vous avez vu une augmentation ces dernières années ?
Jérôme : Écoute, moi je suis au niveau d’une petite filiale belge où on n’est que 200, et je n’avoue pas les statistiques au niveau mondial de l’ensemble du groupe, où on a beaucoup de sites un peu partout. Je ne peux pas trop te répondre par rapport à ça. En tout cas, ce que je peux te dire, c’est que je vois de plus en plus d’employés qui ont acheté leur vélo, leur vélo électrique, et qui viennent au bureau à vélo.
Ermanno : Tu nous as parlé pour toi des avantages du vélo taffé ou du déplacement en vélo, du vélo urbain. Ça, c’était pour les avantages. Par rapport à tes convictions personnelles sur le sujet, est-ce que tu peux nous en parler ? Pour quelles raisons tu utilises le vélo ? Quelles sont tes valeurs quant à l’utilisation du vélo, au-delà vraiment des avantages que tu as listés tout à l’heure, la liberté ? La sympathie ? La découverte des gens ? Le bien-être du corps et de la tête ?
Jérôme : Apparemment, on a cité tous les avantages.
Ermanno : Tu pourrais aussi me dire, je ne sais pas, c’est ma petite façon d’œuvrer pour le climat.
Jérôme : Je vais être très clair avec toi. Je suis un peu contre ce type de discours. Parce que je ne connais personne qui ne veut pas le bien de la planète, qui ne veut pas qu’on ne pollue pas, qui ne veut pas que tout aille bien. Tout le monde veut ça. Mais notre mode de vie, ne serait-ce que je crois savoir et ne pas dire de bêtises, que le premier poste pollution, de consommation d’énergie des citoyens, c’est le chauffage. Tu vois, notre mode de vie fait que, grand débat avec ma compagne sur le tri. Je trouve ça très chouette le tri. Des déchets, etc. Bien sûr que je fais le tri. Mais c’est une goutte d’eau dans un océan. Et c’est ça qui m’ennuie. C’est qu’on ne voit pas. On fait des petites gouttes d’eau. Ce n’est pas parce que je fais du vélo qu’on va sauver la planète. Ce n’est pas parce que je fais du tri qu’on va sauver la planète. Si on veut sauver la planète, il faut se poser d’autres questions. Et je trouve que l’Europe a fait un grand pas cet été qui est passé un petit peu. Mais ils vont investir des milliards d’euros dans les énergies propres. Et je crois que nous consommons de l’énergie. Il faut arrêter de se dire qu’on va arrêter demain de consommer de l’énergie. On en consomme. On en a besoin pour notre bien-être, pour notre mode de vie, pour l’économie dans laquelle on vit, qui crée de l’emploi, qui évite la paupérisation, qui crée de l’éducation. Donc un modèle qui, somme toute, est quand même un petit peu vertueux, mais qui a quelques soucis. Et un de ces soucis, c’est qu’il pollue beaucoup et qu’il consomme les ressources de la planète. Donc faisons ce grand pas vers le renouvelable. Et je crois que c’est là que ça doit se passer, avec des actions extrêmement fortes. Bien évidemment, quand j’utilise le vélo, je ne me pollue pas. Mais je ne veux pas réduire à ça. Parce que je trouve que c’est un discours beaucoup trop facile. Tout mon mode de vie, j’ai mon petit téléphone dans ma poche avec ma petite batterie qui consomme. J’ai mon chauffage à la maison qui tourne. Mais je roule à vélo, donc je sauve la planète. Je suis un petit peu taquin. Non, ça ne va pas suffire.
Ermanno : C’est déjà un premier pas, disons. Et si on pouvait mettre plus de gens au vélo ?
Jérôme : C’est comme tout ça. Mais je pense, si tu veux, ‘on doit aller beaucoup plus loin dans la réflexion. Si jamais on est intimement convaincu, ce que je suis, que bien évidemment, il faut qu’on fasse quelque chose par rapport à la planète et tout ça, il faut qu’on soit beaucoup plus conséquent. C’est beaucoup plus large qu’uniquement faire du vélo. Ce qui est bien sûr une bonne chose. Mais le vélo électrique, qui est quand même le grand succès du vélo. Demain, tout le monde aura un vélo électrique. Cette énergie électrique, comment est-elle produite Comment sera-t-elle produite demain ? Pour moi, ça, c’est la bonne question.
Ermanno : Et puis le vélo aussi, il faut le produire.
Jérôme : Et ça aussi, ça consomme. Ça aussi, ça consomme. Et moins qu’une voiture, quand même.
Ermanno : C’est sûr. Alors, tu nous parles justement d’essayer d’aller plus loin, de prendre la question à bras-le-corps. En parlant de ça, qu’est-ce que le groupe JC Decaux fait au quotidien pour faciliter l’utilisation du vélotaf, des mobilités douces, du déplacement urbain en vélo ? Alors, on l’a compris, vous avez mis à disposition des vélos en libre-service. Pour un coût qui est tout à fait abordable et honorable pour les utilisateurs. Tu nous as expliqué le modèle en introduction, financé grâce à la publicité urbaine et autres. Mais quelles sont véritablement les actions que vous menez au quotidien ? J’imagine qu’il y a déjà la mise en place des différentes stations, la mise en place du système, la maintenance du système, la maintenance du vélo, la récupération des vélos, parce qu’il faut aller les chercher à droite à gauche, il faut les ramener dans les différentes stations. Ou alors, il faut équilibrer les stations. Il doit y avoir des stations qui sont plus utilisées ou plus vides ou plus libres que d’autres. Donc, quelles sont vos actions au quotidien ? Qu’est-ce que ça représente comme charge de travail ?
Jérôme : Les Villos sur Bruxelles, pour te donner un ordre d’idée, c’est 5 000 vélos, c’est 360 stations et ça occupe 40 personnes. Donc, tu as 40 personnes qui travaillent sur ce système. Et donc, tu as en effet les gens dont tu as parlé, les régulateurs, qui vont rééquilibrer les stations. Tu as aussi des mécaniciens qui vont intervenir sur site, en rue, et qui vont maintenir les stations et les vélos. Et puis, tu as un atelier dans lequel on va rentrer les vélos, ressortir les vélos, les rénover, les réviser. On révise les vélos une fois par trimestre. Puis, tu as le call center aussi. On répond aux interrogations des clients. Il y en a parfois. Il y en a quelques-uns qui, parfois, ont des problèmes, qui ont eu du mal à rendre un vélo, qui étaient pressés ou des choses comme ça. Donc, on essaie de résoudre les problèmes des uns des autres quand il les rencontre. Après, l’implantation des stations aussi, c’est tout un énorme travail qui a été fait en amont mais qui continue de vivre parce que la ville vit. Donc, il faut parfois démonter des stations, remonter des stations aux bons endroits. Donc, c’est des discussions qui ont lieu avec la collectivité, avec la commune, les forces de police, la sécurité, la région bruxelloise ou la ville de Luxembourg. Donc, c’est toujours, en fait, quelque chose qui est mouvant et qui se fait en concertation avec l’ensemble des acteurs. Et puis aussi, on utilise notre propre média pour promouvoir ce système et pour inciter les usagers potentiels à utiliser nos systèmes vidéo. On a des gens qui nous sont très fidèles et c’est un plaisir.
Ermanno : Alors, est-ce que vous avez aussi quelques actions de lobbying pour accélérer la création de pistes cyclables, d’infrastructures cyclables ou l’emplacement des stations, justement, que vous allez décider avec collectivité ? Est-ce que vous êtes très moteur sur certains endroits, un peu moins moteur sur d’autres où vous savez qu’il pourrait y avoir des dégradations du matériel ? Est-ce que vous agissez aussi à ce niveau-là au niveau des collectivités, au niveau politique, pour pouvoir faire avancer tout ça ?
Jérôme : Déjà, en premier élément, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les dégradations sur le mobilier urbain dont les vélos font partie ne sont pas forcément aux endroits où on se les imagine naturellement. Parfois, ils sont à des endroits assez surprenants. Donc, je pense qu’il ne faut pas faire de généralité par rapport à ça. Et ça ne rentre pas trop en ligne de compte dans le déploiement de nos mobiliers. Il faut faire attention à ce qu’il y ait un contrôle social qu’ils puissent exercer sur un mobilier. On ne va pas le cacher dans le fin fond d’une ruelle noire et triste où, évidemment, on inciterait les gens à vandaliser les mobiliers. Ils vont plutôt être visibles dans la rue et donc un contrôle social va s’opérer. Ce n’est pas un critère de décision pour nous au niveau de l’implantation des stations. Et en termes de lobbying, ce qu’on a fait, c’est que, par exemple, quand on a lancé le Villo, on a fait une étude de marché pour voir quels étaient les freins à l’utilisation de vélos. Et on a vu que le premier frein, c’était un vrai sentiment d’insécurité que les usagers potentiels ressentaient à Bruxelles, sur la région de Bruxelles-Capitale, pour utiliser les vélos. On a eu des échanges avec le ministre en charge à l’époque, Pascal Smet, pour les alerter sur le besoin d’infrastructures. Il n’y avait pas besoin d’infrastructures, selon nous, pour le savoir. Il avait bien identifié. Mais ceci étant, voilà le type d’action qu’on peut faire. On peut aider à renforcer et dire ce qui nous semble être un problème ou pas, puisqu’en effet, on vit la ville à vélo au quotidien. Et il y a beaucoup de gens et d’associations qui font la même démarche que nous.
Ermanno : Merci pour toutes ces précisions. Alors, pour terminer l’épisode, peut-être déjà une première question pour savoir quel est ton meilleur souvenir de vélotaf ou de cyclisme urbain.
Jérôme : Écoute, la première fois que j’ai réutilisé le vélo en ville, quand je suis arrivé à Bruxelles, à Lyon un peu, déjà quand j’avais essayé à Lyon, mais vraiment, oui, c’est ce sentiment de liberté et de redécouvrir sa ville que j’ai eu la première fois que je l’ai utilisé. Ça, c’est vraiment mon meilleur souvenir.
Ermanno : Et après, tu nous as parlé aussi du vélo électrique. Est-ce que la première fois en vélo électrique, tu as fait ce même effet, ce même coup d’électricité ?
Jérôme : Exactement. Le vélo électrique, c’est une deuxième première fois. Ça, c’est vraiment un truc, ça, c’est dingue. Franchement, ça, c’était, c’est toujours très chouette.
Ermanno : Comment est-ce qu’à ton avis, on peut promouvoir l’utilisation du vélotaf en dix mots maximum ?
Jérôme : En dix mots maximum. Soyez smart. Utilisez les vélos.
Ermanno : Ça fait très phrase marketing. On voit que tu travailles dans une entreprise d’annonces publicitaires.
Jérôme : Tu m’as dit en dix mots. Je pense que c’est un moyen de déplacement vraiment malin et pratique. C’est pour ça qu’il faut l’utiliser. Et en plus, ça fait du bien à la planète.
Ermanno : Toi, quel outil tu utilises pour vélofaffer? On l’aura compris, c’est les vélos du groupe Decaux, quelle que soit la ville, où tu te déplaces.
Jérôme : S’il y en a, évidemment, oui. Sinon, ça me permet d’essayer un petit peu parfois les vélos des concurrents dans certaines villes où nous ne sommes pas présents.
Ermanno : Et puis enfin, si tu devais passer le micro, s’il y avait un passage de témoin à faire, est-ce que tu aurais une recommandation ou quelques noms de personnes qui te viennent en tête qu’on pourrait inviter sur ce podcast ?
Jérôme : Si tu veux parler de mobilité, de vélo, de vision, Elke van den Brant, la ministre en charge de la mobilité sur la région Bruxelles-Capital est une personnalité très intéressante.
Ermanno : J’essaierai de rentrer en contact avec elle. Merci beaucoup, Jérôme, et à très bientôt.
Jérôme : À très bientôt. Merci beaucoup. Merci de ton intérêt.