« Qu’est-ce qui va me pousser à me réveiller chaque matin et à me lever ? Et comment est-ce que je vais contribuer à faire changer les habitudes des gens ? » – Antoine DU TEILLEUL, BeeToGreen
« J’ai juste voulu faire un peu plus que ce que je faisais avant » – Antoine DU TEILLEUL, BeeToGreen
« On a voulu monter un système qui incite les salariés à consommer différemment, poussés par l’entreprise, et on a décidé de commencer par le vélo » – Antoine DU TEILLEUL, BeeToGreen
« Proposer un système qui est le même pour tout le monde, avec un accompagnement spécifique pour chacun » – Antoine DU TEILLEUL, BeeToGreen
« C’est l’accompagnement salarié qui va faire la différence. L’entreprise peut aider, mais ne peut pas imposer. (…) L’idée, c’est d’accompagner au mieux le salarié, de répondre à toutes ses attentes. » – Antoine DU TEILLEUL, BeeToGreen
« On a tous soif de liberté en ce moment, le vélo c’est la liberté » – Antoine DU TEILLEUL, BeeToGreen
BeeToGreen est une plateforme d’aide aux entreprises et aux salariés pour faciliter l’usage du vélo lors des trajets vers le travail. Avec plus de 58 entreprises partenaires, l’entreprise accompagne déjà près de 7000 salariés en France.
Dans cet épisode, Antoine Du Teilleul nous explique ce qui l’a amené, avec son camarade d’école de commerce, à fonder une plateforme qui promeut le vélotaf. Il nous explique le fondement de l’entreprise, son usage, et ses bénéfices. Pourquoi vouloir changer le monde à 30 ans ? Pourquoi le vélo ? Pourquoi les entreprises ? Autant de questions auxquelles Antoine répond avec plaisir, et ne laisse rien derrière. Ecoutez et vous serez aussi convaincus que lui !
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Ce podcast animé par Ermanno DI MICELI est proposé par l’ONG TwoWheelTuesday (@2wteu), et vous accompagne dans votre démarche de changement ou de pérenisation du Vélotaf.
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Full Transcript
Ermanno : Bonjour à toutes et à tous, c’est Ermanno, et vous êtes dans un nouvel épisode du podcast Vélotaf. L’invité d’aujourd’hui représente la société Bee To Green. Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode.
Antoine : Bonjour Ermanno, merci de m’accueillir, ravi d’être là.
Ermanno: Et bien, comme je le disais, le micro est à toi, et il faudrait que tu nous en dises plus sur toi. Qui es-tu ? Quel âge as-tu ? Que fais-tu ? Et puis, quel poste occupes-tu dans la structure dont on va parler aujourd’hui ?
Antoine : Et bien, moi c’est Antoine du Teilleul, je suis breton, rennais, de 32 ans, père d’un enfant, bientôt deux. De toute façon, je crois que c’est un peu partout dans l’ouest de l’Europe. Exactement, ça devrait s’améliorer ce week-end. Bref, j’ai plutôt un parcours classique, école de commerce, et la petite histoire, c’est qu’on s’est rencontré avec l’autre cofondiste, le fondateur Adrien Martin, en école, première année, premier cours, on était assis à côté, et donc on s’est rencontré, on devait avoir 18 ans, et on a décidé, dix ans après, quasiment, douze ans après, de monter Bee To Green.
Ermanno: Donc sous la flotte en ce moment ? Ah non, excuse-moi.
Antoine: Non, je suis à Paris en ce moment, et il flotte aussi.
Ermanno: De toute façon, je crois que c’est un peu partout dans l’ouest de l’Europe.
Antoine : Exactement, ça devrait s’améliorer ce week-end. Bref, j’ai plutôt un parcours classique, école de commerce, et la petite histoire, c’est qu’on s’est rencontré avec l’autre co-fondiste, le fondateur Adrien Martin, en école, première année, premier cours, on était assis à côté, et donc on s’est rencontré, on devait avoir 18 ans, et on a décidé, dix ans après, quasiment, douze ans après, de monter Bee To Green.
Ermanno: Quand tu dis rennais, école de commerce, c’était quoi ? ESC Rennes, ou une autre école de commerce en France ?
Antoine : Alors, j’ai fait ma scolarité, on va dire, à Rennes, et ensuite je suis allé à Lille, à l’ISSEG, je suis parti, j’avais même pas 18 ans de chez moi, donc grand, grand saut vers l’inconnu, pour moi et pour mes parents, et puis le fait de quitter son nid assez tôt, parce que j’étais l’aîné, ça m’a aussi permis de gagner en maturité, de gagner en, on va dire, en adaptation, et de faire un peu ma vie assez rapidement, voilà.
Ermanno: Ça t’a permis aussi d’ouvrir la voie à tes frères et sœurs, parce que tu dis que t’étais l’aîné, donc j’imagine qu’il y avait une fratrie dans la maison ?
Antoine : Ouais, ouais, bien sûr. Ils sont restés un peu plus longtemps que moi, chez mes parents, comme tout bon breton, on a des envies d’ailleurs, on a envie d’aller parcourir le monde, c’est pour ça qu’il y a toujours des drapeaux partout, et donc ça, on est assez fiers de ça, donc ouais, ouais, des envies de conquérir le monde, je suis passé par le Mexique, j’ai fait pas mal de voyages, je suis retourné après en Europe, à Barcelone, pour mes études, donc voilà, un peu globetrotter, et puis le temps passe, la sédentarité, la vie active à Paris, les enfants, et puis Bee To Green.
Ermanno: Alors attends, parce qu’on a été un peu vite quand même sur toi, déjà félicitations, parce que j’ai cru comprendre que tu allais avoir ton deuxième enfant, donc félicitations, une belle marche d’atteinte, moi j’en suis à quatre, donc bon courage.
Antoine : Ouais, je ne sais pas comment tu fais, mais bon courage.
Ermanno : Donc tu nous disais école de commerce, et puis 12 ans après la première rencontre avec le cofondateur de Bee To Green, et bien Bee To Green, donc qu’est-ce qui s’est passé entre la 5ème année, l’année d’école de commerce, et Bee To Green, il y a eu quelques années d’expérience professionnelle ?
Antoine : Ouais, bien sûr, moi j’ai pris la voie d’une position de commercial et de sales, c’est ce que j’aimais, c’est ce que je voulais faire, et j’ai commencé dans le marketing digital, dans les médias, c’est vraiment un milieu qui m’intéressait, et puis j’ai vendu de la pub pendant une dizaine d’années, et puis est arrivée la fameuse crise de la trentaine, que pas mal de parisiens ont, ou de jeunes diplômés, parce qu’on a encore jeunes diplômés même après 30 ans, et en quête de sens, qu’est-ce que je vais faire de ma journée, comment est-ce que je vais apporter un peu ma pierre à l’édifice, assez modestement, et donc marketing digital, vendre de la pub, vendre du programmatique, des choses assez techniques, assez pointues, et puis à partir de 30 ans, une petite introspection, une volonté de changer les choses, Adrien, du coup mon associé, aime beaucoup dire changer le monde, donc c’est pour ça qu’on s’est retrouvés un week-end ensemble, lui il est rentré de Londres, il a bossé dans la finance pendant un petit moment, et on s’est dit pourquoi pas se lancer dans l’aventure, c’est le moment ou jamais, et puis surtout de se lever le matin avec une vraie mission, de faire baisser l’empreinte des entreprises sur les trajets de domicile-travail, l’empreinte carbone.
Ermanno: On reviendra justement là-dessus dans la deuxième partie de cet épisode. Tu dis une volonté de changer le monde, donc dans cette volonté de changer le monde, tu nous dis aussi que tu es parisien maintenant depuis quelques années, j’imagine que la mobilité douce est au centre de ton quotidien, est-ce que tu utilises les transports en commun, est-ce que tu utilises le vélo, la trottinette, autre chose ?
Antoine : Mon histoire avec la mobilité, elle date de plus longtemps, parce qu’assez rapidement, je me suis acheté une mobylette quand j’étais jeune, à Rennes. Pour moi, la mobilité, c’est synonyme de liberté, et c’est de pouvoir se mouvoir sans contrainte. Évidemment, est arrivé après cette notion de responsabilité et d’écologie au regard de l’urgence climatique. Pour être très honnête, et je le suis toujours, j’étais en scooter pendant des années à Paris, scooter à moteur thermique, donc je polluais, alors peut-être un peu moins qu’une voiture, mais j’ai pollué pendant des années, mais c’était pratique, je pouvais aller à mes rendez-vous, je slalomais, comme tous les scooters le font à Paris, sur le périph’, entre les voitures, sans forcément respecter le code de la route, et ça, quand on devient père, on s’en rend compte petit à petit. Il y a des responsabilités qui arrivent, donc je n’étais pas un ange sur la route, mais en tous les cas, je ne perdais pas trop de temps sur mon trajet domicile-travail, ni pour mes rendez-vous. Et puis est arrivé Bee To Green, est arrivé un peu ce changement de mentalité, de mindset, et depuis, je suis à vélo, puisque je suis évidemment le meilleur VRP de Bee To Green dans ma position de commercial, et surtout, c’était par conviction, en voyant la moyenne de vitesse que je faisais dans Paris, qui était de 25 km heure, alors que j’avais un Xmax 125, qui pouvait pousser un peu, en toute modestie, ce n’est pas encore un Tmax.
Ermanno: Oui, après, le périph’, c’est limité. Donc déjà, si avec le scooter, tu arrives à pousser jusqu’à 70, ce n’est pas censé te faire une moyenne de 25.
Antoine : Exactement, mais comme je restais intra-muraux, ces petites couronnes, ma moyenne de vitesse était de 25. Et quand on sait qu’un vélo électrique peut pousser jusqu’à 25 en aide, et ensuite qu’on peut aller jusqu’à 30, le choix était vite fait, même si ça a été dur de le quitter, parce que, et on le verra peut-être plus tard, le plus dur, c’est de changer ses habitudes, et c’est là-dessus que nous, on intervient chez Bee To Green. Eh bien, je suis passé au vélo, et mon scooter est au garage, voilà.
Ermanno: Ah, mais donc, il est au garage, mais tu ne t’en es pas complètement séparé, tu le gardes dans un petit coin.
Antoine : Non, non, il faut que je le vende, il faut que je le vende.
Ermanno : Bon, le message est passé, chers auditrices, chers auditeurs, même si vous êtes des adeptes du vélo taf, parce que vous écoutez ce podcast-là, je pense, eh bien, si vous connaissez des gens qui sont intéressés par un scooter, n’hésitez pas à faire passer le mot. Donc, on l’a bien compris, toi, tu pratiques le vélo taf quotidiennement, évidemment, puisque tu as laissé le scooter au garage. Tu nous expliquais tout à l’heure, vers 30 ans, cette remise en question, ce switch vers… Bee To Green, enfin, un petit peu de la crise de la trentaine ou la crise de la quarantaine un petit peu avant qui t’a fait switcher. Comment est-ce que, finalement, tu as opéré ce switch ? Et puis, quelles étaient tes convictions personnelles sur ce sujet, en dehors du 25 km heure de moyenne que tu peux très bien atteindre aussi en vélo, en polluant un petit peu moins l’environnement ?
Antoine : C’est un point hyper intéressant. Je parlais de mon usage, et quand on parle de l’usage des individus, souvent, c’est des questions assez terre-à-terre de comment est-ce que je vais me déplacer ? Est-ce que ça va être plus rapide ? Plus simple ? Est-ce que je vais moins arriver en retard ? Donc, on reste sur des choses qui sont assez simples. Et évidemment, si on prend de la hauteur et si on réfléchit un petit peu à cette action-là, on pédale pour la planète, clairement. Et cette réflexion-là, elle est venue de discussions, elle est venue d’échanges, elle est venue aussi avec cette crise un peu de la trentaine du… Qu’est-ce qui va me pousser à me réveiller chaque matin et à me lever ? Et comment est-ce que je vais contribuer très modestement, encore une fois, à faire changer la vie ? À changer les habitudes des gens. Et c’est plutôt dans ce sens-là qu’on s’est dit avec Adrien, OK, il y a quelque chose à faire. Le vélo, il n’est pas assez mis en avant. Il y a des pays comme la Hollande où 49% des gens viennent à vélo chaque matin au travail. Et en France, avant le confinement, on n’était même pas à deux. La météo est meilleure en France qu’en Hollande. Il y a des pistes cyclables, évidemment, qui ont été mises en place. Il y a encore plein de choses à faire, mais voilà, il y a encore 5 millions de gens qui prennent leur voiture pour faire moins de 5 km. Donc on s’est dit, il y a quelque chose à faire, ça fait sens. Et puis surtout, Adrien revenait de Londres, enfin le centre de Londres déjà, et il y a moins de voitures parce que c’est payant. Il y a plein de salariés qui viennent en vélo au travail. Il y a tout un système qui est monté autour des entreprises pour faciliter l’accès au vélo. Et donc c’est comme ça qu’on s’est dit, OK, on lâche un peu nos carrières respectives où on était clairement dans un confort et on s’est tous mis dans un confort, depuis le début. Bon alors, il a fallu rentrer en école de commerce, il faut passer un concours, mais une fois qu’on est dedans, on est dans un confort le plus total de je passe les années, ensuite je suis recruté, je monte les échelons et on est plutôt bien payé. Et ensuite, on essaye de se poser plus de questions pour se dire comment est-ce que je peux contribuer à ça ? Comment est-ce que je peux contribuer à un monde meilleur ? Et qu’est-ce qu’on retiendra de moi ? Et qu’est-ce que diront mes enfants dans quelques années ? Et moi, je voulais qu’ils disent autre chose que mon père vendait de la pub.
Ermanno : Et se déplacer en scoot.
Antoine : Voilà, exactement. Je respecte ce milieu de la pub. Je respecte les gens qui viennent en scoot. Il n’y a pas de dénigrement sur ce milieu-là. J’ai juste voulu faire un peu plus que ce que je faisais avant. Et c’est pour ça qu’on a monté Bee To Green.
Ermanno: C’est une très belle transition que tu nous fais là. Justement, je voulais passer à l’étape de parler de l’organisation que tu représentes, à savoir Bee To Green. Donc le nom, évidemment, Bee To Green. D’où ça vient ce nom ? Alors, green, ok, environnement. Mais Bee To Green et B plutôt écrit comme l’abeille. D’où ça vient l’idée de ce nom ?
Antoine : C’est toujours la grande question quand on monte une boîte et qu’on est deux. Comment est-ce qu’on va l’appeler ? Il y a eu des débats. Il y a eu des propositions. On a retenu Bee To Green.
Ermanno: Je veux voir les itérations. Je veux voir les premières et les logos aussi. C’est souvent super intéressant. C’est intéressant de retrouver ça, non ? Je te les enverrai, les logos.
Antoine : C’est mon logo maison. Donc c’est assez drôle. On a fait ça. On a fait ça à chacun sur nos PC en discutant. Et donc, c’est venu assez rapidement finalement. Be, en fait, Bee, c’est l’abeille en anglais. Tout le monde le sait. C’est vraiment le symbole, un, du partage, de la communauté. Ça, c’était très important. Troisièmement, c’était aussi le symbole, je n’ai pas envie de dire de l’écologie, mais ça reste un symbole. Et on a besoin des abeilles. L’écosystème a besoin des abeilles pour pouvoir survivre. Sans elles, il n’y a pas de pollinisation. C’est vraiment un élément central de notre écosystème.
Ermanno: Oui, c’est la clé de voûte de l’environnement. Enfin, c’est une des clés de voûte de l’environnement quand même. Exactement.
Antoine : Et puis Bee To Green, on voulait vraiment amener cette notion écologique et durable en entreprise. On parle beaucoup toujours de B2C, de B2B. On a voulu inventer un modèle de Bee To Green où en fait, c’est l’entreprise qui va inciter ses salariés à mieux consommer.
Ermanno: D’accord, donc vous, vous inventez le business to consumer, enfin le business to green.
Antoine : Exactement. Et c’est ce qu’on a voulu monter avec Adrien. C’est de changer les habitudes des consommateurs via le contexte de l’entreprise. Parce que c’est compliqué aujourd’hui pour une entreprise d’inciter ses salariés à consommer différemment. On peut avoir une forte culture, mais quand on rentre chez soi, on va toujours aller dans la même supérette, dans le même hypermarché. On va toujours prendre soit sa voiture, soit son scooter, soit son métro. On ne va pas forcément se challenger. Et nous, on pense que le biais de l’entreprise est un vecteur hyper important. On y passe, alors peut-être un petit peu moins que le télétravail, mais on y passe quand même 5 jours sur 7. En tout cas, la charge mentale de l’entreprise pour le salarié est assez importante. Et donc, on a voulu monter un système qui incite les salariés à consommer différemment, poussé par l’entreprise. Et on a décidé de commencer par le vélo.
Ermanno: Justement, est-ce que tu peux nous en dire plus sur comment fonctionne ce système que vous avez monté ? Donc, on l’a compris, Bee To Green s’adresse aux entreprises pour que les entreprises s’adressent à leurs salariés. Qu’elle les incite à consommer différemment leur mobilité, que ce soit via le vélo, que ce soit via autre chose. Sur le site, on voit aussi des trottinettes. Donc, comment est-ce que vous avez monté ce système ? Et qu’est-ce que vous proposez de plus aux entreprises pour qu’elles le proposent à leurs salariés ?
Antoine : On voulait un petit peu simplifier les modèles historiques dans le marché du vélo B2B, qui sont les flottes de vélo ou les vélos de fonction, qui ont pas mal d’acteurs aujourd’hui sur ce marché-là. Ces deux modèles-là sont très orientés entreprise et pas forcément consumer. Nous, on voulait vraiment réorienter en fait l’offre. Sur une offre très, très large et non pas un seul vélo ou trois, quatre vélos ou une dizaine. On en a aujourd’hui, on travaille avec plus de 58 marques. Je les ai comptées hier. Donc l’idée, c’est vraiment de proposer un maximum de choix pour le salarié qui se retrouve comme sur un site e-commerce B2C, mais cofinancé par son entreprise. Chez nous, chez Bee To Green, c’est le salarié qui se prend en main avec son entreprise, mais c’est lui qui se prend en main, c’est lui qui va en boutique, c’est lui qui achète son vélo, c’est lui qui prend son assurance. Donc tout est à son nom, mais il sait qu’il va avoir une aide de son entreprise non négligeable puisqu’on s’appuie aujourd’hui sur le forfait mobilité durable. Et dans ce FMD qui a été décrété il y a un peu plus d’un an, on peut faire entrer dans ce FMD-là toutes les dépenses qui sont liées à l’utilisation d’un vélo pour se rendre au travail. Donc ce n’est pas uniquement de l’achat ou de la location. Ça peut être aussi de l’utilisation d’un vélo pour se rendre au travail. Ça peut être aussi de l’assurance, de la maintenance, du parking, des accessoires. Et donc on arrive avec cette brique FMD dans les entreprises pour mettre en place cette plateforme et cet accompagnement. Au départ, on pensait que la plateforme allait faire le travail à elle seule en se disant qu’ils vont se connecter et qu’ils vont changer leurs habitudes. Grave erreur.
Ermanno : Attention le changement, surtout en France, c’est compliqué. Exactement.
Antoine : Et c’est ça qui est intéressant. Quand on sort de l’entrepreneuriat et quand on monte une boîte, c’est qu’on arrive avec des croyances, des préjugés. Et on s’est vite rendu compte qu’il fallait un accompagnement dédié pour chaque salarié. Et donc on a structuré maintenant l’équipe pour ça. On a structuré l’accompagnement. On va faire de la présence en entreprise. On va faire essayer des vélos. On accompagne vraiment chaque individu pour qu’il puisse trouver son vélo, pour qu’il puisse changer ses habitudes. Et c’est comme ça qu’on arrivera à perdurer. C’est-à-dire proposer un système qui est le même pour tout le monde. Donc un financement qui est le même pour tous les salariés et qui met égalité un peu tout le monde avec un accompagnement spécifique pour chacun. Parce que le vélo, on distribue plus de 58 marques. C’est comme un vêtement. Il y a des tailles. C’est comme une voiture. Il y a des options. Il y a des couleurs. Il y a des préférences. Il y a des modèles de financement. Et donc, on est là pour faire changer les habitudes des salariés, ce qui n’est pas une mince affaire. Mais si c’était trop facile, des concurrents pourraient prendre notre place.
Ermanno: Évidemment.
Antoine : Donc, c’est pour ça qu’on est très heureux dans notre business model.
Ermanno: Alors, comment est-ce que vous arrivez justement à inciter encore plus les entreprises ? Parce que toi, tu l’as dit, tu étais sales. Tu viens des équipes commerciales. Tu parles de la pub. Donc, la pub, j’imagine que c’est ton dada. Mais comment est-ce que vous arrivez en plus à convaincre les entreprises ? Est-ce qu’il y a aussi des incitations fiscales que vous arrivez à débloquer, à mettre en place pour aider les entreprises encore plus à franchir le pas et encore plus à inciter leurs salariés à leur tour ?
Antoine : En toute modestie, on pensait que ça allait être plus difficile. Très honnêtement, pour aller voir les entreprises et pour leur parler de Bee To Green, notre approche fait mouche. On est assez contents de ça. On est assez contents du modèle qu’on a mis en place avec elles. Mais ça a mis du temps. On a un modèle qui leur convient. Et donc, on arrive justement avec trois grosses thématiques. La première thématique, c’est un enjeu environnemental pour elles. Toutes les entreprises aujourd’hui ont en tout cas la conscience de faire baisser leur empreinte carbone. Est-ce qu’elles le mettent en place ou pas ? Ça, c’est une autre histoire. Mais plus l’entreprise est grosse, on va dire, et plus elle a des ambitions. Et plus elle a des obligations à respecter aussi. Et plus elle a des obligations. Je n’aime pas trop parler d’obligations. Mais… Il faut le dire. Il faut être transparent. Des incitations, on va dire. Exactement.
Ermanno : Ils sont très fortement incités par différents biais, notamment les biais fiscaux. C’est ça ? Exactement.
Antoine : Donc, le biais fiscal, il est assez simple. C’est le FMD, puisque le plafond de 500 euros est exonéré d’impôt de charges sociales. Donc, ça veut dire que s’ils le mettent en place, ils ont déjà un contexte fiscal intéressant. La deuxième, c’est que c’est une alternative au remboursement du titre de transport. Hier, j’ai envie de dire. Le remboursement se faisait uniquement sur le titre de transport. Et celui qui venait à vélo, il était un petit peu oublié. Il devait négocier des indemnités kilométriques. Il devait les déclarer chaque mois. C’était assez fastidieux. C’était compliqué. L’État a fait un effort et a plutôt bien fait les choses avec le FMD. Pour l’instant, il n’est pas obligatoire. Mais c’est une vraie alternative pour les entreprises. Donc, en termes de marque employeur, c’est assez fort de pouvoir proposer. À ses salariés, quand ils arrivent ou quand ils sont déjà dans l’entreprise, tu as le choix. Soit, tu te fais rembourser ton titre de transport, soit, ton vélo, soit, un petit peu des deux à chaque fois puisque les deux sont possibles. Donc, ça amène de la flexibilité. Mais ça amène surtout un rééquilibre des forces puisque transport égale aujourd’hui mobilité douce. Et c’est plutôt une bonne nouvelle. Donc ça, c’est le volet fiscal. Le volet environnemental. Comme on l’a dit juste avant.
Ermanno: Pour te donner une idée, dans le secteur tertiaire, c’est 30% de l’impact carbone les trajets domicile-travail. Donc, un tiers, ce n’est pas rien. Et nous, on va s’attaquer directement à ces 30%-là. Justement, en incitant les gens à changer leurs habitudes. Donc, il y a un vrai argument sur quelle est la quantité de CO2 que je n’émets pas quand je viens à vélo. Et toutes ces données-là, nous, on les a. Et on met en place des reporting avec les entreprises pour qu’elles valorisent leur approche en interne mais aussi en externe. Voilà. Donc ça, c’est l’avantage économique. Et puis, il y a un avantage sociétal slash santé qui fait que mettre en avant le vélo, proposer à ses salariés de faire un peu plus de sport dans une ère encore plus sédentaire avec le COVID. Et le télétravail. De serrer un petit peu l’esprit. De pédaler. Même avec une assistance. Parce qu’on pédale quand même avec une assistance. Il faut quand même le dire. Il y a des chiffres qui le prouvent. Moins de retard. Moins d’arrêt maladie.
Antoine : On crée aussi de l’endorphine quand on pédale et quand on fait du sport. Donc, il y a plein de bénéfices que nous, on essaye avec des spécialistes de quantifier. Justement pour que les entreprises puissent, on va dire, ressortir un ROI sur ce projet-là. C’est comme ça qu’on les attaque. Et ça marche plutôt bien.
Ermanno : Est-ce que pour les utilisateurs, alors pas forcément les salariés, mais en tout cas pour les utilisateurs de votre plateforme, vous avez aussi soit dans les tuyaux, soit déjà implémenté une certaine gamification ? Le jeu de celui dans la société qui va pédaler le plus ou celui qui va économiser le plus de carbone ou ce genre de choses ?
Antoine : C’est un vrai sujet chez nous. Et on a commencé à le faire. On a des partenaires qui le font. Ils le font très bien avec lesquels on travaille comme GeoVélo qui permet de pouvoir calculer tous tes trajets. Et du coup, de créer une communauté et de pouvoir ensuite mettre un classement et donner un vainqueur. Donc ça, c’est des choses qu’on a mis en place avec certaines entreprises.
Ermanno : Et sans trahir un secret, d’ailleurs, GeoVélo, on va les recevoir aussi dans ce podcast dans quelques semaines.
Antoine : Super solution de tracking de vos trajets. N’hésitez pas à l’utiliser tous les jours. C’est vachement bien.
Ermanno: Donc du coup, c’est déjà dans les tuyaux. Vous travaillez déjà avec eux et puis vous arrivez un petit peu à gamifier cette utilisation de la mobilité douce.
Antoine : On a un réel rôle d’animateur en interne. Les services RH, les services RSE ont plein d’autres choses à faire, ont plein d’autres missions, surtout en ce moment. Donc nous, en tant que référents sur le vélo, on se doit auprès des salariés puisqu’on a un accès direct à eux, d’organiser, de faire la promotion, de créer un petit peu cette culture vélo en interne qui est très présente dans d’autres pays qui commencent à l’être en France. Mais on est sur un marché qui est très nouveau, qui est très neuf. Il y a tout à construire. Et la culture vélo qui était quasiment inexistante il y a deux, trois ans dans les entreprises françaises est en train de gagner un peu et de grappiller des points. Nous, on est là pour faire le relais. Et on se rend compte que dans certaines entreprises, il y a un effet boule de neige qui est assez extraordinaire. Ou à partir du moment où j’ai une, deux, trois, quatre, cinq, six personnes qui se mettent au vélo, le bouche-à-oreille fait que ça donne envie aux autres. Ce n’est pas si compliqué de se mettre à vélo finalement. Il y a des aides, il y a le FMD, il y a des subventions publiques. Donc financièrement, c’est hyper avantageux. Nous, on propose plein de produits différents avec du pricing négocié, des facilités de paiement. Donc en fait, finalement, ce qui peut bloquer aujourd’hui, c’est vraiment le passage à l’action, le changement d’habitude. Et c’est clairement là où nous, on intervient et on a un rôle à jouer.
Ermanno: Alors tu le disais tout à l’heure. Je cite. Surtout en ce moment, les entreprises ont autre chose à faire. Je pense que tu veux parler du retour au travail post-pandémie Covid. Justement, on en parlait avec le premier invité du podcast, Alexis Frémaux de l’association Mieux se déplacer à bicyclette. Le Covid a finalement eu beaucoup d’effets positifs selon lui sur la pratique du vélo et notamment en Ile-de-France. Est-ce que vous aussi, vous constatez chez Bee To Green qu’après ce Covid, parce qu’on en est presque sorti, en tout cas, je l’espère, il y a eu des aspects positifs sur le recours à la mobilité douce ?
Antoine : Il est indéniable de dire qu’il y a eu un changement de mentalité et un changement de vision sur le vélo de tout le monde. Et plus globalement sur les déplacements, que ce soit déplacement en avion, déplacement en voiture, optimiser un peu son empreinte carbone de chacun. Ça passe par la mobilité. Et donc, cette prise de conscience globale de la population fait que, le vélo a été mis en lumière et c’est une très très bonne chose. Non pas que pour Bee To Green, parce qu’encore une fois, nous, on est un acteur dans un écosystème très très fourni. Mais surtout au global, pour pouvoir se dire, OK, entre 0 et 10 km, si j’ai un déplacement à faire, je dois d’abord penser au vélo. Et après, pour plein de raisons, je peux mettre et je peux y aller autrement. Mais c’est le vélo qui doit venir en premier. Dans mon ordre, voilà. On peut évidemment échanger sur toutes les barrières au vélo, que ce soit le parking, les idées reçues sur la météo, sur plein de choses. Nous, on essaye en interne avec les salariés de travailler sur ces a priori et d’optimiser tous ces paramètres qui rentrent en compte. L’assurance, le vol, les accessoires. Bref, il y a plein de sujets à avoir sur le vélo. Mais il est vrai que les mentalités ont changé. La structure aussi des villes a changé. Parce qu’on parle beaucoup des couronnes à piste à Paris. Mais il y en a aussi beaucoup à Lyon. Il y en avait beaucoup depuis des années à Strasbourg. Il y en a beaucoup à Bordeaux. Donc, ce n’est pas uniquement en Ile-de-France. C’est aussi dans toutes les grandes villes de France. À Nantes, à Rennes, à Lille. Et donc, on se rend compte qu’on a des clients qui viennent de toutes les villes de France et qui veulent mettre leurs salariés au vélo. Donc, ce n’est pas uniquement centralisé. Le boom a été opéré à Paris. Et comme les Parisiens…
Ermanno: Il a été super visible à Paris aussi grâce aux médias. Exactement.
Antoine : Et comme les Parisiens sont les plus durs à convaincre. Parce que les plus réticents. Parce que les plus râleurs. Et j’en fais partie parce que ça fait 10 ans que je vis ici. Et bien évidemment qu’on a parlé de la région parisienne. Mais en bon provincial que je suis, au fond de moi, il y a plein de choses qui se font dans les grandes villes en province. Et c’est une très bonne chose hormis sur la mobilité pour l’économie française. De décentraliser un peu ce pouvoir qu’avait Paris. Et donc, peut-être qu’on aura un Bee To Green à Bordeaux, à Lyon, enfin je n’en sais rien. Mais en tout cas, très content si on veut mettre de côté un peu cette crise sanitaire qui nous a tous impacté. En termes de santé et en termes de psychologique. Parce que ça a été compliqué pour tout le monde. En tout cas, pour le vélo et pour la mobilité, oui, un vrai impact.
Ermanno: Pour finir justement sur Bee To Green. Là, à l’heure actuelle, vous avez combien de clients ? Et où sont-ils localisés ? Parce qu’on parle de l’île de France, on parle beaucoup de Paris. Notamment dans ta dernière réponse. Mais tu nous dis aussi qu’il y a plein d’autres sociétés en France qui veulent mettre leurs salariés au vélo. Donc, est-ce que vous êtes implémenté uniquement à Paris ? Ou est-ce que vous êtes implémenté un peu partout sur le territoire ? Et est-ce que vous envisagez de partir sur d’autres territoires ? Peut-être des francophones dans un premier temps ?
Antoine : Ce sont des questions qui sont inhérentes à une entreprise. Quand on démarre, on démarre comment ? On démarre par où ? Il ne faut pas s’éparpiller, mais il faut aussi prendre les opportunités business. Donc, ce sont des questions qu’on a quasiment tous les jours. On a fait le pari avec Adrien et avec les deux autres associés de s’expandre sur toute la France assez rapidement. Et donc, notre business model, il est monté pour qu’on aille chercher des boutiques assez rapidement dans toutes les régions de France et dans toutes les villes. Donc, on a ciblé évidemment toutes les grosses villes de France où le trajet domicile-travail de 0 à 10 km était le plus simple. Donc, aujourd’hui, on s’appuie sur un réseau de 200 boutiques un peu partout en France. On a des boutiques en ligne et des revendeurs en ligne. On a quand même envie d’avoir un ancrage territorial très fort puisque pour acheter un vélo, notre panier moyen est assez élevé parce qu’il y a beaucoup de vélos électriques. Les gens ont envie de toucher le vélo, de l’essayer, de voir comment ça fait que de monter sur un vélo électrique. Donc, l’ancrage pour nous est très important. Donc, pour répondre à ta question, on a aujourd’hui une vingtaine de clients répartis dans toute la France. On s’adresse à peu près entre 6 et 7 000 salariés. Et c’est une population qu’on essaie de faire convertir, en tout cas pour les gens qui habitent entre 0 et 10 km de leur travail, au vélo. On est présent partout en France. On a des clients qui sont présents à Bordeaux, d’autres à Lille, d’autres à Rennes, à Nantes, à Montpellier, à Lyon, à Strasbourg. La moitié sont à Paris puisqu’il y a quand même une appétence. Nous aussi, il y a un réseau qui fait qu’on a d’abord aussi contacté des proches qui étaient dans des structures plutôt à Paris. Mais on est en train de diversifier un peu ça. Puis, il y a aussi un mouvement qui s’opère dans les entreprises à Paris, dans les start-up ou dans les plus grosses entreprises. Alors, un petit peu moins, mais c’est en train de devenir. C’est le télétravail, c’est la décentralisation. On a des salariés qui sont à Biarritz, qui sont à Bordeaux, qui sont en télétravail à Aix-en-Provence. Et donc, on se doit, nous, Bee To Green, de leur proposer une offre vélo qui est la même que celle que leurs collègues ont en région parisienne. Donc, ça, c’était pour la partie. France pour la partie étranger, on a déjà un client avec lesquels on opère pour la Belgique et pour le Luxembourg. On a un autre client aussi qu’on espère, on va dire, en bordée sur l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne. On est en train de voir comment est-ce qu’on peut, on va dire, élargir notre offre avec des distributeurs. J’ai envie de dire qu’aujourd’hui, il faut qu’on fasse nos preuves sur la France très clairement. Donc, c’est notre objectif principal. Les opportunités business dans ces pays-là, on va dire limitrophes ou européens. Ils sont là et il y a des ambitions. On va le faire étape par étape. Devenons un acteur privilégié et référent sur le vélo en France. Et ensuite, en fonction de comment ça se passe, allons conquérir le monde.
Ermanno: C’est le pire que je souhaite à Bee To Green. Voilà. Aller polliniser pour reprendre l’image de l’abeille. Exactement. Pour en finir sur l’épisode d’aujourd’hui, j’aimerais qu’on revienne un petit peu à toi. J’ai préparé quelques questions classiques que l’on va retrouver dans ces épisodes de podcast. Déjà, toi qui es vélo-taffeur, quel est ton meilleur souvenir de vélo-taff ?
Antoine : Je ne vais pas avoir un souvenir en particulier, mais des souvenirs. Pas mal pendant le confinement, quand il n’y avait personne dans les rues, quand il faisait beau. Et quand je prenais mon vélo le matin, surtout avril-mai où on a eu des températures qui étaient plutôt sympas. De s’émerveiller sur l’architecture à Paris, sur le passage de la Seine. Des choses que je ne faisais pas en scooter parce que ça allait trop vite. Et juste de lever les yeux et de se dire, OK, cette ville est magnifique et j’ai de la chance d’y habiter.
Ermanno: Autre question, comment, à ton avis, promouvoir l’utilisation du vélo taff ? Ça fait écho à tout ce qu’on a déjà dit. En quelques secondes, en quelques mots, comment est-ce que toi, tu ferais activement la promotion du vélo-taff ?
Antoine : Très bonne question. Nous, on a un vrai enjeu et on travaille dessus. C’est vraiment l’accompagnement salarié qui va faire la différence. L’entreprise peut aider, mais elle ne peut pas imposer. Le Français, déjà, n’aime pas qu’on lui impose des choses. Donc, l’idée, c’est d’accompagner au mieux le salarié, de répondre à toutes ses attentes. Et surtout, de ne pas que penser achat de vélo, mais tout ce qu’il y a autour. La maintenance, l’assurance, le parking, qui sont des corollaires à l’utilisation du vélo, qui sont tout aussi importants que de choisir son vélo. Et donc, si Bee To Green réussit à proposer un accompagnement, on va dire 360, pour reprendre un peu des expressions de la pub, on aura réussi. Et je pense que c’est comme ça qu’on arrivera à faire changer la mentalité de chacun.
Ermanno: Tout à l’heure, on parlait de pollinisation. Alors, justement, si tu souhaitais polliniser sur ce podcast, si tu devais passer le micro, si tu devais passer le témoin à quelqu’un, est-ce que tu aurais quelques invités potentiels à nous recommander ?
Antoine : J’en ai un en tête avec qui j’échange pas mal. Timothée Kellard, EcoDev, qui œuvre sur la partie conseil entreprise depuis un petit moment, qui a monté EcoDev Mobilité avec pas mal d’acteurs. Dont nous. Et qui œuvre pour organiser, pour conseiller, et aussi pour mettre en relation tout un écosystème de nouvelles structures qui se sont montées sur la mobilité. Et lui a cette capacité d’avoir une vision un peu globale des choses en faisant le lien souvent entre la partie publique, la partie collectivité, mais aussi la partie entreprise et acteurs. Et si je devais te conseiller quelqu’un, ce serait lui.
Ermanno: Je le contacterai dans les prochaines semaines. Et puis, si je n’arrive pas à rentrer en contact avec lui, je te demanderai peut-être une petite intro.
Antoine : Avec plaisir.
Ermanno : Super. Merci beaucoup, Antoine. Est-ce que tu voudrais rajouter un petit quelque chose ?
Antoine : On a tous soif de liberté en ce moment. Le vélo, c’est la liberté. Donc, surtout, n’hésitez pas. Changez vos habitudes. Je sais que c’est difficile. Je sais que ça demande des efforts. Mais on se sent tellement mieux après une journée où on a fait l’aller-retour en vélo. Qu’il faut le tester. Et si vous voulez le tester, je suis là pour vous. Super.
Ermanno: Écoute, merci beaucoup encore une fois, Antoine. Je te souhaite une très bonne journée, une très bonne continuation. Et puis, chères auditrices, chers auditeurs, on se donne rendez-vous dans quelques semaines pour un nouvel épisode.
Antoine : Merci beaucoup à toi. Ciao.
Ermanno : Ciao, ciao.